Le serpent d’Esope

Posté par othoharmonie le 12 mai 2012

Analyse D’un Homme et d’une Couleuvre.


Le serpent d'Esope dans SERPENT le-serpent-et-le-laboureurUn feu allumé par une caravane gagne de proche en proche, et se répand autour d’une Couleuvre. Un Homme veut la sauver en lui jetant un sac. Celle-ci, en remerciement, cherche à tuer son sauveur. L’Homme crie à l’ingratitude. Le Serpent proteste. On choisit pour arbitre la Vache. La Couleuvre lui demanda comment il fallait reconnaître un bienfait.  » Par son contraire, répondit la Vache, selon la loi des Hommes, et je sais cela par expérience. J’appartiens, ajouta-t-elle, à un Homme qui tire de moi mille profits. Je lui donne tous les ans un Veau, je fournis sa maison de lait, de beurre et de fromage, et à présent que je suis vieille et que je ne suis plus en état de lui faire du bien, il m’a mise dans ce pré pour m’engraisser, dans le dessein de me faire couper la gorge par un boucher à qui il m’a déjà vendue.  » L’Homme répond qu’un témoin ne suffit pas. On en choisit un second, l’Arbre. L’Arbre ayant appris le sujet de leur dispute, leur dit :  » Parmi tous les Hommes les bienfaits ne sont récompensés que par des maux, et je suis un triste exemple de leur ingratitude. Je garantis les passants de l’ardeur du soleil. Oubliant toutefois bientôt le plaisir que leur a fait mon ombrage, ils coupent mes branches, en font des bâtons et des manches de cognée et, par une horrible barbarie, ils scient mon tronc pour en faire des ais. N’est-ce pas là reconnaître un bienfait reçu ?  » L’Homme demande un troisième arbitre. Passe un Renard. Il ne veut pas croire qu’une si grosse Couleuvre ait pu entrer dans un si petit sac. Il demande la preuve. La Couleuvre se prête à l’expérience. Sur le conseil du Renard, l’Homme lie le sac et le frappe tant de fois contre une pierre qu’il assomme la Couleuvre et finit par ce moyen la crainte de l’un et les disputes de l’autre.

Analyse de Fables d’Esope

 

 522ad936 dans SERPENT

 

Analyse Du Serpent conduit par sa queue.   

du-serpent-et-de-la-limeUn jour le Serpent vit sa queue s’élever contre sa tête.  » Quel orgueil ! disait la première à l’autre, de s’imaginer, comme vous faites, que je ne pourrais pas vous mener aussi bien que vous me menez ; comme si mon jugement était fort inférieur au vôtre ? Il y a assez de temps, ce me semble, que je vous suis, suivez-moi maintenant à votre tour, et vous verrez si tout n’en ira pas beaucoup mieux.  » Cela dit, elle tire la tête et rebrousse chemin, heurte tout ce qui se trouve sur son passage ; ici se froisse contre une pierre ; là trouve des ronces qui la déchirent ; puis un peu plus loin va se jeter dans un trou. Elle n’eut pas fait vingt pas, que tout le Serpent fut en très-mauvais état. Alors elle se laissa gouverner, et convint, en suivant la tête comme à l’ordinaire, que tout était bien mieux conduit par elle que par la queue.

Analyse de Fables d’Esope

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