• Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 25 avril 2012

Sa Majesté des Mouches

Posté par othoharmonie le 25 avril 2012

 

Sa Majesté des mouches (titre original : Lord of the Flies) est un drame psychologique en noir et blanc écrit et réalisé par Peter Brook d’après l’œuvre de William Golding.
Ce film est une excellente adaptation, très fidèle au roman éponyme, et William Golding, en personne, l’a soutenu.

Sa Majesté des Mouches dans MOUCHE 220px-Beelzebub« Tout ce que je voulais, c’était une petite somme d’argent. Pas de scénario, juste des enfants, une caméra, et une plage. »

L’histoire s’articule en trois grands actes.

Après la chute de leur avion dans l’océan Pacifique, un groupe de jeunes garçons britanniques âgés de six à douze ans se retrouve seul sur une île montagneuse.

Loin du monde des adultes, les enfants s’organisent sur un modèle démocratique : ils élisent comme chef, Ralph secondé par son camarade Piggy, dit le « gros », souffre-douleur et objet des moqueries. Ils explorent leur île. Jack, le plus vieux de tous, le plus fort physiquement, humilié de ne pas avoir été choisi comme chef, et jaloux, construit son propre clan : il pratique l’apologie de la force et du plaisir. Le pouvoir de Ralph diminue au fur et à mesure que Jack renforce le sien. Dans cette micro-société, au début du troisième acte, on est passé à la barbarie et à la tyrannie.

Analyse

9782070374809 dans MOUCHEL’analyse sociologique, anthropologique et philosophique que William Golding illustre finement dans ce roman est sombre et pessimiste : la civilisation n’est qu’un vernis qui ne tient pas à grand chose ; dès que les humains sont livrés à eux-mêmes, leur liberté prend le visage de la sauvagerie, de la superstition et de la violence. L’auteur assène un ultime coup de massue à la fin du roman lorsque les enfants, finalement retrouvés par l’équipage d’un navire de guerre croisant dans les parages, s’écroulent en pleurs : il montre ainsi que l’homme fuit sa propre liberté, qu’il s’empresse de se mettre entre les mains d’une entité supérieure dès qu’il en a la possibilité.

Analyse symbolique

Par ailleurs, le roman peut être analysé sous un angle symbolique, chaque personnage représentant des forces ou des idées sociologiques différentes :

Ralph, le personnage principal, est l’enfant le plus âgé de l’île avec Jack, presque adolescent, qui tente d’organiser le groupe en utilisant un symbole fort de communication et de rassemblement (la conque) peut représenter les tentatives humaines de rassemblement en des sociétés égalitaires comme la démocratie.

Jack, le fougueux chef du chœur d’enfants qui prend peu à peu le contrôle du groupe, représente le pouvoir guerrier, brutal et violent mais charismatique et aventureux par opposition au côté contraignant de l’organisation démocratique.

Roger, le second de Jack dans la nouvelle hiérarchie, représente la cruauté brute et inquiétante, le plaisir d’infliger la douleur ou de tuer, le fascisme grandissant à l’ombre du pouvoir guerrier.

Porcinet, l’obèse intellectuel et fragile dont les lunettes sont utilisées pour faire le feu représente le savoir et la connaissance, mais aussi la dépendance et la faiblesse. Méprisé par le pouvoir guerrier, il lui est pourtant vital : le feu qu’il est capable de créer est le symbole du pouvoir par excellence. L’instrument de ce pouvoir, les lunettes, finit par être volé par Jack et leur propriétaire écrasé par un rocher poussé du haut d’une falaise.

On confère parfois à l’œuvre une portée freudienne : Ralph serait le Moi, Porcinet le Surmoi et Jack le Ça.

Simon, l’enfant courageux qui n’hésite pas à défier ses peurs représente la sagesse et la vérité – il sera le premier tué parmi les enfants, sacrifié en une fête orgiaque sanglante sur l’autel des superstitions qu’il était justement sur le point de détruire en apportant la vérité.

320px-MuscidaeLes jumeaux Sam-Erik (Sam et Eric) ainsi que les autres enfants du groupe, ballottés entre les deux pouvoirs qui s’affrontent, peuvent représenter le peuple qui se débrouille comme il peut pour survivre.

Tout ce petit monde gravite autour d’une tête de cochon en décomposition (qui attire les mouches, d’où le titre de l’œuvre) plantée sur une pique par Jack et idolâtrée comme une divinité qui cristallise les peurs des enfants face à une nature mystérieuse et inquiétante. Elle représente plus, à l’insu des enfants, prenant dans l’hallucination de Simon – juste avant sa découverte du corps du parachutiste – ce nom symbolique d’un démon ancestral : Belzébuth signifie en hébreu « seigneur des mouches » ; cet épisode préfigure le réveil d’une sauvagerie destructrice refoulée dans les profondeurs de l’être humain par les normes sociales.

Publié dans MOUCHE | Pas de Commentaire »

Mouche, vecteur de maladie

Posté par othoharmonie le 25 avril 2012

La mouche est le plus souvent regardée par l’Homme comme un insecte malpropre et vecteur de maladies comme le typhus ou le choléra. Les mouches se trouvent par exemple par milliers dans les latrines.

Mouche, vecteur de maladie dans MOUCHE 244px-Fly_in_GSCAS2Quelques mouches sont hématophages et peuvent transmettre des maladies comme la leishmaniose ou la maladie du sommeil.

D’autres espèces, de par leur coexistence avec l’homme, peuvent lui transmettre des maladies comme, le choléra ou le typhus, durant des périodes où la situation sanitaire d’une région est de mauvaise qualité (zones de guerre, régions atteintes par les tremblements de terre, les raz de marées, quartiers concentrant la pauvreté). D’autres mouches, une fois ingurgitées, peuvent provoquer des myases. Certaines sont vectrices de maladies parasitaires, telle la maladie du sommeil qui est véhiculée par la mouche tsé-tsé.

Dégâts sur récoltes et bétails

Certaines espèces font aussi, à l’état larvaire surtout, des dégâts aux récoltes ou parasitent le bétail. Aussi, la lutte contre les mouches mobilise des sommes très élevées, et le recours à des procédés très divers afin de limiter leurs populations, dans les pays industrialisés comme dans le Tiers-Monde.

Dérangement

Le principal facteur qui rend les mouches mal perçues par l’homme est le dérangement et la perturbation de ces insectes. Les mouches ont tendance à se poser n’importe où sur le corps humain en dépit du sentiment d’insécurité senti une fois traquée, avec une insistance incompréhensible. Leur bourdonnement est très nuisible surtout en période de sommeil ou de concentration. C’est la cause la plus importante qui rend les mouches détestées et traquées par les êtres humains, par conséquent le marché d’outils de lutte fleurit (tapette mécanique ou électrique, piège électrique, insecticide…).

Publié dans MOUCHE | Pas de Commentaire »

Utilité de la Mouche

Posté par othoharmonie le 25 avril 2012

Dans la nature et parfois dans les décharges et dans les égouts, les mouches participent largement à l’élimination des déchets organiques produits par les différents êtres vivants (homme inclus).

Nettoyage des plaies

Appliqués sur une plaie, certains asticots élevés en milieu stérilisé permettent une cicatrisation rapide en mangeant les chairs mortes et le pus dans les cicatrices après une intervention chirurgicale ou une blessure et en sécrétant une substance coagulante et antiseptique. C’est l’asticothérapie.

Lutte biologique

Utilité de la Mouche dans MOUCHE 273px-Mouche1-67000Des mouches prédatrices sont utilisées dans le cadre de la lutte biologique, afin de combattre divers animaux ravageurs (coléoptères, chenilles de certains papillons, pucerons, voire d’autres mouches). La X60 est une mouche Muscidae dont les larves sont prédatrices des asticots d’une grande diversité de Diptères communément désignés mouches et moucherons. Ces insectes sont fortement nuisibles dans les élevages

Un sujet d’étude scientifique

En 1664, dans son œuvre Micrographie, Robert Hooke décrit avec un microscope un œil de mouche.

En 1668, Francesco Redi, en étudiant particulièrement les insectes et les parasites fit paraître Esperienze Intorno alla Generazione degl’Insetti, où il fait la démonstration qu’il n’existe pas de génération spontanée chez les mouches. Celles-ci naissent d’œufs pondus par d’autres mouches et n’apparaissent pas spontanément.

En 1910, le pionnier de la génétique, T. H. Morgan choisit la mouche du vinaigre ou drosophile (Drosophila melanogaster) pour effectuer ses recherches. C’est grâce à cette mouche qu’il parvient à mettre en évidence la première mutation génétique observée sur un animal. Ses successeurs tels Alfred Sturtevant travaillèrent sur le même insecte.

320px-Scatophaga.stercoraria.6983 dans MOUCHEEn médecine légale, la connaissance de différentes espèces de mouches (et d’autres insectes parasites) permet de déterminer l’ancienneté d’un décès, ainsi que les lieux dans lequel le corps a éventuellement été entreposé. Un certain nombre d’espèces de mouches pondent leurs œufs sur de la viande en décomposition. Ce comportement intervient, selon les espèces, à des stades différents de décomposition et est utilisé en médecine légale pour déterminer notamment la date de décès d’un corps : en déterminant les différentes espèces de mouches qui ont pondu et en établissant l’âge de leurs larves respectives, il est possible d’estimer la date de la mort avec une précision de quelques dizaines d’heures environ. Compte tenu que certaines espèces fréquentent préférentiellement certains biotopes, il est possible d’en déduire les lieux dans lequel le corps a éventuellement été entreposé.

Publié dans MOUCHE | Pas de Commentaire »

Lutte contre les mouches

Posté par othoharmonie le 25 avril 2012

Parmi les techniques de lutte contre les mouches :

Lutte contre les mouches dans MOUCHE 220px-3_fly-bottlesAttrape-mouches : divers ustensiles pour se débarrasser des mouches. Appareil utilisé pour contrôler les populations de mouches à l’intérieur d’un local. Un attrape-mouche attire habituellement les insectes volants (mouches, guêpes, mites et moustiques). Les insectes peuvent être soit tués, soit relâchés.

La tapette à mouches – Le ruban anti-mouches – Le papier tue-mouche – Le tue-mouche électrique – Le piège à insectes


Plantes carnivores : végétaux capables de capturer des proies. Plantes capable d’attirer et de capturer des proies (insectes, acariens et autres petits invertébrés essentiellement) puis d’en assimiler tout ou partie afin de subvenir (partiellement) à ses propres besoins. Il existe plus de 600 espèces de plantes carnivores connues à ce jour.

Les plantes carnivores se distinguent du reste du règne végétal par leur capacité à attirer, capturer et digérer leurs proies. Une plante capable uniquement de capture, éventuellement de dégradation, mais incapable d’assimiler sa proie, est qualifiée de protocarnivore.


220px-The_ya-te-veo dans MOUCHEChasse-mouche : ustensile destiné à chasser les mouches venant se poser sur son corps, formé généralement de long crins de cheval emboutis sur un manche de bois (appelé aussi émouchoir). Dans diverses civilisations, le chasse-mouche a acquis le statut de regalia.

Le chasse-mouche, appelé Chamara, est un symbole de rang social dans diverses tribus du Moyen Age du Sud de l’Inde, comme dans l’empire Chola.

Des représentations du roi Suryavarman II à Angkor Vat montrent une profusion de parasols, éventails et chasse-mouches, qui, dans la société d’Angkor fonctionnaient comme des symboles du rang mais aussi comme simples ustensiles destinés au confort.

Dans le Bouddhisme, c’est normalement la roue de la Loi (en sanskrit Dharmacakra) qui représente le Bouddha Sakyamuni et le dharma. Mais au Népal elle n’est pas utilisée parmi les huit symboles auspicieux (ashtamangalas}, elle est remplacée par un chasse-mouche.

Le chasse-mouche symbolisant les manifestations tantriques est fait de poils de queue de yaks enchâssés sur un manche d’argent. Il est utilisé durant la récitation rituelle et l’éventement des divinités au cours de la cérémonie des auspices.

