Le lion de Richard

Posté par othoharmonie le 6 mai 2012

Le lion de Richard dans LION Richard-Coeur-Lion-CroisadeCe majestueux et imposant mammifère, qu’on appelle « le roi des animaux », vit dans la brousse et la SAVANE. Le soir, il guette, près des points d’EAU où ils viennent se désaltérer, les GAZELLES et les ZÈBRES qu’il tue d’un seul coup de ses pattes puissantes et dont il nourrit sa lionne et ses lionceaux. Le JOUR, il se repose de sa CHASSE nocturne et DIGÈRE son festin de chair fraîche à l’ombre ou joue avec ses petits. Il n’attaque l’homme que s’il est blessé. « C’est un lion » : se dit d’une personne intelligente et courageuse.

Le roi d’Angleterre Richard 1er, né à Oxford en 1157, avait choisi cet ANIMAL comme emblème et est entré dans l’Histoire sous le nom de Richard Coeur de Lion. Ce prince fut un guerrier valeureux, mais un médiocre homme d’État. Duc d’Aquitaine, possession anglaise en France, il participa avec le roi Philippe Auguste à la troisième CROISADE pour délivrer Jérusalem, en 1190. Mais en Terre Sainte il se fâcha avec son allié. Au retour, il fut retenu prisonnier par l’Empereur d’Autriche avec qui il était en conflit et dut payer une forte rançon pour être libéré. En 1199, luttant contre la France, il fut tué devant le château de Chalus, en Limousin, qu’il assiégeait avec son armée.

Publié dans LION | Pas de Commentaire »

Le Lion d’Esope

Posté par othoharmonie le 6 mai 2012

Le Lion d'Esope dans LION Les-Fables-d-Esope1_carre_192       Du Lion irrité contre le Cerf qui se réjouissait de la mort de la Lionne.
Un Lion avait invité tous les quadrupèdes à honorer les obsèques de sa Femme qui venait de mourir. Pendant que tous les Animaux ressentaient à la mort de la Reine une douleur inexprimable, seul, le Cerf, à qui elle avait enlevé ses fils, étranger au chagrin, ne versait pas une larme. Le Roi s’en aperçut. Il fait venir le Cerf pour le mettre à mort. Il lui demande pourquoi il ne pleure pas avec les autres la mort de la Reine.  » C’est ce que j’aurais fait, dit celui-ci, si elle ne me l’avait pas défendu. Quand j’approchai, son âme bienheureuse m’apparut. Elle se rendait aux demeures Élyséennes, ajoutant qu’il ne fallait pas pleurer son départ, puisqu’elle se rendait vers les parcs riants et les bois, séjour enchanté du bonheur.  » À ces mots, le Lion plein de joie accorda au Cerf sa grâce. Cette fable signifie que c’est parfois le devoir d’un Homme prudent de feindre et de s’abriter de la fureur des puissants derrière une honorable excuse.

analyse d’Esope

 

 BARSEPA - feuilles d'automne

 

Du Lion et du Rat.

 Un Lion fatigué de la chaleur, et abattu de lassitude, dormait à l’ombre d’un arbre. Une troupe de Rats passa par le lieu où le Lion reposait ; ils lui montèrent sur le corps pour se divertir. Le Lion se réveilla, étendit la patte, et se saisit d’un Rat, qui se voyant pris sans espérance d’échapper, se mit à demander pardon au Lion de son incivilité et de son audace, lui représentant qu’il n’était pas digne de sa colère. Le Lion touché de cette humble remontrance, lâcha son prisonnier, croyant que c’eût été une action indigne de son courage de tuer un animal si méprisable et si peu en état de se défendre. Il arriva que le Lion courant par la forêt, tomba dans les filets des chasseurs ; il se mit à rugir de toute sa force, mais il lui fut impossible de se débarrasser. Le Rat reconnut aux rugissements du Lion qu’il était pris. Il accourut pour le secourir, en reconnaissance de ce qu’il lui avait sauvé la vie. En effet, il se mit à ronger les filets, et donna moyen au Lion de se développer et de se sauver.

analyse d’Esope

 BARSEPA - feuilles d'automne

Du Lion et du Renard.

 Le Lion affaibli par la vieillesse, ne pouvait plus prendre les autres animaux à la course. Il résolut de se servir d’artifice pour les surprendre et pour en faire curée. Il se retira dans le fond de sa caverne pour mieux exécuter ce dessein, et fit savoir partout qu’il était malade. Les autres animaux accoururent pour le visiter, mais il les étranglait et les dévorait à mesure qu’ils entraient dans sa caverne. Le Renard se douta de la ruse du Lion, et du mauvais tour qu’il avait joué à ceux qui étaient venus le visiter. Il se contenta donc de demander de loin au Lion, et sans entrer dans sa caverne, comment il se portait.  » Je me porte fort mal, dit le Lion ; pourquoi n’entrez-vous pas, ajouta-t-il ? – C’est, lui répliqua le Renard, que je vois fort bien les vestiges de ceux qui sont entrés dans cette caverne, mais je n’aperçois point les traces de ceux qui en sont sortis. « 

Analyse des Fables d’Esope

 BARSEPA - feuilles d'automne

Du Lion amoureux.
Un Lion devint amoureux de la Fille d’un Chasseur, et ce fut si éperdument, qu’il courut chez le Père, et la lui demanda en mariage. Celui-ci, qui ne pouvait s’accommoder d’un gendre si terrible, la lui eût refusée net, s’il eût osé ; mais comme il le craignait, il eut recours à la ruse.  » Comptez sur ma Fille, dit-il au Lion, je vous l’accorde ; mais avant que d’en approcher, songez que vous ne sauriez lui marquer votre tendresse, qu’elle ne soit en danger d’être blessée, ou par vos dents, ou par vos ongles. Ainsi, Seigneur Lion, trouvez bon, s’il vous plaît, qu’après vous avoir limé les unes, on vous rogne encore les autres. Vos caresses en seront moins dangereuses, et par conséquent plus agréables.  » Le Lion, que l’amour aveuglait, consentit à tout, et sans penser qu’il allait se mettre à la merci de son ennemi, se laissa désarmer. Dès qu’il le fut, les Chiens, le Chasseur et la Fille même se jetèrent sur lui, et le mirent en pièces.

Analyse des Fables d’Esope

esop58 dans LION

Publié dans LION | Pas de Commentaire »

La Girafe et le pacha

Posté par othoharmonie le 6 mai 2012

                                

La Girafe et le pacha dans GIRAFECe mammifère ruminant qui vit en Afrique est le plus grand des animaux. Sa taille atteint près de 6 m et son poids 1.200 kilos. Son très long cou est garni d’une crinière rigide et sa tête est surmontée de petites cornes poilues. Son dos est fortement incliné, ses pattes démesurées, son pelage curieusement tacheté. La girafe se nourrit des feuilles des arbres que sa haute stature lui permet de brouter aisément.

En 1826, le pacha d’Egypte offrit une girafe au roi de France Charles X en témoignage d’amitié. On n’avait encore jamais vu cet ANIMAL dans le pays; aussi son arrivée souleva-t-elle une grande curiosité. Pour lui faire traverser la MER, on fréta un bateau dont le pont fut percé d’un trou pour qu’elle puisse sortir son cou et sa tête. Elle était trop grande pour tenir dans la cale ! Elle arriva le 23 octobre 1826 à Marseille où elle passa l’HIVER, car il faisait trop FROID pour lui faire poursuivre son voyage. Au PRINTEMPS de l’ANNÉE suivante, elle prit la route de Paris. On lui avait confectionné un imperméable avec un capuchon pour la protéger de la PLUIE. Une foule énorme se pressait tout le long de la route. Elle fut reçue au château de Saint-Cloud par le roi, entouré de tous les dignitaires du royaume. Plus de 600.000 Parisiens lui rendirent visite au JARDIN des Plantes en moins de 6 MOIS. L’année 1827 fut appelée « l’année de la girafe », tant parut extraordinaire cet événement.

Publié dans GIRAFE | Pas de Commentaire »

Le petit écureuil valeureux

Posté par othoharmonie le 6 mai 2012


Légende amérindienne 

Il y a très longtemps où les hommes et les animaux vivaient en harmonie, ils pouvaient et même parler ensemble. Grand Esprit veillait à la paix de ce monde.

Grande ourse avait un terrible défaut, elle était gourmande et goûtait à tout.
Un jour, elle a attrapé un petit indien et l’a avalé tout rond. Elle l’a trouvé si délicieux qu’elle s’est mise à rechercher les petits indiens, telle une confiserie et en croqua ainsi plusieurs.

Le petit écureuil valeureux dans ECUREUIL granvilleLes Indiens étaient désespérés et se précipitèrent chez Grand Esprit afin qu’il fit cesser le massacre. Il convoqua immédiatement Grande Ourse et lui fit la morale.

Toute penaude la Grande Ourse repartit dans la forêt mais sa gourmandise prit de nouveau le contrôle de ses gestes et se remit à dévorer les petits des Indiens.

Grand Esprit était hors de lui que Grande Ourse lui ait désobéi et décida de la transformer en petit écureuil. Grande Ourse ne pourra plus manger de petits indiens car on sait que les écureuils mangent des noisettes et des glands et vit dans les arbres !
Petit à petit, Les rapports de Grande Ourse avec les êtres de la forêt évoluèrent et elle se mit à avoir même quelques Indiens dans le cercle d’amis !

Il se produisit, l’hiver suivant une grande catastrophe, le printemps ne venait pas car les oiseaux, les fauvettes n’étaient pas venues l’annoncer de leurs chants mélodieux.

Grande Ourse qui voulait se racheter de ses fautes du passé partit à leur recherche dans la forêt.
Après avoir marché des jours et des jours, elle crut entendre quelques gazouillis venant du sol.
Elle se rapprocha prudemment et découvrit un énorme trou dans lequel les fauvettes étaient retenues prisonnières par un méchant sorcier et un grand ours blanc.

Elles étaient attachées par les pattes à la paroi grâce aux petites racines de mélèze.

Grande Ourse se dit qu’elle devait absolument sauver les oiseaux mais sous la forme d’un écureuil, elle avait beaucoup moins de force ! Heureusement, elle avait conservé sa grosse voix, et, alors que le sorcier s’était absenté, elle s’adresse au grand ours blanc :  » Bonjour cousin ! « .
Le grand ours blanc regarda de tous les côtés, mais ne vit personne car Grande Ourse était 
cachée !
Il crut d’abord ne rien avoir entendu mais elle répéta son bonjour.

stock-photo-10539208-squirrel-antique-animal-illustrations dans ECUREUILGrand ours blanc se dit qu’il était incapable de la repérer. Grande Ourse lui dit alors :
 » Tu as des soucis aux yeux cousin, ferme-les et je vais te mettre une pommade dont tu me diras des nouvelles « .
Grand ours blanc s’exécuta et petit écureuil lui colla les yeux avec de la résine si forte qu’il n’arrivait plus à ouvrir un œil. Elle put ainsi aller délivrer toutes les fauvettes qui s’élancèrent dans le ciel en chantant afin de remercier le courage de la grande Ourse.

 

Mais le méchant sorcier était de retour…Grande ourse s’échappa à toutes jambes, mais se sont de toutes petites jambes pour un écureuil ! Il décolla en un rien de temps les yeux de Grand ours blanc et tous deux s’élancèrent à sa poursuite.
Elle fila vers le nord mais ils étaient toujours à ses trousses. Elle eu beau sauter encore et encore plus loin, elle sentait qu’ils se rapprocha dangereusement…

Elle grimpa donc dans un sapin à toute allure et sauta dans le ciel. Grand ours blanc la suivit et le sorcier banda son arc et décrocha une flèche qui transperça le bout de la queue de petit écureuil et alla se planter dans la voûte céleste.

Toutes les nuits vous pouvez encore observer cette course poursuite : Petit écureuil tourne en rond autour de la flèche qui immobilise le bout de sa queue ( l’Étoile Polaire ) et Grand ours blanc qui ne cesse de la poursuive.

Petit Écureuil est représenté par la constellation de la petite Ourse et Grand ours blanc représente celle de la Grande ourse.

Publié dans ECUREUIL | Pas de Commentaire »

Le renard analysé par Esope

Posté par othoharmonie le 6 mai 2012

Le renard analysé par Esope dans RENARD 9782261400904Du Renard qui a perdu sa queue.
  Un Renard tomba dans un piège, et s’en retira, mais ce ne fut qu’après y avoir laissé sa queue pour gage. Il en était au désespoir ; car le moyen de se montrer aux autres ainsi écourté, sans exciter leurs risées ? Pour s’en garantir, que fait-il ? Il se met en tête d’avoir des compagnons ; ensuite il assemble les Renards, leur conseille en ami, disait-il, de se défaire de leurs queues ; elles embarrassaient beaucoup plus qu’elles n’ornaient ; ce n’était qu’un poids fort superflu. En un mot, une queue ne servait, à l’entendre, qu’à balayer les chemins. Il eut beau le remontrer, on le hua dans toute l’assemblée.  » Ami, lui dit un vieux Renard, j’ignore ce qu’on pourrait gagner à se passer d’une queue ; mais ce que je sais certainement, c’est que tu ne m’en aurais jamais fait observer l’inutilité, si tu avais encore la tienne »

Analyse des Fables d’Esope

 

 

Du Renard et du Chat.

 Dans une dispute que le Renard eut avec le Chat, il se vantait d’être le plus rusé de tous les animaux, et de mettre lui seul plus de finesses en pratique que tous les autres ensemble. Le Chat lui répondit qu’il n’en savait pas tant, mais qu’il avait de bonnes griffes ; que son agilité lui tenait lieu de finesse, et le tirait de toutes sortes d’embarras. Lorsque le Renard s’apprêtait à lui répliquer, on entendit tout à coup plusieurs Chiens aboyer, et qui venaient fondre sur eux. Le Chat, sans marchander davantage, grimpa promptement sur un arbre, où il demeura en sûreté ; mais le Renard qui ne put se sauver si vite, fut pris et dévoré par les Chiens, malgré toutes ses finesses.

Analyse des Fables d’Esope

 

  BARSEPA - bambou

Du Renard et du Chat.

 Un Renard tombé par hasard dans un puits, était sur le point de se noyer, lorsqu’il aperçut un Loup sur le bord du puits. Il le pria très instamment de l’assister dans ce péril extrême, et de lui jeter une corde pour le tirer de ce puits. Le Loup plaignant sa disgrâce, lui fit plusieurs questions pour savoir comment ce malheur lui était arrivé.  » Ce n’est pas maintenant le temps de discourir, répliqua le Renard ; quand tu m’auras tiré d’ici, je t’expliquerai à loisir toutes les circonstances de cette aventure. « 

Analyse des Fables d’Esope

 

 BARSEPA - bambou

Du Renard et du Bouc.

 Le Renard et le Bouc pressés de la soif, descendirent dans un puits. Après qu’ils se furent désaltérés, ils cherchèrent les moyens d’en sortir. Le Renard ayant rêvé quelque temps, dit au Bouc qu’il avait trouvé un bon moyen pour se tirer d’embarras l’un et l’autre.  » Il faut te dresser sur les pieds de derrière, et appuyer les deux cornes de devant contre le mur ; je grimperai aisément le long de ton dos ; et quand je serai hors du puits, je te donnerai du secours pour en sortir après moi.  » Le Bouc approuva la proposition du Renard, et se mit en posture pour lui faciliter la sortie. Mais quand le Renard se vit en assurance, il se mit à sauter de tous côtés, sans se soucier de l’embarras où était le Bouc, qui lui reprochait son indifférence et sa mauvaise foi, puisqu’il n’accomplissait pas les conditions de leur traité.  » Mon ami, lui dit le Renard en l’insultant, si tu avais autant d’esprit et autant de bon sens que de barbe, tu ne serais pas descendu dans ce puits, sans avoir auparavant songé aux moyens d’en sortir. « 

 

Analyse des Fables d’Esope

 BARSEPA - bambou

 

Le Renard trahi par le Coq.

