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Le Cheval et les Esprits

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2012

 

Le Cheval est le symbole de la chasse des animaux, mais aussi celui de la guerre.

 Il est aussi associé à la course du soleil et à la lune protectrice. C’est sans doute le bien le plus précieux d’un Celte.

 Le Cheval et les Esprits dans CHEVAL 220px-Kate_on_the_hilltop_in_the_rainEpona est la déesse celtique des chevaux ; les Romains l’adoptent et en font leur protectrice qu’ils représentent en amazone sur un cheval. Morvarc’h, le cheval marin (cheval de Marc’h) se déplace sur terre et sur mer sans laisser aucune trace. Son maître le tue malencontreusement en chassant à l’arc une biche blanche qui, poursuivie sous la mer, trouve refuge chez Dahud. Cette dernière lui fait pousser les oreilles et la crinière de Morvarc’h.

 La valorisation négative du symbole chthonien (relatif à la terre et au monde souterrain) fait du cheval une manifestation de la mort, analogue à la faucheuse de notre folklore. En Irlande, le héros Conal Cernach possède un cheval à tête de chien, le Rouge de Rosée, qui déchire le flanc de ses ennemis. Les chevaux de Cuchulainn, le Gris de Macha (c’est le roi des chevaux d’Irlande) et le Sabot Noir, ont une intelligence humaine ; le Gris refuse de sa laisser atteler au char du héros qui se prépare pour son dernier combat, et il verse des larmes de sang ; un peu plus tard, il guidera le vengeur Conal Cernach vers le corps de son maître ; le Noir, lui, va se noyer de désespoir.

 Les chevaux de mort ou de cauchemar hantent le folklore celtique : le March-Malaen (malaen : latin malignus) est un des trois fléaux de l’île de Bretagne ; les Kelpies d’Ecosse sont des chevaux-démons et le folklore breton est rempli d’anecdotes ou de contes relatifs à des chevaux diaboliques, qui égarent les voyageurs ou les précipitent dans des fondrières ou des marais. Les chevaux noirs, dans ces contes, sont le plus souvent soit le diable, soit un démon, soit un damné, soit une âme en peine, ou bien ils sont la monture d’un héros de ces chasses maudites, dont le plus célère est sans doute le roi Arthur, condamné à poursuivre dans une course sans fin, un gibier inaccessible. Il est significatif, au passage, de remarquer que dans ses plus anciennes versions, la chasse d’Arthur est accompagnée d’une meute de chiens blancs et poursuit un lièvre, animal typique lunaire. Du symbole chthonien au symbole agraire, il n’y a qu’un pas.

 En Irlande, selon le récit d’un témoin oculaire, rapporté par Frazer (GJ Fraze, The Golden Bough, London 1911 – 1915) au cours d’une cérémonie des feux de la Saint Jean, après que tous les paysans eurent sauté par-dessus les braises, on vit apparaître une grande construction en bois d’environ huit pieds de longueur, munie à l’une de ses extrémités d’une tête de cheval, et recouverte d’un grand drap blanc qui cachait l’homme qui la portait. On  l’accueilli pas de grands cris : Le Cheval Blanc ! Le Cheval Blanc ! Le masque sauta par-dessus le feu, puis se lança à la poursuite des spectateurs. Quand le témoin demanda ce que représentait le cheval, on lui répondit ; tout le détail. Le cheval est donc devenu le symbole de toute abondance, ce qu’expliquent son dynamisme t sa force impulsive et généreuse.

 arcenciel-daniel-bayers-300x138 dans CHEVALDans les rites d’intronisation des rois d’Irlande, au XIIè siècle, le futur roi, au cours d’une cérémonie solennelle, devait s’unir à une jument blanche. Celle-ci était ensuite sacrifiée et sa chair, bouillie, partagée dans un festin rituel, auquel le roi seul ne prenait pas part. Mais il lui fallait ensuite se baigner dans le chaudron contenant le bouillon de l’animal. L’analyse de ce rite est éloquente. Il apparaît en effet que, par leur accouplement, l’homme et la jument reproduisent le mariage ourano-chthonien ; le futur roi se substitue à la divinité céleste pour féconder la Terre, représentée par la bête.

 Mais, dans la dernière épreuve de ce rituel, celle du bain de bouillon, il opère un véritable regressus ad uterum ; le chaudron représente le vendre de la Terre-Mère et le bouillon les eaux placentaires. De ce bain, au caractère typiquement initiatique, le futur roi renaît, ayant reçu, comme au cours d’une seconde gestation, communication des pouvoirs le s plus subtils, les plus secrets, de la Terre-Mère qu’il avait éveillée sous la forme de la jument.  

 Il quitte par cette double opération la condition humaine pour se hisser au niveau du sacré, inséparable de la condition royale. Le cheval de guerre est omniprésent dans les épopées celtiques. Il est souvent caractérisé par sa robe alezane, couleur de feu. On a retrouvé dans un trésor celtique, à Neuvy en Sulias (Loiret), un cheval votif accompagné d’une inscription au dieu Rudiobus (Le Rouge) : c’est le cheval roux de l’Apocalypse, annonciateur de guerre et d’effusion de sang.

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Le cheval ailé

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2012


Le cheval ailé dans CHEVAL 220px-Pegasus_Walter_Crane1Un cheval ailé est un cheval possédant une paire d’ailes, généralement à plumes et inspirées de celles des oiseaux, beaucoup plus rarement en cuir comme celles des chauves-souris. Il s’agit d’une forme fantastique du cheval présente dans l’art et les récits liés aux mythes, légendes et traditions folklorique de nombreux peuples. Le cheval ailé est présent dans des régions aussi variées que la Chine, la Grèce, l’Italie, l’Afrique ou encore l’Amérique du Nord après sa colonisation par les européens.

Il associe la symbolique du cheval, généralement décrit comme un animal chtonien et psychopompe, à celle de l’oiseau lié à la légèreté et à l’élévation. L’origine de l’iconographie et des traditions le mentionnant est probablement liée à la domestication du cheval et à la sensation de liberté et de puissance guerrière gagnée par les cavaliers, mais aussi à des pratiques chamaniques où le chaman chevauche un animal ailé pour passer par différents états de conscience. Pégase est le plus connu des chevaux ailés et son nom désigne par extension ce type de créature.

C’est également une figure héraldique imaginaire assez fréquente. Dans les œuvres modernes de la fantasy, des comics ou des jeux de rôle, des chevaux ailés se rencontrent également.

Si chacun admet que l’existence d’un cheval ailé n’a jamais été prouvée et demeure très hautement improbable, une autre question soulevée est celle de la construction de cet animal fantastique. Tout comme le sphinx, le centaure ou encore le griffon, un cheval ailé est composé d’éléments qui existent réellement, c’est-à-dire d’un cheval et des ailes d’un oiseau. Le processus d’invention de la figure consiste donc à combiner des éléments existants pour en faire un être imaginaire. Ainsi, bien qu’aucun cheval ailé n’existe dans le monde physique, ils possèdent une forme de réalité dans le domaine du rêve, du surnaturel et de la mythologie. Cette théorie met aussi en avant le fait que la réalité physique est constitutive de la réalité interne.

Les chevaux ailés de Grèce antique sont mentionnés dans de nombreuses œuvres littéraires et on en retrouve les représentations dans l’art, aussi bien sur des poteries et des pièces de monnaie qu’en sculpture. Pégase est le plus connu mais cette figure ne lui est pas forcément liée, ainsi, lorsque Platon décrit le temple de Poséidon sur l’île mythique de l’Atlantide, il mentionne que la statue du dieu se trouvait debout dans un char attelé de six chevaux ailés. Le héros Pélops a reçu du même dieu un char attelé de deux chevaux ailés et ce sont deux Néréides dans un char tiré par des chevaux aux ailes d’or qui remirent l’armure de Patrocle à Thétis.

Pégase (en grec ancien Πήγασος / Pếgasos, en latin Pegasus) est le cheval ailé le plus connu de tous, son nom, désignant un individu unique au départ, est souvent utilisé pour désigner « les chevaux ailés » en général. Il est généralement représenté de couleur blanche. Fils du dieu de la mer Poséidon et de la gorgone Méduse, frère de Chrysaor, il est l’ami des Muses et le créateur de plusieurs sources. Pégase fut capturé par Bellérophon et permit à ce héros de le chevaucher pour vaincre un monstre, la Chimère, avant que son cavalier ne soit victime de son orgueil en tentant d’atteindre le Mont Olympe. Pégase se mit au service de Zeus, le roi des dieux, qui le chargea de porter les éclairs et le tonnerre sur l’Olympe, puis finit par le transformer en constellation et le placer dans le ciel en remerciement de ses loyaux services. On attribue à Pégase la foudre de Zeus, la création de sources, l’inspiration poétique et une profonde symbolique ésotérique. Il est le sujet d’une iconographie riche.

