Le cheval, révélateur d’air
Posté par othoharmonie le 18 octobre 2012
Chevaux du vent
Une conception archaïque donne au vent des traits hippomorphes, l’alliance du cheval et du vent est souvent née d’une qualité commune : la vitesse. Carl Jung parle de rapidité du vent dans le sens d’intensité, « c’est-à-dire que le tertium comparationis est encore le symbole de libido. … le vent un sauvage et lubrique coureur de filles. » Il ajoute que les centaures sont aussi des dieux du vent.
Les vents sont symbolisés par quatre chevaux dans les pays arabes, où l’on dit par ailleurs qu’Allah a créé l’animal à partir de cet élément. En Chine, le dieu des vents Vâyu chevauche. En Grèce, Éole était initialement perçu comme un cheval, et Borée se fait étalon afin d’engendrer douze poulains légers comme le vent avec les juments d’Érichthonios ce qui illustre l’image épique et mythologique du vent fécondateur de juments.
Une croyance tibétaine reprise par le bouddhisme fait du cheval du vent une allégorie de l’âme humaine. Plusieurs antécédents sont retracés. Il y a longtemps eu confusion entre klung rta (cheval de rivière) et rlung rta (cheval du vent). « Cheval de rivière » pourrait être le concept original, la dérive vers « cheval du vent » aurait été renforcée par l’association du « cheval idéal » (rta chogs) avec la rapidité et le vent.


















































Laisser un commentaire
Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.