 Un Paysan outré de dépit de voir ses poules égorgées par un Renard, lui tendit des pièges, et le prit. Le Coq seul fut le témoin de sa disgrâce. Le Renard le pria très instamment de lui apporter des ciseaux pour couper les filets, ou du moins de ne pas avertir son Maître qu’il était pris, jusqu’à ce qu’il eût rongé les cordons avec ses dents. Le Coq lui promit sur-le-champ de faire l’un et l’autre, quoiqu’il ne fût pas dans la résolution de lui tenir parole. En effet, il courut vers son Maître, et lui dit que le Renard avait donné dans le piège. Le Paysan prit une massue pour en assommer le Renard, qui voyant venir de loin son ennemi :  » Que je suis malheureux ! s’écria-t-il, ai-je dû me flatter que le Coq me serait fidèle, après lui avoir égorgé tant de femmes ? « 

Analyse des Fables d’Esope

 

 BARSEPA - bambou

Du Renard voulant tuer une Poule sur ses oeufs.
Un Renard entré dans la maison d’un paysan trouva au nid une Poule qui couvait. Elle le pria en ces termes :  » Ne me tue pas pour le moment, je t’en supplie. Je suis maigre. Attends un peu que mes petits soient éclos. Tu pourras les manger tendres et sans dommage pour tes dents.  » Alors le Renard :  » Je ne serais pas digne, dit-il, d’être un Renard si, maintenant que j’ai faim, dans l’attente de petits qui sont encore à naître, je renonçais à un manger tout prêt. J’ai des dents solides capables de mâcher n’importe quelle viande, même la plus dure.  » Là-dessus il dévora la Poule. Cette fable montre que c’est être fou que de lâcher, dans l’espoir incertain d’un grand bien, un bien présent.

Analyse des Fables d’Esope 

9782745944580-couverture_tailleNormale dans RENARD

Publié dans RENARD | Pas de Commentaire »

Gobe Mouton en 1835

Posté par othoharmonie le 6 mai 2012

Gobe mouton et égagrophiles

(D’après un article paru en 1835)

 

Quelques campagnards méchants et madrés ont peut-être encore la recette des gobe-mouton, espèces de pilules destinées à faire mourir le troupeau du voisin.

Gobe Mouton en 1835 dans MOUTON moutonsCes pilules se composent, dit-on, de bourre ou de filasse roulées en boulettes que l’on fait frire, ou que l’on enduit de poix de beurre, ou de miel. L’innocent animal, affriandé par l’enveloppe, GOBE avidement les pilules meurtrières placées le long du chemin, ou cachées cautereusement sous l’herbe par l’ennemi de son maître.

On a ouvert des moutons soupçonnés d’avoir été GOBÉS ; leur estomac contenait en effet les fatales boulettes qui paraissaient confectionnées comme nous venons de l’expliquer.

En 1792, un laboureur des environs d’Evreux, accusé d’avoir détruit ainsi un troupeau, fut condamné à la flétrissure et à six années de galères. Cet homme appela du jugement. Le tribunal d’appel crut devoir consulter la société royale d’agriculture, sur la question de savoir si le gobe-mouton était en effet un moyen d’empoisonnement.

Il résulta du rapport de cette société que les prétendus gobe-mouton n’étaient que des égagropiles, c’est-à-dire des pelottes de poils ou de laines que l’on trouve dans la panse de plusieurs animaux ruminants, qui sont recouverts d’un enduit visqueux produit par les sucs de l’estomac, et qui en effet peuvent causer leur mort. (Egagropile est formé des mots grecs aïx, chèvre ; agrios, sauvage ; pilos, balle de laine).

Le séjour des poils et de la laine dans l’estomac en altère la couleur, de sorte qu’on peut les prendre pour de la vieille bourre. La société d’agriculture expliqua ainsi la formation des égagropiles.

Les animaux, en léchant leurs petits et se léchant eux-mêmes, ramassent sur leur langue des poils et des filaments de laine qui passent dans l’estomac ; les moutons particulièrement avalent de la laine ; en hiver, les plus avides s’enfonçant dans les rateliers, couvrent leur toison de fragments de fourrages que les autres s’empressent de brouter en arrachant de la laine qu’ils avalent en même temps ; en été, des flocons de laine s’accrochent aux broussailles, et les bêtes les mangent en broutant.

La société d’agriculture fortifia son avis d’un certificat du maître de poste de Nonancourt, qui avait plusieurs fois placé des gobe-mouton sur les chemins où paissait son troupeau et qui n’avait vu aucun animal y toucher.

Le malheureux laboureur ne fut point marqué du fer rouge, il n’alla pas aux galères, il fut absout. Mais on peut croire qu’avant lui, d’autres accusés moins heureux avaient été condamnés au supplice pour le même délit par des tribunaux qui avaient jugé sans un examen aussi approfondi.

 

Publié dans MOUTON | Pas de Commentaire »

Le Chien, ami de l’Homme

Posté par othoharmonie le 6 mai 2012


Légende amérindienne

Iduga, jeune chasseur de la tribu Sénecas, avait deux chiens, comme lui bons chasseurs. Aussi Induga les aimait-il et en était il fier. Les chiens, de leur coté, savaient apprécier l’adresse de leur maître et sa bonté pour eux.

Le Chien, ami de l'Homme dans CHIEN i_logo10 Un jour d’hiver ils partirent tous les trois vers le nord, afin d’aller chasser. Après une longue marche, ils dressèrent leur campement dans une forêt. La chasse promettait d’être fructueuse : pendant trois jours, Iduga tua plus de gibier qu’il n’en avait jamais tué à lui seul dans aucune de ses expéditions.

 Il se reposait le soir du troisième jour lorsque, tout d’un coup, ses chiens se mirent à aboyer et quittant le campement, coururent à perdre haleine dans la direction du lac. Induga les suivit une touche à la main.

 Après s’être arrêté un instant au pied de l’arbre, l’un des chiens revint vers sont maître et lui dit :

 « Frère, nous allons peut être mourir ce soir. Il y a la bas un animal étrange et tel que nous n’en avons jamais vu de semblable »

 En effet, arrivé a peu de distance d’un grand sapin, Iduga vit, tout au sommet de l’arbre, éclairée par la lune, une forme qui lui sembla terrifiante.

L’homme distingua nettement une tête où brillaient d’énormes yeux phosphorescents un mufle hideux garni de longue dents aigues et il entendit un grognement lugubre.

 « Laissons le, retournons au campement, nous verrons demain ce que nous pourront faire » Leur dit il.

 Les chiens le suivirent, mais ils dirent :

 « Frère, demain il sera trop tard. Nous allons être attaqués cette nuit. Peut être ne pourrons nous pas nous défendre contre cet animal aux griffes énormes. Il vous faut chercher du renfort au village. Courrez-y vite. Ne prenez avec vous ni torche, ni flèche, qui généraient votre course. Nous vous protégerons et pour cela, nous nous ferons tuer s’il le faut »

 Et le Séneca, comprenant que ses chiens avaient raison, suivit leur conseil. Jetant au loin sa torche, il se à courir de toutes ses forces. Il courait depuis un bon moment, lorsqu’il fut rattrapé par l’un des chiens.

 «  L’animal est sur votre piste, nous allons essayer de lui tenir tête jusqu’à ce que vous soyez en sûreté. Coures plus vite » dit-il.

 Iduga essaya d’aller plus vite encore. Les rugissements se rapprochaient de lui. Bientôt, les furieux aboiements des chiens indiquèrent que la lutte avait commencé.

A un moment, il lui sembla que l’avait dû se libérer et se mettre à sa poursuite, car il l’entendait nettement de nouveau.

