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Les lamas sont des chameaux

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

Les lamas sont des chameaux dans LAMA 220px-Vicu%C3%B1a_Vigogne_El_Tatio_4200m_Chile_Luca_Galuzzi_2006De la famille du chameau, le lama n’est autre qu’un Guanaco domestiqué principalement au Pérou où on l’utilise pour le transport de charges.

 Autrement il vit en Amérique du Sud, à l’état sauvage dans la Cordillière des Andes. Il est plutôt de couleur sable mais peut aussi être blanc ou de toute autre couleur.

Le lama a un long cou, des oreilles très mobiles et de grands yeux protégés par de longs cils bien fournis. Il salive beaucoup et crachera si on l’opportune.

 C’est bien sur un mammifère ruminant. Il se nourrit exclusivement de feuilles et d’herbe. Il peut se passer de boire pendant assez longtemps.

 Le mâle possède son harem et il n’y a pas de période spéciale pour l’accouplement. Ce qui fait que la femelle peut mettre bas à n’importe quel moment de l’année. La gestation dure 11 mois et la femelle accouchera à tous les deux ans.

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Le Lama, protecteur de troupeau

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

 

Comme le chien ou l’âne, le lama peut aussi être utilisé comme animal de protection des troupeaux ovins.

  Vigogne (Vicugna vicugna)Le lama réagit agressivement envers les animaux qui s’approchent d’un troupeau (chiens, coyotes, renards, loups). Les lamas qui pèsent entre 115 et 225 kg peuvent facilement effrayer les loups. Le lama émet des cris d’alarme aigus et pourchasse les prédateurs en s’interposant entre le troupeau et le prédateur.

 Comme le chien le lama doit avoir noué des liens étroits avec les moutons. On Place d’abord le lama près des brebis, dans un enclos séparé. Dès que les brebis se sont habituées à sa présence, on laisse le lama entrer dans l’enclos des brebis. Peu à peu le lama adoptera sa nouvelle famille en adoptant des comportements doux avec les moutons. Il devient alors un compagnon très protecteur et défend son territoire et le troupeau avec énergie.

 Témoignage d’un éleveur utilisant des lamas pour protéger son troupeau

 Après un an d’apprentissage chez nous, « Tonto Chuno », mâle lama de six ans est parti en novembre 2000 dans un troupeau de 350 brebis, sur le versant Ouest du Vercors, pour participer à leur protection contre les prédateurs.

Un lama, gardien du troupeau ? Pourquoi un lama se mettrait-il à protéger des moutons contre un prédateur ?

 Le Lama, protecteur de troupeau dans LAMA 2224953835_small_2Et bien tout simplement parce que cela s’inscrit dans le comportement normal de cet animal : c’est une particularité comportementale du lama que de défendre un territoire et les petits. Un éleveur de lamas vous dira que le mâle est très attaché aux jeunes lamas qui naissent : lors d’une naissance, il se précipite pour flairer le nouveau-né, il reste très souvent couché près des jeunes lamateaux pendant que les mères broutent. Et lorsque le lama est dans un troupeau de moutons, il n’est pas rare de voir les agneaux lui sauter sur le dos comme ils le font habituellement avec les brebis.

 Un lama est toujours aux aguets : il surveille tout ce qui se passe dans le pré. Parfois, si le terrain le permet, il aime monter sur un lieu plus élevé : surélévation du terrain, petite colline, rocher… d’où il a une vue encore plus large.

 Très territorial, le lama chasse les intrus qui risquent de présenter un danger pour son groupe. Donc, il sera efficace pour éloigner les chiens, loups et renards.

On peut se demander avec raison si le lama est efficace dans toutes les situations : des loups qui attaquent en meute, plusieurs chiens qui se liguent etc….

Aux États-Unis où les grands prédateurs ne sont pas rares (ours, pumas), les lamas sont connus pour prévenir les bergers en cas d’attaque : le lama va signaler le danger en poussant le cri d’alerte : une sorte de hennissement que l’éleveur reconnaît parfaitement. En ce qui me concerne, j’ai observé une femelle alpaga (donc de taille moitié moindre qu’un lama) qui hennissait. Je me suis précipitée : elle signalait la présence dans le champ d’un taureau, animal qu’elle savait ne pas faire partie de notre élevage… D’autres éleveurs ont observé le lama se mettre entre les moutons et le danger.

 Très souvent, le lama va devenir le chef du troupeau, et assumera son rôle en conduisant le troupeau pour manger, boire ou se mettre à l’abri. Il peut également empêcher le troupeau d’aller dans un lieu où se trouve un prédateur et ramener ses moutons dans un endroit plus sûr. Nous avons observé un jour le troupeau revenir sans raison apparente. Tout le troupeau avait une attitude « bizarre ». En allant regarder de près, j’ai vu que dans le bois d’où les lamas revenaient, il y avait un sanglier de belle taille… Je pourrais vous raconter dès dizaines d’exemples similaires…

 Tous les éleveurs qui utilisent des lamas aux États-Unis confirment l’arrêt presque total des mortalités dues aux prédateurs depuis qu’ils y ont introduit leur lama, et certains attestent de la reprise de cette mortalité lorsque, pour une raison ou une autre, ils ont enlevé le lama. C’est vrai qu’à la maison, je sais tout de suite s’il s’est passé quelque chose, les lamas le disent : une naissance, une barrière mal fermée, un lama qui n’est pas dans son parc, un sanglier ou un chien étranger…

 

Un Éleveur de Lamas

 Si vous désirez acheter un lama pour aider à la protection de votre troupeau de moutons, d’oies ou de canards gras. Bernard et Christiane Giudicelli vous proposent plusieurs lamas aptes à cette fonction, formation et conseils d’élevage : comment nourrir et soigner un lama, quels comportements adopter pour assurer son éducation. Ils ont également développé tout un chapitre sur ce sujet dans le nouveau livre « Lamas et Alpagas, les connaître, les élever », indiquant les conditions de succès pour cette activité.

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Le LAMA BLANC

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

 

Le LAMA BLANC dans LAMA 514EKD3TSNL._SL500_AA300_LIVRE de Alexandro Jodorowsky (Scénario)

17 février 1929 : Naissance d’Alexandro Jodorowsky à Iquique, petit bourg du nord du Chili, où ses parents, un couple de Juifs russes fuyant les pogroms, sont venus s’installer.

Une saga mystique où se côtoient illusion et réalité, violence et initiation, cadre historique et grande aventure…

Résumé du livre

Dans le Tibet occupé par la Chine, le millénaire grand Lama se réincarne dans un enfant blanc, né par accident dans les montagnes tibétaines… Une saga mystique où se côtoient illusion et réalité, violence et initiation, cadre historique et grande aventure.

 

La réédition du best seller de Bess et Jodorowsky en intégrale 

Série d’aventure empreinte de spiritualité, Le Lama Blanc est un best seller qui a marqué plusieurs générations de lecteurs. Il raconte l’histoire d’un enfant blanc né dans les montagnes tibétaines et qui est la réincarnation du Grand Lama. Une saga mystique où se côtoient illusion et réalité, violence et initiation, cadre historique et grande aventure.

 

Six tomes en un seul volume

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Lama de Précolombie

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

 

La culture de Chavín est une civilisation précolombienne. Elle doit son nom au village de Chavín de Huántar, au Pérou, où les ruines les plus significatives ont été retrouvées.

Lama de Précolombie dans LAMA 440px-Panorama_Chav%C3%ADn

Les travaux de Julio Tello ont contribué à établir son rôle de matrice, de culture mère de toutes les civilisations andines. Une société dirigée par une élite de prêtres dont le culte tourne autour de l’image du Jaguar ou du puma. Le lama était aussi considéré comme un dieu. À des fins religieuses, les Chavíns utilisaient un cactus hallucinogène: le « San Pedro« . La drogue contenue dans le cactus mettait les prêtres en état de transe, donc plus proche des dieux, et autre avantage, elle leur permettait d’améliorer leur vision (dilatation des pupilles) et de pénétrer au fond du temple, dans le noir absolu, là se trouve un monolithe « El Lanzón » représentant un dieu, qu’eux seuls pouvaient donc voir et consulter pour savoir quelles décisions prendre. Un cours d’eau dévié dans un tunnel, ressortant devant le temple et percé de trous aurait d’après les archéologues, eut un fonctionnement semblable à une flûte géante. En effet, l’inclinaison du sol au-dessus du tunnel fait que chaque trou percé a une taille différente. Lorsque l’eau passant dans le tunnel se fait rare, la résonance du tunnel augmente et les trous émettraient alors des sons aux tonalités variées, indiquant le manque d’eau à venir. Les Chavíns représentaient leurs dieux sur des stèles. Ils sacrifiaient aussi des animaux pour satisfaire leurs dieux.

220px-80_-_Machu_Picchu_-_Juin_2009_-_edit dans LAMAElle a émergé vers 1000 av. J.-C. et a vu son apogée vers 800-200 av. J.-C. Elle a disparu vers 200 av. J.-C.. Elle était essentiellement localisée le long du littoral de l’océan Pacifique.

La civilisation de Chavín a introduit le travail du bronze et de l’or en Amérique du Sud. La méthode de travail des métaux était très avancée pour l’époque. Elle pratiquait également d’autres formes d’artisanat, comme la poterie et le tissage. Des stèles qui représentent des félins stylisés en creux, sont attribuées à cette culture. Ils apprirent aussi à apprivoiser le lama.

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Domestication du Lama

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

 

Les lamas sont domestiqués depuis environ 6 000 ans en Amérique du Sud.

 Lama (Lama glama)Les lamas, étroitement associés à la civilisation andine, connaissent leur apogée sous l’Empire Inca. Les lamas ont été décimés sous les conquistadors. Leurs effectifs ont pu se reconstituer à partir d’un petit noyau. Les lamas, remarquablement adaptés à l’altitude, peuvent encore être utile pour les indiens de l’altiplano.

La domestication des lamas en Amérique du Sud a débuté depuis 6 000 ans environ. C’est un des exemples de l’étroite association qui peut exister entre des groupes ethniques et une espèce animale. Chaque fois c’est grâce à l’exceptionnelle adaptation de ces animaux au milieu que l’homme a pu occuper durablement des territoires, a priori, inhospitaliers.

C’est ainsi que les indiens ont eu l’idée de domestiquer les guanacos sur les hauts-plateaux de la cordillère des Andes. Les lamas, adaptés à l’altitude, serviront d’animaux de bât pour le transport, ils fourniront leur chair pour l’alimentation, leur laine pour les vêtements, leur cuir pour les chaussures, leurs os pour les outils ou l’ornement, et jusqu’à leurs excréments pour le chauffage. Ses effectifs ont atteint leur apogée sous l’Empire Inca. Le cheptel avait alors une grande importance économique mais les lamas étaient omniprésents également dans les rites religieux, les mythes, légendes, superstitions des peuples andins. Les lamas, comme représentant le bien le plus précieux, étaient régulièrement offerts en sacrifice pour s’attirer la bienveillance des dieux.

A cette époque l’élevage des lamas a été encadré par l’administration inca permettant un certain degré de sélection des animaux. Mais avec l’arrivée des conquistadors, l’Empire Inca s’effondra brutalement (capture d e l’Inca Atahualpa par Pizarro le 16 Novembre 1532 à Cajamarca). En quelques années les effectifs de Petits Camélidés furent réduits de 90 % par l’abattage, l’épuisement dans le transport impitoyable de  chargements de minerais précieux, les maladies comme la gale importée avec les moutons des espagnols.

Les effectifs de lamas se reconstituèrent cependant peu à peu à partir de troupeaux difficilement accessibles sur les hauts-plateaux. On trouve donc des lamas aujourd’hui en Bolivie, Pérou, Chili et Argentine essentiellement ; aujourd’hui, même si son rôle d’animal de bât a reculé, son adaptation à l’altitude en fat un animal irremplaçable, tant que subsistera la volonté de certains hommes de vouloir vivre sur la terre de leurs ancêtres.

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Lama et rituels Inca

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

 

Lama et rituels Inca dans LAMA 220px-Pisac_Terassen_mediumLa divination tenait une place prépondérante dans la civilisation inca. Avant chaque action d’importance, on faisait appel à celle-ci et rien d’important ne pouvait être entrepris sans avoir auparavant consulté les auspices. La divination était utilisée aussi bien pour prédire le déroulement des batailles que pour punir un crime.

Il existait plusieurs méthodes de divination : on pouvait observer des araignées se déplacer ou analyser la disposition que les feuilles de coca prennent sur une assiette plate. Des prophéties pouvaient être aussi faites à partir de l’étude des entrailles d’animaux sacrifiés, et notamment les poumons de lamas.

À chaque occasion importante, on offrait un sacrifice. L’animal le plus utilisé était un lama, le choix des animaux sacrifiés étant soumis à des règles précises sur la couleur de la fourrure.

