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Histoire de la domestication du Gallinacé

Posté par othoharmonie le 16 août 2012

Histoire de la domestication du Gallinacé dans POULE et COQ 250px-Chick04Différents types de volailles sauvages sont apparus sur chaque continent : le tétras en Europe, la pintade en Afrique, la dinde en Amérique et le coq doré en Asie. C’est cette dernière espèce qui a donné lieu à la première domestication probablement en Nouvelle-Guinée ou en Asie du sud il y a entre 7 000 et 4 000 ans av. J.-C.. Puis sa forme domestique s’est diffusée dans le monde entier pour la production de viande et d’œufs, si on se base sur le fait que le mot pour désigner le poulet domestique — *manuk — appartient à la langue reconstituée proto-austronésienne. Les poules, avec les chiens et les cochons, faisaient partie des animaux domestiques de la culture Lapita, la première culture néolithique de l’Océanie.

Grâce au commerce antique et aux mouvements de populations, les poules ont atteint tous les continents.

Les premières représentations de poules en Europe se trouvent sur les céramiques corinthiennes du VIIe siècle av. J.‑C.

Dans la Grèce antique, les poules étaient rares et constituaient une nourriture de luxe. Il semble que Délos ait été un centre d’élevage du poulet.

Sur l’île de Pâques, les poules n’ont été introduites par les navigateurs polynésiens que vers le XIIe siècle, et elles y étaient le seul animal domestique. Elles étaient logées dans des poulaillers de pierre particulièrement solides.

De même, les poules Araucana (qui pondent des œufs à coquille bleue) sont arrivées en Amérique bien avant l’explorateur Christophe Colomb. Elles y ont été introduites par les Polynésiens, selon une étude génétique publiée dans les Annales de l’Académie nationale des Sciences.

Le 9 décembre 2004, la revue scientifique Nature a annoncé qu’une équipe internationale de 170 chercheurs est parvenue à établir le séquençage du génome de la poule. C’est le premier génome d’oiseau séquencé.

 dans POULE et COQLes espèces proches (faisan, caille) produisent toutes des hybrides stériles. Les espèces du genre Gallus produisent peu d’hybrides fertiles.

Elle serait issue des sous-espèces du coq doré, ainsi que d’autres sous-espèces disparues, car :

  • la diversité génétique des races domestiques ne peut être justifiée seulement par la descendance des seules sous-espèces encore présentes à l’état sauvage ; cela a été prouvé récemment par les progrès de la recherche en génétique ;
  • la présence d’un gène issu d’hybridation avec Gallus sonneratii, découvert par des chercheurs Européens (dont une Française, Mme Texier-Boichard), ayant transmis le caractère héréditaire récessif (W*Y) « peau jaune » à plusieurs races domestiques, inexistant dans les populations sauvages du coq doré.

Il existe plus de 200 grandes races de poules (dont 45 françaises), de forme, de taille et de couleur diverses et autant de races naines.

 

Fichier:2005 poules.jpg                270px-Rhode_Island_Red    Fichier:Coq negre soie.jpg

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Histoire de la Poule

Posté par othoharmonie le 16 août 2012

 Mais pas n’importe quelle poule, La Poule Soie (Nègre Soie)

 (par Matthieu Leuridan, issu  de son livre : Livre NS matthieu.JPG)

 

Histoire de la Poule dans POULE et COQ photo1-vends-poules-negre-soie-hollandaises-huppees-0x3xex2w9454561-225x300La Nègre soie  ou Poule Soie, est depuis très longtemps répandue en Europe et a été présentée comme étant importée de Chine ou plus généralement d’Asie. Certains lui donnèrent cependant d’autres origines, souvent farfelues et « exotiques ».

Les volailles ayant donné naissance à la Nègre soie sont originaires d’Asie et plus particulièrement de Chine. La mutation du plumage soyeux est apparue en plus du caractère « peau noire » (présent dans différents endroits du monde sur diverses souches ou races) et fut fixée par les éleveurs soucieux de l’aspect ornemental de leurs poules.

Marco Polo, grand explorateur de l’Asie, l’a décrite dans ses récits qui furent rédigés à son retour de Chine où il a séjourné de 1271 à 1295 à la Cour de Kubilay Khan, empereur mongol et fondateur de la dynastie des Yuan, conquérants de la Chine. A l’époque, Marco Polo décrit la Nègre soie de manière simple : « il existe des poules qui n’ont pas de plumes, mais la peau avec du poil noir comme un chat, et qui sont toutes noires et grasses, de sorte que c’est chose étrange à voir. Elles font d’excellents œufs comme celles de notre pays et sont fort bonnes à manger ». C’est, certes, un peu bref comme description. Mais l’existence de volailles à plumage soyeux et peau noire, ancêtres de la Nègre soie, est cependant avérée.

