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L’invasion d’Escargots N°2

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2012

 Un incroyable déferlement

‘L’invasion d’escargots,’ dans le légendaire de la chartreuse de Sainte-Croix-en -Jarez, est un des plus étranges récits. Bien entendu, nous connaissons de nombreuses histoires d’invasions de rongeurs, de sauterelles, de batraciens, d’insectes dangereux… Les dégâts accompagnant ces déferlements sont suffisamment traumatisants pour que la chronique en garde une cuisante mémoire. Concernant le problème d’escargots, en quantité telle que le terme d’invasion puisse être retenu, il nous permet des remarques. D’abord, il n’est pas impossible de prévenir ce genre d’ennui (végétaux, cendres, boissons fermentées et autres produits connus de tous temps pour stopper leur progression). Ensuite, une incontrôlable profusion d’escargots n’est guère fréquente. Si toutefois l’événement se produisait, il serait peu probable qu’il se renouvelle fréquemment… et encore moins en hiver lors des grands froids.

La mémoire comme moyen de transport

Il serait alors possible d’envisager l’enregistrement d’un fait d’une telle importance qu’il ait été comparé à un événement pouvant en colporter la substance en toute pérennité et en toute discrétion. La mémoire et le légendaire ont fait le reste sous la forme d’une trace tenace, altérée sans doute au fil du temps et surtout des transmissions peut-être parfois aléatoires. Sans soute l’aspect, quelque peu absurde, est le meilleur camouflage de cette mémorisation. Il est quasiment certain que cette légende- cette tradition- est fondée sur un ou plusieurs faits marquants, réels, absorbés peu à peu par le merveilleux… souvenons-nous de la légende de Béatrix !

Nous avions, comme première approche du problème du sujet, mis en lumière la valeur de la lettre ‘R’ dans la phrase ‘L’INVASION D’ESCARGOTS’. En effet, si nous prenons la valeur ‘Joker’ de cette lettre, selon la Kabbale, nous trouvons la modification suivante « L’INVASION DES CAGOTS’… Ces étranges personnages qui, selon certains chercheurs, seraient les derniers rescapés du massacre des Albigeois : les Cathares ! Cet hypothèse est loin d’être à écarter ; cependant, nous étudierons une autre possibilité intéressante, celle du jeu des mots de la langue verte.

Des faits pourtant relatés

Escargot au porche de l’église St Jean de Rive-de-Gier

Tout d’abord, deux faits réels trouvés dans des chroniques d’époque:
– « … En 1419 une invasion d’escargots ou limaces est signalée. L’évêché de Lyon s’en est intéressé de si près qu’il lance contre ce phénomène une excommunication « contre ces sales bêtes, suppôts de Satan »; il plaît à la chronique de nous dire que « l’anathème suffît à anéantir les gastéropodes… »

 Bailya parvaEnsuite :
– « … En 1673, un fléau d’un autre genre y exerça des ravages, les limaçons se multiplièrent au point de dévorer toutes les récoltes. Il paraît qu’on a exorcisé le pernicieux mollusque et c’est à cette cérémonie qu’on attribue leur disparition…  » La France par Cantons.

La mémoire aurait-elle substitué une véritable invasion de limaçons (de limaces et non d’escargots qui en langue populaire devient colimaçons) à d’autres faits ou rumeurs ayant une phonétique similaire ou approchante ?

D’abord retenons que sur un plan symbolique, la limace n’est autre que St Germain l’Hermite dans la tradition de l’évêque St Tulpin ou Turpin. Dans cette tradition, tous les personnages du cycle chevaleresque de Charlemagne sont issus de la fable de St Tulpin (église de Mozat): « L’escargot et le Renard ». A ce propos, les Maçons ne se disaient-ils pas « descendants de la louve », donc « louveteaux ». A Mozat, les Maçons sont tous affiliés au parti de Leupin (petit loup) et célèbrent, déjà vers 1730, la défaite de centaure, renard aristocratique, et la victoire de l’escargot!

De cet escargot: « …Gastrolâtres, coquillons. Cet épithète désignait particulièrement les maçons libres. Le hiéroglyphe spécial des maçons était le limaçon, ce qui leur avait fait donner le nom de coquillons ou gens à coquilles (à loge fermée et mobile). Sous Louis XIII on les nommait les caquerolles, nom bourguignon du limaçon…  » Grasset d’Orcet. T.l

D’étranges Forts-Maçons

Le porche de l’église St Jean de Rive-de-Gier

Dans cet ordre de détails, rappelons qu’à l’église St Jean de Rive-de-Gier, ancien territoire chartreux, des escargots ornent le portail du porche principal. Le sculpteur a poussé le détail jusqu’à nous montrer que les gastéropodes sont des « bourgognes » et non des escargots « petits gris »…intéressant souci du détail…

Mais laissons Grasset d’Orcet poursuivre son récit: « …Forts maçons ou constructeurs de forteresse (?) en d’autres termes vers le milieu du 16e S. à des ingénieurs militaires lesquels formaient sous l’ancien régime, une corporation noble. Tout ce que je puis assurer, c’est que, si j’ai souvent rencontré dans le « grimoire » des allusions aux maçons et aux forts-maçons le plus souvent représentés par des limaçons ou caquerolles… » Ces forts-maçons qui sculptèrent un tympan de la cathédrale de Chartres au XIIIème S. où figurent plusieurs escargots… que l’on retrouve au trésor de la cathédrale, dans la chapelle St Piat…
Enfin, puisqu’il est question de maçons, en feuilletant quelques ouvrages sur la Maçonnerie, on peut souligner des analogies entre le rituel de Maçonnerie et la légende des escargots.

L'invasion d'Escargots N°2 dans ESCARGOT 220px-Haeckel_ProsobranchiaMaçonnerie : Les travaux maçonniques ne s’ouvrent que lorsque la loge est à couvert, c’est à dire si l’assemblée est hors oreilles et regards indiscrets. Le « tuileur » (peut-être de tuilot: couverture de toiture) s’assure de l’isolement, hors d’atteinte à la curiosité, de l’atelier… Ces détails et généralités sont extraits d’ouvrages de vulgarisation à la portée de chacun en librairie générale.

Les Maçons affranchis arrivant d’Angleterre et d’Ecosse, recrutés sur les chantiers de constructions religieuses et laïques, se nommaient  »libres-maçons »: « free Mason ». Ils devinrent, par mauvaise compréhension ou dérision, « free Maçon », qui ,mal prononcé, est devenu peu à peu « flimaçone », « limeçone », et enfin « limaçon » pour le terme populaire des bâtisseurs… Encore un détail autorisant la liaison: dans un lieu profane, il semble que les Maçons, ne pouvant s’exprimer librement entre eux, annoncent, en forme d’avertissement à être discrets en propos… « il pleut ». N’est- ce pas un temps idéal pour l’escargot ?

André Douzet

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L’invasion d’escargots N°1

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2012


Le trésor de Chartres… et l’escargot

L’escargot… Lorsque les toitures chartreuses fuyaient et prenaient l’eau, lorsqu’il pleuvait, que les lieux n’étaient plus à couvert, la tradition remarquait la présence massive d’une assemblée d’escargots…

Des limaçons et des fours

Patelle commune (Patella vulgata)Mais ce n’est pas encore tout, en ce qui concerne cet étrange rapport entre l’escargot et une ‘certaine Maçonnerie’ qui était franche autrefois : le dogme fondamental des Gouliards est un culte voué à St Gall, St Gaul ou St Gely, en dialecte limousin : St Coq.

Le Pantagruel de Rabelais, dans la préface du quatrième livre, laisse apparaître la philosophie gouliarde : « …selon le proverbe limousin ; à faire la gueule d’un four sont trois pierres nécessaires… ». Soulignons ici un possible détour par l’ancienne boulangerie de Ste Croix et sa croix indélébile, et au catharisme. Ensuite cette idée de four nous permettrait de mieux comprendre les têtes inexpliquées de la cuisine des Pères Chartreux… Mais que pourrait signifier d’autre, ce ‘four ‘ des Maîtres « fort-Maçons », « Four-Maçons » et « Free-Masons » ?

Sagesse et Connaissance en termes Gouliards

Les Gouliards prétendaient que Sagesse et Connaissance y étaient résumées et mêlées. Leur compréhension ouvrait sur le domaine de l’Esprit, puis avec persévérance sur celui de l’Ame : les deux piles et la clé en forme de porte !
Cette porte, ou pile, est l’ancien Janus romain à deux visages orientés face à l’Orient et à l’Occident. Mais ces deux piles sont toujours le Nord et le Sud. Le Nord pour le principe humide et féminin, le Midi pour le sec et le masculin. Ils sont les deux substances « essentielles » de la création sur les trois plans du Corps, de l’Esprit et de l’Ame : le boire et le manger… Ils deviendront, peu à peu, les colonnes J et B supportant l’architecture en Maçonnerie.

Tableau de loge où l’on voit les colonnes J et B

Le boire et le manger nécessaires que l’on trouve dans l’ébauche du dogme chrétien de l’Eucharistie. La messe est l’ultime représentation du banquet sacré indispensable à la communion… principe que l’on retrouve dans les Thyases antiques, les loges et guildes du Moyen-Age et modernes, et tous rassemblements fraternels et humanistes. Les Gouliards appliquaient un principe de modestie hiérarchique. Plus le grade, ou « pile », est élevé, plus l’homme doit être dépouillé… Le grade, ou « pile » du simple postulant est de cinq piles jusqu’au grade le plus élevé de une pile : Grand Architecte qui ne peut être atteint qu’au passage de la mort : l’ Ultime Initiation. A ce moment, l’homme doit être en état de grande pureté et doit se démunir de tout ce qui le rattache encore au monde matériel.

L’ombre des cathares

On imagine très mal ce mode hiérarchique appliqué à la vie politique, religieuse ou initiatique. Ces ‘vies’ là étant aux antipodes de cette vision de pureté, ce mode déclencherait aussitôt un désavouement général et unanime… alors qu’il devrait en être la base même ! Signalons toutefois qu’une religion mit en application un mode de principe similaire. Elle avait pour nom… Catharisme. Il est, hélas, inutile de revenir sur la fin de cette religion de pureté qui eut, semble t’il, des adeptes jusque près des murs de la chartreuse de Ste Croix.

Ste Croix… dernier refuges des annales Hiéroglyphiques ?

Les sociétés gouliardes existantes estiment que les « Annales Hiéroglyphiques Françaises » finissent avec le décès du duc de Berry…

 Buccinum undatumGrasset d’Orcet suppose, pour conclure provisoirement, les écritures chiffrées des Gouliards « Intéressantes et révélatrices d’un passé à double fond qui nous échappe encore dans l’attente de leur Champollion… ». Cette ‘invasion d’escargots’ serait-elle une partie révélée de l’existence d’une tradition hermétique et occulte dans le passé de Ste Croix ? Pourquoi pas ?

A ceci ajoutons que, pour toute notre région, seule l’église St Jean de Rive-de-Gier, près de la Correrie chartreuse du chemin du Puits St Jean, est ornée d’escargots à son porche ? S’agit-il d’un discret clin d’œil à l’église de St Jean ? ou encore du St Jean sur l’évangile duquel prêtent serment certains Francs-Maçons ? ou d’une tradition fermée dont seuls quelques initiés peuvent encore en comprendre le secret enfoui sous les murs de Ste Croix ?.. cette étrange chartreuse justement teintée de légendes gastéropodes ! Ne peut-on pas, en la matière, parler de « cause à effet » en place de… « hasard et légendes »?

André Douzet

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Les Gastéropodes

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2012


Les Gastéropodes dans ESCARGOT 220px-Dards-escargotsLes gastéropodes forment la famille qui regroupe notamment les escargots, dont la coquille en spirale est caractéristique, et les limaces. C’est une importante classe d’animaux de l’embranchement des mollusques, devenus asymétriques par suite de la torsion et de l’enroulement de leur masse viscérale. Leur tête comporte des yeux et une radula. Leur pied est aplati en une sole ventrale de reptation. Leur manteau est dorsal, leur coquille si elle est présente, univalve.

Les gastéropodes appartiennent à l’embranchement des mollusques. Au sein de ce phylum, ils sont caractérisés par une coquille univalve à l’opposé de celle des bivalves, le plus souvent en spirale (quelques exceptions : la patelle — coquille en forme de chapeau chinois — ou la limace de mer — où la coquille est interne —). Au cours du développement, une flexion endogastrique rapproche bouche et anus. Une torsion de 180° de la masse viscérale par rapport à l’ensemble tête-pied a lieu chez les gastéropodes prosobranches (littorine, buccin…) tandis que chez les opisthobranches cette torsion n’est que de 90° (aplysie). Enfin, les gastéropodes pulmonés ont conquis le milieu aérien : leur cavité palléale est transformée en poumon (escargot). Cependant, certains gastéropodes pulmonés vivent en milieu aquatique (planorbes, lymnées, etc.).

La coquille des gastéropodes est éminemment variable en forme, grandeur et coloris. Il en est dont l’ouverture est fermée par une pièce mobile cornée ou calcaire, l’opercule, pièce absente chez d’autres. Certaines coquilles sont utilisées pour la fabrication d’objets en nacre, et quelques espèces produisent des perles qui ne sont pas sans valeur.

Les gastéropodes constituent le plus grand groupe animal après les insectes : on en dénombre environ 40 000 espèces vivantes. Ils sont apparus voici 600 Ma et sont les seuls mollusques à avoir conquis la terre ferme. L’histoire évolutive des gastéropodes est connue par l’évolution de la forme de leur coquille

Le nombre des espèces de gastéropodes dépasserait 100 000. On les rencontre sur tout le globe, et à l’état fossile depuis le cambrien.

Bibliographie :

  • 200px-Kissingsnails dans ESCARGOTBouchet, P. & Rocroi, J.-P., « Classification and Nomenclator of Gastropod Families », dans Malacologia, vol. 47, no 1-2, septembre 2005, p. 1–397 , elle inclut un code associé au 2400 taxons supra-génériques qui vont de la sous-tribu à la super-famille. Pour chaque taxon, un bibliographie complète est donnée, avec le nom de l’auteur, la date de publication, et le statut vis-à-vis de la commission internationale de nomenclature zoologique.

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Limnées ou Escargot

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2012


Limnées ou Escargot dans ESCARGOT 200px-Lymnaea_spLes limnées ou lymnées sont des mollusques gastéropodes d’eau douce de la famille des Lymnaeidae.

La limnée mange surtout les algues microscopiques et bactéries qui prolifèrent sur les plantes aquatiques et en aquarium sur les parois. Elle consomme également les algues ou les biofilms qui se forment en surface des eaux eutrophes stagnantes. Elle consomme des déchets organiques voire des plantes aquatiques quand elle n’a pas d’autres nourritures à disposition, ce qui est évité en aquarium, en leur donnant des comprimés pour poissons phytophages ou de la salade bouillie.

Comme d’autres mollusques aquatiques, la limnée abrite des parasites. Elle véhicule notamment un des stades de développement de la grande douve, de la distomatose hépatique, des parasites du genre Trichobilharzia, apparenté aux vers plats, dont l’hôte final est le canard, mais dont les larves (cercaires) peuvent toucher les baigneurs (dermatite du baigneur : démangeaisons de la peau et infections aux points de pénétration).

En aquarium, il est pour cette raison utile de se procurer une souche d’élevage auprès d’éleveurs reconnus.

Les limnées sont faciles à élever et sont pour cette raison parfois utilisées par les enseignants ou comme animal de laboratoire. En général elles préfèrent les eaux lentes, fraîches et abondamment plantées. La petite limnée (Limnaea truncatula) peut être élevée comme nourriture d’appoint pour grands cichlidés (par exemple les tilapias) et les tortues aquatiques.