Les sacrifices et offrandes étaient quotidiens, dédiés aux dieux ou aux huacuas

Parallèlement au culte du soleil, les Incas reconnaissaient et adoraient plusieurs autres divinités. Le plus important d’entre-eux est Viracocha, un dieu agricole responsable notamment de l’aménagement du sol – les techniques d’irrigations revêtant une importance particulière pour les peuples andins. Le lien entre Viracocha et Inti, le soleil, n’est pas clairement établi. La subordination de l’un à l’autre est floue et dans certaines légendes ils semblent même interchangeables. Après Viracocha, les Incas révéraient également l’Éclair, Inti Illapa le dieu du ciel, du tonnerre et de la foudre.

233px-Llama_with_numbers.svg dans LAMAL’Empire inca se composant d’une mosaïque de peuples qui n’ont pas forcément été détruits ou réduits en esclavage, certains cultes locaux ont pu perdurer sans pour autant que le peuple originaire de Cuzco ne les adopte. Le culte de Pachacamac en est un exemple : c’est un dieu de la côte centrale du Pérou dont les origines sont incertaines, mais dont le culte était en tout cas antérieur à celui de Viracocha. Le plus grand temple connu consacré à ce dieu s’appelle lui-même Pachacamac et remonte à l’époque de la culture Lima. Le culte serait probablement apparu entre l’an 300 et l’an 600. C’est cependant avec la culture Ishmay, civilisation locale qui se situait entre les fleuves Rimac et Lurin (1000-1450 après J.C.), que le site de Pachacamac connaît son apogée 

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Classification du Lama

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

Classification du Lama dans LAMA 320px-Lama_animalAvant le débarquement des Espagnols sur le continent sud-américain, le lama y était le seul animal domestique. Utilisé comme bête de somme, il était aussi très prisé pour sa fourrure et sa viande, mais sa charge maximale étant d’une vingtaine de kilos, il ne peut être monté.

 Les premiers écrits concernant le lama le comparent généralement au mouton. Pourtant, on s’aperçut très vite de sa parenté avec le chameau, et donc avec les camélidés.

 Les paléontologues Joseph Leidy, Edward Drinker Cope et Othniel Charles Marsh ont interprété la découverte d’espèces disparues de l’ère tertiaire sur le continent américain, qui apporte des lumières sur l’apparition de cette famille et leurs relations avec les autres mammifères. À l’origine, les lamas n’étaient pas cantonnés à la partie du continent américain située au sud du canal de Panama comme ils le sont de nos jours. On en a découvert de nombreuses traces datées du pléistocène dans la région des montagnes Rocheuses ainsi qu’en Amérique centrale, dont certains beaucoup plus grands que les spécimens actuels. De nombreux animaux apparentés aux chameaux, montrant des mutations génétiques et une série progressive de changements, y ont été découverts dans des strates allant du pliocène au début du miocène. Comme aucune trace de camélidé n’a – à ce jour – été découverte dans des fouilles du vieux continent, il est actuellement admis que les Amériques sont leur terre d’origine et que certains sont passés en Asie, descendant vers le sud en fonction des modifications climatiques pour devenir les chameaux. Il y a peu de mammifères dont le passé paléontologique a été retracé avec autant de succès.

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A propos des Lamas !

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

Offrandes chez les Incas

Les « vierges du Soleil »

Fichier:Lama glama.jpgLeur nom véritable en quechua est acclacuna, « femme choisie ». Garcilaso traduisit par vierge du soleil car tout simplement elles devaient rester vierges, étant consacrées au soleil et son représentant l’Inca… Elles étaient chargées de préparer la nourriture et la boisson du Soleil, de faire les prières pour celui-ci. On les sacrifiait parfois lors de rituels, et l’Inca choisissait ses épouses parmi elles. On les choisissait parmi les plus jeunes filles de chaque communauté, à l’âge de huit ans en général, puis vers douze ans. Grâce à plusieurs cérémonies elles accédaient au statut de novices. Enfin, trois ans plus tard, elles choisissaient entre le mariage et devenir une vraie accla-cuna. Si elles faisaient ce dernier choix, elles ne pouvaient plus se marier (du moins de leur propre volonté) et se devaient de rester chastes. Si elles prenaient un amant elles étaient enterrées vivantes, leur amant pendu, et toute la communauté de celui-ci massacrée ainsi que leurs animaux. Pour achever le travail, le village était rasé et on stérilisait les terres avec du sel. En fait, même une personne prise simplement à tenter d’entrer dans la maison des acclas était pendue immédiatement. Dans leur vie de tous les jours, les acclas faisaient des tentures ou des vêtements précieux destinées à l’Inca et sa famille ou qu’on offrait en cadeaux. Elles devaient veiller également à la conservation du feu sacré d’Inti. On peut constater qu’elles présentent de nombreuses ressemblances avec les vestales romaines. Les acclas avaient leur propre hiérarchie interne, celles qui restaient en bas de l’échelle tenaient le rôle de servantes des autres.

A propos des Lamas ! dans LAMA 242px-Lombards_Museum_005_bisLes incas, pour le culte des dieux, faisaient de nombreuses cérémonies pour les événements particuliers. La plus importante était l’Inti Raymi, la fête du Soleil : une procession vers un lieu sacré avait lieu avant son lever, puis à l’aube l’Inca entonnait un hymne. Alors, la cérémonie en elle-même commençait. Pendant une période d’une semaine, le peuple était en fête… Lors des processions, on pouvait transporter des statues divines ou des momies. Des nobles importants suivaient. Seules les personnalités les plus importantes participaient. Au cours des rites, on avait souvent recours à la divination. Celle-ci était indispensable avant toute action importante : on recherchait l’approbation des dieux et on voulait savoir si la réussite serait au rendez-vous. Les méthodes variaient : observation du mouvement d’animaux, d’entrailles d’un lama sacrifié… On pouvait aussi entrer en  » communication  » avec le monde des choses invisibles en absorbant de la coca. Celle-ci était souvent utilisée dans des rituels et considérée comme une plante sacrée. La divination pouvait aussi servir à rechercher un coupable ou chasser les démons… La danse était une autre façon d’entrer en transe. On dansait jusqu’à l’épuisement afin d’entrer en contact avec les dieux. Les danseurs pouvaient être masqués et costumés, et interprétaient les divers mythes. Ces danses avaient une signification religieuse.

Des offrandes étaient faites aux dieux. On donnait par exemple de la nourriture liée à ces derniers, comme le maïs qui avait une place importante dans la société inca, ou la plante sacrée, la coca. La chicha, sorte d’alcool fait à partir de maïs fermenté, était aussi très souvent offert .Il était lié au culte divin et fabriqué par les  » vierges du soleil « . Une autre sorte d’offrande était le sacrifice. La victime était souvent un lama. Il était considéré digne de remplacer l’homme et d’être offert aux dieux ; le lama noir était pour les incas l’animal le plus pur. Parfois avaient aussi lieu des sacrifices humains. Généralement, il s’agissait de prisonniers de guerre. Ils pouvaient être égorgés ou jetés d’une falaise. Des  » vierges du soleil  » étaient parfois aussi enterrées  Un lama devant le Machu Picchuvivantes, quand il ne s’agissait pas d’enfants, comme dans la légende de Tanta Carhua qui évoque une petite fille choisie pour être offerte aux dieux. Le sacrifice était considéré comme la mort la plus digne avec la chute au combat. La victime rejoignait les dieux dans l’au-delà. Souvent, le sacrifié buvait pendant la cérémonie une coupe de chicha qui engourdissait ses sens. Viracocha, le Créateur, était supérieur encore au Soleil, car il était l’être suprême. C’était le dieu adoré par les premiers habitants du Pérou. Son culte commença dans la société inca sous le règne de Viracocha, qui prit comme nom de roi celui du dieu, et prit son essor sous Pachacuti. Ce dernier rapporta que Viracocha lui était apparu en rêve, et qu’il était son protecteur particulier. Par conséquent l’empereur fit ériger un magnifique temple avec une statue en or à l’effigie du dieu. C’est de Viracocha dont il est question dans le mythe de la création : issu du lac Titicaca, il est à l’origine du soleil, de la lune et des étoiles. Ensuite, il fit sortir du lac Titicaca quatre couples, dont le chef était Ayar Capac (lequel prit ensuite le nom de Manco Capac), qui furent à l’origine de la civilisation inca. Viracocha le Créateur, le Civilisateur et le Transformateur, aussi orthographié Huiracocha ou Wiraqoca, est un dieu bon qui rassure ses fidèles. C’est une des raisons de sa popularité. On le représente généralement comme un vieil homme barbu portant une robe, un sac sur le dos. Un mythe raconte les derniers jours de Viracocha sur terre. Etant très âgé, il se préparait à quitter le monde. Il donna son bâton, lorsqu’il le croisa, au père de Manco Capac. Celui-ci devint le premier empereur inca. Ensuite Viracocha promit de revenir un jour et alla s’enfoncer dans les eaux du Pacifique. 

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