Il est également certain que les Japonais ont contribué en grande partie à la sélection puis à la diffusion de la Nègre soie. En effet, après l’avoir eux-mêmes sélectionnée durant des décennies et des siècles, l’améliorant probablement de beaucoup, ils ont développé leur transport maritime et l’ont, petit à petit, exportée et introduite en Europe.

On sait qu’aux 16ème et 17ème siècles, des voyageurs en provenance d’Asie ont amené des oiseaux dits laineux et des volailles à peau noire. Ils pensaient que ces volailles étaient de deux races différentes, mais sous le manteau laineux des poules, une peau noire était dissimulée. La Nègre soie était donc régulièrement exportée vers nos contrées d’Europe.

Suite à cette arrivée, à l’époque appelée « Négresse » ou « poule laineuse », la Nègre soie se répandit rapidement. Elle fut encline à un engouement dû à ses caractéristiques et sa morphologie ornementale qui firent sa réputation. Elle se développa ainsi sur le territoire européen.

Silky bantam.jpgCe n’est qu’à la fin du 19ème, début du 20ème siècle que la Nègre soie fit son apparition aux Etats-Unis et s’y développa. Il en est approximativement de même pour son développement australien.

Suite à sa diffusion dans toute l’Europe occidentale, la Nègre soie fut sommairement décrite par plusieurs auteurs après la brève description de Marco Polo au 13ème siècle. Ainsi, en 1555,  Conrad Gesner la cite. En 1599, Ulysse Aldrovandi, botaniste italien ayant été le premier à créer un jardin botanique, compare le plumage de la Nègre soie à une toison blanche comme neige. Le célèbre Comte de Buffon la décrit sommairement aussi.

Le nom Nègre soie découle d’un mélange des noms donnés à l’époque : elle fut, on l’a vu, appelée Négresse, la Nègre, la poule laineuse, la poule à poils etc. mais c’est le mélange des principales caractéristiques qui lui vaut désormais son nom. Nègre pour sa peau, soie pour son plumage. Il est intéressant de noter que seuls les pays francophones la nomment ainsi des deux caractéristiques, les autres l’appelant simplement « soyeuse » ou « poule soyeuse ». Sachez que le nom Nègre soie est en cours de changement pour les pays francophones et que, dès 2010, celle-ci pourrait être rebaptisée …

La Nègre soie a énormément évolué depuis sa création. Plusieurs caractéristiques de la Nègre soie sont récessives donc, pour être maintenues, il est impératif de contrôler et de choisir les accouplements, ce sont les bases de la sélection. Les caractères tels que les cinq doigts et la qualité de la soie ont, eux aussi, fait l’objet d’un travail de sélection sur les siècles passés, les éleveurs recherchant les sujets les plus soyeux. La huppe, durant les deux derniers siècles d’élevage de la Nègre soie, a doublé de volume : cela est dû à la volonté d’éleveurs d’améliorer l’aspect ornemental des Nègre soie qu’ils possédaient. Une énorme sélection a été effectuée sur la crête : il y a encore trente ans, les crêtes de nos Nègre soie étaient de bien des sortes, avec bien souvent de grosses épines, et les populations avaient des crêtes très hétérogènes. 

La forme barbue de Nègre soie a pour origine les Etats-Unis : c’est en effet les éleveurs américains qui ont développé ce modèle qui est désormais chez eux beaucoup plus répandu que la Nègre soie non barbue, tendance qui s’amorce également en Europe pour la variante grande race.

220px-A_fuzzy_baby_chicken_and_its_mom dans POULE et COQLa Nègre soie naine a, quant à elle, une origine exclusivement européenne : ce sont des éleveurs hollandais qui ont commencé sa sélection dès le début des années 1980. Elle y fut créée avec un objectif ornemental et dans un souci de gain de place. En effet, les éleveurs néerlandais ont très peu de place aussi les naines sont très répandues chez eux car nécessitant moins de place que les grandes races de volailles. Elle fut ensuite rapidement élevée en Allemagne puis plus modestement dans le reste de l’Europe

 Depuis la création des Nègres soies naines, une attention particulière sur la masse des Nègres soies grande race a été donnée : ainsi la masse de la grande race a été augmentée pour creuser un écart satisfaisant avec la Nègre soie naine et ce, quel que soit le pays. Dans les années à venir, c’est une tendance qui devrait s’accentuer encore (changement en cours au niveau français) il n’en reste pas moins qu’une très forte attention est à mettre en place sur le réel nanisme de la Nègre soie naine