 8844417-les-hommes-d-39-attente-pour-le-debut-des-combats-de-chiens-dans-le-district-de-chaman-e-babrak-a-ka dans CHIENLes chiens rejoignirent sans doute le monstre, car leurs aboiements devinrent féroces, acharnés, désespérés même ; puis tout à coup, l’un des chiens se tut. Iduga comprit qu’il avaiot succombé et voulut essayer de sauver son compagnon en arrivant, avec ses amis,k à temps pour le défendre. Cette pensé lui donna l’énergie nécessaire pour continuer de courir et pour courir plus vite encore.

 Enfin ; il vit le feu du village briller dans le lointain. Il appela a l’aide et tomba épuisé, incapable d’expliquer ce qui était arrivé.

 Lorsqu’il revint à lui, ses amis se mirent à la recherche de la bête féroce afin de l’abattre. Il leur fut impossible de retrouver sa piste, mais les traces du combat étaient visibles et sur le sol, à l’endroit où ils avaient désespérément lutté, gisaient les ossements des deux braves chiens, morts pour que leur maître eût la vie sauve.

 C’est depuis ce temps là que les Sénecas honorent les chiens et les reconnaissent comme les meilleurs amis de l’homme.

 

Publié dans CHIEN | Pas de Commentaire »

Le Lama nous parle

Posté par othoharmonie le 5 mai 2012

 

Lama mon ami, qui es-tu?

 « Regardez un lama dans les yeux et vous verrez sans doute les plus beaux paysages du monde, effleurez-le du bout des doigts et vous toucherez tout l’or des Andes… » citation dont je ne connais pas l’auteur mais reprise par Mr Petit dans un article de presse.

 Le Lama nous parle dans LAMA 12270250250Message du lama :

 « Je vis en compagnie de l’humain depuis 6000 ans et je suis originaire de l’Amérique du Sud. Je suis un animal très intuitif et particulièrement sensible. Tout ce qui m’entoure m’intéresse car je suis par nature très curieux.

 J’adore que mon propriétaire me consacre du temps.J’aime que l’on me contemple et que l’on m’admire.

 Je ne recherche pas les câlins mais je suis sensible à l’amour et l’attention que l’on me porte.

 Je suis très intelligent et mémorise avec beaucoup de facilité ce que l’on m’enseigne.

Je suis observateur et doué d’une grande logique. Je suis toujours attentif et plein de bonne volonté.J’aime faire le « joli cœur » et voir dans les yeux de mon propriétaire son admiration et son bonheur en ma compagnie.

 J’ai besoin d’un minimum d’espace pour m’épanouir, environ 2000m2 mais je ne supporte pas la solitude, comme tous les animaux…

 Je n’endommage pas votre sol car mes pieds sont munis de coussinets plantaires.

 Je suis propre car je fais mes crottes au même endroit. 

 Je savoure l’herbe des prairies mais je reconnais adorer les feuilles de ronce ou d’aubépine. Cependant, je ne suis pas une machine pour nettoyer vos prés en friche et accidentés.

 Je suis gourmand et apprécie de manger du foin tout au long de l’année.

Regardez ma lèvre supérieure est fendue, ce qui me permet justement de manger les feuilles d’arbustes tels que la ronce sans me piquer. J’écarte ma lèvre pour qu’elle ne soit pas au contact des épines !

8842179-portrait-de-la-magnifique-lama-blanc dans LAMA Quand je suis contrarié, je couche les oreilles comme ceci… juste pour intimider car je suis un animal pacifique.  Mon moyen de défense se limite à cracher un mélange de salive et d’herbe nauséabond.

 Quand je suis attentif mes oreilles sont toutes droites comme ceci.

J’adore me gratter le dos sur le sol dans la terre compacte, ce que mon éleveuse appelle « l’air de grattage »

  JE SUIS DONC L’ANIMAL LE PLUS MERVEILLEUX ET LE PLUS ADORABLE SUR CETTE PLANETE… C’EST MON ELEVEUSE QUI ME L’A DIT ! « 

 

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

L’enfant au lama blanc

Posté par othoharmonie le 5 mai 2012

 

L'enfant au lama blanc dans LAMA au-pays-du-grand-condorSous la lune, la cordillère et ses ombres étaient effrayantes, mais le petit Indien ne connaissait plus la peur de la nuit et des ombres. Il avait seulement froid, très froid. Le vent rude et glacé soufflait et à avançait dans la nuit. Comment dormir quand il fait si froid et que l’on est si seul ?

 Soudain, il trébucha contre une grande masse gisant devant lui. Il se pencha et reconnut un lama. Il pensa à sa mère et crut que l’animal était mort de faim comme elle. Il toucha la tête du lama qui bougea en geignant. « Il vit! » s’écria joyeusement le petit Indien qui n’était plus seul.

 D’une patte du lama, le sang coulait. « Un animal a dû l’attaquer », se dit l’enfant et il courut jusqu’à la rivière qu’il avait passée un instant plus tôt. Là, il déchira un pan de sa chemise, le trempa dans l’eau puis il cueillit des herbes dont sa mère lui avait appris les bienfaits. Revenu près du lama, il lava soigneusement la plaie, y déposa les herbes et fit un pansement avec un autre morceau de sa chemise dont il ne restait plus grand-chose. Alors, seulement, le petit Indien s’aperçut que le lama était blanc, sa blancheur immaculée luisait sous la lune; c’était le lama le plus beau qu’il avait jamais vu de sa vie.

Et, de nouveau, il pensa à sa mère si belle et il se blottit contre le lama en pleurant. Le lama dressa sa tête et frotta doucement les cheveux de l’enfant avec son museau. Le petit Indien cessa de pleurer, il s’enfouit dans la laine épaisse et chaude et tous deux s’endormirent.

 L’aurore et le bonheur réveillèrent le petit Indien. Le lama blanc le contemplait de ses gros yeux ronds et doux. L’enfant entoura son long cou de ses deux bras. « Nous ne nous quitterons jamais! » Il alla à la rivière, revint, nettoya la plaie, changea le pansement, cueillit de l’herbe qu’il donna à manger au lama dans son chullou. Pour lui-même il construisit un petit four de mottes d’argile, dans lequel il fit rôtir des pommes de terre arrachées dans un champ. Durant une semaine, ils vécurent ainsi. L’enfant parlait au lama tout le jour de sa maman, de son hameau déserté à cause de la famine, lui contait des légendes dont sa mère l’avait bercé le soir.

 Le lama écoutait l’enfant, la nuit tombait, les rapprochant l’un de l’autre, et le sommeil les enveloppait.

Un matin, le lama se leva et marcha. Le petit Indien pensa que le moment était venu de descendre parmi les hommes et son cœur se serra. Le lama se tourna vers lui comme pour demander de le suivre et ils avancèrent sur le chemin.

 Nadèjda Garrel – Au pays du Grand Condor Gallimard.

Publié dans LAMA | 1 Commentaire »

Rêver d’un lama

Posté par othoharmonie le 5 mai 2012

Rêver d’un lama : Votre existence est mélancolique, vous manquez d’air.

En captivité :
Échec sentimental.

Le blesser ou il se blesse :
Fuite ou abandon de l’être aimé.Rêver d'un lama dans LAMA animal_054

Le tuer :
Vous commettrez une trahison.

Mort :
Divorce.

Voir un lama dans votre rêve:
Signifie que vous avez trop de soucis et portez trop de problèmes.

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

Lamas et les peuples indigènes

Posté par othoharmonie le 5 mai 2012

 

 LamaAnimaux sacrés des peuples Indiens des Andes, sans lesquels ils n’auraient pu subsister dans cette région aride, aux conditions climatiques parfois extrêmes. Les lamas jouent un rôle important dans la mythologie et les rituels des indigènes, et ceux-ci les considèrent comme leurs « frères sans parole ».

Ce sont les animaux sacrés des Peuples Indiens des Andes, dans certaines régions encore aujourd’hui irremplaçables pour la population indigène des haut-plateaux arides. Les indiens utilisent leur capacité de transporter des marchandises sur des chemins autrement inpratiquables, mais également la laine, la viande et les peaux, ainsi que leur fumier (comme engrais et combustible).

Les lamas jouent un rôle important dans leurs mythes et rituels, particulièrement en Bolivie et au Pérou, oû ils sont considérés comme « nos frères sans parole ». 

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

Signe Astro du Lama

Posté par othoharmonie le 5 mai 2012

 

 

Le lama : Son physique

Le lama est grand, fin, distingué; il y a peu de lamas ronds. Il a fière allure et affiche souvent un air hautain. C’est un  Guanaco (Lama guanicoe)séducteur, qui vous regarde de ses grands yeux bordés de longs cils. Mais c’est aussi un camélidé dans l’âme. Quand lama pas content, lama cracher !

Le lama n’a pas que de bonnes manières : le lama sue beaucoup, le lama rote et l’haleine du lama est malsaine. Le pelage est brun ou gris; alors pour ne pas passer pour un lama terne, le lama teint sa robe en rouge ou en safran.

 

Son caractère
Le lama donne l’impression de quelqu’un de fiable. Mais le lama ment et c’est là un gros défaut; mais le lama n’avoue jamais, même si on lui avance la preuve du contraire. Quand le lama l’a dit, il ne revient pas sur ses paroles. Quoiqu’il ait dit le lama nie hier, le lama nie aujourd’hui et si on insiste, le lama nie tout en bloc.

Le lama est souvent malade, complètement malade, parfaitement malade. Il faut dire que le lama creuse sa tombe avec ses dents : c’est un gourmet, c’est un gourmand qui ne sait pas s’arrêter. Et si tu veux lui faire un reproche, le lama te l’ôte de la bouche, et le lama l’adresse illico au chef !

Comme on dit chez nous, le lama, c’est pas le Pérou ! Heureusement le lama rit beaucoup car c’est un joyeux vivant.

 Ses goûts

Le lama n’a qu’un seul mot à la bouche : les femmes, les femmes, les femmes ! Et il court d’aventure en aventure. Le lama quête le moindre regard, le moindre sourire. Une fois sa proie conquise, le lama connait l’art et la manière de manier les belles paroles.

 Quand il n’est pas occupé par l’une de ses nombreuses conquêtes féminines, le lama passe son temps aux puces. Voilà sa Signe Astro du Lama dans LAMA 320px-Guanacos%2C_Parque_Nacional_Torres_del_Paine%2C_Chile2grande passion : le lama chine. Et il est doué pour découvrir les pièces rares à petit prix. Le lama dame le pion à bien des professionnels dans ce domaine et l’amateur l’envie souvent. Mais le lama se rit de ses bonnes affaires, seule l’intéresse la décoration de sa maison.

 Notre conseil

Vivre avec un lama vous l’avez vu, n’est pas une sinécure. Si la magie opère et que le lama t’adore, tout va bien. Mais il est très rare de rencontrer un lama fiable et encore moins un lama sage. Passer toute votre vie avec lui risque de vous rendre chèvre. Alors pour les sorties, le cinéma, le sport, l’amitié, oui ! Mais montrez vous sage, et renoncez à vivre au quotidien avec lui. 

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

Le Lama, un Camelide

Posté par othoharmonie le 5 mai 2012


Les lamas et les alpagas restent, avec le condor, les emblèmes du Pérou. A l’instar de leurs cousins les vigognes et les guanacos, ces chameaux sans bosses vivent tous à des altitudes situées entre 3000 et 4500 mètres dans la Cordillère des Andes.

 

LAMA et ALPAGA
Le lama est le plus célèbre d’entre eux. Du temps des Incas, il était systématiquement utilisé pour sa chair, son cuir et sa laine.  Vigogne (Vicugna vicugna)La tête perchée sur un long cou rigide, ce grand camélidé domestique ne semble pas apprécier les caresses. Il adopte aussitôt une expression outrée. L’alpaga est tout son contraire. Vif et attachant, il suit les enfants de bergers comme un petit chien. Il est nettement plus petit et râblé que le lama, qui mesure environ 1,25 mètre de haut. Les Indiens font la différence entre deux sortes d’alpagas, le huacaya et le suri. C’est ce dernier qui fournit le pelage le plus soyeux. La chair des alpagas est la plus appréciée, sous forme de viande séchée ou de steaks, très savoureux.

Les vigognes, sauvages, sont plus difficiles à observer. A Pampas Galleras, une des rares réserves où elles subsistent, on peut les voir se déplacer en troupeaux dans des étendues désertiques. Fines et élancées, pourvues d’un beau pelage roux, les vigognes portent une des laines les plus fines au monde. Les Incas en capturaient quelques individus au printemps pour les tondre, mais ne manquaient jamais de les relâcher. De nos jours, les vigognes font partie des espèces menacées. Si leur chasse est interdite, les braconniers semblent être rarement inquiétés.

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

Domestication du Lama

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012

 

Domestication du Lama dans LAMA 1048312_3633629C’est le plus grand camélidé du monde. Le lama est un ruminant qui se nourrit essentiellement d’herbe et d’orge. A l’instar des vaches, il est doté d’un système digestif complexe (3 estomacs). Domestiqué, il ne rechigne pas à élargir son alimentation à du pain voire des glands mais ces « friandises » peuvent l’intoxiquer si elles sont consommées sans modération.

Phénomène rare chez les mammifères, la lamate domine le mâle et elle est prioritaire sur la nourriture. La période de rut se traduit par une poursuite qui se termine quand la femelle accepte enfin le rapport. L’accouplement dure une trentaine de minutes pendant lesquelles le mâle émet un son grave et continu. Après une gestation d’un an, la lamate mettra au monde un unique lamateau (aucun cas de gémellité connu).

Le comportement grégaire du lama est assez étonnant : tous les individus font leurs besoins au même endroit. De même, ils utilisent une et une seule « aire de roulage », une zone de terrain bien précise où ils se roulent parterre. Malgré ces signes de communauté, le groupe de mâles a tendance à se tenir à l’écart de celui des femelles et de celui des petits.
A noter que comme le chameau, le lama blatère.

 

UN ANIMAL DOMESTIQUE

68827230folklore-lama-d-equateur-jpg dans LAMAL’intérêt du lama pour l’homme est multiple. Dans l’Amérique latine, cet animal de trait et de randonnée (il supporte un poids de 50 kg) fournit en outre de la laine et de la viande. On peut même utiliser ses excréments séchés comme combustible pour se chauffer. C’est également un auxiliaire efficace pour la prévention des incendies de forêt : en se nourrissant de broussailles sans abîmer les arbres, il constitue des pare-feux naturels et nettoie les sous-bois.

 

 QUAND LAMA SE FACHE…
Les amateurs de Tintin gardent certainement en mémoire l’image du Capitaine Haddock (qui du coup ne les porte pas dans son coeur ) victime du crachat d’un lama de mauvaise humeur dans Le Temple du Soleil. Ce n’est pas un mythe, l’animal crache réellement lorsqu’il est agacé. S’il s’agit d’une légère contrariété, il ejecte sa salive à la manière d’un brumisateur. Lorsqu’il est franchement en colère, il envoie sur sa victime un jet verdâtre : ce liquide qui remonte de son estomac est issu de la décomposition des végétaux digérés. Très nauséabond, il produit des taches quasiment indélibiles sur les vêtements.

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

Divers types de lamas

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012

Chez les lamas on distingue aujourd’hui trois types de base: légèrement, moyennement et fortement lainés. A l’origine il existait de nombreux types locaux, mais jamais de races clairement définies aux couleurs spécifiques, comme chez les vaches, par exemple.

Fichier:Lama glama.jpg La distinction entre les types « Ccara Sullo », « Tapada » et « Lanuda » qui est parfois utilisée, semble être largement inconnue dans les pays d’origine, où une grande variété de noms locaux est employée. Aussi en Europe on s’en sert de moins en moins. Mais il y a effectivement une distinction supplémentaire à faire entre les différentes qualités de laine des lamas fortement lainés.

Bien qu’en Amérique du Sud il y a toujours eu, et jusqu’à ce jour, des sous-types sélectionnées selon leur utilité principale (transport, laine, viande), le lama reste un animal domestique polyvalent, c’est à dire le type de laine p. ex. n’a pas d’impacte sur la capacité de transport et la laine la plus grossière peut encore être utilisée pour faire des cordes et finalement ils passeront tous à la casserole tôt ou tard dans leurs Andes natales.

 

Aucune des espèces de petits camélidés n’a d’ailleurs jamais été selectionnée pour une production laitière allant au-delà des besoins de leurs petits. Une des raisons en est certainement le manque d’une nourriture assez riche. Même sans cette production supplémentaire les femelles dans l’Altiplano n’ont souvent un petit que tous les deux ans, pour la même raison.

 

LES LAMAS LÉGÈREMENT LAINES (CLASSIQUES)

 

Ce type est le plus répandu en Europe et était à l’origine le plus grand et le plus costaud. De par la perte continuelle de la fonction d’animal de bât en Amérique du Sud, sans parler de l’Europe, les lamas n’ont cessé de rapetisser à partir de la deuxième moitié du dernier siècle: d’une taille moyenne de 115-140 cm au garrot à 97-115 cm (recherches au Pérou dans les années 60). La tête n’est pas lainée, le cou à peine, avec une crinière de gros- poil à la nuque. Ce n’est que sur le tronc que la toison est plus généreuse, le pattes ne sont à nouveau couvertes que de poils ras. La taille au garrot varie normalement entre 110 – 130 cm. Le poids entre 120 kg jusqu’au dessus de 200 kg (aux USA, évidemment).

 

LES LAMAS MOYENNEMENT LAINESDivers types de lamas dans LAMA lama

 

Ce type pas tout à fait clairement défini se situe, comme son nom l’indique, entre les deux extrêmes, avec différentes variantes: en général c’est un lama classique avec plus de laine soit au cou, soit au pattes.

 

lama dans LAMALES LAMAS FORTEMENT LAINES (WOOLY LAMAS – WOOLIES)

 

Depuis 1991 les lamas lainés sont la spécialité de la Montagne Bleue. Ils sont encore rares en Europe, mais gagnent du terrain. Aux USA ils sont depuis longtemps les plus populaires. Ils combinent élégance et rayonnement avec le caractère le plus doux parmis les camélidés. Les lamas lainés sont un peu plus petits que les lamas classiques. 100 – 120 cm. au garrot. Leur stature est harmonieuse, compacte, plutôt carrée. La forme en banane des oreilles est marquée à très marquée. La tête est élégante et jamais busquée.

La toison recouvre dans le meilleur des cas l’animal de la tête aux pieds, souvent les oreilles sont également munies d’une frange de poils. La face doit néanmoins rester dégagée chez l’individu adulte. Le sous-poil domine. Il y a des sous-types avec différentes structures de laine. Poids entre 120 – 150 kg, parfois plus. Des fouilles archéologiques au Pérou (Jane Wheeler) ont démontré qu’il existait des lamas lainés à côté des alpagas et des lamas classiques longtemps avant l’invasion des Espagnols. La laine de certaines momies de lamas très bien conservées, âgées de mille ans, est particulièrement fine.

   Quand les premiers lamas lainés sont arrivés en Europe il y a 15 ans, ils ont été vivement critiqués et décriés comme bâtards d’alpagas. Ces voix se sont tues depuis et de nombreux éleveurs, parmi ceux qui gueulait le plus fort à l’époque, en ont acheté ou même importé depuis.

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

Le Lama et les Incas

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012

Le Lama et les Incas dans LAMA pt20620

image de Lionel Arnould



Nous sommes en 1532, les Incas sont un peuple précolombien du groupe andin. Il est à l’origine de l’empire inca, l’un des trois grands empires de l’Amérique précolombienne. La fin de cet empire est une horreur, car ils n’ont existé qu’environ un siècle avant d’être détruit par les conquistadores espagnoles. Six des sept millions d’Incas sont morts pendant cette conquête.

La Pacha Mama est la déesse-terre dans leur religion et ils ont réalisé en son honneur des sacrifices. Pour instituer le culte, les Incas bâtissent des temples dédiés principalement au soleil. Le plus célèbre de tous est le Coricancha, le temple du Soleil de Cuzco. Il fût le plus vaste et le plus richement orné de son époque : ses grands murs de pierre mesuraient 140 mètres de long sur 135 mètres de large. Le pourtour du temple était orné d’une énorme corniche en or, les autels, les portes, les statues, étaient décorées de planches d’or et d’argent, incrustées de pierres précieuses, qui reflétaient la lumière. Au-dessus de l’autel, étincelait un grand disque d’or, censé représenter le Soleil. Il était placé de telle manière que les rayons du soleil levant le frappaient et le faisaient briller.

À cette époque les récoltes ne pouvant être garanties, des techniques de conservation étaient développées pour faire face aux années difficiles. Ils font pousser, à 4000 km d’altitude, une graine, le quinoa. Pour développer cette culture, des terrasses (andenes) ont été construites. Et comme les Aztèques, ils ont construit des aqueducs pour l’irrigation.

Voyons leurs croyances maintenant. Viracocha est le principal dieu des Incas, dieu créateur, roi de la foudre et des tempêtes. Avant sa venue, le monde était sans soleil, c’est donc lui qui le créa ainsi que la lune et les étoiles. Il a ensuite peuplé les Andes. Les Incas voyaient leur vallée comme le reflet de la voie lactée et utilisaient la nature pour donner une forme à leur constellation.

Dans un mythe Inca, le lama dit au berger d’emmener tous les animaux, en haut du Mont Vilcacoto, il prévient le berger que dans exactement un mois, le déluge arrivera et engloutira tout. Quand l’eau commence à monter, il y a tellement d’eau en haut de la colline, que le renard glisse et se mouille la queue. C’est pourquoi, jusqu’à ce jour, le renard à le bout de la queue noire. Le lama du mythe est probablement le lama astronomique c’est-à-dire un nuage de poussières interstellaires. Il semble que la constellation inca du lama observait l’est dans l’attente d’une catastrophe. Si l’on observe le solstice d’hiver en décembre 650, on s’aperçoit que la constellation du renard à la queue coupée par l’horizon, queue dans l’eau et devient noire dans le mythe.

Comment ont-ils pensé leur calendrier ? Les Incas tiennent compte des mouvements du Soleil pour reconnaître les années et les jours et des mouvements de la Lune pour identifier les mois. Ils identifiaient notre année solaire en observant les solstices et en commençant l’année par le solstice d’été qui tombe le 23 ème jour de décembre et se termine au même point où il a commencé. L’année inca était donc une année solaire débutant au solstice d’été et se terminant au solstice d’été suivant. Coricancha, le temple du soleil, était le véritable centre de l’empire inca. Du temple, partaient 42 lignes imaginaires dans toutes les directions. Ces axes passaient par des sanctuaires, des huacas naturels ou construits par l’homme qui tous avaient trait à la religion, à la tradition.

Les incas et les planètes : dans les mythes, les Dieux sont souvent associés à des planètes. On attribue Saturne à Viracocha alors que le peuple inca se considère comme le peuple de Jupiter. La rencontre de Viracocha et le père de Manco Capac devait se traduire par une conjonction de Saturne et Jupiter. Après observation de l’année 650, il y a une conjonction entre les Jupiter et Saturne au coucher du Soleil. Il s’agit de l’endroit exact où se trouve l’entrée du monde des Dieux. Le lendemain matin, apparaît une faille entre la voie lactée et le Soleil. Le pont est rompu entre la terre et les dieux. Il est temps pour Viracocha de rejoindre l’autre monde. Ces coïncidences entre événements célestes et faits réels vont mener les incas à croire que l’astronomie détenait le secret de leur destin. Les incas voient leurs ruines dans les étoiles et cela va les conduire à leur perte.

lama_015 dans LAMAPachacutec inca était l’héritier légitime du trône inca. Doté d’un grand talent militaire, Pachacutec initia l’expansion fulgurante du grand empire inca. Au nord il conquit le royaume Chimu, au sud il poussa jusqu’à la vallée de Nazca. Il ne fut pas qu’un conquérant sanguinaire, il fut aussi un remarquable gestionnaire, dotant son immense empire d’une solide et efficace structure administrative. Machu Picchu aurait été une de ces résidences. La ville sacrée Machu Picchu est considérée comme une œuvre maîtresse de l’architecture inca.

Les Incas ont été accusés d’avoir modifiés et enjolivé leur histoire. Selon la légende, un lama descend toutes les nuits sur terre pour aller boire l’eau de la mer, s’il ne le fait pas, c’est la fin du monde. Au solstice, la constellation du lama présent dans la voie lactée annonce l’endroit où se lève le soleil, cela on le sait. En 1432, ce lien entre soleil et voie lactée n’est plus que ténu. Un siècle plus tard, la voie lactée faussera compagnie au soleil. Ce qui, dans la vision inca, romprait un pont entre le ciel et la terre. Voilà le parallèle avec ce qui s’est passé en 650. À l’aube du solstice d’été 1532, la voie lactée a perdu contact avec l’horizon au lever du soleil, c’est alors que les Espagnols arrivent.

Pour éviter que ce jour arrive, Pachacutec ordonne le sacrifice de 10 000 lamas. Le sang de ces derniers est recueilli dans de petits pots de terre après avoir été bénis. Ils sont ensuite placés au sommet de chaque colline et de chaque montagne. Des enfants aussi furent sacrifiés, afin d’emmener cette prière, « fasse que le soleil et la terre restent a jamais jeune, que la terre cesse de tourner et que la paix règne » auprès des étoiles. La seule guerre que la seule guerre qu’il ait eu à faire, c’est une guerre contre le temps. Pour cela, ils ont nourri la terre de bien trop de victimes sacrificielles. Dans leur lutte contre cette terrible vision d’avenir, ils ont envoyé à la mort de jeunes enfants, âmes pures.

Huayna Capac, le dernier grand Inca meurt terrassé, vers 1527, par une maladie mystérieuse apportée par les conquérants espagnols. (Surement la variole). Comme prédit, la fin des Incas est là.

Les Incas ont essayé de construire un monde de paix, de créer une terre d’abondance, ils ont essayé d’unir des tributs en guerre et ont construit des réseaux routiers et tout cela en moins d’un siècle. Malheureusement, ils n’ont pas réussis à se sauver eux-mêmes.

Cité des Incas, cité de génies

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

Mythe du Lama et du Renard

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012


 

Mythe du Lama et du Renard dans LAMA 4139879427_a214ebce2b_zUn véritable lama devant le Machu Pichu  « Il y a bien longtemps, un berger rejoignait inquiet son troupeau de lamas car ceux-ci ne mangeaient plus et ne buvaient plus. Toute la nuit, ils observaient le ciel et pleuraient. Le berger leur dit avec colère : « Vous avez les meilleurs pâturages, vous recevez l’eau la plus pure et sans arrêt vous pleurez ». Un lama répondit comme un homme : « Tu vois les étoiles par dessus le mont Vilcacoto, elles nous disent que dans un mois exactement le monde subira un déluge ». Le berger convaincu par ses paroles, alla chercher sa famille et se réfugia au sommet de la plus haute montagne en compagnie des animaux sauvages. Il finit par pleuvoir tant et tant que seul le sommet de la montagne échappa à cette eau. Vu le peu de place au sommet, un renard glissa et trempa sa queue dans l’eau. C’est depuis ce jour que les renards ont la queue noire ».

 

Les Incas appelaient lama et renard des constellations visibles en ce site grâce à l’altitude et à la pureté du ciel. Le lama, constellation située à l’ouest observait vraisemblablement le lever du soleil à l’est, ou bien le lever héliaque (dernière étoile visible avant le lever du soleil). En outre, le mont Vilcacoto signifie « montagne des tas de soleil », ces fameux tas de soleil étant interprétés comme les Pléiades.

L’évènement raconté dans cette légende correspond au coucher du lama au moment même où les pléiades se lèvent. Il s’agit d’un évènement historique, daté du solstice d’hiver en décembre 650. On constate effectivement que la constellation du renard a la queue coupée par l’horizon, ce qui correspond dans le mythe à la coloration prise par l’extrémité de la queue du renard. Sur les rives du lac Titicaca, il y a très longtemps, surgit un homme barbu (Viracocha) muni d’un bâton. Il gagna l’île du même nom sur le lac et commanda au Soleil d’apparaître, aux étoiles et à la Lune de surgir. Les astres lui obéirent et dans l’argile, il modela alors des hommes et des femmes. Ces couples furent créés afin d’être les ancêtres de chaque tribu des renard dans LAMAAndes. Le créateur offrit à chacun de ces couples, un langage, des graines, des coutumes et des traditions. Enfin, il leur insuffla la vie et leur dit d’aller sous la terre afin de réapparaître sur leur territoire respectif. Ainsi, ils jaillirent des grottes, des sources… »

 

 Le culte de Viracocha était extrêmement ancien et il est probable qu’il est le Dieu pleurant sculpté dans les ruines de Tiahuanaco, près du lac Titicaca. Il est probablement entré tardivement au panthéon inca, sous l’empereur Viracocha mort en 1438 qui avait pris le nom du Dieu. Les Incas ont cru que Viracocha s’était éloigné en laissant le travail quotidien du monde à la surveillance des autres dieux qu’il avait créés. La noblesse l’a activement adoré, principalement dans les temps difficiles.

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

Mythe ou légende du Lama

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012


 

Lama et du Renard / EXPLICATION

« Il y a bien longtemps, un berger rejoignait inquiet son troupeau de lamas car ceux-ci ne mangeaient plus et ne buvaient plus. Toute la nuit, ils observaient le ciel et pleuraient. Le berger leur dit avec colère: « Vous avez les meilleurs pâturages, vous recevez l’eau la plus pure et sans arrêt vous pleurez ». Un lama répondit comme un homme: » Tu vois les étoiles par dessus le mont Vilcacoto, elles nous disent que dans un mois exactement le monde subira un déluge ». Le berger convaincu par ses paroles, alla chercher sa famille et se réfugia au sommet de la plus haute montagne en compagnie des animaux sauvages. Il finit par pleuvoir tant et tant que seul le sommet de la montagne échappa à cette eau. Vu leur peu de place au sommet, un renard glissa et trempa sa queue dans l’eau. C’est depuis ce jour que les renards ont la queue noire.« 

 Lama (Lama glama)Il est intéressant de savoir que les Incas donnaient les noms de lama et du renard à des constellations d’étoiles. Doit-on y voir un lien dans ce mythe ?

Il faut également savoir que vu l’altitude et la qualité visuelle qu’elle procure, il est tout à fait possible de voir dans le ciel des Andes des nuages de poussières interstellaires dans la voie lactée. Ces nuages noirs font aussi parties de l’astronomie inca que les chamans observaient d’ailleurs du sommet des montagnes.

Quel est donc ce groupe d’étoiles que le lama épiait ? Etait-ce le lever du soleil à l’est qu’ils attendaient en pleurant ?

Si on traduit le nom de la montagne (Vilcacoto) : « montagne des tas de soleil », on aurait tendance à penser qu’il s’agit bien du lever solaire que les lamas attendaient. Ou peut-être du lever héliaque ( dernière étoile visible avant le lever solaire). Le tas de soleil pouvant être en l’occurrence les pléiades et sans doute le lever héliaque des pléiades.

Le lama du mythe est probablement le lama astronomique c’est-à-dire  un nuage de poussières interstellaires bien connu des Incas. Donc, il semble que la constellation inca du lama (se trouve à l’ouest) observait l’est dans l’attente d’un catastrophe. Sans doute, attendait-il le lever héliaque des pléiades à l’est. Mais que devait-il se passer ?

Mais quel était la position des astres à cette époque là? C’est qu’avec le temps, les astres n’ont plus la même position dans la voûte céleste! C’est la précession. Y a-t-il eu un moment où le lama se couche quand les pléiades se lèvent ?

Il faut savoir que dans les vieilles traditions andines, la très haute montagne est associée au solstice d’été. Les prêtes se rendaient alors sur la montagne la plus haute du monde (vilcanota) que ceux-ci comparaient à la position la plus septentrional du soleil dans le ciel. Donc comme l’indique le mythe, cela doit se passer 30 jours avant le solstice d’été.

 Vicugna vicugnaWilliam Sullivan (un scientifique), trouva de l’aide dans sa recherche grâce à des experts du planétarium de Boston. Ils recherchèrent donc l’année où l’on pouvait observer les levers des pléiades un 21 mai. Ils en arrivent à conclure que le rendez-vous entre l’amas des pléiades et le soleil (solstice d’été) se déroule en 650. Et miracle, si on observe le solstice d’hiver en décembre 650, on s’aperçoit que la constellation du renard à la queue coupée par l’horizon (queue dans l’eau et devient noire dans le mythe).

Pourquoi ce mythe ? Que se passe-t-il de si important à cette date pour être inscrit ainsi dans un mythe qui nous est parvenu à ce jour ? Simplement, ce jour là, pour la première fois, le lever héliaque de la voie lactée avait cessé de se produire lors du solstice d’été. Cette voie lactée qui était pour les peuples andins la mayu (rivière), une passerelle entre le monde des vivants et celui des êtres surnaturels, des ancêtres, des dieux. En 650, cette passerelle entre les 2 mondes se rompt pour toujours puisque le soleil du solstice d’été s’est dissocié d’elle lors de son lever et le territoire des Dieux est devenu inaccessible. C’est le début de 8 siècles de guerres civiles et la fin d’une longue période de paix et d’harmonie initiée par le mythe de la création (200 ans av. J-C).

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

L’origine du Lama

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012

 

Les Lamas (lama glama) font partie de la famille zoologique des camélidés. Il existe quatre espèces de petits camélidés d’Amérique du Sud: les lamas et les alpagas, domestiqués depuis 7 à 8000 ans, ainsi que leurs cousins et ancêtres sauvages, L'origine du Lama dans LAMA 320px-AlpacaCloseuples guanacos et les vigognes.

 

Leur ancêtre commun (procamélus) est apparu il y a 11 à 14 millons d’années en Amérique du Nord, de là il a migré vers l’Asie et, il y 5 mio d’années, vers l’Amérique du Sud, pour finalement disparaître dans sa région d’origine. La laine des Vigognes, les petits camélidés les plus rares et les plus petits, fait parti des fibres animales les plus fines. Jusque dans les années 60 on les chassait pour leur toison, au point de presque les exterminer. Depuis, des mesures de protection drakoniennes ont permis à la population des vigognes de se reconstituer peu à peu. Récemment des groupes de vigognes sauvages sont à nouveau, comme à l’époque des Inkas, attrapés périodiquement pour les tondre, avant de les relacher (chaco de vigogne). Il paraît qu’ils soient trop sensibles au stress pour être domestiqués.

 

Comme les lamas perdent de plus en plus leur fonction d’animal de bât dans la plupart des régions de l’Altiplano, ils ne sont plus guère sélectionnés et leurs qualités génétiques, produits de millénaires de travail d’éleveur, dégénèrent rapidement. Leur nombre n’est pas encore assez réduit pour faire craindre leur disparition, mais la population est constamment exposée à des sécheresses et au manque de nourriture dû à des changements climatiques. >> Les lamas sont clairement la forme domestiquée des guanacos. Depuis des temps immémoriaux ses animaux de bât, ils sont les petits camélidés les plus proches de l’homme. Très variés en couleur, taille et toison, ils fournissent aux autochtones des haut-plateaux arides également laine, peaux et viande.

 

Mais comme les lamas perdent de plus en plus leur fonction d’animal de bât dans la plupart des régions de l’Altiplano, par la migration des paysans vers les villes ou leur travail dans les mines, ils ne sont plus guère sélectionnés et leurs qualités génétiques, produits de millénaires de travail d’éleveur, dégénèrent rapidement.

Leur nombre n’est pas encore assez réduit pour faire craindre leur disparition, mais la population est constamment exposée à des épidémies et au manque de nourriture dû à des phénomènes climatiques.

 

Les petits camélidés vivent avant tout dans les pays andins suivants: le Pérou, la Bolivie, l’Équateur, le Chili et l’Argentine. Avant l’invasion des Espagnols leur aire de répartition comprenait toutes les zones non-tropicales de la région, du niveau de la mer jusqu’au fin fonds de l’altiplano. Dans la première décennie après l’arrivée des conquérants 90 % des camélidés et 80% des indigènes périrent. Depuis les animaux domestiques importés d’Europe les ont repoussés de plus en plus dans le haut pays 320px-La_Cordill%C3%A8re_des_Andes dans LAMA(entre 3000 à plus de 5000 m d’altitude). On estime que 60 % de la population totale des petits camélidés d’Amérique du Sud vivent en Bolivie. Suivi par le Pérou avec la plus grande densité d’alpagas et avant tout la meilleure qualité de laine. En Equateur, au Chili, et en Argentine, les trois autres pays andins avec une certaine population de camélidés, on ne trouve plus que quelques groupes isolées.

 

La Colombie a déjà un climat trop tropical. Le Chili est dans une position particulière, car c’est le seul pays de la région possédant un statut sanitaire qui lui permette d’exporter directement vers l’Union Européenne. Par conséquence on y trouve, en dehors des haut-plateaux andins, quelques débuts d’élevage pour l’exportation.

Avant l’invasion des Espagnols leur aire de répartition comprenait toutes les zones non-tropicales de la région, du niveau de la mer jusqu’au fin fonds de l’altiplano. Dans la première décennie après l’arrivée des conquérants 90 % des camélidés et 80% des indigènes périrent. Depuis les animaux domestiques importés d’Europe les ont repoussés de plus en plus dans le haut pays (entre 3000 à plus de 5000 m d’altitude).

 

Les indiens Aymara et Quechua, qui ont créés les lamas et alpagas il y a des millénaires à partir de leurs formes sauvages, ont malgré et contre tout réussi à préserver leurs animaux jusqu’à aujourd’hui. Leur survie future est vitale pour toute la région, car les lamas sont particulièrement bien adaptés à la vie dans ces régions extrêmement arides et dans l’air rare des grandes altitudes.

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

Le Lama et son crachat

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012

 

Le crachat du lama, mythe ou réalité ?

Si le lama se met à cracher c’est seulement pour se défendre. C’est en effet sa seule défense contre d’éventuels prédateurs ou agaceurs. Selon son agacement, le lama crache différemment : si vous l’énervez seulement “un petit peu”, vous risquez de Le Lama et son crachat dans LAMA 460px-Alpaka_csal%C3%A1drecevoir une brume de salive que le lama vous enverra avec sa langue. Si en revanche vous osez le mettre vraiment en colère, vous aurez la joie d’obtenir un jus verdâtre composé de salive, de liquide gastrique et de boulettes d’aliments prédigérés. Ce liquide est particulièrement nauséabond et fait de belles taches sur les vêtements. Avis aux amateurs…

 

Mais au fait à quelle famille d’animaux le lama appartient-il ?

 Le lama – ou devrait-on plutôt dire lama blanc – est un camélidé domestique d’Amérique du sud. Il a trois cousins qui font partie de la branche sud-américaine des camélidés : l’alpaga, le guanaco et la vigogne. D’une manière générale pour désigner ces quatre cousins on utilise à tort le terme « lama ».

Le vrai lama est un animal qui rumine – mais il n’est pas classé dans la famille des ruminants. C’est un mammifère dont la période de gestation est de 349 jours : le lama a ainsi un petit tous les ans.

Il mesure en moyenne un mètre quatre-vingt dix et pèse cent quinze kilogrammes. Sur des voyages d’une journée il peut transporter des charges allant jusqu’à quatre-vingt dix kilogrammes, mais sur des voyages plus longs il ne pourra transporter qu’une soixantaine de kilogrammes. 

Publié dans LAMA | Pas de Commentaire »

1...56789
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello