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Hyppocampe, cheval marin

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2012

Hyppocampe, cheval marin dans CHEVAL 220px-William-Adolphe_BouguereauL’hippocampe ou « cheval marin » est, dans la mythologie grecque, une créature fantastique dont la partie antérieure est celle d’un cheval, soit la tête, l’encolure et les deux jambes antérieures, et la partie postérieure celle d’un poisson, d’un serpent, ou d’un monstre marin. Décrits comme les chevaux de la mer, où ils vivent habituellement, deux ou quatre d’entre eux tiraient le char de Poséidon et d’autres servaient de monture aux autres divinités marines, comme les tritons et les néréides. En premier lieu chez les Étrusques, ils sont assez souvent représentés sur les objets d’art de la période antique comme les mosaïques et les poteries en relation avec le milieu aquatique. Ils y ont généralement une longue queue couverte d’écailles vertes et des nageoires de poisson. Comme de nombreuses autres créatures mythologiques, la figure des hippocampes a été reprise en héraldique et dans quelques œuvres modernes.

Les hippocampes sont assez peu décrits dans les textes fondateurs mythologiques. Le Dieu Poséidon régnait sur les chevaux (Homère parle de Poseidon Hippios) mais également sur la mer. Ses coursiers sont donc naturellement décrits dans les textes comme étant des chevaux marins. Homère parle ainsi de ces chevaux « aux sabots d’airain » qui jaillirent de la mer en tirant le char de Poséidon, et Apollonios de Rhodes, décrit dans ses Argonautiques les mêmes chevaux émergeant de la mer pour galoper à travers les sables de la Libye, mais sans en faire de description précise.

Les anciens croyaient que l’hippocampe zoologique était la première forme de l’hippocampe mythologique.

le cheval aquatique est un thème récurrent dans de nombreuses croyances. Ainsi, un épisode des Mille et Une Nuits évoque le premier voyage de Sindbad le marin, où il rencontra le roi Mahrajan. Celui-ci faisait conduire les meilleures pouliches de son haras royal au bord de la mer, où des chevaux marins venaient les saillir et tenter de les entraîner avec eux dans les flots. Les hommes du roi repoussaient alors les étalons marins et ramenaient les juments pleines au haras royal où, quelque temps plus tard, elles mettaient bas de « fabuleux poulains ».

220px-Pferdeauge dans CHEVALL’hippocampe est régulièrement mentionné dans les bestiaires modernes comme La Petite Encyclopédie du merveilleux, où il est décrit comme « un cheval marin avec la tête et le train avant du cheval, et une longue queue serpentine à l’arrière », des nageoires au lieu de sabots et un pelage constitué d’écailles. Édouard Brasey précise aussi qu’ils seraient vivipares et se reproduiraient comme les dauphins, et que lorsqu’ils galopent, on peut vois leur crinière blanche se confondre avec l’écume des vagues.

La figure des hippocampes tirant le char de Poséidon est à l’origine de l’allégorie souvent représentée sur les  timbres-postes britanniques, représentant des hippocampes tirant le char de Britannia, qui tient un trident. Cette allégorie symbolise la domination britannique sur les océans (autrefois, l’expression « posséder le trident de Neptune » signifiait « avoir la maîtrise des mers »).

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Cheval Breton

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2012

Morvac’h , cheval Breton

Morvac’h, dans le légendaire breton, est un cheval fantastique qui a la faculté de galoper sur les flots. Il est décrit avec une robe noire et les conteurs rapportent qu’il expire des flammes par les naseaux quand il galope. Il apparaît principalement dans deux légendes : Gradlon et la ville d’Ys et le roi Marc’h de Cornouaille.

Malgven et Gradlon

Cheval Breton dans CHEVAL 220px-Evariste-Vital_Luminais_-_Fuite_de_GradlonLors d’une expédition guerrière le roi Gradlon de Cornouaille est abandonné par son armée, alors qu’il assiège vainement une forteresse, bâtie au fond d’un fjord. Resté seul, il arpente le pied des remparts pour trouver le moyen de s’y introduire, quand un soir il rencontre une femme qui semble l’attendre. C’est Malgven, la reine du « Nord », qui lui dit qu’elle l’observe depuis le début du siège et qu’elle l’aime. Elle le fait pénétrer dans la citadelle et le conduit à la chambre royale où dort son époux. Gradlon le tue et s’empare du trésor.

Pour retourner en Cornouaille, Malgven apprête Morvac’h (le « cheval de la mer » en breton), qui peut courir sur l’océan. Au terme d’une chevauchée d’une journée, les amants rejoignent la flotte des Bretons. Un an s’écoule avant le retour en Bretagne, Malgven meurt en accouchant d’une fille : Dahud.