En Grèce antique, Pégase personnifiait à lui seul tous les chevaux et les grecs symbolisaient les eaux et les fontaines sous l’emblème du cheval, c’est pourquoi cet animal était consacré à Poséidon, qui l’aurait créé avec son trident

Article détaillé : Pégase (mythologie)

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Proche du cheval, la Licorne

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2012

 

La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire généralement décrite comme proche du cheval et de la chèvre et de couleur blanche, possédant un corps chevalin, une barbiche de bouc, des sabots fendus et une grande corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique.

Proche du cheval, la Licorne dans CHEVAL 220px-DomenichounicorndetailLa licorne est mentionnée depuis l’Antiquité grecque, sous le nom de monocéros. Elle devint l’animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance, que ce soit dans l’iconographie des bestiaires médiévaux qui la décrivent comme un animal sylvestre très féroce, symbole de pureté et de grâce, que seule une vierge peut capturer, ou dans les encyclopédies où sa corne possède le pouvoir de purifier l’eau de tout poison et de guérir les maladies. Des objets présentés comme d’authentiques « cornes de licorne » s’échangèrent durant ces périodes.

On découvrit peu à peu que ces « cornes de licorne » étaient en réalité des défenses de narval, et que les multiples descriptions qui avaient été faites de la licorne correspondaient aux déformations d’animaux comme le rhinocéros et l’antilope. La croyance en l’existence de la licorne fut discutée jusqu’au milieu du XIXe siècle et de tous temps, la bête intéressa des théologiens, médecins, naturalistes, poètes, gens de lettres, ésotéristes, alchimistes, symbolistes et historiens.

La licorne blanche telle que nous la connaissons est une créature chimérique légendaire et non pas un mythe car elle n’est pas liée à la création du monde, à des gestes héroïques ou la fondation d’une ville, mais le résultat d’un mélange entre tradition orale et écrite, récits de voyageet description des naturalistes. De nombreux auteurs ont développé des théories plus ou moins sérieuses qui s’opposent quant à ses origines, à tel point qu’Odell Shepard suggère non sans humour dans son ouvrage The lore of the unicorn, publié en 1930, que l’origine de la licorne devait se trouver dans l’Atlantide ou les montagnes de la lune.

L’une des peintures de Lascaux a été qualifiée de « licorne » en raison de deux traits rectilignes sur son front, mais il s’agit vraisemblablement de la reproduction d’un animal bien réel, probablement le lynx.

Selon l’auteur ésotériste Francesca Yvonne Caroutch, l’origine de licorne se confondrait avec la nuit des temps. Issue du chamanisme, elle était, semble-t-il, fabriquée artificiellement pour le culte de la fertilité, pratique qui perdure dans les confins du Kham, au Tibet oriental, jusqu’à la fin du XIXe siècle. Symbole cosmique dans la civilisation mésopotamienne, de fécondité et de fertilité dans la civilisation indo-aryenne, on la retrouverait dans les plus anciennes cosmogonies et des textes religieux et philosophiques aussi bien chinois qu’indiens ou perses. La licorne serait aussi mentionnée en Himalaya, Mésopotamie, et Crète préhellénique. Il n’existe toutefois aucune preuve historique véritable pour étayer cette théorie.

 dans CHEVALSelon une autre étude plus récente, la licorne serait issue de l’ancien paganisme européen, du dieu gaulois cornu Cernunnos et de la mythologie nordique. Sa présence en Orient aurait été rare et tardive, propagée par les nouvelles voies commerciales, et les points communs avec des mythes hindous ne seraient dus qu’à de mauvaises traductions. Quelques références à la licorne et à sa symbolique se trouveraient dans la mythologie nordique car pendant le Ragnarök, Freyr succombe devant Surt qu’il affrontait avec une épée en bois de cerf « armé d’une seule ramure ainsi qu’un cerf à l’hallali », et la lance Gungnir (gravé des runes de la Loi) pourrait aussi être assimilée à la corne de licorne. Il s’agit d’une interprétation que rien ne peut confirmer.

Deux études universitaires dont la thèse de Bruno Faidutti s’opposent aux théories sur l’origine antique de la licorne. Les créatures orientales comme le qilin chinois ne pourraient pas être à l’origine de la licorne occidentale dont la figure résulte d’un travail sur les premiers bestiaires et les textes gréco-romains, eux-mêmes probablement issus de l’observation d’animaux exotiques réels. Les liens entre licorne européenne et licorne asiatique sont donc remis en cause car ces deux légendes auraient deux origines très différentes : les licornes asiatiques étaient fabriquées en liant par le fer et le feu les cornes de certaines chèvres angora, cette corne artificielle était donc courte et ressemblait à deux chandelles tressées, tandis que la licorne européenne blanche est une création du haut Moyen Âge, empruntant beaucoup au Physiologos et un peu aux textes gréco-romains, et portant une longue corne torsadée. Bruno Faidutti affirme toutefois que, bien que les déformations d’animaux réels expliquent en grande partie l’origine des multiples descriptions de la licorne, l’histoire de cette créature est bien plus complexe qu’un choix entre l’observation d’un « rhinocéros dans la brume » ou d’une « antilope vue de profil ».

On compte des centaines, voire des milliers de miniatures de licornes avec la même mise en scène inspirée du Physiologos : la bête est séduite par une vierge traitresse et un chasseur lui transperce le flanc avec une lance. Nulle part ailleurs la licorne n’est liée de cette façon à la virginité des jeunes filles. La « capture de la licorne » semble issue de la culture de l’amour courtois, liée au respect de la femme, aux loisirs délicats, à la musique et à la poésie et tous ces récits comme leurs illustrations seraient d’inspiration chrétienne, la licorne y représentant la trahison envers le Christ, flanc percé par une lance comme dans l’épisode biblique de la Passion de Jésus-Christ.

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L’esprit du cheval

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2012

Introduction à l’éthologie cognitive du cheval
Intelligence – Cerveau – Perception

Collection : Équitation
Editeur : Belin

AUTEUR / Michel-Antoine Leblanc

L'esprit du cheval dans CHEVAL 005568

Depuis une bonne dizaine d’années, les recherches qui portent sur l’exploration des facultés mentales du cheval se sont multipliées. Ce qui n’était hier, et même encore aujourd’hui, que l’objet de spéculations plus ou moins hasardeuses, devient progressivement objet de connaissance. D’importantes avancées ont notamment eu lieu dans le domaine de la perception du cheval, tant de son monde social que physique. Le temps est donc venu de proposer tout à la fois une synthèse sur le vaste champ de la cognition chez le cheval, ainsi qu’une recension systématique de ce qui concerne sa perception de son environnement, prenant en compte les travaux de recherche scientifique les plus récents.

Comme l’écrit Martine Hausberger dans la préface : « Cet ouvrage constitue une revue impressionnante et unique des principaux travaux réalisés dans le domaine de la cognition du cheval (…) Il est un support important, tant pour ceux qui partagent avec Michel-Antoine Leblanc le désir de savoir, que pour ceux qui essaient simplement de mieux connaître le cheval pour mieux “vivre avec lui”. »

 

Michel-Antoine Leblanc, psychologue, docteur en neurosciences, chercheur associé au Laboratoire de Psychologie de l’université d’Angers et au Laboratoire d’Éthologie et Cognition Comparées de l’université Paris Ouest Nanterre, a fait découvrir dès le début des années 1980 l’éthologie du cheval au monde francophone, en publiant Le cheval. Comportement, vie sociale et relations avec l’environnement. En 2004, il fait paraître une nouvelle synthèse destinée à un large public, avec le concours de Marie-France Bouissou et de Frédéric Chéhu, Cheval, qui es-tu ? L’éthologie du cheval, du comportement naturel à la vie domestique, qui est désormais reconnu comme l’ouvrage de référence sur le sujet.

