L’âne chez Buridan

Posté par othoharmonie le 7 mai 2012

 philosophe français du XIVème siècle

Le paradoxe de l’âne de Buridan n’apparaît dans aucune des œuvres connues de Jean Buridan, bien qu’il soit tout à fait cohérent avec la théorie buridanienne de la liberté et de l’animal.

L'âne chez Buridan dans ANEBuridan ne discute pas du problème particulier mais son apport est qu’il plaida pour un déterminisme moral où, sauf pour l’ignorance ou l’embarras, un humain qui fait face à des comportements possibles doit toujours choisir le plus grand bien. Buridan considère que la volonté peut retarder le choix pour déterminer plus complètement les résultats possibles de l’option. Des présentateurs ultérieurs ont satirisé cette vue en un âne assoiffé et affamé, positionné à égale distance entre un seau d’eau et un seau d’avoine. L’âne meurt de faim et de soif alors qu’il hésite entre ses deux désirs.

Le paradoxe de l’âne de Buridan est la légende selon laquelle un âne est mort de faim et de soif entre son picotin d’avoine et son seau d’eau, faute de choisir par quoi commencer.

On ne peut, à proprement parler, faire de ce cas de figure un paradoxe logique ; il s’agit plutôt d’un cas d’école de dilemme poussé à l’absurde, et ces deux traits caractérisent le phénomène de double contrainte.

Mais ça vous rappelle certainement quelque chose ? Sûrement…

C’est un état que nous connaissons tous ! Ou bien encore, comme si une force surnaturelle vous manipulait comme de vrais pantins. Cette légende est  à rapporter à l’homme, pris entre plusieurs choix. Mais en ce qui concerne l’âne je ne pense pas qu’il soit si  « âne » que cela pour se laisser mourir de faim.

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