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Dilemne d’Euthyphron : L’oeur ou la poule

Posté par othoharmonie le 16 août 2012

 Socrate et Euthyphron discutent de la nature de la piété dans Euthyphron. Euthyphron avance (6e) qu’être pieux signifie la même chose que d’être aimé des dieux, mais Socrate soulève une difficulté quant à cette suggestion, car les dieux peuvent être en désaccord (7e). Euthyphron restreint alors sa définition de sorte qu’est pieux ce qui est aimé unanimement de tous les dieux (9e).

Mais on ne peut pas plus dire que la raison pour laquelle le pieux est pieux c’est que les dieux l’aiment. Car, comme Socrate le présume et Euthyphron lui donne raison, les dieux aiment le pieux parce qu’il est pieux (première corne du dilemme). Et on ne peut pas plus dire que les dieux aiment le pieu parce qu’il est pieux, et puis ajouter que le pieux est pieux parce que les dieux l’aiment, car il s’agirait d’un raisonnement circulaire qui crée un cercle vicieux similaire au paradoxe de l’œuf et de la poule.

Ainsi, ce qui fait que l’aimé des dieux est aimé des dieux n’est pas ce qui fait que le pieux est pieux, il s’ensuit que l’aimé des dieux et le pieux ne sont pas la même chose — ils n’ont pas la même nature (10e). La piété appartient aux actions que nous appelons « justes » (qui respecte la coutume ou les conventions sociales, légal, juste, correct »), mais la piété ne se confond pas avec la justice, puisqu’une action peut être juste sans être pieuse (12d).

Notons par ailleurs que l’adjectif ὅσιος (« pieux ») a une signification ambiguë: d’une part, il dépend du divin au sens où il s’oppose au δίκαιος, la justice telle que promulguée par les législateurs humains; d’autre part il appartient au domaine du profane, dans le sens où seule des actions ayant lieu dans la sphère des relations humaines peuvent être dites « pieuses », par contraste avec ἱερός, qui se réfère à ce qui est religieusement consacré aux dieux. Le terme de ὅσιος est donc au cœur du dilemme, c’est-à-dire de la tentative de séparer la « piété » de la sphère divine.

Explication du dilemme

Dilemne d'Euthyphron : L'oeur ou la poule dans POULE et COQ 300px-ChickeneggCe qui est juste (moral) est-il commandé par les Dieux parce que cela est juste ou est-ce juste parce que commandé par les Dieux ?

La première corne du dilemme (à savoir : les Dieux commandent ce qui est moral parce que c’est moral) implique que la morale est indépendante d’eux et, en fait, que les Dieux sont liés à la morale tout comme ses créatures le sont. Les Dieux ne sont donc guères plus que messagers de la connaissance morale.

La seconde corne du dilemme (ce qui est moral est moral parce que commandé par Dieu, on parle de théorie du commandement divin) pose trois problèmes principaux. D’abord, cela signifierait que ce qui est bon est arbitraire, que ce qui est moral dépend de l’humeur divine; si les Dieux avaient créé le monde de sorte que le viol, le meurtre et la torture étaient des vertus alors que la miséricorde et la charité étaient des vices, alors il en serait ainsi. En second lieu, ceci implique que dire que les Dieux sont bons n’a aucun sens non-tautologique (ou, au mieux, qu’ils sont cohérents). Enfin, cette explication fait appel à ce que George Edward Moore nomme un sophisme naturaliste.

Résolutions proposées au dilemme

Le dilemme d’Euthyphron intrigue philosophes et théologiens depuis son exposition par Platon. Bien que chaque corne (et les conséquences associées mentionnées ci-dessous) ait trouvé des partisans (ceux du droit naturel étant sans doute les plus nombreux), certains philosophes ont essayé de proposer une troisième corne tout en maintenant que la morale religieuse n’est pas arbitraire.

Le paradoxe de l’œuf et de la poule est l’un des plus anciens paradoxes :

« Qu’est-ce qui est apparu en premier : l’œuf ou la poule ? »

Si on vous répond « C’est l’œuf », vous demandez « Mais qui a pondu cet œuf ? ».

Si on vous répond « C’est la poule », vous demandez « Mais cette poule sort bien d’un œuf, non ? ».

Le paradoxe vient du fait qu’aucune réponse ne parait satisfaisante.

Il en est fait mention pour la première fois dans le Milindapañha.

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