Morvac’h apparaît, par la suite, lors de la submersion de la ville d’Ys. Quand l’océan inonde la ville, Gradlon l’enfourche pour regagner la terre ferme. Dahud s’accroche, mais Guénolé qui les suit la précipite dans l’eau.

Marc’h de Cornouaille

Dans un conte collecté par Yann ar Floc’h, Morvac’h est aussi le nom d’un cheval fabuleux qui appartient à un autre roi, Marc’h qui réside à Poulmarc’h (Plomarc’h), près de Douarnenez. Lors d’une chasse, son cheval fabuleux ne peut rattraper une biche. Ce n’est qu’acculée au bord de la falaise, près de l’endroit où la ville d’Ys a été engloutie, qu’il peut lui faire face. Il la vise avec son arc et tire une flèche qui, par magie, fait demi-tour et vient tuer son cheval. Il se rue vers la biche pour la tuer avec son poignard, mais elle a disparu et à sa place se trouve une belle jeune fille. C’est Dahud (Ahès) la fille de Gradlon et de Malgven. Avant de retourner dans la mer, elle affuble Marc’h d’oreilles de cheval.

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Semik le cheval blanc

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2012

Semik le cheval blanc dans CHEVAL 280px-ChevalNavarrinŠemík est, dans la mythologie slave de Tchéquie, un cheval blanc légendaire doué de parole et d’une grande intelligence, monture du héros Horymir. Il sauva son maître d’une mort certaine mais l’effort le fit mourir d’épuisement. Une tombe fut érigée en l’honneur de ce cheval et la légende veut que l’âme de Semík dorme dans le rocher de Vysehrad en attendant le moment où la Bohême aura de nouveau besoin de lui.

La légende d’Horymir et Šemík

Horymír était un gentilhomme hobereau qui vivait dans le village de Neumetely, pendant le règne du prince Kresomysl. Horymír et d’autres hobereaux mirent le prince en garde contre son obsession des richesses car une famine menaçait si le prince continuait à faire travailler son peuple dans les mines. Kresomysl ne les écouta pas.

Les mineurs attaquèrent le domaine de Horymír à Neumetely, puis le prince envoya discrètement ses servants incendier le village des mineurs. Ils portèrent plainte auprès du prince Kresomysl, qui accusa Horymír devant le tribunal du château de Vysehrad. Horymír arriva au jugement monté sur son cheval blanc, Semík. C’était un cheval extraordinaire et doté d’une prodigieuse intelligence.

Kresomysl déclara Horymír coupable et le condamna à la décapitation par sa propre épée. Horymír demanda pour dernière volonté de faire le tour de la cour du château de Vysehrad sur le dos de son cheval. Le prince accepta, Horymír monta sur son cheval blanc et se pencha sur son oreille pour lui chuchoter quelques mots. Semík fit le tour de la cour au trot, puis accéléra et sauta par-dessus les remparts qui surplombaient la Vlatka et de dangereux rochers.

Lorsque le prince regarda, Semík et son cavalier Horymír galopaient sur l’autre rive de la Vltava en direction de Neumetely. Kresomysl gracia Horymír.

Le saut avait épuisé toutes les forces de Semík qui tomba mort d’épuisement. Pendant son agonie, il demanda à Horymír de lui construire une tombe, ce qu’Horymír fit. La tombe de Semík a depuis longtemps disparu, mais on dit que l’âme de Semík dort dans le rocher de Vysehrad pour se matérialiser lorsque le moment viendra où la Bohême aura de nouveau besoin de lui. Le rocher de Vysehrad, situé à Prague, est désormais un lieu touristique.

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Mi-cheval, mi-aigle

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2012

Mi-cheval, mi-aigle dans CHEVAL 260px-Vider_Beatrice_voltaUn hippogriffe est une créature imaginaire hybride, d’apparence mi-cheval et mi-aigle, qui ressemble à un cheval ailé avec la tête et les membres antérieurs d’un aigle. Sa figure est peut-être issue du bestiaire fabuleux des Perses et de leur Simorgh, au travers du griffon.

Son origine est évoquée par le poète latin Virgile dans ses Églogues. S’il est quelquefois représenté à l’époque antique et sous les Mérovingiens, il est clairement nommé et défini pour la première fois dans l’œuvre de l’Arioste, le Roland furieux (Orlando furioso), au début du XVIe siècle. Dans ce roman de chevalerie, inscrit dans la continuité du cycle carolingien, l’hippogriffe est une monture naturellement née de l’accouplement d’une jument et d’un griffon, extrêmement rapide et capable de voler autour du monde, chevauchée par les magiciens et de nobles héros, tel le paladin Roger qui délivre la belle Angélique sur son dos. Symbole des pulsions incontrôlées, l’hippogriffe emporte Alstophe jusque sur la lune. Le succès de ce roman fait que la figure et le nom de l’hippogriffe sont repris dans d’autres histoires du même type.

Parfois représenté sur des blasons en héraldique, l’hippogriffe devient un sujet artistique, largement illustré par Gustave Doré au XIXe siècle. Il est, comme de nombreuses créatures légendaires, de retour dans les œuvres modernes et notamment le jeu de rôle, les jeux vidéo, ainsi que des romans de fantasy. La saga Harry Potter l’a fortement popularisé à travers le personnage de Buck.

372px-Orlando_Furioso_1 dans CHEVALLa possible origine antique de l’hippogriffe ne fait pas l’unanimité parmi les spécialistes récents. En effet, cette créature n’est pas nommée, aucun mythe ni aucune légende ne lui sont rattachés (contrairement au griffon et au simurgh) avant la parution du Roland furieux. La position dominante chez les spécialistes (entre autres, celle de l’historien des croyances équestres Marc-André Wagner) est de voir dans l’hippogriffe une création de l’Arioste dans la continuité du cycle carolingien, au début du XVIe siècle et à la fin du Moyen Âge. Jorge Luis Borges cite par exemple sans ambiguïté l’Arioste comme l’inventeur de l’hippogriffe, tout comme les auteurs du Webster’s 1828 American Dictionary.

Des représentations artistiques proches de l’hippogriffe sont toutefois attestées dès l’antiquité.

On trouve dans la littérature latine une évocation de l’origine de l’hippogriffe, plus tard réutilisée par l’Arioste, sous la plume de Virgile dans ses Églogues :

« … les griffons s’accoupleront avec des juments, les cerfs timides et les chiens viendront boire ensemble… »

— Virgile, Églogues

Virgile considérait que l’union des griffons et des juments était un mauvais présage, et d’après Jorge Luis Borges, il signifie par là « l’impossibilité ou l’incongruité ».

Maurus Servius Honoratus, grammairien du IVe siècle dont le commentaire sur Virgile In tria Virgilii Opera Expositio est resté célèbre, ajoute que les griffons sont mi-aigles et mi-lion, habitent dans les Monts hyperboréens et sont les redoutables ennemis des chevaux (hoc genus ferarum in hyperboreis nascitur montibus [...] equis vehementer infesti), sans doute pour donner davantage de force à son texte. Jorge Luis Borges ajoute que la locution Jungentur jam grypes equis, soit « croiser des griffons avec des chevaux », est devenue proverbiale au fil du temps grâce à ce commentaire.

Parmi les thèmes de combats entre animaux figurant sur les parures en or des Scythes, on trouve des griffons attaquant des chevaux, ce qui laisse à supposer que l’appétit du griffon pour le cheval était déjà connu. L’hippogriffe lui-même est décrit (mais non nommé) par Pline l’Ancien, dans son Histoire naturelle.

Il n’existe pas d’étude permettant de savoir si l’hippogriffe fait (ou a fait) l’objet de croyances, à l’instar du dragon, des fées ou de la licorne. Selon une tradition rapportée par l’historien catalan Vidal, cet animal était censé vivre, au Moyen Âge, près de Ceret dans le Roussillon. On trouverait les traces de ses serres sur un rocher près du mas Carol. La possibilité d’une croyance en l’existence réelle de l’hippogriffe tel qu’Arioste le décrit est fermement attaquée dans un essai scientifique sur la religion en 1862, disant qu’un tel animal ne peut ni être une création divine, ni avoir d’existence réelle. L’hippogriffe y est vu comme l’amalgame de divers animaux et l’auteur ajoute que pour soutenir son poids, les ailes seraient elles-mêmes si lourdes qu’elles seraient impossibles à mettre en mouvement, ce qui prouve sans ambiguïté son inexistence.

Un très grand nombre d’auteurs lient l’hippogriffe à Pégase, monture des poètes mais aussi symbole de mort, dans lequel ils voient l’ancêtre de la monture de l’Arioste. Ce lien donne une dimension plus poétique à l’hippogriffe, et le lie au pouvoir de l’imagination humaine. Toutefois, d’autres auteurs font savoir que l’hippogriffe est clairement vu comme une monture de guerriers, contrairement à Pégase,.

L’auteur ésotériste D. J. Conway voit dans l’hippogriffe une créature du plan astral qui a pour fonction de mener ses cavaliers sur la voie spirituelle et de leur faire vivre de fortes expériences mystiques, notamment pour voyager entre les mondes durant les méditations. L’hippogriffe exprimerait également un certain refus de l’autorité.

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