Le lièvre de l’Aubrac

Posté par othoharmonie le 3 novembre 2012

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsDéjà cinq années d’arriérer de données sur le lièvre en Aubrac d’après la récolte des yeux et l’analyse des cristallins.

Cette opération, mise en place par la Fédération des Chasseurs sur les 3 grandes régions agricoles du département (Aubrac, Margeride et Causses) où le lièvre constitue le gibier de base pour les chasseurs,  est intéressante de part la multitude des informations quelle nous apporte pour l’espèce le tout en rapport avec le faible investissement en temps pour les chasseurs (moins de 5 minutes pour extraire l’œil et renseigner l’étiquette du flacon) et en coût pour la Fédération.

Pour la campagne cynégétique 2006, 390 flacons ont été distribués sur 14 territoires et 137 d’entre eux ont pu être exploités (35%).

C’est un faible pourcentage, toutefois en comparaison avec les 2 autres régions agricoles de Lozère, l’Aubrac fait tout même figure de bon élève. La méthode repose complètement sur le « volontariat individuel » du chasseur de lièvre, seule sa sensibilité à l’intérêt d’une telle récolte peut améliorer ce pourcentage de flacons correctement renseignés pour être exploités.

Une saison de reproduction bien médiocre, un pic de réussite des naissances de juin à juillet, une réalisation du tableau de chasse concentrée durant les premières semaines de chasse,  voici ce qui, de façon concise, caractérise la population de lièvre ainsi que sa chasse sur l’Aubrac d’après les éléments que nous fournissent l’analyse des cristallins.

La campagne de chasse 2006 prévoyait 54 journées de chasse au lièvre, seule la société de chasse de Nasbinals/Marchastel a réduit le temps de chasse hebdomadaire à 3 jours (par arrêté préfectoral), mais il existe également de nombreuses autres mesures sur les territoires échantillonnés prisent localement et inscrites sur le règlement intérieur des associations. 

Ce nombre de jour de chasse ne peut se cumuler à une pression de chasse forte et un milieu « ouvert » sans risque de voir la population de lièvre s’effondrer.

En ce qui concerne la pression de chasse, la situation est très hétérogène selon les territoires, pour ce qui est du milieu, les territoires du « strict Aubrac » (Marchastel ou Malbouzon par exemple) présentent toutes les composantes du milieu dit « ouvert » par conséquent dangereux pour le lièvre si une pression cynégétique poussée est exercée, pour  les autres communes en général une partie du biotope présente des zones d’écotones(*) préservant naturellement un pourcentage non négligeable de lièvres. 

Le cumul des années et donc des données crédibilise totalement les analyses des résultats effectuées. Une pérennisation de l’opération tous les 3 ans se justifie pleinement pour les territoires de chasse et la Fédération des Chasseurs.

Le service technique de la FDC48, Juin 2007

Protégeons nos lièvres…… !!!!

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