La limnée ovale (Limnaea ovata), dont l’élevage est aisé en aquarium, se rend utile en supprimant les algues collées sur les vitres.

L’accouplement n’est pas réciproque, une seule limnée assume le rôle de mâle. Protégés par une membrane relativement solide. La capacité d’extension et de torsion de cet escargot atteste de son évolution. Seul point faible, la limnée ne possède pas d’opercule pour se protéger quand elle se rétracte dans sa coquille.

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Des escargots qui feront leur beurre

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2012

 

 Planorbella trivolvisLes Dovat élèvent actuellement quelque 12000 escargots. Le jour, ceux-ci se cachent sous les planches de leur abri. KK.

  L’aliment finit sur assiette. «Les escargots sont nés, élevés et transformés sur place, précise Michaël Dovat, ce qui les distingue des produits commerciaux, issus de l’exportation d’animaux, principalement depuis les pays de l’Est.»

 L’héliciculture ? Un joli mot, de ceux qu’on est heureux d’avoir appris un jour et qu’on se réjouit de placer à son tour… Mais surtout une activité rare: l’élevage d’escargots comestibles – du grec Helix (spirale), nom scientifique d’une famille de gastéropodes. A Palézieux, chez Céline et Michaël Dovat (30 et 32 ans), le mot héliciculture a désormais troqué ses habits du dimanche pour des vêtements de travail. Et peut-être même qu’il figure parmi les cinquante premiers mots prononcés par leur trois bambins…

 Encouragés à se diversifier

Depuis 2008 en effet, la famille d’agriculteurs s’est lancée dans la culture des gastéropodes, sur l’impulsion de Michaël Dovat. «Cette activité m’intriguait depuis longtemps. J’ai décidé de m’y intéresser, d’abord comme un hobby, mais qui est vite devenu une passion.» De son côté, Céline Dovat invoque la nécessité, pour les paysans, de diversifier leurs activités : «Les poules et les lapins, on en voit un peu partout. Nous voulions nous lancer dans un créneau moins exploré.»

 Pari tenu! «Quand nous racontons ce que nous faisons, on nous prend pour des farfelus», rigole la jeune femme, en accompagnant ses mots d’un geste de main explicite. Selon nos informations en effet, aucune autre exploitation agricole sur territoire suisse ne pratique le cycle complet de l’élevage d’escargots, depuis la reproduction jusqu’au conditionnement de faire la main. Après une formation d’une semaine en France, il a développé les structures et l’organisation les mieux adaptées au cycle de vie des gastéropodes (lire encadré). Puis, sur une longue période, il a élaboré et testé des recettes de beurre à l’aïl et aux herbes, et de bouillon. «La première année, nous étions sans aucun doute la famille qui mangeait le plus d’escargots en Suisse», raconte Céline Dovat. A préciser: un escargot préparé contient le même poids de beurre que de chair (60 g). «Nos silhouettes s’en souviennent encore», s’amuse Michaël Dovat.

  Lymnaea stagnalisLe résultat final, des escargots à la Bourguignonne, est plutôt convaincant, estime-t-il. Les Escargots de la Ruerette ont d’ailleurs obtenu en février le label Produit du terroir vaudois. Dans le laboratoire installé depuis peu dans un local de la ferme, Michaël Dovat entreprendra à plus large échelle (pour ses 12 000 bêtes) tous les procédés de l’élaboration du produit: ébouillanter les escargots, les décoquiller, séparer le tortillon (viscères de l’animal), laver et stériliser les coquilles, puis y remettre la chair, accompagnée du beurre. Prochaines étapes: poursuivre la vente sur les marchés – dont la Foire aux oignons d’Oron-la-Ville en octobre et les Marchés du terroir de Palézieux – et développer les points de vente fixes dans la région.

 Lentement, mais sûrement, leur souffle l’escargot: ce mot d’ordre qui guidera aussi les prochains pas des jeunes héliciculteurspaléziens.

 

article signé : Katharina Kubicek

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