Le chasse-mouche était aussi considéré comme un symbole de l’autorité d’un maître Zen (voir Linji).


Répulsifs : est une substance ou un appareil destiné à repousser certains animaux comme par exemple les moustiques et les mouches ou les animaux susceptible de venir endommager de jeunes plants forestiers.

Certains répulsifs à base d’huile essentielle de citronnelle ont démontré leur efficacité depuis longtemps à travers le monde. Utilisée dans des préparations pour la peau (homologuée avec un numéro d’approbation gouvernemental), son action répulsive est confirmée par de nombreuses évaluations scientifiques sanctionnées entre autres par le ministère canadien de la 120px-Horsehairflyswattersanté depuis 1942. Aussi le FDA américain en a confirmé l’action protectrice pour les humains. Son innocuité a été réitérée par un important rapport en 1999. Des bougies à la citronnelle peuvent aussi être efficaces.

Le géraniol chasse les moustiques, mouches, cancrelats, fourmis et tiques.


Insecticides : appelés aussi « tue-mouches », leurs compositions et aspects sont tels qu’ils sont essentiellement consommés par les mouches. Généralement sous forme de granulés solides que la mouche vient lécher.

Le terme générique « insecticide » inclut aussi les pesticides destinés à lutter contre des arthropodes qui ne sont pas des insectes (ex : acariens tels qu’araignées ou tiques) ainsi parfois que des répulsifs.

On distingue des produits agissant par contact, des produits « systémiques », et des produits à mode intermédiaire, dits « translaminaires ».

Publié dans MOUCHE | Pas de Commentaire »

La mouche dans la culture humaine

Posté par othoharmonie le 25 avril 2012

La mouche, qui accompagne l’homme a souvent été considérée, dans la culture, comme un animal nuisible, envahissant, collant et inutile (voir Le coche et la mouche de Jean de La Fontaine).

Peinture

  • Les mouches sont en peinture un moyen de rendre encore plus réalistes les natures mortes ou le trompe-l’œil au cours du XVe siècle. Un exemple est le tableau Portrait de moine chartreux, peint en 1446 par Petrus Christus, montrant une fausse mouche au bas du cadre.

  • Salvador Dalí était un grand passionné des mouches qu’il considérait comme l’insecte paranoïaque-critique par excellence.

Publié dans MOUCHE | Pas de Commentaire »

Expressions contenant le mot « mouche »

Posté par othoharmonie le 25 avril 2012

  • Cuisse de mouche : d’après Pierre Perret, fille maigrichonne.
  • Enculer les mouches (vulgaire) : se perdre dans des détails inutiles, on dit aussi plus élégamment sodomiser les Sarcophaga carnariadiptères ou se livrer à des mœurs contre-nature avec les diptères. On peut tout aussi élégamment employer le terme diptérophile. Citation : « Il y a deux façons d’enculer les mouches : avec ou sans leur consentement. » Boris Vian.
  • Faire mouche : au tir, atteindre le centre de la cible. Le point noir au centre d’une cible s’appelle « la mouche », d’où l’expression. Par extension au figuré, lors d’une discussion, prononcer une réplique qui atteint nettement son but (argument convaincant, propos volontairement blessant, ou au contraire encourageant, etc.).
  • Fine-mouche : personne habile.
  • Gobe-mouche : benêt.
  • Mouche du coche : en référence à La Fontaine, personne persuadée de son importance, s’imposant et gênant l’effort d’autrui.
  • Ne pas faire de mal à une mouche : être sans aucune méchanceté, inoffensif.
  • Pattes de mouche : écriture maladroite et pleine de ratures.
  • Prendre la mouche : s’offusquer, pour un prétexte souvent futile.
  • Quelle mouche l’a piqué ? : il est devenu fou.
  • Regarder voler les mouches : ne pas être attentif.
  • Tomber comme des mouches : avoir un fort taux de mortalité.
  • Entendre une mouche voler : avoir du silence
  • Un motif moucheté : un motif fait de pleins de petits points

Publié dans MOUCHE | 1 Commentaire »

 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello