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Cheval Pégase

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012


Cheval Pégase dans CHEVAL 220px-Redon_pegasusPégase est l’une des créatures fantastiques les plus célèbres de la mythologie grecque. C’est un cheval ailé divin généralement représenté en blanc. Il naît avec son frère Chrysaor du sang de la gorgone Méduse, lorsqu’elle est décapitée par le héros Persée. Les poètes gréco-romains rapportent qu’il monte au ciel après sa naissance et se met au service de Zeus, le roi des dieux, qui le charge de lui apporter les éclairs et le tonnerre sur l’Olympe. Ami des Muses, Pégase est le créateur de la source Hippocrène qu’il fait jaillir d’un coup de sabot. Il est capturé par le héros grec Bellérophon près de la fontaine de Pirène, grâce à l’aide d’Athéna et de Poséidon. Pégase permet à ce héros de le monter afin de vaincre un monstre, la Chimère, avant de réaliser de nombreux autres exploits. Son cavalier est toutefois victime de son orgueil et chute de son dos en tentant d’atteindre le mont Olympe. Pégase retrouve Zeus qui finit par le transformer en constellation et le placer dans le ciel.

Son origine pourrait être un ancien dieu des orages dans la mythologie hittite, portant l’épithète de Pihassassa. Une partie du mythe serait passée des peuples louvitophones aux anciens Grecs, mais d’autres théories évoquent l’observation des forces naturelles, de l’eau, de la foudre ou des oiseaux, ou encore la domestication du cheval par les anciens Grecs. Le mythe de Pégase connait une large diffusion dans le monde antique ; repris par les Romains, il est partiellement christianisé et fait l’objet de nombreux commentaires, ainsi que de théories et de reconstitutions depuis le Moyen Âge. Des hypothèses ont été proposées quant à son lien avec les Muses, les dieux Athéna, Poséidon, Zeus et Apollon, ou encore le héros Persée.

220px-Pegasus_Walter_Crane dans CHEVALLa symbolique de Pégase est vaste, et varie suivant les époques et les courants de pensée. Symbole de sagesse et surtout de Renommée dès le Moyen Âge jusqu’à la Renaissance, il devient celui de la poésie et le créateur des sources dans lesquelles les poètes viennent puiser l’inspiration, particulièrement au XIXe siècle où de nombreux poèmes exaltent cette fonction. Pégase est le sujet d’une iconographie très riche, principalement à travers les poteries grecques antiques, les peintures et les sculptures de la Renaissance. Que ce soit par le biais d’une personnification de l’eau, d’un mythe solaire, d’une monture chamanique, de l’alchimie ou encore de l’imagination mise en valeur dans les travaux des psychanalystes continuateurs de Carl Jung, une profonde symbolique ésotérique en relation avec l’énergie spirituelle qui permet d’accéder au domaine des dieux, le mont Olympe, lui est attachée.

Aux XXe et XXIe siècles, il fait son apparition au cinéma, dans les littératures de l’imaginaire telles que la fantasy, dans les jeux vidéo et dans les jeux de rôle, où le nom de « pégase » est souvent devenu un nom commun qui désigne tous les chevaux ailés du bestiaire fantastique.

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Thérapie par le Cheval

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012

Thérapie par le Cheval dans CHEVAL 196px-Pagoda_%26_SarahL’éthologie équine inclut aussi un ensemble de pratiques de dressage inspirées des observations du cheval en liberté. Certains dresseurs de chevaux s’en réclament et donnent des cours de « dressage éthologique » aidant à reprendre en main des chevaux à risques. Ces dresseurs peuvent être qualifiés de « chuchoteurs », traduction littérale de leur appellation anglaise, Horse whisperers. Les pionniers sont les américains Ray Hunt, Monty Roberts et Tom Dorrance.

Les associations utilisent le cheval comme un intermédiaire qui contribue à la thérapie de personnes souffrant d’un handicap physique ou mental ou qui sont déstructurées socialement. Les mouvements du cheval contribuent à fortifier les muscles du cavalier et ce dernier est astreint à faire preuve d’attention et de raisonnement. Le cheval est également utilisé sans être monté. La thérapie consiste alors pour le patient à entrer en contact avec un animal et à interagir avec lui.

L’équithérapie, souvent appelée hippothérapie en Belgique, est une médecine non conventionnelle et complémentaire prenant en considération le patient dans son entité physique et psychologique, et utilisant le cheval comme partenaire thérapeutique afin d’atteindre des objectifs fixés en fonction de la spécialité du thérapeute.

Selon la Société Française d’Equithérapie, « L’équithérapie est un soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychique et corporelle. ».

Récapituler le développement des activités thérapeutiques associant le cheval, c’est également parcourir un chemin qui va du corps vers l’esprit. Les premiers essais d’utilisation du cheval en tant qu’outil thérapeutique sont marqués par l’histoire de Lis Hartel, cavalière danoise qui décrocha une médaille d’argent en dressage aux Jeux olympiques d’été de 1952 à Helsinki après avoir surmonté sa poliomyélite en poursuivant une pratique équestre intensive. Cet exploit favorisa durablement le développement de pratiques équestres adaptées avec l’implication de personnels médicaux. C’est donc par l’aspect biomécanique du cheval que s’ouvre la longue voie qui mène jusqu’à l’équithérapie telle que nous la connaissons aujourd’hui.

La seconde étape fait intervenir Renée de Lubersac, psychomotricienne, et Hubert Lallery, masseur-kinésithérapeute, qui vont ensemble chercher à théoriser les bénéfices psychomoteurs véhiculés par le contact avec le cheval. Ils publieront ensemble l’ouvrage princeps « La Rééducation par l’équitation » en 1973, fruit d’un travail de recherche les ayant conduits dans toute l’Europe et marquant l’arrivée en France d’une discipline thérapeutique nouvelle, pratiquée par des professionnels du soin, dans l’intention spécifique de soigner.

La création de la Fédération nationale des thérapies avec le cheval, à partir de 1986, marque la libération des activités de soin de la tutelle des fédérations sportives. L’influence de Renée de Lubersac conduit également ce mouvement de soignants au sein d’un courant largement influencé par la psychomotricité, et des activités de soin orientées explicitement vers le corps.

La création de la Société française d’équithérapie, à partir de 2005, apporte un nouveau regard sur les pratiques de soin associant le cheval. Après le soin médical, le soin kinésithérapeutique et le soin psychomoteur, c’est à présent le soin psychique médiatisé par le cheval qui se voit ancré par l’apport des différents domaines de la psychologie et de la psychothérapie à l’utilisation du cheval en thérapie.

271px-Haflinger_Stallion dans CHEVALLes moyens mis en œuvre sont de deux ordres :

  • psychiques : la parole, le discours, le sens, le partage émotionnel, l’expérience vécue, le transfert, le désir…
  • corporels : la sensation, le mouvement, la communication infra-verbale, l’expression gestuelle…

Les outils utilisés par le thérapeute correspondent pour la plupart à l’adaptation à la situation incluant le cheval d’outils utilisés au sein de thérapies comme la psychanalyse, la programmation neuro-linguistique, la psychothérapie cognitivo-comportementale, la kinésithérapie ou la psychomotricité.

L’intérêt de l’utilisation du cheval s’explique alors par ses qualités en tant qu’être vivant ayant un appareil psychique propre, relativement simple, doux et chaud, socialement valorisant et adapté, susceptible de porter et de transporter, non jugeant et non intrusif, apte à accepter les projections, apte au dialogue sur un mode archaïque, digne d’intérêt et de soin. Ces qualités ne font pas du cheval un thérapeute, mais bien un outil qui, utilisé par un thérapeute, sera en mesure d’ouvrir des opportunités, et de rendre possible l’amélioration d’une pathologie psychique ou d’un mal-être.

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La symbolique du Cheval

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012


La symbolique du Cheval dans CHEVAL 250px-Meyers_b12_s0947aLa symbolique du cheval est l’étude de la représentation du cheval dans la mythologie, les religions, le folklore populaire, la littérature et la psychanalyse en tant que symbole, dans sa capacité à désigner, à signifier un concept abstrait, au-delà de la réalité physique de l’animal quadrupède. De nombreux rôles et des dons magiques s’associent au cheval à toutes les époques et dans toutes les régions du monde où des populations humaines se sont trouvées en contact avec lui, faisant du cheval l’animal le plus symboliquement chargé, avec le serpent.

Les chevaux mythiques et légendaires possèdent souvent des pouvoirs merveilleux comme celui de parler, de traverser les eaux, de se rendre dans l’Autre Monde, les enfers et le ciel, ou de porter un nombre infini de personnes sur leur dos. Ils peuvent être aussi bons et ouraniens que mauvais et chtoniens. À travers le « mythe du centaure », exprimé dans la plupart des histoires mettant un cheval en scène, le cavalier cherche à faire corps avec sa monture en alliant l’instinct animal à l’intelligence humaine.

Le cheval a surtout une fonction de véhicule, c’est pourquoi il est devenu un animal chamanique et psychopompe, chargé d’accompagner les hommes dans tous leurs voyages. Allié loyal du héros dans les épopées, compagnon d’aventures infatigable du cow-boy, il est devenu un symbole de guerre et de domination politique au fil de l’Histoire, s’est fait maléfique par son association au cauchemar et aux démons, ou encore symbole érotique à travers l’ambiguïté de la chevauchée. Le cheval est familier des éléments, surtout de l’eau dont est issu le cheval aquatique connu des pays celtiques. L’air a donné le cheval ailé, connu tant en Grèce qu’en Chine ou en Afrique.

La littérature, les jeux de rôle et le cinéma ont repris ces perceptions symboliques du cheval.

Le cheval pourrait avoir eu très tôt une place symbolique de premier plan puisqu’il est l’animal le plus représenté dans l’art préhistorique, privilégié depuis le XXXVe millénaire avant J.-C, bien avant sa domestication. Représenter le cheval davantage que d’autres animaux tout aussi (sinon plus) abondants était déjà un choix pour les hommes préhistoriques. En l’absence de preuves concrètes expliquant ce choix, toutes les interprétations restent possibles, du symbole de pouvoir (selon l’exposition Le cheval, symbole de pouvoirs dans l’Europe préhistorique) à l’animal chamanique (selon la théorie de Jean Clottes reprise par Marc-André Wagner). Le cheval devient aussi un ancêtre totémique, plus ou moins divinisé.

220px-Les_Tr%C3%A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_octobre dans CHEVALLe symbolisme du cheval est complexe et multiple. Il n’est pas clairement défini puisque les auteurs attribuent des significations très diverses à cet animal, sans qu’une ne semble se détacher par rapport aux autres. Il connait tous types de rôles et de symbolismes, bénéfiques comme maléfiques, dans les histoires qui lui sont liées : monture dynamique et impulsive, il est associé à tous les points cardinaux, à chacun des quatre éléments, aux figures maternelles (Carl Gustav Jung voit dans le cheval l’un des archétypes de la mère, parce qu’il porte son cavalier tout comme la mère porte son enfant, « offre un contact doux et rythmique, et valorise son cavalier ») et paternelles (à l’inverse, Sigmund Freud relève un cas où le cheval est l’image du père castrateur), au soleil comme à la lune, à la vie comme à la mort, au monde chtonien comme ouranien. Dans sa plus lointaine perception symbolique, le cheval était inquiétant et chtonien, il s’est plus tard associé au soleil du fait de sa domestication. C’est le plus souvent un animal lunaire lié à la terre-mère, aux eaux, à la sexualité, au rêve, à la divination et au renouvellement de la végétation. Gilbert Durand note, dans ses Structures anthropologiques de l’imaginaire, que le cheval « est relié aux grandes horloges naturelles », et que toutes les histoires, de cheval solaire comme de coursier chtonien, ont en commun « l’effroi devant la fuite du temps ».

« Ses pouvoirs dépassent l’entendement ; il est donc Merveille et il ne faut pas s’étonner que l’homme l’ait si souvent sacralisé, de la préhistoire à l’histoire. Un seul animal le dépasse peut-être en subtilité dans le bestiaire symbolique de tous les peuples : le serpent. »

— Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, article « Cheval »

D’anciennes études avancent que l’origine des « pouvoirs magiques » merveilleux attribués au cheval serait indienne. Henri Gougaud note que « depuis toujours, des liens robustes, profonds, inaltérables, attachent l’homme à sa monture ». Le cheval est à la fois l’animal le plus cher à l’homme et le seul que l’homme peut respecter comme son égal, à tel point qu’il est vu comme un don des dieux capable d’arracher l’homme à sa condition de primate, et de lui faire gagner les sphères célestes.

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Cheval : le mythe du centaure

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012

 

Statue représentant un homme-cheval : tête et buste d'homme, corps, membres et queue de cheval, vu de dessous.Le « mythe du centaure » désigne « le couplage parfait entre l’instinct et la raison, entre l’intelligence et la force brute », tel qu’il est symbolisé par l’image d’un buste humain rattaché à un corps, une croupe et des membres de cheval. Le Dictionnaire des symboles affirme que tous les rites, mythes, poèmes et contes évoquant le cheval ne font que mettre en relief cette relation entre le cavalier et sa monture, considérée, en termes psychanalytiques, comme représentant celle du psychique et du mental : « s’il y a conflit entre eux deux, la course du cheval mène à la folie et la mort, mais s’il y a accord, la course se fait triomphale ». Pour le cavalier, il s’agit de contrôler l’instinct (la partie animale) grâce à l’esprit (la partie humaine). Carl Gustav Jung note une relation d’intimité entre le cavalier et sa monture, il soutient dans Métamorphoses de l’âme et ses symboles que « le cheval semble représenter l’idée de l’homme avec la sphère instinctuelle à lui soumise […] les légendes lui attribuent des caractères qui reviennent psychologiquement à l’inconscient de l’homme : [ils] sont doués de clairvoyance […] ils guident les égarés […] ils ont des facultés mantiques [… ils voient] aussi les fantômes ». Le cheval semble donc pour lui métaphoriser la libido, l’énergie psychique émanant de l’inconscient, et la part animale de l’homme. Selon Marie-Louise von Franz, le cheval représente l’énergie psychique animale, instinctuelle, considérée dans son essence la plus pure et souvent liée à l’ombre, notamment dans Le Cycle du Graal.

Dans sa Psychanalyse des contes de féesBruno Bettelheim explique l’attirance de nombreuses petites filles pour les chevaux-jouets qu’elles coiffent ou habillent, et plus tard la continuité de cette attirance à travers la pratique de l’équitation et les soins aux chevaux, par le besoin de compenser des désirs affectifs : « en contrôlant un animal aussi grand et puissant que le cheval, la jeune fille a le sentiment de contrôler l’animalité ou la part masculine qui est en elle ». Freud voit lui aussi le cheval comme un « symbole du psychisme inconscient ou de la psyché non-humaine », la bête en l’homme.

Selon l’écuyer du cadre noir Patrice Franchet d’Espèrey, le mythe du centaure contient « tout ce qui est lié au cheval dans l’imaginaire », la quête du cavalier étant d’obtenir l’accord parfait avec sa monture, pour « ne faire qu’un » avec elle. Il est rappelé dans tous les traités d’équitation, du xvie siècle au xxe siècle, traduisant la maîtrise de l’homme sur la nature.

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