Genèse de la Mouche ch.12

Posté par othoharmonie le 27 avril 2012


Chapitre 12
- le 25 mars 1842 -

  L’Humilité – Le Christ vivant en nous – réunit Père et Enfant.

 Humilité, amour et vérité: les éléments qui conduisent à la victoire(*)

  Ce qu’il faut entendre sous le mot préjudice, vous l’avez vraiment déjà appris suffisamment au cours de cette communication; et même non seulement ici, mais bien aussi maintes fois au cours de plusieurs autres communications, vous avez pu apprendre comment on peut maintenir une individualité propre indépendante, tout en restant unis dans le coeur, de la manière la plus intime, avec son propre Créateur; mais en dépit de tout cela, la conscience continue encore à rester dans l’obscurité, la foi a encore à combattre durement, et enfin il est difficile pour l’âme de concevoir comment donc l’homme peut jouir en esprit d’une vie parfaitement libre, indépendante, qui soit cependant liée à la Vie Première du Créateur de façon si parfaite qu’elle ne forme plus avec celle-ci qu’une seule et même vie.


 Sarcophaga carnaria Oui certes, comprendre cela dans l’étroitesse terrestre est chose extraordinairement difficile; et Je vous dis que celui qui ne l’apprend pas de la modeste chansonnette de la mouche, ou, pour M’exprimer plus clairement, qui ne l’apprend pas de la vraie et plus profonde humilité, en suivant la voie de la croix, ou enfin, pour parler en des termes encore plus clairs et nets, qui ne l’apprend pas de Moi, le Père, qui suis la plus sublime et la plus profonde Humilité même, celui-là ne comprendra pas, pas même en s’apprêtant à y méditer de très nombreuses fois, jamais au grand jamais, comment Père et Enfants peuvent être parfaitement un.

 Mais, afin que vous puissiez vous en faire une idée bien fondée, nous voulons à présent considérer encore deux grandes choses, dont la première est un Grand Homme qui s’appelle « le monde », et la seconde aussi un Grand Homme qui s’appelle « le Ciel ».(cf. Les Douze Heures)

 Au sujet du premier Grand Homme considéré sous l’angle uniquement matériel, des gousses globales(*) entières remplies de soleils et de planètes peuvent à grand peine s’appeler des papilles nerveuses de son être; mais si cet Homme, même dans une telle grandeur, se considère comme ayant parfaitement une seule vie, tout comme vous aussi vous considérez comme ayant une seule vie, consiste-t-il vraiment pour autant en une seule vie?

 Je suis d’avis que, pour montrer comment ce Grand Homme universel vit d’une essaim de mouches, et elles vous ferons comprendre clairement avec leur bourdonnement que même elles, en tant que premières manifestations de la vie animale, ont une vie propre bien à elles; à combien plus forte raison l’homme doit-il reconnaître cela en lui-même, et plus encore une Terre avec tous ses peuples et autres êtres vivants en espèces innombrables; combien plus ensuite un soleil avec ses êtres parfaits, puis bien plus encore, tous les soleils centraux avec leurs esprits très parfaits et très puissants, et combien plus enfin tout une gousse globale dans son ensemble, au contenu pour ainsi dire infini, rien que par le nombre de corps célestes qu’il contient, sans compter ensuite tous les êtres qui les habitent.

 Et pourtant toutes ces immenses gousses globales, tous les soleils centraux, tous les soleils centraux d’ordre inférieur, tous les soleils planétaires, et tous les autres soleils secondaires avec leurs planètes, et tous les êtres qui y habitent ne sont, au sens propre, que des parties du corps de ce Grand Homme-Univers, qui a pour lui-même une vie propre tout aussi bien délimitée que celle de chaque homme parmi vous sur la Terre, à l’intérieur, et la Terre aussi, de ce Grand Homme.

 Vous voyez, ceci est notre observation du côté matériel.

 À présent tournons nos regards vers l’Homme-Ciel, dont la grandeur est telle que vis-à-vis de lui le Grand Homme-Univers est dans le même rapport que celui de la trillionième partie d’un atome devant la taille du Grand Homme-Univers lui-même.

