Coccinelles et la Bio..
Posté par othoharmonie le 31 août 2012
Erigée en symbole de l’agriculture biologique, la coccinelle peut conduire à de véritables catastrophes en cas de mauvaise utilisation. L’exemple belge.
La fin du XIXe siècle, les cultures fruitières californiennes sont frappées par une véritable calamité. Une cochenille accidentellement débarquée d’Australie dévaste les vergers. Heureusement, un entomologiste d’avant-garde a l’idée d’y introduire une petite coccinelle couleur lie-de-vin, elle aussi australienne. Elle va éradiquer le fléau en trois ans à peine. Cette utilisation de coccinelles sera imitée aux quatre coins de la planète, pas toujours avec le même bonheur.
A partir de 1925, l’intérêt que suscitent ces coléoptères retombe. Le temps est aux insecticides et bientôt au DDT, redoutablement efficace. Son emploi se généralise peu après la Seconde Guerre mondiale. En empoisonnant les ravageurs des cultures, on introduit en même temps dans la nature des substances toxiques, et on décime au passage les meilleurs alliés des agriculteurs, coccinelles ou oiseaux insectivores.
Aujourd’hui, heureusement, la protection des cultures avec des auxiliaires biologiques est de nouveau d’actualité. Un jardinier responsable a tout intérêt à favoriser la présence de coccinelles dans ses plates-ban des. Mais l’usage à grande échelle des bêtes à bon Dieu peut réserver de mauvaises surprises quand on les fait venir de l’autre bout du monde.
La coccinelle venues de Chine – Depuis la fin des années quatre-vingt, la coccinelle Harmonia axyridis, originaire de Chine, est utilisée dans le monde entier pour lutter contre les pucerons et les psylles des cultures en serre. La bête est prolifique, facile à élever et surtout extraordinairement vorace… Un peu trop même, puisqu’elle s’attaque également aux coccinelles locales, à toutes sortes d’autres insectes et aux fruits des vergers. En peu de temps, la coccinelle asiatique échappe à tout contrôle. En Belgique, où elle est en vente depuis 1997, la nouvelle venue colonise la Flandre en quatre ans. C’est désormais la coccinelle la plus répandue à Bruxelles et on commence à l’observer dans le sud du pays. Alors que sa vente vient d’être stoppée, des foyers ont d’ores et déjà été signalés en Allemagne et en Grande-Bretagne.
Harmonia axyridis a un autre défaut. Elle envahit en masse les habitations en hiver. Dans certaines régions des Etats-Unis où elle a également été introduite, il semble que le mot coccinelle ne rime plus du tout dans l’esprit du grand public avec bestiole sympathique. Quand un insecte pullule dans votre maison, si joli et coloré soit-il, il dérange, voire dégoûte. Que faire ? La société Biotop, qui commercialisait ces insectes, propose désormais une souche particulière de coccinelles asiatiques incapables de voler. Celles ci auraient l’avantage de ne pas s’éloigner des cultures où leur présence est souhaitée.
Ne vaudrait-il pas mieux cesser de jouer aux apprentis sorciers et commercialiser, puis relâcher exclusivement des espèces présentes dans la faune régionale ?
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Petite bête rigolote, grimpante et volante, cachant et dépliant pattes et ailes, pas mordante (mais malodorante), elle est une coccinelle (Col. Coccinellidé) en « bon français », celui de l’école et des textes de bonne tenue comme ceux d’Insectes. Mais, dans la campagne, elle porte souvent un nom usuel différent, païen ou chrétien, variable selon les lieux mais avec des constances étonnantes au travers de l’Europe.
manivole, vole-bête, vole-giraud, volehaut, etc.
Que nous en ayons peur, qu’ils apparaissent dans nos rêves, dans nos cartes, ou que nous en soyons attirés, ils sont toujours là pour nous révéler quelque chose, un signe, ou une partie de nous. Parfois même, ils apparaissent dans nos vies, subrepticement, pour nous dire quelque chose… A nous de comprendre quoi !! Cette rubrique est donc créée dans ce sens.
Communément appelée « la bête à bon Dieu », la coccinelle est de bonne augure, présage de chance, porte bonheur…
Ainsi, si cette jolie petite bête à bon dieu se pose sur votre bras, pensez à compter les points noirs présents sur ses ailes, car d’après certaines croyances, le nombre de points de la coccinelle correspondrait au nombre de mois de l’heureuse période qui vous attend! La coccinelle est donc une amie très agréable à accueillir dans son jardin pour se sentir bien tout en protégeant son jardin contre les insectes nuisibles!
Petit insecte, la coccinelle est depuis longtemps symbole de chance et de bonheur. En effet, la coccinelle est appelée « la bête à bon Dieu » ; peu importe dans quelle direction on la pose, elle cherchera toujours à monter vers le ciel, en hiver on la trouve parfois sur les croix en hauteur.
Une introduction ratée donc et qui n’est pas sans conséquences, à plus grande échelle. De plus, il n’est pas garanti que H. axyridis soit capable d’assurer les services écologiques initialement sous la responsabilité des autres coccinelles. En effet, elle s’attaque davantage aux pucerons en champs alors que certaines coccinelles locales ont également une action sur les ravageurs d’arbres et arbustes.
Peu à peu, les séances d’étirement se multiplient. Les coccinelles écartent les deux pans de leur carapace colorée pour libérer leurs ailes membraneuses qu’elles déplient avec les plus grandes précautions. Souvent, elles les traînent un moment déployées derrière elles avant de s’envoler. Bientôt, les courants aériens disperseront les coccinelles, mâles d’abord, femelles ensuite, qui au hasard des vents finiront par redescendre en plaine. Leur atterrissage est imminent. Le carnage va commencer…
Je suis un arthropode passant par différentes couleurs telles que rouge, jaune, noire,… je porte des taches sur le dos allant de 2 à 24 points, j’ai des ailes que l’on nomme elytre et une carapace du nom d’exosquelette, je suis dit-on un véritable ogre à pucerons, je suis de l’ordre des coléoptères je suis, je suisss… ? 