39.00 € – ISBN 978-2-7011-5568-5 – livre de 368 pages – 17 x 24 cm – Broché cousu Noir et Blanc – Public spécialisé : vous pouvez commander aux Editions BELIN  ici

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Mythes et légendes du cheval

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2012

 

Le cheval est très présent dans la mythologie grecque, notamment avec le fameux cheval ailé Pégase, et les Centaures, Mythes et légendes du cheval dans CHEVAL Chevaux_berrichonscréatures mi-homme mi-cheval. Les cavales de Diomède sont des juments carnivores et sauvages capturées par Héraclès. Selon la tradition, Bucéphale, le cheval d’Alexandre le Grand, descendrait de l’une d’elles. Chez les dieux grecs, le cheval est l’attribut de Poséidon, dieu des océans et des mers, qui l’a créé et a appris aux hommes à le monter. Les chevaux du soleil tirent le char d’Hélios selon les anciennes traditions et Ulysse fait construire le Cheval de Troie, un cheval de bois géant dans lequel il cache des soldats pour prendre la ville de Troie.

Les peuples celtes accordent une grande place au cheval à travers les déesses comme Épona, déesse-jument gauloise dont le culte a été reprit par les romains. L’intelligence et la férocité des chevaux de bataille est louée dans les épopées héroïques et la légende arthurienne. Certaines traditions perdurent jusqu’à nos jours, comme celle de la Kelpie, un cheval aquatique du folklore écossais qui transporte ses victimes dans l’eau. La mythologie nordique mentionne aussi un très grand nombre de chevaux dans les Eddas et les sagas, dont le plus célèbre est Sleipnir, l’étalon à huit jambes du Dieu Odin.

Dans la tradition chinoise, le cheval représente les nomades des steppes. Il est aussi le symbole des « barbares ». Les Chinois s’en servaient pour tirer les chars mais évitaient de le monter. Un signe zodiacal chinois correspond au cheval. En Inde, un des avatars de Vishnou est le cheval blanc, cet animal est aussi lié aux hymnes à Indra, divinité de la guerre. Une figure mythique du cheval est le qilin, décrit comme la licorne asiatique. Dans le légendaire coréen, Chollima est un cheval ailé trop rapide pour être monté.

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Les chevaux du soleil

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2012

 

Les chevaux du soleil dans CHEVAL 220px-Sappho_Painter_lekythos_Helios_METLes chevaux du soleil sont, dans la mythologie grecque, les coursiers qui tirent le char du dieu du soleil, Hélios.

La mention la plus connue des chevaux du soleil est le fait d’Ovide dans Les Métamorphoses, elle est liée au mythe de Phaéton, qui se rendit au palais du soleil Hélios, son père. Ce dernier lui accorda une grâce de son choix en jurant sur le Styx, source située dans le massif du Chelmos, dans le nord de l’Arcadie (actuellement dans le nome d’Achaïe), porte le nom de Styx ; l’eau sourd et tombe en cascade d’une falaise rocheuse. Elle est évoquée par Pausanias. La source forme avec d’autres le fleuve Krathis, qui se jette dans le golfe de Corinthe. Pausanias rapporte diverses propriétés de cette eau, toxique et ayant le pouvoir de dissoudre différentes matières. Et donc, Phaéton lui demanda la permission de conduire son char, tiré par les chevaux du soleil. Bien qu’Hélios tente de dissuader son fils par tous les moyens, il est finalement obligé de céder à cause de son serment. Les chevaux du soleil s’aperçoivent du changement de conducteur et ne reconnaissent plus la main de leur maître, ils se détournent de leur route ordinaire, montent tantôt trop haut en laissant la terre gelée et descendent tantôt trop bas en tarissant les rivières et en brûlant les montagnes. Zeus foudroie Phaéton afin de mettre un terme aux bouleversements qu’il provoque.

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Le cheval blanc dans les mythes

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2012


Le cheval blanc dans les mythes dans CHEVAL 220px-A_horse_in_a_landscape_startled_by_lightning_by_James_WardLe cheval blanc est, dans la culture humaine, au centre de nombreux mythes, de légendes, de contes, de traditions et de représentations à travers le monde. Des pouvoirs fabuleux leurs sont attribués, tels que la clairvoyance et le don de prophétie. Associés à des rituels impliquant leur sacrifice, aussi bien en Irlande qu’en Germanie et en Mongolie, les chevaux blancs se font montures des prophètes, des rois, des héros et des princes charmants dans des pays aussi éloignés que la Grèce antique, l’Inde, la France, l’Iran et les Philippines, et participent à l’eschatologie dans de nombreuses cultures.

Certaines créatures fantastiques inspirées du cheval portent une couleur blanche, comme la licorne.

La plupart des chevaux célèbres et légendaires sont de couleur blanche[1]. Associée aux transformations (blanchissement des cheveux annonçant la vieillesse puis la mort, blanchissement de la peau avant un malaise…) elle marque, en particulier chez les peuples celtes, une appartenance à « l’autre monde », celui des morts.

Les chevaux blancs sont associés au soleil, au chariot du soleil ou à la course solaire le plus souvent, aux héros combattants, aux rites de la fertilité, (les juments comme les étalons), ou à la fin des temps car dans plus d’une religion, le cheval blanc porte les Saints et les sauveurs du monde. L’apparition d’un cheval blanc est souvent fantastique puisqu’il émerge de l’océan ou jaillit d’un éclair.

L’une des grandes particularités du cheval blanc dans le domaine de l’hippologie réside dans le fait que la plupart des chevaux décrits comme blancs ont en réalité une robe grise avec un pelage perçu à tort comme blanc. Les véritables chevaux blancs n’existent donc pas, ou sont extrêmement rares. Cette rareté a sans doute renforcé les mythes, légendes et folklores à propos du cheval blanc. Une robe qui n’existe pas chez le cheval réel désigne à coup sûr un animal venu d’un autre monde. De plus, la première chose que l’on remarque chez un animal inconnu est d’abord sa forme, ensuite sa robe.

Depuis l’aube des temps, l’imagination humaine lui prête des facultés exceptionnelles, celle de voler, de purifier et de repousser le mal, de parler, de jouer un rôle divinatoire et d’avertir des dangers. Les chevaux blancs sont typiquement montés par les héros ou les divinités lorsqu’ils triomphent des forces du mal.

Le petit fils de Gengis Khan, Kubilai Khan, premier empereur chinois et fondateur de la dynastie des Yuan, suivait un rite pour apporter la prospérité et la fécondité au peuple. Il possédait un troupeau de juments blanches vénéré lors de la fête blanche du printemps, où les proches du Khan rassemblaient un millier de juments et d’étalons immaculés. Personne n’osait traverser la route quand ces animaux passaient, s’en approcher était considéré comme profanateur envers le fils du ciel et ses proches parents, seuls autorisés à les approcher et à boire le lait des juments sacrées.

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Cheval blanc en Inde

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2012

 

Cheval blanc en Inde dans CHEVAL 280px-ChevalNavarrin1Autrefois, en Inde, on sacrifiait un cheval blanc afin d’assurer la prospérité du royaume. On lâchait le plus beau coursier blanc du royaume en direction du nord-est. Le Prince héritier et quelques jeunes guerriers devaient alors le suivre dans tous ses déplacements pendant un an. Ils devaient préserver sa liberté et surtout l’empêcher de s’accoupler.

Incarnation du soleil, sa course était sacrée, et les territoires traversés appartenaient d’office au souverain. Lorsque le cheval revenait à son point de départ, poussé par les cavaliers, l’heure de sa fin approchait. Ce rite solaire était souvent pratiqué à la fin d’un règne, avec comme objectif pour le souverain de transmettre sa gloire à son fils aîné.  Aujourd’hui encore, le cheval blanc est considéré comme l’ancêtre de nombreuses familles princières indiennes : il est également une idole que les villageois implorent pour fertiliser leurs terres.

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Hyppocampe, cheval marin

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2012

Hyppocampe, cheval marin dans CHEVAL 220px-William-Adolphe_BouguereauL’hippocampe ou « cheval marin » est, dans la mythologie grecque, une créature fantastique dont la partie antérieure est celle d’un cheval, soit la tête, l’encolure et les deux jambes antérieures, et la partie postérieure celle d’un poisson, d’un serpent, ou d’un monstre marin. Décrits comme les chevaux de la mer, où ils vivent habituellement, deux ou quatre d’entre eux tiraient le char de Poséidon et d’autres servaient de monture aux autres divinités marines, comme les tritons et les néréides. En premier lieu chez les Étrusques, ils sont assez souvent représentés sur les objets d’art de la période antique comme les mosaïques et les poteries en relation avec le milieu aquatique. Ils y ont généralement une longue queue couverte d’écailles vertes et des nageoires de poisson. Comme de nombreuses autres créatures mythologiques, la figure des hippocampes a été reprise en héraldique et dans quelques œuvres modernes.

Les hippocampes sont assez peu décrits dans les textes fondateurs mythologiques. Le Dieu Poséidon régnait sur les chevaux (Homère parle de Poseidon Hippios) mais également sur la mer. Ses coursiers sont donc naturellement décrits dans les textes comme étant des chevaux marins. Homère parle ainsi de ces chevaux « aux sabots d’airain » qui jaillirent de la mer en tirant le char de Poséidon, et Apollonios de Rhodes, décrit dans ses Argonautiques les mêmes chevaux émergeant de la mer pour galoper à travers les sables de la Libye, mais sans en faire de description précise.

Les anciens croyaient que l’hippocampe zoologique était la première forme de l’hippocampe mythologique.

le cheval aquatique est un thème récurrent dans de nombreuses croyances. Ainsi, un épisode des Mille et Une Nuits évoque le premier voyage de Sindbad le marin, où il rencontra le roi Mahrajan. Celui-ci faisait conduire les meilleures pouliches de son haras royal au bord de la mer, où des chevaux marins venaient les saillir et tenter de les entraîner avec eux dans les flots. Les hommes du roi repoussaient alors les étalons marins et ramenaient les juments pleines au haras royal où, quelque temps plus tard, elles mettaient bas de « fabuleux poulains ».

220px-Pferdeauge dans CHEVALL’hippocampe est régulièrement mentionné dans les bestiaires modernes comme La Petite Encyclopédie du merveilleux, où il est décrit comme « un cheval marin avec la tête et le train avant du cheval, et une longue queue serpentine à l’arrière », des nageoires au lieu de sabots et un pelage constitué d’écailles. Édouard Brasey précise aussi qu’ils seraient vivipares et se reproduiraient comme les dauphins, et que lorsqu’ils galopent, on peut vois leur crinière blanche se confondre avec l’écume des vagues.

La figure des hippocampes tirant le char de Poséidon est à l’origine de l’allégorie souvent représentée sur les  timbres-postes britanniques, représentant des hippocampes tirant le char de Britannia, qui tient un trident. Cette allégorie symbolise la domination britannique sur les océans (autrefois, l’expression « posséder le trident de Neptune » signifiait « avoir la maîtrise des mers »).

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Cheval Breton

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2012

Morvac’h , cheval Breton

Morvac’h, dans le légendaire breton, est un cheval fantastique qui a la faculté de galoper sur les flots. Il est décrit avec une robe noire et les conteurs rapportent qu’il expire des flammes par les naseaux quand il galope. Il apparaît principalement dans deux légendes : Gradlon et la ville d’Ys et le roi Marc’h de Cornouaille.

Malgven et Gradlon

Cheval Breton dans CHEVAL 220px-Evariste-Vital_Luminais_-_Fuite_de_GradlonLors d’une expédition guerrière le roi Gradlon de Cornouaille est abandonné par son armée, alors qu’il assiège vainement une forteresse, bâtie au fond d’un fjord. Resté seul, il arpente le pied des remparts pour trouver le moyen de s’y introduire, quand un soir il rencontre une femme qui semble l’attendre. C’est Malgven, la reine du « Nord », qui lui dit qu’elle l’observe depuis le début du siège et qu’elle l’aime. Elle le fait pénétrer dans la citadelle et le conduit à la chambre royale où dort son époux. Gradlon le tue et s’empare du trésor.

Pour retourner en Cornouaille, Malgven apprête Morvac’h (le « cheval de la mer » en breton), qui peut courir sur l’océan. Au terme d’une chevauchée d’une journée, les amants rejoignent la flotte des Bretons. Un an s’écoule avant le retour en Bretagne, Malgven meurt en accouchant d’une fille : Dahud.

Morvac’h apparaît, par la suite, lors de la submersion de la ville d’Ys. Quand l’océan inonde la ville, Gradlon l’enfourche pour regagner la terre ferme. Dahud s’accroche, mais Guénolé qui les suit la précipite dans l’eau.

Marc’h de Cornouaille

Dans un conte collecté par Yann ar Floc’h, Morvac’h est aussi le nom d’un cheval fabuleux qui appartient à un autre roi, Marc’h qui réside à Poulmarc’h (Plomarc’h), près de Douarnenez. Lors d’une chasse, son cheval fabuleux ne peut rattraper une biche. Ce n’est qu’acculée au bord de la falaise, près de l’endroit où la ville d’Ys a été engloutie, qu’il peut lui faire face. Il la vise avec son arc et tire une flèche qui, par magie, fait demi-tour et vient tuer son cheval. Il se rue vers la biche pour la tuer avec son poignard, mais elle a disparu et à sa place se trouve une belle jeune fille. C’est Dahud (Ahès) la fille de Gradlon et de Malgven. Avant de retourner dans la mer, elle affuble Marc’h d’oreilles de cheval.

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Semik le cheval blanc

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2012

Semik le cheval blanc dans CHEVAL 280px-ChevalNavarrinŠemík est, dans la mythologie slave de Tchéquie, un cheval blanc légendaire doué de parole et d’une grande intelligence, monture du héros Horymir. Il sauva son maître d’une mort certaine mais l’effort le fit mourir d’épuisement. Une tombe fut érigée en l’honneur de ce cheval et la légende veut que l’âme de Semík dorme dans le rocher de Vysehrad en attendant le moment où la Bohême aura de nouveau besoin de lui.

La légende d’Horymir et Šemík

Horymír était un gentilhomme hobereau qui vivait dans le village de Neumetely, pendant le règne du prince Kresomysl. Horymír et d’autres hobereaux mirent le prince en garde contre son obsession des richesses car une famine menaçait si le prince continuait à faire travailler son peuple dans les mines. Kresomysl ne les écouta pas.

Les mineurs attaquèrent le domaine de Horymír à Neumetely, puis le prince envoya discrètement ses servants incendier le village des mineurs. Ils portèrent plainte auprès du prince Kresomysl, qui accusa Horymír devant le tribunal du château de Vysehrad. Horymír arriva au jugement monté sur son cheval blanc, Semík. C’était un cheval extraordinaire et doté d’une prodigieuse intelligence.

Kresomysl déclara Horymír coupable et le condamna à la décapitation par sa propre épée. Horymír demanda pour dernière volonté de faire le tour de la cour du château de Vysehrad sur le dos de son cheval. Le prince accepta, Horymír monta sur son cheval blanc et se pencha sur son oreille pour lui chuchoter quelques mots. Semík fit le tour de la cour au trot, puis accéléra et sauta par-dessus les remparts qui surplombaient la Vlatka et de dangereux rochers.

Lorsque le prince regarda, Semík et son cavalier Horymír galopaient sur l’autre rive de la Vltava en direction de Neumetely. Kresomysl gracia Horymír.

Le saut avait épuisé toutes les forces de Semík qui tomba mort d’épuisement. Pendant son agonie, il demanda à Horymír de lui construire une tombe, ce qu’Horymír fit. La tombe de Semík a depuis longtemps disparu, mais on dit que l’âme de Semík dort dans le rocher de Vysehrad pour se matérialiser lorsque le moment viendra où la Bohême aura de nouveau besoin de lui. Le rocher de Vysehrad, situé à Prague, est désormais un lieu touristique.

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Mi-cheval, mi-aigle

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2012

Mi-cheval, mi-aigle dans CHEVAL 260px-Vider_Beatrice_voltaUn hippogriffe est une créature imaginaire hybride, d’apparence mi-cheval et mi-aigle, qui ressemble à un cheval ailé avec la tête et les membres antérieurs d’un aigle. Sa figure est peut-être issue du bestiaire fabuleux des Perses et de leur Simorgh, au travers du griffon.

Son origine est évoquée par le poète latin Virgile dans ses Églogues. S’il est quelquefois représenté à l’époque antique et sous les Mérovingiens, il est clairement nommé et défini pour la première fois dans l’œuvre de l’Arioste, le Roland furieux (Orlando furioso), au début du XVIe siècle. Dans ce roman de chevalerie, inscrit dans la continuité du cycle carolingien, l’hippogriffe est une monture naturellement née de l’accouplement d’une jument et d’un griffon, extrêmement rapide et capable de voler autour du monde, chevauchée par les magiciens et de nobles héros, tel le paladin Roger qui délivre la belle Angélique sur son dos. Symbole des pulsions incontrôlées, l’hippogriffe emporte Alstophe jusque sur la lune. Le succès de ce roman fait que la figure et le nom de l’hippogriffe sont repris dans d’autres histoires du même type.

Parfois représenté sur des blasons en héraldique, l’hippogriffe devient un sujet artistique, largement illustré par Gustave Doré au XIXe siècle. Il est, comme de nombreuses créatures légendaires, de retour dans les œuvres modernes et notamment le jeu de rôle, les jeux vidéo, ainsi que des romans de fantasy. La saga Harry Potter l’a fortement popularisé à travers le personnage de Buck.

372px-Orlando_Furioso_1 dans CHEVALLa possible origine antique de l’hippogriffe ne fait pas l’unanimité parmi les spécialistes récents. En effet, cette créature n’est pas nommée, aucun mythe ni aucune légende ne lui sont rattachés (contrairement au griffon et au simurgh) avant la parution du Roland furieux. La position dominante chez les spécialistes (entre autres, celle de l’historien des croyances équestres Marc-André Wagner) est de voir dans l’hippogriffe une création de l’Arioste dans la continuité du cycle carolingien, au début du XVIe siècle et à la fin du Moyen Âge. Jorge Luis Borges cite par exemple sans ambiguïté l’Arioste comme l’inventeur de l’hippogriffe, tout comme les auteurs du Webster’s 1828 American Dictionary.

Des représentations artistiques proches de l’hippogriffe sont toutefois attestées dès l’antiquité.

On trouve dans la littérature latine une évocation de l’origine de l’hippogriffe, plus tard réutilisée par l’Arioste, sous la plume de Virgile dans ses Églogues :

« … les griffons s’accoupleront avec des juments, les cerfs timides et les chiens viendront boire ensemble… »

— Virgile, Églogues

Virgile considérait que l’union des griffons et des juments était un mauvais présage, et d’après Jorge Luis Borges, il signifie par là « l’impossibilité ou l’incongruité ».

Maurus Servius Honoratus, grammairien du IVe siècle dont le commentaire sur Virgile In tria Virgilii Opera Expositio est resté célèbre, ajoute que les griffons sont mi-aigles et mi-lion, habitent dans les Monts hyperboréens et sont les redoutables ennemis des chevaux (hoc genus ferarum in hyperboreis nascitur montibus [...] equis vehementer infesti), sans doute pour donner davantage de force à son texte. Jorge Luis Borges ajoute que la locution Jungentur jam grypes equis, soit « croiser des griffons avec des chevaux », est devenue proverbiale au fil du temps grâce à ce commentaire.

Parmi les thèmes de combats entre animaux figurant sur les parures en or des Scythes, on trouve des griffons attaquant des chevaux, ce qui laisse à supposer que l’appétit du griffon pour le cheval était déjà connu. L’hippogriffe lui-même est décrit (mais non nommé) par Pline l’Ancien, dans son Histoire naturelle.

Il n’existe pas d’étude permettant de savoir si l’hippogriffe fait (ou a fait) l’objet de croyances, à l’instar du dragon, des fées ou de la licorne. Selon une tradition rapportée par l’historien catalan Vidal, cet animal était censé vivre, au Moyen Âge, près de Ceret dans le Roussillon. On trouverait les traces de ses serres sur un rocher près du mas Carol. La possibilité d’une croyance en l’existence réelle de l’hippogriffe tel qu’Arioste le décrit est fermement attaquée dans un essai scientifique sur la religion en 1862, disant qu’un tel animal ne peut ni être une création divine, ni avoir d’existence réelle. L’hippogriffe y est vu comme l’amalgame de divers animaux et l’auteur ajoute que pour soutenir son poids, les ailes seraient elles-mêmes si lourdes qu’elles seraient impossibles à mettre en mouvement, ce qui prouve sans ambiguïté son inexistence.

Un très grand nombre d’auteurs lient l’hippogriffe à Pégase, monture des poètes mais aussi symbole de mort, dans lequel ils voient l’ancêtre de la monture de l’Arioste. Ce lien donne une dimension plus poétique à l’hippogriffe, et le lie au pouvoir de l’imagination humaine. Toutefois, d’autres auteurs font savoir que l’hippogriffe est clairement vu comme une monture de guerriers, contrairement à Pégase,.

L’auteur ésotériste D. J. Conway voit dans l’hippogriffe une créature du plan astral qui a pour fonction de mener ses cavaliers sur la voie spirituelle et de leur faire vivre de fortes expériences mystiques, notamment pour voyager entre les mondes durant les méditations. L’hippogriffe exprimerait également un certain refus de l’autorité.

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Sleipnir, cheval à 8 jambes

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2012

 

Sleipnir, cheval à 8 jambes dans CHEVAL 220px-S%C3%81M_66%2C_80v%2C_Odin_on_SleipnirSleipnir est, dans la mythologie nordique, un cheval fabuleux à huit jambes capable de se déplacer au-dessus de la mer comme dans les airs, monture habituelle du dieu Odin. Il est mentionné dans l’Edda poétique, série de textes compilés au XIIIe siècle à partir de sources plus anciennes, et dans l’Edda en prose, rédigée à la même époque par Snorri Sturluson. Selon ces deux sources, Sleipnir est le fils du dieu Loki et d’un puissant étalon, Svaðilfari. Décrit comme « le meilleur de tous les chevaux » et le plus rapide, il devient la monture d’Odin qui le chevauche jusque dans la région de Hel ; toutefois, le dieu s’en sert surtout pour traverser le pont Bifröst afin de se rendre à la troisième racine d’Yggdrasil, là où se tient le conseil des dieux. L’Edda en prose donne de nombreux détails sur les circonstances de la naissance de Sleipnir et précise, par exemple, qu’il est de couleur grise.

Sleipnir est également mentionné dans une énigme figurant dans une saga légendaire du XIIIe siècle, la Saga de Hervor et du roi Heidrekr, ainsi que dans la Völsunga saga, comme ancêtre du cheval Grani. L’un des livres de la geste des Danois de Saxo Grammaticus au XIIIe siècle contient aussi un épisode qui, selon de nombreux érudits, concernerait ce cheval. Il est généralement admis que Sleipnir fut représenté sur plusieurs pierres historiées de Gotland vers le VIIIe siècle, notamment la pierre de Tjängvide et la pierre d’Ardre VIII.

De nombreuses théories ont été proposées pour décrypter la symbolique de Sleipnir et sa possible relation avec des pratiques chamaniques à l’époque du paganisme nordique, il semble ainsi avoir tenu un rôle de psychopompe.

Sleipnir continue à être présent dans le folklore en tant que monture d’Odin durant la chassesauvage, et selon le folklore islandais, il est aussi le créateur du canyon d’Ásbyrgi. À l’époque moderne, son mythe et sa symbolique sont abondamment repris dans l’art et la littérature ; ainsi, il a probablement inspiré Tolkien pour créer le cheval Gripoil (en anglais, Shadowfax), monture de Gandalf, et son nom a été donné, entre autres, à plusieurs navires ainsi qu’à un navigateur Web.

Les origines de Sleipnir sont décrites avec précision dans le Gylfaginning (42). Gangleri (mentionné plus tôt dans le livre comme étant le roi Gylfi déguisé) demande à Hár d’où vient le cheval Sleipnir et ce qu’il peut lui en apprendre. Hár est surpris par le manque de savoir de Gangleri à propos des origines de Sleipnir, et raconte l’histoire comme suit : au début, à l’arrivée des dieux, lorsque ceux-ci eurent établit Midgard et construit le Valhalla, ils reçurent la visite d’un bâtisseur inconnu qui leur proposa de construire une forteresse divine imprenable qui les mettrait à l’abri de toutes les invasions en trois saisons. En échange de ce service, l’étranger demandait le Soleil, la Lune et Freya. Après quelques débats, les dieux lui donnèrent leur accord s’il s’exécutait en un semestre seulement et sans l’aide de personne. Le bâtisseur n’eut qu’une requête : il demanda l’autorisation d’utiliser son cheval Svaðilfari, et cela lui fut accordé, grâce à l’influence de Loki. À la grande surprise des dieux, l’étalon Svaðilfari effectuait un travail colossal, et transportait d’énormes rochers durant la nuit. Avec l’aide de son cheval, le bâtisseur avançait très rapidement, si bien que trois jours avant la date imposée, il ne lui restait plus qu’à construire la porte. Les dieux, mécontents, conclurent que Loki était la cause de sa réussite et l’obligèrent à trouver un moyen d’arrêter l’homme.

220px-Treated_NKS_hermodr dans CHEVALIls promirent à ce dernier les plus horribles tourments s’il ne parvenait pas à trouver un moyen d’empêcher le bâtisseur de terminer son ouvrage dans les temps et ainsi d’emporter le paiement, et s’apprêtaient à le châtier quand Loki, effrayé, leur promit de trouver un stratagème. Cette nuit-là, le bâtisseur partait chercher les dernières pierres avec son étalon Svaðilfari quand, au détour d’un bois, il rencontra une jument. La jument hennit en direction de Svaðilfari et celui-ci, « réalisant quel genre de cheval il était », devint frénétique, se mit à hennir, déchira ses harnais et se dirigea vers la jument. Celle-ci courut dans tout le bois, Svaðilfari derrière elle, le bâtisseur tentant de les rattraper. Les deux chevaux coururent ainsi toute la nuit et les travaux de construction ne purent avancer d’un pouce pendant les trois nuits qui restaient. L’homme, furieux, se transforma en géant car c’était sa vraie nature, et lorsque les dieux s’en rendirent compte, ils firent fi de leurs serments antérieurs et appelèrent Thor.

Celui-ci se débarrassa du géant rapidement en l’assommant avec son marteau Mjöllnir. Toutefois, Loki avait été « fécondé » par l’étalon du géant, et il donna naissance à un poulain octopode gris nommé Sleipnir, « le meilleur cheval parmi les dieux et les hommes », qui devint plus tard la monture d’Odin.

La naissance de Sleipnir est la conséquence de la fourberie de Loki, né de ce dieu incontrôlable et de l’étalon du Géant maître-bâtisseur, il vient donc « d’un monde chaotique de forces non dominées mais aide ensuite, avec Odin, à l’ordonnancement du monde ».

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La chevauchée d’Hermoor

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2012

La chevauchée d'Hermoor dans CHEVAL 220px-Odin_holding_Gungnir_atop_Sleipnir_by_Fr%C3%B8lichDans le Gylfaginning (49), Hár décrit la mort du dieu Baldr. Il était aimé de tous sauf du dieu Loki, et l’un des fils d’Odin, Hermóðr, accepta de chevaucher jusqu’aux enfers (Hel) afin d’offrir une rançon pour son retour. C’est ainsi que « le cheval d’Odin, Sleipnir, fut sellé et poussé en avant » ; Hermoðr le monta et commença sa chevauchée. Il avança ainsi neuf nuits dans des vallées profondes, sombres et où il ne voyait rien. Tous deux arrivèrent à la rivière Gjöll et continuèrent au pont Gjallarbrú, où ils rencontrèrent une géante du nom de Módgud, qui gardait les lieux. Módgud fit remarquer à Hermóðr que, récemment, on avait monté cinq bataillons d’hommes morts à travers le pont, et qu’ils faisaient moins de bruit que lui. Sleipnir et Hermoðr continuèrent « vers le bas et vers le nord » sur la route de Hel, jusqu’à ce que tous deux arrivent aux immenses portes du royaume des morts. Hermoðr descendit alors de Sleipnir, resserra sa sangle, remonta, et le poussa en avant en donnant des éperons : Sleipnir sauta la porte si haut qu’on ne le vit plus. Hermoðr chevaucha ensuite jusqu’à l’entrée des Enfers, où il descendit de Sleipnir et trouva Baldr. Après négociations, la rançon offerte par Hermoðr à la déesse Hel pour le retour de Baldr fut acceptée à condition que chaque être vivant pleure la mort du dieu. Hermoðr rebroussa donc chemin pour retourner en Ásgard sur le dos de Sleipnir et rapporter les conditions de Hel.

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Le cheval dans les mythes et légendes

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2012

 

Le cheval dans les mythes et légendes dans CHEVAL 220px-DomenichounicorndetailDans les mythes et les légendes, les chevaux sont souvent les compagnons de dieux et de personnages héroïques, leurs attributs et leur symbolique étant très variables. Les anciens peuples scandinaves formaient une civilisation à la fois cavalière et mystique, c’est donc tout naturellement qu’ils ont attribué de nombreux pouvoirs au cheval, animal mentionné maintes fois.

Sleipnir semble posséder un symbolisme double et paradoxal, alliant le monde chtonien (par son origine et sa naissance) au monde ouranien, et cette dualité s’exprimerait dans la complexité d’Odin et dans la pensée manichéenne des anciens pratiquants de la mythologie nordiques.

Tout comme l’attribut de la licorne est la présence d’une corne unique et celui de Pégase les ailes, l’attribut symbolique de Sleipnir est la présence de ses huit jambes, Sleipnir est d’ailleurs, avec Starkadr, la seule créature avec des membres supplémentaires dans la mythologie nordique.

La couleur a également son importance, les chevaux gris étant généralement considérés comme des animaux-fées, sorciers, ou fantomatiques.

Régis Boyer pense que Sleipnir aurait symbolisé la rapidité de l’esprit de son cavalier.

Selon D. J. Conway dans un ouvrage de vulgarisation, Sleipnir est clairement un cheval mystique et magique, ses huit jambes, sa couleur gris-nuageux et sa capacité à voler sans ailes en font un symbole mortuaire des voyages dans l’autre monde. Le symbolisme de Sleipnir semble ambivalent, et il pourrait représenter la peur et l’attrait naturel pour le voyage astral, la mort du corps et le voyage de l’esprit, mais pourrait aussi tout à la fois guider son cavalier sur le chemin de l’élévation spirituelle ou blesser celui-ci.

Sleipnir n’est pas le seul cheval dans la mythologie nordique décrit comme capable de voler par dessus les mers, puisque Gullfaxi est une monture de géant qui possède le même pouvoir. Par ailleurs, de tels chevaux se retrouvent également dans la mythologie celtique à travers Enbarr, la monture de Manannan Mac Lir et de Niamh, ou encore dans le légendaire breton avec Morvac’h.

Symbole du vent

220px-Offterdinger_Das_Tapfere_Schneiderlein_%282%29 dans CHEVALSelon l’interprétation d’un traité de mythologie scandinave daté de 1861, « Sleipnir est le symbole du vent tempétueux, qui, portant Odin, le dieu des vents, glisse sur la surface des terres et des mers. Ce cheval céleste, le meilleur de tous les chevaux, est né du rapprochement de Borée (Svadilfari) et de la Bise (la métamorphose de Loki). Sleipnir est un étalon, ce qui veut dire qu’il est, avant tout, fort et impétueux. Ayant pour père Svadilfari, il a, comme lui, le caractère iotnique ; de plus, il a l’ardeur de sa mère Loki (la jument Bise). Comme monture du Chef des Ases, sa vitesse est symbolisée par ses huit pieds, qui indiquent que cette vitesse est le double de celle de tous les autres chevaux ». Cette théorie ne fait plus du tout autorité, aucun lien pertinent n’ayant été trouvé entre Svadilfari, Loki, et le vent.

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Cheval Pégase

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012


Cheval Pégase dans CHEVAL 220px-Redon_pegasusPégase est l’une des créatures fantastiques les plus célèbres de la mythologie grecque. C’est un cheval ailé divin généralement représenté en blanc. Il naît avec son frère Chrysaor du sang de la gorgone Méduse, lorsqu’elle est décapitée par le héros Persée. Les poètes gréco-romains rapportent qu’il monte au ciel après sa naissance et se met au service de Zeus, le roi des dieux, qui le charge de lui apporter les éclairs et le tonnerre sur l’Olympe. Ami des Muses, Pégase est le créateur de la source Hippocrène qu’il fait jaillir d’un coup de sabot. Il est capturé par le héros grec Bellérophon près de la fontaine de Pirène, grâce à l’aide d’Athéna et de Poséidon. Pégase permet à ce héros de le monter afin de vaincre un monstre, la Chimère, avant de réaliser de nombreux autres exploits. Son cavalier est toutefois victime de son orgueil et chute de son dos en tentant d’atteindre le mont Olympe. Pégase retrouve Zeus qui finit par le transformer en constellation et le placer dans le ciel.

Son origine pourrait être un ancien dieu des orages dans la mythologie hittite, portant l’épithète de Pihassassa. Une partie du mythe serait passée des peuples louvitophones aux anciens Grecs, mais d’autres théories évoquent l’observation des forces naturelles, de l’eau, de la foudre ou des oiseaux, ou encore la domestication du cheval par les anciens Grecs. Le mythe de Pégase connait une large diffusion dans le monde antique ; repris par les Romains, il est partiellement christianisé et fait l’objet de nombreux commentaires, ainsi que de théories et de reconstitutions depuis le Moyen Âge. Des hypothèses ont été proposées quant à son lien avec les Muses, les dieux Athéna, Poséidon, Zeus et Apollon, ou encore le héros Persée.

220px-Pegasus_Walter_Crane dans CHEVALLa symbolique de Pégase est vaste, et varie suivant les époques et les courants de pensée. Symbole de sagesse et surtout de Renommée dès le Moyen Âge jusqu’à la Renaissance, il devient celui de la poésie et le créateur des sources dans lesquelles les poètes viennent puiser l’inspiration, particulièrement au XIXe siècle où de nombreux poèmes exaltent cette fonction. Pégase est le sujet d’une iconographie très riche, principalement à travers les poteries grecques antiques, les peintures et les sculptures de la Renaissance. Que ce soit par le biais d’une personnification de l’eau, d’un mythe solaire, d’une monture chamanique, de l’alchimie ou encore de l’imagination mise en valeur dans les travaux des psychanalystes continuateurs de Carl Jung, une profonde symbolique ésotérique en relation avec l’énergie spirituelle qui permet d’accéder au domaine des dieux, le mont Olympe, lui est attachée.

Aux XXe et XXIe siècles, il fait son apparition au cinéma, dans les littératures de l’imaginaire telles que la fantasy, dans les jeux vidéo et dans les jeux de rôle, où le nom de « pégase » est souvent devenu un nom commun qui désigne tous les chevaux ailés du bestiaire fantastique.

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Thérapie par le Cheval

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012

Thérapie par le Cheval dans CHEVAL 196px-Pagoda_%26_SarahL’éthologie équine inclut aussi un ensemble de pratiques de dressage inspirées des observations du cheval en liberté. Certains dresseurs de chevaux s’en réclament et donnent des cours de « dressage éthologique » aidant à reprendre en main des chevaux à risques. Ces dresseurs peuvent être qualifiés de « chuchoteurs », traduction littérale de leur appellation anglaise, Horse whisperers. Les pionniers sont les américains Ray Hunt, Monty Roberts et Tom Dorrance.

Les associations utilisent le cheval comme un intermédiaire qui contribue à la thérapie de personnes souffrant d’un handicap physique ou mental ou qui sont déstructurées socialement. Les mouvements du cheval contribuent à fortifier les muscles du cavalier et ce dernier est astreint à faire preuve d’attention et de raisonnement. Le cheval est également utilisé sans être monté. La thérapie consiste alors pour le patient à entrer en contact avec un animal et à interagir avec lui.

L’équithérapie, souvent appelée hippothérapie en Belgique, est une médecine non conventionnelle et complémentaire prenant en considération le patient dans son entité physique et psychologique, et utilisant le cheval comme partenaire thérapeutique afin d’atteindre des objectifs fixés en fonction de la spécialité du thérapeute.

Selon la Société Française d’Equithérapie, « L’équithérapie est un soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychique et corporelle. ».

Récapituler le développement des activités thérapeutiques associant le cheval, c’est également parcourir un chemin qui va du corps vers l’esprit. Les premiers essais d’utilisation du cheval en tant qu’outil thérapeutique sont marqués par l’histoire de Lis Hartel, cavalière danoise qui décrocha une médaille d’argent en dressage aux Jeux olympiques d’été de 1952 à Helsinki après avoir surmonté sa poliomyélite en poursuivant une pratique équestre intensive. Cet exploit favorisa durablement le développement de pratiques équestres adaptées avec l’implication de personnels médicaux. C’est donc par l’aspect biomécanique du cheval que s’ouvre la longue voie qui mène jusqu’à l’équithérapie telle que nous la connaissons aujourd’hui.

La seconde étape fait intervenir Renée de Lubersac, psychomotricienne, et Hubert Lallery, masseur-kinésithérapeute, qui vont ensemble chercher à théoriser les bénéfices psychomoteurs véhiculés par le contact avec le cheval. Ils publieront ensemble l’ouvrage princeps « La Rééducation par l’équitation » en 1973, fruit d’un travail de recherche les ayant conduits dans toute l’Europe et marquant l’arrivée en France d’une discipline thérapeutique nouvelle, pratiquée par des professionnels du soin, dans l’intention spécifique de soigner.

La création de la Fédération nationale des thérapies avec le cheval, à partir de 1986, marque la libération des activités de soin de la tutelle des fédérations sportives. L’influence de Renée de Lubersac conduit également ce mouvement de soignants au sein d’un courant largement influencé par la psychomotricité, et des activités de soin orientées explicitement vers le corps.

La création de la Société française d’équithérapie, à partir de 2005, apporte un nouveau regard sur les pratiques de soin associant le cheval. Après le soin médical, le soin kinésithérapeutique et le soin psychomoteur, c’est à présent le soin psychique médiatisé par le cheval qui se voit ancré par l’apport des différents domaines de la psychologie et de la psychothérapie à l’utilisation du cheval en thérapie.

271px-Haflinger_Stallion dans CHEVALLes moyens mis en œuvre sont de deux ordres :

  • psychiques : la parole, le discours, le sens, le partage émotionnel, l’expérience vécue, le transfert, le désir…
  • corporels : la sensation, le mouvement, la communication infra-verbale, l’expression gestuelle…

Les outils utilisés par le thérapeute correspondent pour la plupart à l’adaptation à la situation incluant le cheval d’outils utilisés au sein de thérapies comme la psychanalyse, la programmation neuro-linguistique, la psychothérapie cognitivo-comportementale, la kinésithérapie ou la psychomotricité.

L’intérêt de l’utilisation du cheval s’explique alors par ses qualités en tant qu’être vivant ayant un appareil psychique propre, relativement simple, doux et chaud, socialement valorisant et adapté, susceptible de porter et de transporter, non jugeant et non intrusif, apte à accepter les projections, apte au dialogue sur un mode archaïque, digne d’intérêt et de soin. Ces qualités ne font pas du cheval un thérapeute, mais bien un outil qui, utilisé par un thérapeute, sera en mesure d’ouvrir des opportunités, et de rendre possible l’amélioration d’une pathologie psychique ou d’un mal-être.

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La symbolique du Cheval

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012


La symbolique du Cheval dans CHEVAL 250px-Meyers_b12_s0947aLa symbolique du cheval est l’étude de la représentation du cheval dans la mythologie, les religions, le folklore populaire, la littérature et la psychanalyse en tant que symbole, dans sa capacité à désigner, à signifier un concept abstrait, au-delà de la réalité physique de l’animal quadrupède. De nombreux rôles et des dons magiques s’associent au cheval à toutes les époques et dans toutes les régions du monde où des populations humaines se sont trouvées en contact avec lui, faisant du cheval l’animal le plus symboliquement chargé, avec le serpent.

Les chevaux mythiques et légendaires possèdent souvent des pouvoirs merveilleux comme celui de parler, de traverser les eaux, de se rendre dans l’Autre Monde, les enfers et le ciel, ou de porter un nombre infini de personnes sur leur dos. Ils peuvent être aussi bons et ouraniens que mauvais et chtoniens. À travers le « mythe du centaure », exprimé dans la plupart des histoires mettant un cheval en scène, le cavalier cherche à faire corps avec sa monture en alliant l’instinct animal à l’intelligence humaine.

Le cheval a surtout une fonction de véhicule, c’est pourquoi il est devenu un animal chamanique et psychopompe, chargé d’accompagner les hommes dans tous leurs voyages. Allié loyal du héros dans les épopées, compagnon d’aventures infatigable du cow-boy, il est devenu un symbole de guerre et de domination politique au fil de l’Histoire, s’est fait maléfique par son association au cauchemar et aux démons, ou encore symbole érotique à travers l’ambiguïté de la chevauchée. Le cheval est familier des éléments, surtout de l’eau dont est issu le cheval aquatique connu des pays celtiques. L’air a donné le cheval ailé, connu tant en Grèce qu’en Chine ou en Afrique.

La littérature, les jeux de rôle et le cinéma ont repris ces perceptions symboliques du cheval.

Le cheval pourrait avoir eu très tôt une place symbolique de premier plan puisqu’il est l’animal le plus représenté dans l’art préhistorique, privilégié depuis le XXXVe millénaire avant J.-C, bien avant sa domestication. Représenter le cheval davantage que d’autres animaux tout aussi (sinon plus) abondants était déjà un choix pour les hommes préhistoriques. En l’absence de preuves concrètes expliquant ce choix, toutes les interprétations restent possibles, du symbole de pouvoir (selon l’exposition Le cheval, symbole de pouvoirs dans l’Europe préhistorique) à l’animal chamanique (selon la théorie de Jean Clottes reprise par Marc-André Wagner). Le cheval devient aussi un ancêtre totémique, plus ou moins divinisé.

220px-Les_Tr%C3%A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_octobre dans CHEVALLe symbolisme du cheval est complexe et multiple. Il n’est pas clairement défini puisque les auteurs attribuent des significations très diverses à cet animal, sans qu’une ne semble se détacher par rapport aux autres. Il connait tous types de rôles et de symbolismes, bénéfiques comme maléfiques, dans les histoires qui lui sont liées : monture dynamique et impulsive, il est associé à tous les points cardinaux, à chacun des quatre éléments, aux figures maternelles (Carl Gustav Jung voit dans le cheval l’un des archétypes de la mère, parce qu’il porte son cavalier tout comme la mère porte son enfant, « offre un contact doux et rythmique, et valorise son cavalier ») et paternelles (à l’inverse, Sigmund Freud relève un cas où le cheval est l’image du père castrateur), au soleil comme à la lune, à la vie comme à la mort, au monde chtonien comme ouranien. Dans sa plus lointaine perception symbolique, le cheval était inquiétant et chtonien, il s’est plus tard associé au soleil du fait de sa domestication. C’est le plus souvent un animal lunaire lié à la terre-mère, aux eaux, à la sexualité, au rêve, à la divination et au renouvellement de la végétation. Gilbert Durand note, dans ses Structures anthropologiques de l’imaginaire, que le cheval « est relié aux grandes horloges naturelles », et que toutes les histoires, de cheval solaire comme de coursier chtonien, ont en commun « l’effroi devant la fuite du temps ».

« Ses pouvoirs dépassent l’entendement ; il est donc Merveille et il ne faut pas s’étonner que l’homme l’ait si souvent sacralisé, de la préhistoire à l’histoire. Un seul animal le dépasse peut-être en subtilité dans le bestiaire symbolique de tous les peuples : le serpent. »

— Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, article « Cheval »

D’anciennes études avancent que l’origine des « pouvoirs magiques » merveilleux attribués au cheval serait indienne. Henri Gougaud note que « depuis toujours, des liens robustes, profonds, inaltérables, attachent l’homme à sa monture ». Le cheval est à la fois l’animal le plus cher à l’homme et le seul que l’homme peut respecter comme son égal, à tel point qu’il est vu comme un don des dieux capable d’arracher l’homme à sa condition de primate, et de lui faire gagner les sphères célestes.

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Cheval : le mythe du centaure

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012

 

Statue représentant un homme-cheval : tête et buste d'homme, corps, membres et queue de cheval, vu de dessous.Le « mythe du centaure » désigne « le couplage parfait entre l’instinct et la raison, entre l’intelligence et la force brute », tel qu’il est symbolisé par l’image d’un buste humain rattaché à un corps, une croupe et des membres de cheval. Le Dictionnaire des symboles affirme que tous les rites, mythes, poèmes et contes évoquant le cheval ne font que mettre en relief cette relation entre le cavalier et sa monture, considérée, en termes psychanalytiques, comme représentant celle du psychique et du mental : « s’il y a conflit entre eux deux, la course du cheval mène à la folie et la mort, mais s’il y a accord, la course se fait triomphale ». Pour le cavalier, il s’agit de contrôler l’instinct (la partie animale) grâce à l’esprit (la partie humaine). Carl Gustav Jung note une relation d’intimité entre le cavalier et sa monture, il soutient dans Métamorphoses de l’âme et ses symboles que « le cheval semble représenter l’idée de l’homme avec la sphère instinctuelle à lui soumise […] les légendes lui attribuent des caractères qui reviennent psychologiquement à l’inconscient de l’homme : [ils] sont doués de clairvoyance […] ils guident les égarés […] ils ont des facultés mantiques [… ils voient] aussi les fantômes ». Le cheval semble donc pour lui métaphoriser la libido, l’énergie psychique émanant de l’inconscient, et la part animale de l’homme. Selon Marie-Louise von Franz, le cheval représente l’énergie psychique animale, instinctuelle, considérée dans son essence la plus pure et souvent liée à l’ombre, notamment dans Le Cycle du Graal.

Dans sa Psychanalyse des contes de féesBruno Bettelheim explique l’attirance de nombreuses petites filles pour les chevaux-jouets qu’elles coiffent ou habillent, et plus tard la continuité de cette attirance à travers la pratique de l’équitation et les soins aux chevaux, par le besoin de compenser des désirs affectifs : « en contrôlant un animal aussi grand et puissant que le cheval, la jeune fille a le sentiment de contrôler l’animalité ou la part masculine qui est en elle ». Freud voit lui aussi le cheval comme un « symbole du psychisme inconscient ou de la psyché non-humaine », la bête en l’homme.

Selon l’écuyer du cadre noir Patrice Franchet d’Espèrey, le mythe du centaure contient « tout ce qui est lié au cheval dans l’imaginaire », la quête du cavalier étant d’obtenir l’accord parfait avec sa monture, pour « ne faire qu’un » avec elle. Il est rappelé dans tous les traités d’équitation, du xvie siècle au xxe siècle, traduisant la maîtrise de l’homme sur la nature.

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Cheval et/ou véhicule

Posté par othoharmonie le 21 septembre 2012

Cheval et/ou véhicule dans CHEVAL 220px-Odin_and_Sleipnir_-_John_BauerEn dépit de sa disparition de la vie quotidienne au profit des véhicules motorisés, le cheval demeure « tapi dans le subconscient collectif profond ». L’utilisation de son image à l’époque moderne est toujours aussi conséquente, tant dans la publicité qu’au cinéma ou dans les magazines : Olivier Domerc, ancien rédacteur en chef de Culture Pub, affirme que « contrairement aux chiens et aux chats, le cheval permet de tout vendre. Peu d’animaux ont cette image de « passeur » à la fois forte et universelle ». Les spécialistes de la communication aiment son côté fédérateur, qui leur permet de gommer les problèmes de race ou de religion lors de leurs campagnes de publicité : le cheval sait capter le regard lorsqu’il est mit en scène grâce à son mélange de puissance, de grâce, de vitesse et de force, il fait désormais figure d’alliance entre rêve et réalité, virilité et féminité.

Patrice Franchet d’Esperèy relève qu’au début du xxie siècle, l’équitation a fait du cheval l’incarnation des voyages dans les grands espaces, de la maîtrise de soi, de la maîtrise de l’autre et de la communication avec la nature.

La première perception symbolique du cheval est celle d’un « véhicule » dirigé par la volonté de l’homme (la volition) ou guide de ce dernier, qui lui permet d’être porté plus rapidement d’un point à un autre : « le cheval n’est pas un animal comme les autres, il est la monture, le véhicule, le vaisseau, et son destin est inséparable de celui de l’homme ».Gilbert Durand parle de « véhicule violent, coursier dont les foulées dépassent les possibilités humaines ». Dans Métamorphoses de l’âme et ses symbolesCarl Gustav Jung parle du cheval comme « d’un des archétypes les plus fondamentaux des mythologies, proche du symbolisme de l’arbre de vie ». Comme ce dernier, le cheval relie tous les niveaux du cosmos : le plan terrestre où il court, le plan souterrain dont il est familier, et le plan céleste. Il est« dynamisme et véhicule ; il porte vers un but comme un instinct, mais comme les instincts il est sujet à la panique ». En ce sens, le motif du cheval est un symbole adapté pour le Soi car il représente une réunion de forces antithétiques et contradictoires, conscientes et inconscientes, ainsi que la relation les reliant (de même qu’une relation indéfinissable unit le cavalier à sa monture). Cette perception découle directement de ses qualités physiques de mobilité. Elle transcende l’espace connu puisque la chevauchée est une « transgression des limites psychiques oucheval-blanc1 dans CHEVAL métaphysiques » : le cheval permet de franchir la porte des enfers comme les frontières du ciel, le disciple atteint la connaissance sur son dos, et bon nombre de croyances en la métempsycose rapportent des aventures à cheval avant la réincarnation. Il peut aussi avoir un rôle de ravisseur. Donald Woods Winnicott développe l’importance du « portage », qui « permet de se libérer des contraintes physiques et psychiques », et renvoie à des sensations de la petite enfance

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