 Oui vraiment, le Ciel, d’un point de vue humain, est si immense, que tous les innombrables milliards de gousses globales de mondes dont est constitué le Grand Homme-Univers, pourraient trouver très commodément place dans un vaisseau capillaire d’un petit poil de son corps, et pourraient même accomplir leurs mouvements à l’intérieur de ce vaisseau capillaire sans jamais en heurter les parois.


Genèse de la Mouche ch.12 dans MOUCHE 220px-MoucheaDamierEt maintenant songez combien de vie a donc cette Homme-Ciel déjà dans un vaisseau capillaire, ou tout au moins dans une autre partie de son corps correspondant à un tel vaisseau capillaire; combien de vie doit-il ensuite avoir dans l’un de ses membres, combien plus dans son coeur et combien plus encore dans son être corporel entier; et pourtant tout cet Homme-Ciel en entier pense par lui-même, comme s’il était simplement un homme particulier pris en lui-même, tandis qu’en Lui d’innombrables milliards de milliards des anges les plus parfaits et des esprits pensent et vivent aussi par eux-mêmes tout comme le Grand Homme-Ciel.

 Et en cet Homme-Ciel existent encore d’autres rapports, qui font que des êtres qui ont des pensées et des sentiments absolument semblables, forment une société qui, prise en elle-même trouve une correspondance dans un corps terrestre de l’univers ou tout au moins dans l’une de ses parties, et représente parfaitement un homme; un homme qui à son tour peut penser et percevoir par lui-même d’une manière très parfaite comme s’il était un homme existant seul par lui-même.

 Oui, et J’ajoute: dans Mon Infinité il y a même plusieurs de ces Cieux, et chaque Ciel est en soi un Homme Parfait, et seulement tous les Cieux pris ensemble viennent à former ensuite dans leur ensemble encore un Homme Infini, qui cependant ne peut être conçu par aucun autre à l’exception de Moi seulement, parce qu’il est vraiment Mon Corps Même, ou bien Dieu dans Son Infinité, qui certes conçoit et sent Son Individualité et Son Unité absolue, de la façon la plus précise et la plus claire; et pourtant, quelle multiplicité de vie en Lui!

 Pour peu que vous confrontiez à présent ces deux images, et que vous les considériez ensuite en esprit, il ne pourra certainement plus vous échapper comment en une Vie éternelle et infinie, d’innombrables vies peuvent se mouvoir librement et peuvent jouir d’une manière très parfaite des délices les plus élevées de la vie, bien que n’étant que des parties seulement de cette Vie Une principale en Dieu.


Vous voyez, c’est tout cela que la mouche chante dans son humilité; et l’humilité est la véritable mouche principale dans l’homme même; car, comme la mouche dans le monde commence à remporter en elle la victoire sur la vie, ainsi de la même façon aussi l’humilité dans l’homme commence à accueillir et renfermer en lui la Vie la plus libre de Dieu et ensuite grâce à sa constance et à son courage, à cultiver en lui avec une vigueur toujours plus grande, cet éternel Sanctuaire qui est « LE CHRIST VIVANT » en tout homme vrai; et lorsque la Vie de Celui-ci s’écoule en chaque partie de l’âme, et, au moyen de l’âme, aussi dans le corps charnel, alors une telle transformation est manifestement une victoire, oui en vérité, la victoire la plus grande que l’homme puisse jamais remporter; car avec cette victoire il a enfermé en lui la plus haute Vie de Dieu, se L’est appropriée par l’amour, et est devenu désormais Un avec le Dieu Éternel, le Père de tout amour.

 Lucilia caesar Dites-Moi un peu, n’est-ce pas là cette victoire que vous chante la mouche?

 Mais si vous voulez bien comprendre la mouche, qui vous chante sa victoire, interpellez votre propre mouche, la vraie mouche qui est en vous, cette mouche qui est la véritable humilité; et c’est celle-ci qui vous donnera la grande réponse!

 Oui, par elle vous percevrez ce qu’est la vraie et juste victoire!

 Mais comme l’amour est un fruit de l’humilité, ainsi l’éternelle vérité, ou bien la lumière de toute lumière, est un fruit de l’amour; et quand l’amour croît dans l’humilité, et la vérité dans l’amour, c’est une véritable croissance, un véritable arbre de vie, et un véritable arbre de toute sainte connaissance de la vie et de tout ce qui a un rapport avec elle, dans le temps et dans l’éternité.

 Mais qui voudra trouver les mystères de la vie avec seulement son intelligence mondaine, celui-là en vérité n’arrivera jamais à les découvrir, et au contraire cette intelligence n’arrivera à rien d’autre qu’à lui faire perdre encore ce peu de vie qu’il s’était acquise auparavant pendant son enfance; parce que, en vérité, Je vous le dis:

  »Qui ne prête pas foi avec une enfantine et pieuse simplicité de coeur à cette Parole Intérieure, qu’elle se manifeste soit directement dans le coeur de tout homme bien disposé comme un avertissement de sa propre conscience, soit indirectement, par la

bouche de quelqu’un éveillé en esprit, et se limite ensuite à rester seulement un simple auditeur de cette Parole, un auditeur qui tout au plus s’étonne de ce qu’il rencontre, tantôt ici ou tantôt là, dans la parole, au lieu de devenir actif selon elle, à l’égard de ceux-là Je vous répète encore une fois:

 En vérité, en vérité, ce n’est pas d’entendre, ni de voir, mais bien d’agir, qui conduira seulement l’homme au Royaume des Cieux ! »

 Vous avez aussi appris au cours de cette communication que la vie ne peut commencer son retour avant d’avoir été jugée; et en même temps vous savez sûrement ce que dit l’Évangile, où il est écrit: « Ce n’est pas Moi, mais bien la Parole que Je vous ai donnée qui vous jugera. »

 Voyez, la Parole est donc un juge, un juge pour la vie éternelle pour qui agit selon la Parole, et pour la mort éternelle pour qui ne fait pas ainsi; car personne ne peut arriver à la certitude par une autre voie qui ne soit celle laborieuse de la Croix, selon la Parole qui ne prêche que l’humilité et l’amour; mais qui se limite à n’être que simple auditeur et n’agit pas selon la vivifiante Parole qui doit le conduire à la Vie, celui-là ne pourra même pas se joindre à la Puissance Vitale positive de cette Parole, et au contraire il restera dans sa polarité négative de la mort, où bien difficilement dans l’éternité pourra à nouveau se développer une vie polaire positive.

 Mais quels sont les premiers indices d’un tel jugement pour la mort, en celui qui n’est pas actif selon la Parole?

 Les premiers indices sont les doutes sur l’authenticité de l’une ou l’autre partie de la Divine Révélation.

 Et qu’est en soi un semblable doute? 

Un doute n’est rien d’autre qu’une impuissance de la vie intérieure, par suite de laquelle l’esprit se replie sur lui-même, tandis que dans l’âme ne brille plus qu’une faible lueur naturelle, une lueur qui provient encore en partie des rayons de l’esprit de plus en plus faibles, tandis qu’une partie croissante de lumière trompeuse provient du monde qui nourrit tous les sens d’illusion.

 Il ne sera pas nécessaire d’expliquer longuement où peut conduire une telle impuissance spirituelle, à moins que l’esprit soit à nouveau réveillé par quelque énergique volonté d’oeuvrer selon la Parole.

 Mais qui, au cours de cette vie, ne passera pas à la vraie polarité positive de la vie éternelle, celui-là se jugera lui-même apte pour la polarité négative, dont il ne pourra jamais sortir pour l’éternité.

 Or, ces deux polarités sont en rapport entre elles comme le spirituel l’est au matériel, ou bien comme le vivifiant fruit intérieur l’est à la morte écorce extérieure.

 Qui s’assimilera au fruit, celui-là passera à la Vie; qui au contraire s’assimilera à l’écorce, celui-là passera à la mort.

 Mais vous, vous savez déjà qu’en toute chose, et ainsi certes d’autant plus en

mouche dans MOUCHE Dieu, se trouvent deux polarités; et comme l’Être Divin est éternel, ainsi aussi ces deux polarités doivent être éternelles.

 Celui qui est dirigé(*) par la Parole ou, plutôt, qui se dirige lui-même selon la Parole, celui-là accueille en lui la Vie, et correspond à la Polarité positive Divine, qui est l’existence la plus libre et la plus illimitée qui soit.

 Mais celui qui au contraire n’accueille pas la Parole et ne La rend pas active en lui, en se contentant de la laisser s’écouler à travers son intellect négatif, celui-là sera dirigé par la Parole elle-même vers la polarité négative, qui est le principe fondamental de tout ce qui est matériel et par conséquent de tout ce qui est mort et prisonnier; de là résulte que le monde naturel ne cessera jamais, tout comme le monde spirituel, et qu’il restera au contraire éternellement comme un appui polaire négatif de tout ce qui est spirituel et libre. Vous déciderez bien vous-mêmes à présent quel est le sort le plus heureux pour toutes les éternités des éternités: si c’est d’être réuni à la polarité négative, ou à la polarité positive de Dieu, ce qui signifie: devenir un esprit angélique vivant une vie des plus libres, remplie de suprêmes délices, ou devenir un satan banni dans une pierre morte.

 La lumière de la vérité brille certes partout pour le vivant, mais, dans toute l’ éternité, en aucun lieu ne brille une lumière pour celui qui est mort.

 Et il faut garder en soi ce qui toujours doit témoigner de la vérité(*); et c’est bien une chose extrêmement bonne, oui, c’est là le cercle éternel de la vie dans lequel vous devez entrer, qui ne tourne pas seulement pour exercer l’intellect, mais bien sérieusement pour agir; et c’est par l’action seulement que la vérité peut en tant que vraie lumière de la vie s’élever dans le cercle et le traverser de part en part de son souffle.

 Voyez, si vous comprenez cela, vous pourrez aussi bien comprendre que le son est conforme à l’instrument, la lumière à la vie, le salaire au travail, la connaissance, ou la conscience de la vie éternelle en soi, aux oeuvres selon la Parole; que telle est la montagne, telles aussi sont ses pentes; et telle la vie, tel aussi son pôle; et tel le coeur, telle sa voix, et telle l’humilité du coeur, telle la Parole vivante en lui.

 Et maintenant, Je crois que vous ne demanderez plus: qui peut jamais concevoir tout cela en soi? Pour qui mûrira ce rameau d’olivier?

 Car vous avez appris, au cours de ces communications, ce qu’est la vérité et ce qu’est la lumière, et par conséquent vous saurez et comprendrez aussi facilement comment la vérité est une lumière pour la lumière en vue du jugement, c’est-à-dire un jugement qui détermine le retour de la vie à la Vie, ou le contraire, comme vous le savez.

 Et si vous réfléchissez bien à tout ce qui a été dit, ne comprendrez-vous pas encore la question: « Peux-tu donc aspirer à des soleils et, dans la lumière, profaner la terre ? »

 Ou bien, en parlant net: Peux-tu servir deux maîtres?

 Car pour qui aspire aux soleils, c’est-à-dire à la vivante perfection, est-il encore possible qu’il se tourne vers le monde avec cette lumière et, à l’aide de cette lumière, y chercher des faveurs? Ou bien, afin que vous compreniez encore plus clairement: comment un homme ayant saisit les vérités divines avec son intellect peut-il atteindre à la vie éternelle s’il ne fait rien pour que la Parole devienne active en lui?

 C’est celui-là justement qui, en possession de la lumière volée, profane avec sa paresse la terre sur laquelle il devrait au contraire être actif pour la vie; les physiciens eux-mêmes ne savent-ils pas déjà que des polarités identiques ne s’attirent jamais, mais au contraire se repoussent? Et la terre étant par elle-même paresseuse et inactive, pourra-t-elle être vivifiée par l’inactivité?

 Il est donc clair que l’on ne peut servir deux maîtres à la fois, à savoir l’intellect paresseux et l’action vivifiante.

 Celui donc qui peut aspirer à des soleils ne doit pas profaner la terre avec la lumière, au contraire il doit la bénir par son activité, afin que la terre aussi devienne, pour lui, un soleil.

 Et ainsi a pleine valeur l’avertissement que Je lance au sceptique ténébreux en lui disant qu’ il doit fuir quand Je fais descendre des soleils; mais où doit-il fuir? Qu’il interroge la mouche, et elle lui dira quelle voie doit prendre la vie, et comment elle doit revenir pourvue d’énormes intérêts; mais la mouche lui dira aussi où il peut encore fuir, et même où il devra fuir, s’il ne veut retourner vers l’éternelle Vie de toute vie, en étant actif selon la Parole.

 Pour qui a déjà quelque peu les yeux ouverts, il n’y aura pas besoin de chercher bien longtemps pour apercevoir l’immensité entière remplie de cerfs, qui en vérité courent tous à l’envi vers le but original, là vers où la vie se dirigea déjà dans notre mouche; car « cerf » et « vie devenant toujours plus libre », signifient une seule et même chose. 

Et si vous savez cela, vous savez aussi par qui et comment entrer dans la course de la série infinie des êtres(*), qui monte vers la Source Première de toute Lumière et de toute Vie. 

Et ici est posée la question, à celui qui ne fait que raisonner, si lui, l’inactif, se sent capable d’entrer dans cette course? Et en même temps lui est posée aussi la deuxième et dernière question: 

« Si tu ne réussis pas à découvrir la trace de la vérité, par l’action précisément, qui donc pourra jamais te libérer des ténèbres de la mort éternelle ? »

 Je pense que cette dernière question n’a besoin d’aucune autre explication; car, dans le cours de ces communications vous aurez suffisamment appris que, pour se soustraire aux ténèbres de la mort éternelle, il est nécessaire d’agir de façon critique, ou pire encore, tout bonnement un contempteur et donc quelqu’un qui renie Ma Parole.

 Qui au contraire veut vraiment conformer ses actes à Ma Parole doit La prendre entièrement au sérieux, pour pouvoir ensuite s’écrier avec Mon cher David:

  »Dieu est tout mon sérieux(**)! Je veux chanter et psalmodier, c’est ma gloire. Apprêtez-vous psaltérions et harpes, je veux me lever dès l’aurore. Je te remercierai parmi les peuples, Éternel! Je te louerai parmi les nations. Car ta bonté s’élève au-dessus des cieux, et ta vérité atteint jusqu’aux nues. Élève-toi, ô Dieu, au-dessus des cieux, et que ta gloire soit sur toute la terre. Afin que tes bien-aimés soient délivrés, aide par ta droite, et exauce-moi! » (Psaume 108)

 David ne chante-t-il pas ici dans son psaume, que Dieu est pour lui tout son sérieux? 

Mais comment Dieu peut-il être dans l’homme autrement que dans la Parole? La Parole doit donc être pour l’homme une chose sérieuse afin qu’il ait à la « chanter » c’est-à-dire, à l’écouter, et ensuite à la « psalmodier », c’est-à-dire à l’appliquer; et c’est là la gloire ou bien la lumière de l’homme même. 

David ensuite veut apprêtez psaltérions et harpes, et veut se lever tôt, mais pour quoi faire?

ill-turning-2 Rien d’autre que la Parole, car celui qui accueille la Parole dans son coeur et oeuvre selon elle, celui-là Me remercie et me loue sur les meilleurs psaltérions et les meilleures harpes, et il fait cela au milieu des peuples et des nations, c’est-à-dire, qu’il se trouve au milieu des deux polarités déjà connues de vous, et entre celles-ci il aspire à monter vers Dieu, et il ne se laisse détourner du droit chemin ni par les peuples, ni par les nations, ou en d’autres termes, ni par son propre intellect, ni par sa propre indolence.

 Oui, en vérité qui agit ainsi et recherche Dieu vraiment avec tout le sérieux, comme David, celui-là sait très bien jusqu’où arrive Ma Grâce, c’est-à-dire, jusqu’où se se propage la Vie qui émane de Moi dans tous les espaces éternels que sont les cieux, desquels aujourd’hui il vous fut assez dit; il sait aussi ce que sont « les nuées de la Vérité » à savoir, que ce sont les esprits de la vie éternelle. – Oui, celui qui recherche Dieu avec tout le sérieux, reconnaît en lui la victoire, et comme l’a fait David, il s’écrie:

  »Élève-Toi, ô Dieu, au-dessus des cieux, c’est-à-dire sur ma vie jusqu’à présent, et que Ta Gloire c’est-à-dire Ta Lumière vivifiante se répande sur toutes les contrées de mon être afin qu’avec cela tous les bien-aimés, c’est-à-dire tous ceux qui ont fait retour à la vie quel que soit le degré auquel ils puissent être arrivés soient bien

vite délivrés de tout ce qui est de la mort! »

 Oui, qui recherche vraiment Dieu avec un sérieux parfait comme l’a fait David, s’écriera enfin comme lui:

  »Seigneur, Mon Dieu et Mon Père, vois, mon coeur déborde d’amour pour Toi; vois, du fond de mon humilité je Te supplie et Te conjure, de bien vouloir me secourir avec Ta droite, c’est-à-dire de bien vouloir m’accorder la Vraie Lumière de la Vie, afin que je puisse devenir avec Toi une vie unique parfaite; exauce-moi donc et réponds-moi, ô mon Dieu! »

 (*)Car celui qui avec tout le sérieux recherche Dieu, celui-là saura aussi revenir parfaitement à Dieu, et ne regardera pas avec un oeil en arrière vers le monde en se limitant à tourner seulement l’autre en haut vers Dieu; il ne lèvera pas seulement ses deux yeux, mais bien son être tout entier vers Dieu; mais comme vont les choses aujourd’hui, croyez-Moi, il n’y a guère plus beaucoup de sérieux pour Dieu, et l’humanité est passée complètement à l’état de la plus grande tiédeur, et l’ultime étincelle de force vive qu’elle conserve encore en elle, elle l’emploie exclusivement pour ce qui est du monde.

 Combien de vie fera retour à Moi, vous pourrez le calculer sur les doigts, sans qu’il soit besoin de vous creuser trop la tête, et soyez certains, qu’il n’y aura pas besoin d’employer ici les mots « innombrable » et « infini ».

 Mais devons-nous peut-être nous laisser accabler par l’angoisse pour cela? Absolument pas, Mes Enfants! Car malgré cela toute chose avance sur la voie que Ma Parole détermine en tant que Juge, soit vers le haut soit vers le bas, ou, pour parler en toute franchise: Bien que la Terre ait été rachetée à prix bien cher, et qu’elle ait été placée au Centre entre Mes deux Polarités infinies, il se trouve dans la vaste immensité de très nombreuses autres Terres encore, sur lesquelles pérégrinent des enfants bien plus fidèles que sur celle-là, unique dans son ingratitude – et pourtant, pour aucune Je ne fis jamais autant que pour celle-là!

 Toutefois l’éternité n’est pas encore finie; sa durée n’a pas de limites! Malheur à cette Terre si Je devais détourner d’elle Mon Coeur, pour Le donner à une autre!

 Réfléchissez bien sur tout ce qui vous a été dit avec cette Mouche, et agissez en conséquence; tenez éloigné votre intellect, mais d’autant plus proche votre cœur ; alors vous pourrez reconnaître en vous le vrai triomphe de la vie, et vous pourrez vous élever vers la septuple lumière, et vers la triple lumière resplendissant au-dessus de cette dernière.

 Mais J’ajoute encore ceci comme conclusion: Si quelqu’un avait des doutes et ne pouvait pleinement prêter foi à ces communications de manière à se sentir incité à l’activité en son coeur, celui-là fera beaucoup mieux de ne même pas les prendre en main; parce que, quand il en a pris connaissance, il n’a fait que renforcer en lui son propre jugement pour la mort. Par contre, s’il n’y touche pas, son jugement sera plus doux, le chemin vers le pôle négatif lui sera plus supportable, et peut-être lui sera-t-il possible, après quelques éternités, de changer de direction.

 Mais qui par contre les lit, les prend pour puissant guide pour la vie, et y conforme ses actes, en vérité, celui-là a déjà en lui aussi la victoire, ce qui est tout – et est l’unique sainte Volonté d’Amour de votre Père, pour toutes les éternités. 

Amen! 

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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