Peuple des mouches

Posté par othoharmonie le 30 avril 2012

 

au Museum d’histoire Naturelle de Nantes retrouvez le peuple des mouches sous un regard ludique et pédagogique (à partir de 4 ans).

Peuple des mouches dans MOUCHE MOUCHE-ET-FOURMIChacun croit connaître les mouches. Cependant notre perception ne se base que sur 5 ou 6 espèces. Or, l’ordre des diptères (insectes possédant une seule paire d’ailes) représente probablement entre 15 et 20 % des espèces animales terrestres. Leur rôle dans les écosystèmes est souvent sous-estimé.

Mais au fait, comment fait la mouche pour marcher au plafond ? Qu’est-ce qu’une mouche tsé-tsé ? Comment combattre le paludisme ? Peut-on trouver des truffes avec une mouche ?

Les visiteurs pourront découvrir l’immense diversité des diptères en parcourant les 12 tentes dédiées à leur observation.

Des planches aquarellées de l’entomologiste Eugène Séguy illustrent la beauté de ces insectes et un surprenant mouchomaton rend compte de notre comportement face aux mouches !

Le visiteur termine son parcours en devenant membre d’un jury. Il doit en effet se prononcer sur le sort de cet insecte : condamner la mouche ou la gracier ? Réflexion sur la vie et la mort, l’utilité et le rôle des espèces dans la Nature et en particulier celui de l’Homme.
Cette exposition propose un voyage émotionnel, naturaliste et artistique dans l’univers de ces insectes méconnus…

Exposition bilingue Français-Allemand produite par le muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel en Suisse.

Pour ceux qui voudront continuer leur découverte en Novembre et Décembre, des animations accueillent les 4-6 ans (mercredi matin) et les 6-10 ans (mercredi et samedi après-midi).

Tarifs :

Gratuit pour les moins de 18 ans, Adultes 3,50€ – Animations: 3€ pour les Nantais et 6€ pour les Non Nantais.

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Mouche

Posté par othoharmonie le 30 avril 2012

INSECTE diptère, de la famille des muscidés, la mouche est partout dès qu’arrivent les beaux JOURS. Longue de 6 à 8 mm, elle
Mouche dans MOUCHE 220px-Christus_carthusian_%28detail%29possède 2 antennes courtes, de gros yeux, 6 pattes munies à la fois de griffes et de ventouses qui lui permettent de se maintenir sur les surfaces rugueuses ou unies. Avec sa trompe, elle aspire ses aliments qu’elle a préalablement enduits de salive. Elle transmet des germes de maladie qu’elle dépose au hasard ou, pour certaines espèces, qu’elle inocule en piquant les hommes et les ANIMAUX. C’est un insecte d’autant plus dangereux qu’il se reproduit rapidement, la femelle pondant 150 oeufs à la fois. Sa larve, un petit ver, est « l’asticot ». En Afrique, la redoutable mouche tsé-tsé transmet la maladie du sommeil. Prendre la mouche : se mettre en colère.

Dans sa fable Le Coche et la Mouche, La Fontaine montre une mouche se croyant aussi utile que les CHEVAUX qui tirent une voiture, vole de l’un à l’autre, donne des conseils, critique et lorsque le but est atteint, s’attribue tout le mérite de cet effort pénible. Ainsi font les gens qui se mêlent des affaires des autres et sont plus irritants qu’utiles. On les appelle les « mouches du coche ».

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Pêche à la Mouche

Posté par othoharmonie le 30 avril 2012

 

La pêche à la mouche est à la fois une activité de pleine nature, un loisir et un sport qui consiste à leurrer un poisson avec un leurre nommé mouche de pêche.

La première description écrite de pêche à la mouche se trouve dans le Natura Animalium, où Claude Élien (200 après J.C.) décrit une technique de pêche macédonienne consistant à leurrer des « poissons tachetés » (probablement des truites fario) à l’aide d’hameçons recouverts de laine rouge et cerclés de plumes de coq. Il est remarquable de constater qu’au XXIe siècle c’est la même technique, pratiquement inchangée, qui permet aux « moucheurs » de leurrer des truites en imitant par exemple Ecdyonurus venosus (éphémère rougeâtre de la famille des Heptagéniidés).

Pêche à la Mouche dans MOUCHELa deuxième référence écrite est celle de Juliana Berners (ou Barnes ou Bernes, l’orthographe des noms en vieil anglais étant très difficile à déterminer aujourd’hui), abbesse de l’abbaye de Sopwell (Angleterre) au XVe siècle : il s’agit d’ailleurs du premier écrit sur la pêche fait par une femme. Le Livre de St-Alban (Book of St-Alban) est une sorte de guide de savoir-vivre à l’usage de la noblesse : il traite donc des trois savoirs fondamentaux qui font « un homme de qualité », à savoir d’héraldique, de chasse (notamment de fauconnerie) et de pêche. Troisième partie du Livre de St-Alban, le Traité de pêche à la ligne a été imprimé pour la première fois en 1496, mais plusieurs exemplaires manuscrits lui sont antérieurs, dont le plus ancien date de 1425. Il est aujourd’hui couramment admis qu’il s’agissait déjà de la transcription d’un ouvrage antérieur, probablement une ode issue de la Cour d’Orange. Le Traité de pêche à la ligne décrit parfaitement les techniques à mettre en œuvre pour fabriquer douze leurres artificiels (imitant des insectes) appelés mouches.

C’est au XVIIe siècle que la littérature consacrée à la pêche à la mouche commence à s’étoffer vraiment, notamment avec les remarquables apports de Charles Cotton et de Izaak Walton.

Les moucheurs se réclament d’une pratique de pêche sportive, tant par l’aspect physique qu’elle nécessite, que par un état d’esprit particulier. La graciation ou no-kill en est une des nombreuses manifestations : une proportion croissante de moucheurs remettent à l’eau volontairement la majorité de leurs prises, même celles dépassant la taille légale de capture. Ce respect du poisson participe à une nouvelle approche qui séduit chaque jour davantage de pratiquants. Plus proche de la nature et du milieu, le moucheur profite de la pêche, de la rivière et des poissons (qu’il considère volontiers comme des partenaires de jeux) en oubliant complètement l’aspect alimentaire qui est traditionnellement lié à toute pratique halieutique. Parallèlement à la pêche en no-kill des parcours de pêche en no-kill ont vu le jour un peu partout en France pour permettre aux moucheurs et pêcheurs sportifs de pratiquer leur passion dans de meilleures conditions « suis-je aujourd’hui plus malin que le poisson » ou « est-ce le poisson qui est plus malin que moi » dans un esprit d’éthique et de respect « hameçon sans ardillon » et « épuisette obligatoire ».

L’image de la pêche à la mouche

250px-Pecheursaumon dans MOUCHELa pêche à la mouche en Europe a du mal à se départir d’une image de pêche compliquée et chère, voire snob. Outre l’originalité radicale de la pratique et de sa technique de lancer, qui nécessite beaucoup de pratique pour être maitrisée, cette réputation provient probablement du fait que les pêcheurs à la mouche utilisent beaucoup de termes anglais. Cela vient du fait que les origines modernes de cette technique sont britanniques et qu’une très grande partie du vocabulaire n’a pas été traduite.

On parle parfois de chapeaux à plume, terme péjoratif désignant les moucheurs se considérant comme supérieurs aux autres pêcheurs en raison de leur pratique, supposée plus technique, plus fine et plus aboutie que les autres.

Cet aspect élitiste est en train de disparaître grâce à la baisse du prix du matériel et à l’augmentation du nombre de pratiquants, qui sont désormais de tout niveau social.

De plus, la technique est aujourd’hui démythifiée : bien décrite et expliquée dans de nombreux livres, revues spécialisées, DVD ou sites web, le débutant qui souhaite commencer trouvera de nombreuses références simples et accessibles, sans compter les nombreux clubs mouches bien répartis sur le territoire français.

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Vidéo de la mouche…

Posté par othoharmonie le 30 avril 2012

P’tite vidéo de montage

vidéo, posté sur youtube  

Image de prévisualisation YouTube

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Les trois Mouches

Posté par othoharmonie le 30 avril 2012

 


Fichier:Urophora.cardui.female.jpgDans une auberge isolée, un samouraï est installé, seul à une table . Malgré trois mouches qui tournent autour de lui, il reste d’un calme surprenant. Trois rônins entrent à leur tour dans l’auberge. Ils remarquent aussitôt avec envie la magnifique paire de sabres que porte l’ homme isolé. Sûrs de leur coup, trois contre un, ils s’assoient à une table voisine et mettent tout en œuvre pour provoquer le samouraï. Celui-ci reste imperturbable, comme s’il n’avait même pas remarqué la présence des trois rônins. Loin de se décourager, les rônins se font de plus en plus railleurs. Tout à coup, en trois gestes rapides, le samouraï attrape les trois mouches qui tournaient autour de lui, et ce, avec les baguettes qu’il tenait à la main . Puis calmement, il repose les baguettes, parfaitement indifférent au trouble qu’il venait de provoquer parmi les rônins. En effet , non seulement ceux-ci s’étaient tus, mais pris de panique , ils n’avaient pas tardé à s’enfuir. Ils venaient de comprendre à temps qu’ils s’étaient attaqués à un homme d’une maîtrise redoutable . Plus tard, ils finirent par apprendre , avec effroi, que celui qui les avait si habilement découragés était le fameux Miyamoto Musashi.

spiritualité Bouddhiste. 

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Bourdonner … la mouche

Posté par othoharmonie le 30 avril 2012

La Mouche

Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité:

 »Dieu est Amour »

Reçu par la Grâce du Seigneur par

Jacob Lorber

Introduction

 

(DICTÉE PAR LE SEIGNEUR)

- Le 3 septembre 1840 -

 Musca domesticaC’est une bonne chose de diriger souvent l’oeil de son propre sentiment sur telle ou telle chose et de percevoir en elle Mon Amour et Ma Sagesse, aussi petit que puisse être l’objet à prendre en considération; parce que même dans ce qui est petit il y a toujours quelque chose d’infini, et il est par conséquent digne d’un regard spirituel, car tout ce qui cache en soi quelque chose d’infini, est un atome émané de Moi, dans lequel veille un être éternel.

 Si donc à présent Je fais bourdonner devant vous, dans une petite chanson, une négligeable mouche, vous devez penser que pas même ce petit animal n’appartient au non comptés; car, si les atomes de la lumière et les monades de l’éther Me sont connus exactement par le nombre, à travers toutes les éternités d’espace et de temps, comment cela ne devrait-il pas être le cas de la mouche dont la formation a nécessité le concours de certainement plus d’un milliard entier d’atomes?

 Laissons donc bourdonner un petit peu une mouche.

 

La_Mouche_-_Jacob_Lorber_.pdf‎ (Taille du fichier : 552 Ko, type MIME : application/pdf)

Découvrez l’infinie Sagesse que recèle ce minuscule petit être qu’est la Mouche.

http://nous-les-dieux.org/Pdf:La_Mouche_-_Jacob_Lorber_.pdf

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Poésie « La Mouche »

Posté par othoharmonie le 30 avril 2012

Traduction en prose de la poésie “La Mouche”

 

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

Sur un ton joyeux, en bourdonnant, la mouche alerte chante une gentille chansonnette de louange à Moi, le puissant Créateur;

 Poésie De joie délicieuse elle bourdonne, et exprime finement l’amour, et tourne dans la mer de l’amour sous une poussée profonde, et prononce de façon bien claire des paroles de Grâce; et vous annonce et vous montre comment on peut avancer par de pauvres sentiers.

 Observez donc ce petit animal: Voyez comme il tourne alerte et joyeux, et comment sans aucun souci il obéit à l’impulsion qui le pousse, en suivant plein de gratitude l’orientation que Je lui ai donnée; et jamais il n’aspirera, contrairement à vous, à ce qui est défendu.

 Je vous le dis: Ce n’est pas sans motif qu’il a été placé si près de vous; même si, à dire vrai, le moyen est quelque peu petit, il a cependant été choisi par Moi ! 

Je lui ai donné une paire d’ailes, ténues, à l’égal de l’éther, afin qu’elle puisse bien facilement voler dans l’air, et accomplir ses tours allègres dans les rayons du soleil, et y absorber de ses petits yeux la lumière de la couronne d’or, et porter cette lumière aux formes mortes, pour leur vie, et témoigner du caractère de Ma vivifiante Douceur. 

Et Je lui ai donné aussi, avec sage pensée, six légères pattes; et afin qu’elle perçoive la douceur de la vie, Je l’ai munie d’une trompe appropriée, pour sucer sa nourriture. 

Et vous voyez, ce que maintenant Je vous ai dit, prenez-le comme clé d’une énigme, et dans votre coeur pensez bien à la mouche; 

Je vous le dis, la mouche, oui, la mouche vous chante la victoire ! 

Que ce thème, voyez-vous, vous serve d’exercice; vous pourrez le travailler pendant le temps libre que vous Me consacrez. 

Je vous ai donné ce petit thème insignifiant afin que votre humilité y puisse trouver un bon aliment; 

Quant au reste, dans ce qui va suivre, ce petit animal vous sera présenté par 

Moi comme un témoignage de la nature, jusque dans ses plus minutieux détails. 

Moi, à qui toutes les choses sont bien connues, Je vous donne cela. 

Amen, Amen, Amen !

 

par Jacob Lorber

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Genèse de la Mouche – chapitre 1

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012

 

Chapitre 1- Le 8 mars 1842 -

 Culicoides sonorensisLa mouche, ce tout petit animal qui souvent importune les hommes ainsi que beaucoup d’autres créatures vivant sur la terre – particulièrement en cette époque de l’année où les rayons du soleil frappent avec la plus grande vigueur le sol terrestre – n’est pas dans l’ordre des choses aussi insignifiante et pas même aussi dénuée de but qu’elle peut le paraître.

 Pour pouvoir se pénétrer de tout cela parfaitement et de façon utile, nous ferons d’abord une petite description préliminaire des propriétés naturelles de ce tout petit animal.

 Ce serait certes chose superflue de vous décrire à présent le corps de la mouche selon sa forme, étant donné que vous en aurez sûrement vues déjà pas mal; par contre on ne doit en aucun cas passer au-dessus de ses notables particularités et de sa genèse, qu’il faut prendre en considération avec la plus grande diligence et avec un esprit observateur.

 Quelle est donc la genèse de la mouche?

 Les naturalistes savent très bien que la mouche dépose des oeufs qui sont si petits qu’ils sont à grand-peine perceptibles à l’oeil humain, et qu’ils ont par suite un poids si faible que – comme la fine poussière visible dans les rayons solaires – ils peuvent avec une grande facilité rester en suspension dans l’air.

 Mais où la mouche dépose-t-elle ses minuscules oeufs, si l’on considère que le nombre de ceux déposés par une seule mouche dépasse souvent le million? Et où et comment sont-ils couvés? – Vous n’avez certainement encore jamais vu une jeune mouche; car vous ne devez pas du tout prendre des moucherons pour de jeunes mouches!

 La mouche, voyez-vous, – lorsqu’elle a atteint le degré de maturité nécessaire à cela – dépose ses oeufs partout où elle se pose, et ne se soucie absolument plus de ce qui leur arrivera; par millions et par millions ils sont transportés par les vents et éparpillés dans toutes les parties du monde; des millions d’entre eux tombent dans l’eau, oui, vous ne pouvez vous imaginer presque aucune chose qui, sur la terre, serait épargnée par les oeufs de la mouche; comme d’un autre côté, pour la mouche elle-même, il n’existe rien pour ainsi dire de trop sacré, au point qu’elle le laissât exempt de son contact et de son flair.

 Ainsi donc, à l’exception des charbons ardents et des flammes dévorantes, il n’y a presque aucune chose qu’elle ne barbouille de ses oeufs minuscules.

Anopheles gambiae, femelle Nous saurons donc déjà où la mouche dépose ses oeufs, et quel est leur aspect; mais sur la façon et en quelles proportions ils réussissent à se développer, par rapport à la quantité innombrable des oeufs déposés, il va en être question de suite.

 Tous les oeufs qui sont déposés sur les murs humides des maisons, de préférence sur ceux des étables ou bien sur le bois pourri ou sur n’importe quel autre objet humide et moisi, arrivent presque toujours à leur complet développement; par contre, ceux qui tombent en proie aux vents et dans les eaux, sont presque tous perdus et certes seul un nombre indescriptiblement petit arrive au complet développement et devient mouches; pourtant malgré cela on peut dire que rien n’est effectivement perdu, au point de manquer de quelque autre sage destination; non certes, pas même ces oeufs qui souvent par nombre de millions sont absorbés par l’homme et par les animaux en une seule inspiration; – mais laissons à présent de côté les oeufs qui sont acheminés vers de nombreuses autres destinations, et passons au contraire à ceux qui arrivent à leur complet développement.

 Quel cours prend donc ce processus? 

Quand le soleil, voyez-vous, a commencé à réchauffer suffisamment la terre, alors ces oeufs commencent à croître aussi jusqu’à ce qu’ils deviennent assez grands pour qu’un oeil d’acuité moyenne soit en mesure de les découvrir, et cela par la ressemblance avec le pollen des fleurs et de couleur d’un bleu blanchâtre, et il va de soi, seulement dans ces lieux où ils furent déposés par la mouche. Est alors venu le temps de l’incubation qui procède de la façon suivante:

 Les oeufs s’entrouvrent, par l’action des puissances spirituelles qui se réveillent, ces puissances qui sont amassées en chacun d’eux, et qui ont été l’expression vitale de ces petits animaux qui, selon l’ordre établi, ont précédé la mouche. Ces parties spirituelles se réunissent en une seule vie, sous forme d’un petit ver de couleur blanchâtre, à peine visible. Ce petit ver se nourrit ensuite pendant quelques jours de l’humidité qui se trouve dans le lieu où il est apparu à la lumière; mais la durée d’une telle nutrition n’est point établie de manière précise, elle dépend au contraire toujours de la plus ou moins grande quantité de substance nutritive qui se trouve à disposition. Mais, jusqu’à ce point, la procréation de la mouche arrive de façon tout à fait naturelle.

 Or Je vous ai demandé déjà au commencement, si vous n’aviez encore jamais vu une jeune mouche !- Voilà, ici est justement caché ce qu’il y a de réellement merveilleux en ce tout petit animal: il apparaît tout d’un coup beau et parfaitement formé, mais personne ne sait dire d’où il vient et où il est né; comment arrive donc ce prodige?

  Volucella pellucensVous aurez peut-être entendu parfois raconter par vos anciens, que les mouches dérivent en partie d’une espèce de poussière et en partie de fragments pulvérisés de vieilles mouches mortes. La chose peut sembler telle apparemment, mais en réalité cela n’arrive certes pas ainsi; car quand le petit ver a atteint une grandeur convenable, comme celle à peu près d’une petite virgule d’une écriture de taille moyenne, il éclate, inversant avec cette opération les parties internes de son corps en celles externes et vice versa; et ainsi la peau qui était auparavant l’enveloppe extérieure du petit ver, s’étire et devient le corps proprement dit de la mouche, pourvu de façon appropriée en son intérieur de tous les organes de digestion; par contre, les parties du petit ver, qui étaient auparavant internes, deviennent ensuite les parties extérieures et visibles de la mouche; ces parties, dès l’instant où ce bouleversement a eu lieu, à peine venues au contact de l’air extérieur, atteignent leur complet développement en cinq à sept secondes au maximum; après quoi la mouche est ainsi parfaitement formée.

 La naissance, ou mieux encore, la genèse de la mouche, arrive donc, voyez-vous, de cette façon; ce qui, certes, est bien digne d’être connu, et qui doit certainement paraître bien surprenant à tout observateur. Et pourtant, tout cela est encore absolument le moins merveilleux de ce que l’on peut rencontrer en ce tout petit animal. Et ce qui suivra ensuite, exposé en la forme la plus concise possible, sera pour vous une occasion de grande surprise et d’admiration. Mais ces choses remarquables, remettons les à un prochain jour.

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Genèse de la Mouche – chapitre 2

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012

 

Chapitre 2 - Le 11 mars 1842   -

 

Pourquoi est-il possible à la mouche de marcher sur des surfaces lisses et verticales?

Il n’aura pas échappé à vos regards, et vous aurez même observé souvent comment la mouche avance en trottinant sur une surface verticale très bien polie avec ses six petites pattes, tout aussi lestement que sur une table qui se trouve en position horizontale.

 Mais comment cela est-il donc possible à cette bestiole, si l’on prend en considération que ses pattes – bien que chacune d’elles finisse en deux très petites griffes pointues – sont toutefois extrêmement lisses? Ceci, voyez-vous, est déjà quelque chose de merveilleux, lorsqu’on pense que sur une surface verticale et lisse ne reste attaché pas même le plus léger duvet, à moins qu’on ne recoure à quelque matière adhésive; comment cela peut-il donc être possible à la mouche, sans le concours d’un semblable moyen?

  Espèce de la famille CecidomyiidaeCertains naturalistes très diligents ont bien trouvé au moyen de microscopes à puissant agrandissement, que la mouche – et tous les animaux de son espèce – ont entre les deux griffes terminales de leurs extrémités une sorte de petite clochette vide, très élastique, dont ils devraient faire usage comme d’un vrai récipient pour la raréfaction de l’air, c’est-à-dire de la façon suivante: à peine une mouche pose-t-elle l’une ou l’autre de ses petites pattes sur une plaque de verre verticale, qu’elle absorberait aussitôt en elle l’air se trouvant dans la petite cloche, en suite de quoi la patte munie de la petite cloche, désormais vide d’air, resterait étroitement plaquée à la surface susmentionnée, contrainte en cela par la pression de l’air extérieur qui entoure la petite cloche. – Mais pour un tel fonctionnement, chaque mouche devrait être pourvue de pompes pneumatiques spéciales; et avec quelle célérité ces pompes devraient être mises en activité par quelque mécanique incroyablement habile, pour pouvoir correspondre pleinement aux exigences de la mouche durant son trottinement, extrêmement rapide et on ne peut plus indécis et capricieux?

 Une telle chose, voyez-vous, n’est pas si facile à concevoir, bien que la mouche soit effectivement en possession de telles petites cloches en apparence pneumatiques; – mais si elle ne peut se maintenir avec ses petites pattes sur la surface en question de la manière supposée par les naturalistes, de quelle autre façon peut donc s’expliquer la chose?

 La réponse pourra être très facilement déduite de l’explication suivante. Si vous avez observé une mouche avec beaucoup d’attention, ne serait-ce même qu’une seule fois, vous devrez certainement vous être aperçus que la mouche, en chaque point de son petit corps, est pourvue de très petits poils et d’autres minuscules piquants de substance cornée; et même ses deux ailes sont munies sur les bords extrêmes d’innombrables petites plumes pointues en forme de rayons divergents.

 Ces poils et ces piquants ne sont rien d’autre que de véritables absorbeurs d’électricité, et cette électricité absorbée de cette façon en elle par la mouche, dans sa partie négative – qui est en même temps aussi l’élément d’attraction ou de contraction – afflue sans cesse à travers les petites pattes dans les petites cloches déjà connues, de sorte que celles-ci deviennent très avides d’électricité positive.

 Mais si l’on considère que cette dernière s’accumule depuis l’air de préférence sur les surfaces polies, il est par conséquent chose très naturelle que la mouche doive rester adhérente à toute surface polie, quelle qu’en soit la position, en profitant à l’avantage de sa marche, de la particularité depuis bien longtemps connue, que des polarités opposées s’attirent continuellement. Vous voyez, ceci est donc la réponse à la question ci-dessus.

Mais, direz-vous: tout cela arrive en raison de causes et d’effets totalement naturels; où donc est le prodige ? Il va de soi par ailleurs que Je ne peux vous donner aucune autre réponse que celle-ci: d’autant plus naturelle vous semble une chose, d’autant plus grandement tient-elle en soi du prodige à qui veut la considérer en Mon Nom , car elle n’est pas un prodige passager et donc de peu d’utilité, mais bien au contraire un prodige permanent et donc très utile toujours et en tout temps; car si vous y réfléchissez tant soit peu, vous verrez de toute évidence lequel de ces deux prodiges est le plus important: le passage des Israélites à travers la Mer Rouge, ou bien la continuité d’un type d’un arbre fruitier qui produit encore aujourd’hui toujours les mêmes fruits qu’il produisait aux temps d’Adam; ou bien aussi notre mouche qui aux jours d’aujourd’hui est encore telle qu’elle était de très nombreux millions d’années avant Adam! À présent jugez par vous-mêmes, lequel de ces prodiges est donc le plus grand et le plus important?

 Bibio marci, mâle Le cheminement d’une mouche sur une surface lisse a donc beaucoup plus de droit de s’appeler un prodige – ce dont chacun peut s’assurer journellement pour autant bien sûr qu’il ait un peu apprécié dans son coeur un tel phénomène – que l’écroulement des murs de Jéricho au retentissement des trompettes sur le commandement de Josué, du moment que, tant par sa genèse, et plus encore en raison de la constance de sa reproduction et de l’usage absolument efficace de toutes ses fonctions vitales – ainsi que plus particulièrement encore en raison de sa double utilité jusqu’à présent totalement ignorée – notre mouche mérite déjà d’être qualifiée de merveilleuse, oui, et même de sublime manifestation de Ma Part.

 Car le premier prodige arrive encore chaque jour de nombreuses fois devant vos yeux, tandis que du second, en dehors de la Sainte Écriture, il n’y en a plus trace sur toute la Terre. Celui qui par conséquent veut retirer une utilité du prodigieux écroulement de Jéricho, celui-là doit avant tout y croire en s’abandonnant à la foi aveugle, tandis qu’en un jour d’été il est affligé par plus de mille de ces autres surprenants prodiges de la première sorte, qui tous, et souvent même de façon que trop importune, l’admonestent :

 « Regarde, ô superbe et orgueilleux mortel, combien de merveilles vivantes a créées le grand et saint Créateur, en les prodiguant avec abondance autour de toi, et reconnais de manière vivante en toi, combien près de toi se tient le Seigneur de la Vie ! »

 - Jugez donc encore une fois vous-mêmes, lequel de ces prodiges est le plus grand et le plus important en ce qui vous concerne! – Je suis d’avis qu’une mouche qui bourdonne à votre oreille, un grillon qui stridule, un passereau qui gazouille et une modeste violette de printemps, chantent à un coeur qui comprend l’amour, un cantique non moins sublime et grandiose à Ma louange, que Salomon dans toute sa sagesse et sa magnificence royale!

 La sagesse de Salomon représente bien sûr un degré élevé pour ceux qui se trouvent eux-mêmes dans la même sagesse; mais dans le cantique de la vivante et pourtant si silencieuse nature, il y a plus de sublimité et même beaucoup plus de profondeur sans limite, que dans toute la sagesse du fils de David!

Et ainsi la mouche dans son vol rapide vous révèle merveilleusement quelle est la sainte Puissance qui engendre les vibrations de ses ailes légères, et qui grâce à elles portent le petit animal merveilleux, en le faisant errer gaiement dans toutes les directions possibles, de-ci de-là, vers le haut ou vers le bas, et vous répéter toujours:  » Si déjà en moi, petit animal minuscule et méprisé, le Très Saint Père se plaît à oeuvrer de manière si infiniment prodigieuse, que ne fera-t-il donc pas pour vous, Ses Enfants? »

Ceci n’est-il pas une sagesse plus grande que toute sagesse, et un prodige des prodiges?

 Mais c’est seulement avec la dernière communication de cette révélation que vous sera dévoilé pleinement le miracle: pour aujourd’hui, nous avons du bien et du vrai en suffisance!

 

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Genèse de la Mouche – chapitre 3

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012


Chapitre 3
- Le 15 Mars 1842 -

 

Principal but négatif de la mouche comme stabilisateur

 Sylvicola fenestralisCe que nous avons pu connaître jusqu’à présent de la mouche est certainement merveilleux, et même extrêmement merveilleux; mais l’une des merveilles les plus grandes de ce tout petit animal tient dans sa destination, et avec cela aussi dans le mode et la manière où la mouche y correspond.

 Combien et quels sont donc les buts auxquels est appelé à servir ce tout petit animal? Le but pourrait-il donc être unique? S’il en était ainsi, comme ce serait peu! Peut-il être multiple?

 Dans toute la création il n’y a aucune chose qui ait plus de deux polarités, à savoir l’une positive et l’autre négative; c’est ainsi qu’il n’y a qu’un haut et qu’un bas, qui se trouvent vis-à-vis l’un de l’autre; car le milieu ne représente rien d’autre qu’une liaison entre ces deux extrêmes; et aussi qu’il n’y a qu’un extérieur et un intérieur, un matériel et un spirituel, un bien et un mal, un vrai et un faux.

S’agissant donc du but de l’existence d’un être, cela ne peut s’étendre à d’autre chose qu’à l’une ou à l’autre de ces deux polarités seulement. Voyons donc à présent tout ce à quoi peut servir la mouche, et commençons par le pôle extérieur!

 Vous avez certainement déjà été frappés par le fait qu’en temps hivernal il est très rare de voir un de ces petits animaux, alors qu’à la saison estivale ce n’est qu’un fourmillement et un frémissement continuels de ces petits habitants ailés de l’air.

Voilà, Mes chers petits enfants, que nous sommes sur le point de faire apparaître un autre prodige de notre petit animal.

 Que la mouche soit pleine de poils et de petits piquants, nous l’avons déjà vu à l’occasion de la découverte de la première merveille, quand Je vous expliquai le pourquoi et le comment de son cheminement.

 Mais cela n’est pas le seul motif pour lequel ce petit animal est ainsi parsemé de poils et de piquants. Mais à présent vous apprendrez aussitôt pour quelle raison chacun de ces petits insectes est pourvu aussi d’une paire d’ailes pour voler.

 Vous voyez, suite à l’absorption du fluide électrique (de la manière que vous connaissez déjà) la mouche devient si légère qu’elle n’a pour ainsi dire plus de poids, et par conséquent elle peut être transportée facilement très haut dans l’air, par sa petite paire d’ailes, dans toutes les directions.

 Mais pourquoi est-elle transportée de cette façon, ou bien, pourquoi, plus il fait chaud, doit-elle voler de-ci de-là dans toutes les directions, avec d’autant plus d’assiduité et de rapidité dans ses mouvements?

 Sciara hemerobioides À présent faites bien attention; nous allons maintenant découvrir cela aussi. Vous voyez, ces millions et ces millions de mouches ont partout la mission de consommer la partie surabondante de ce qu’on appelle le feu électrique qui afflue du soleil, et de le rendre de cette façon plus faible dans son ensemble, afin que, suite à une charge excessive, il ne se libère pas de lui-même et n’ait pas à envoyer pour ce motif un monde entier sens dessus dessous; car, voyez-vous, ce feu électrique est un feu extrêmement puissant, et cela se comprend naturellement de soi, toujours dans les limites de sa sphère positive; tant que l’électricité négative d’un corps terrestre équilibre en puissance celle positive qui se développe à partir des rayons du soleil, une mise en liberté de l’électricité positive est rendue impossible.

 Cependant si la positive dépasse la négative seulement d’un millième, alors il n’y a absolument aucun moyen d’empêcher un libre dégagement de la positive. Et comment peut-on donc éviter une telle ruine générale ? – Regardez à présent un peu nos petits animaux, comment ils se poussent de-ci et de-là dans toutes les directions avec la plus grande diligence, et absorbent dans leur vol rapide l’excès d’électricité positive. De cette façon la polarité du fluide s’inverse aussitôt, puisque ces petits insectes consomment en eux le positif, qui correspond ici à l’oxygène, pour ensuite exhaler à nouveau la partie négative, précisément comme le fait l’homme avec l’azote de l’air atmosphérique aspirée, aussitôt que le poumon y a soustrait l’oxygène dans le but de l’alimentation du sang.

Mais vous pourriez Me demander: Mais est-il vraiment possible que ces petits animaux soient capables de faire un tel travail ?

 À quoi Je vous dis en réponse: Oh oui, Mes chers Enfants! Puisque, vous voyez: une seule mouche inverse en une chaude journée d’été tant d’électricité positive en elle, que, si celle-ci pouvait être accumulée dans un récipient, elle aurait assez de force pour réduire en poudre en un instant une montagne dix fois plus grande que votre Schlossberg.

 Il en est de même de la quantité d’air qu’un homme aspire et expire en un jour; si elle pouvait s’allumer, toute l’Europe en serait tellement détruite, que son actuelle configuration en serait complètement changée, au point que personne ne serait plus en mesure de reconnaître qu’il y a eu un jour une région bien peuplée et fertile, comme elle l’est actuellement.

 Et afin que cela ne doive pas vous sembler trop fabuleux, J’attirerai votre attention sur la façon dont une très petite cause (considérée du point de vue naturel) a pu faire naître un grand tremblement de terre qui fut perçu sur près de la moitié de la Terre, et même plus loin encore. Cette cause, voyez-vous, consistait en mille pieds cubes d’air emprisonné, qui, en raison de la pression des contraintes extérieures, s’enflammèrent.

 Donc, en admettant qu’un homme en quatre inspirations consomme un pied cube d’air, ou mieux dit, qu’il l’inverse et le change, et en pensant au nombre de fois que l’homme respire en un jour, vous vous étonnerez du volume d’air qui est consommé, ou mieux, inversé, par un homme seulement , en une journée, ou bien plus précisément au cours de vingt quatre heures.

Mycetophila fungorum © James K. Lindsey Si, après ce qui vient d’être dit, vous examinez tant soit peu la chose, il ne vous apparaîtra certainement pas trop extravagant ce que Je vous exposai d’abord, c’est-à-dire, qu’avec l’air aspiré et expiré en une journée par un homme, pourrait être détruite l’Europe entière.

 Et ainsi ne doit pas non plus vous étonner ce que Je vous ai dit de l’électricité qu’une mouche change en un jour.

 Et si une mouche peut déjà faire tant, que ne pourront pas faire ensuite les nombreux millions de millions de mouches!

 Dites-Moi donc à présent, Mes chers Enfants, cela n’est-il pas peut-être un prodige que Je préserve toute une Terre d’une destruction soudaine, en Me servant d’aides aussi petits et insignifiants ?

  Et pourtant tout cela n’est seulement qu’un petit but accessoire de ce petit animal, et donc pas encore le prodige le plus grand.

 Mais à présent patientez encore, car les choses principales vont seulement venir; et pour aujourd’hui restons en là!

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Genèse de la Mouche – chapitre 4

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012


Chapitre 4
- Le 16 Mars 1842

 

Première utilité, souvent gênante pour l’homme, de la mission de la mouche 

 Empis tesselataDonc nous avons vu de quelle façon ce petit animal répond à sa mission à l’égard du pôle négatif; cependant il est à noter que ce qui vous a été dit jusqu’ici, ne constitue pas l’unique but négatif de ce petit animal; et qu’il y a encore de nombreux buts accessoires qui lui sont assignés, de la même façon que le fait un sage patron qui n’assigne pas à ses ouvriers seulement un travail à exécuter, mais au contraire charge chaque ouvrier de faire, outre le travail principal, encore plusieurs autres travaux accessoires de genre très divers, afin qu’aucun mouvement des travailleurs n’ait à rester infructueux; et ainsi, avant de passer à la description d’une autre des fonctions principales de ce petit animal, il est bien que vous appreniez à connaître encore quelques-unes des fonctions accessoires.

Vous voyez, Mes chers Petits, durant l’été, c’est pour vous bien souvent chose très ennuyeuse, quand dans une salle de nombreuses mouches bourdonnent alentour et vous agacent; particulièrement quand elles deviennent trop importunes.

 Cependant, pour ce motif, personne ne doit invectiver contre ces petits insectes; car justement durant ces journées elles accomplissent un travail accessoire, petit certes, mais très important, et justement très souvent utile pour l’homme, comme aussi pour les animaux domestiques que l’homme garde en sa maison. Désireriez-vous donc à présent savoir en quoi consiste cet utile travail accessoire? Ayez un peu de patience encore, car je veux auparavant vous rappeler quelque chose, et ensuite nous entrerons aussitôt dans le sujet.

 Vous voyez, Mes chers Enfants, au cours d’une semblable très chaude journée estivale, particu1ièrement lorsque vous observez que le mercure du baromètre se trouve très bas, d’innombrables milliards de milliards d’organismes atomiques (petits animaux de l’éther) sont engendrés depuis les couches les plus basses de l’éther dans l’air atmosphérique, ce qui fait que l’air vous apparaît souvent si fortement bleuâtre, au point qu’il vous est difficile d’apercevoir des localités qui ne se trouvent éloignées que de quelques heures de marche.

 En ces conditions, à chacune de vos inspirations plusieurs trillions de ces animaux se promènent dans votre corps; mais bien que ces petits animaux soient si petits qu’il n’est pas possible pour vous de les apercevoir, même s’il y en avait mille millions en un seul tas, cependant la somme de plusieurs décillions qu’un homme aspire parfois en une semblable journée, forme sûrement un nombre déjà assez important; et puisque ces organismes sont extrêmement dangereux pour la vie corporelle, cette quantité serait sans aucun doute suffisante pour ôter à l’homme la vie matérielle. Et cela parce que la propriété de ces petits animaux qui les rend incompatibles avec la vie naturelle, est à peu près la même que celle de l’acide prussique le plus pur.

Donc, ceci nous est désormais connu; mais ce qu’a à voir la mouche à ce sujet, nous ne le savons pas encore. Sinon que, justement ici il s’agit du service accessoire de ce petit animal, service dont il a été fait mention auparavant et que maintenant Je vous révélerai.

 Mouche charbonneuse Vous voyez, cette portion de ces « petits animaux éthérés atomiques » que l’homme absorbe en respirant, n’est pas précisément la plus dangereuse pour sa santé, parce qu’elle est aussitôt attirée avidement et opportunément par le sang, qui, en cette période de l’année particulièrement commence à manquer du nécessaire oxygène; mais bien diversement arrive-t-il avec cette portion qui se dépose sur la peau, et de préférence aux points où les pores sont pour la plus grande partie ouverts.

 Aussitôt que ces petits animaux y pénètrent, ils prennent face à ceux attirés par le sang, un caractère positif; tant que ce pôle externe ne prend pas la prépondérance sur l’intérieur, l’homme ne court aucun danger, comme c’est par exemple le cas quand il s’agit d’une température modérée; mais si ce pôle extérieur domine d’un seul millionième l’intérieur, alors se présente immédiatement le plus grand danger pour la vie naturelle; car dans ces conditions, pourrait se produire dans l’homme un renversement des polarités, dont les conséquences seraient les mêmes que celle de la piqûre d’une aiguille qui aurait été auparavant trempée dans l’acide prussique le plus concentré.

 Et si ensuite la polarité positive extérieure devait dominer subitement d’une centième partie celle négative intérieure, il se produirait subitement une décharge électrique visible, par laquelle l’homme, en quelques instants, serait tellement détruit, que de tout son corps il ne resterait qu’une demi poignée de cendres puantes.

 En ce qui concerne le premier de ces cas, vous en avez la preuve dans les maladies de la peste; celles-ci ne sont rien autre que de telles conséquences; ensuite, en ce qui concerne le second cas, cela se rencontre certes bien plus rarement, mais le phénomène d’autocombustion, comme on l’appelle, n’est pas totalement inconnu, en particulier dans les pays méridionaux.

 Et maintenant que nous connaissons aussi cela, jetons un coup d’oeil à nos petits ouvriers, et observons-les à l’oeuvre.

 Vous voyez, notre mouche a aussi une paire d’yeux qui sont si grands, qu’ils forment presque la septième partie de la totalité de son corps. Chacun de ces yeux, de par lui-même, n’est cependant pas, comme vous pourriez peut-être le croire, un oeil simple, mais est composé à son tour de plus de mille petits yeux. Ces yeux sont ainsi disposés avec ordre l’un à côté de l’autre, comme les cellules d’une ruche; chaque oeil particulier est pointu en forme de cône, et tous convergent enfin vers un centre visuel commun; ainsi disposés ils font fonction dans notre petit animal de microscope d’une puissance d’agrandissement indescriptible pour vous, à l’aide de quoi cet insecte peut apercevoir même chacun en particulier de ces organismes atomiques mentionnés ci-dessus.( Pour les opticiens, voilà un inestimable objet d’art, nouveau, et cependant très ancien.)

 Mais outre cela, l’estomac aussi de la mouche est conformé de sorte que justement ces petits animaux éthériques lui servent de principale nourriture; par conséquent, lorsque l’une ou l’autre mouche aperçoit sur la peau de l’homme un tas de ces petits animaux atomiques, elle se précipite dessus en vitesse, et ne s’en va pas si facilement avant de les avoir tous consommés.

 Mais, outre les yeux, ce petit animal a aussi une paire de petites antennes qui fait fonction en lui de nez, et comme il ne peut se servir des yeux que pour de courtes distances seulement, ainsi ces antennes lui servent pour rechercher la nourriture bien souvent même à de très grandes distances. Oui, J’en viens même à vous dire qu’il y a des mouches capables de flairer au moyen de ces petites antennes quelque chose d’appétissant même à des heures de distance.

 Voilà donc, Mes chers Enfants, que nous avons à nouveau découvert une merveille en ce petit insecte, c’est-à-dire, l’un des buts accessoires indiqués plus haut de son existence.

 N’est-ce donc pas un service très utile que rend ce petit animal? Certainement, et vous pouvez même garder bien à l’esprit ce que maintenant Je vous dis: Lorsque dans une localité quelconque, particulièrement durant l’été, ce petit animal disparaît soudain, vous pouvez sans aucun doute considérer ce fait comme un signe certain que Je M’approche armé d’un terrible fouet.

 Mais, comme cette fonction accessoire de notre petit animal se trouve à présent devant nous bien éclairée, il en a également diverses autres encore, et toutes on ne peut plus utiles.

 Clogmia albipunctata Et si nous voulions apprendre à les connaître toutes de fond en comble, J’aurais pour plusieurs années à vous en faire des dictées; mais vous pouvez certainement admettre que tout ce qu’il y a de créé, donc sans aucun doute, la mouche aussi, n’existe pas pour un seul et unique but, mais bien pour mille buts et plus, bons et très divers.

 Par conséquent pour ne pas faire traîner en longueur notre sujet, avant de passer au pôle positif de l’insecte en question, Je veux vous exposer encore deux seulement de telles fonctions utiles accessoires, en confirmation de Mes déclarations; et pour aujourd’hui nous laisserons là ce sujet.

 

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Genèse de la Mouche – chapitre 5

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012

 

Chapitre 5 - Le 17 mars 1842

 

Autre et utile finalité accessoire de la mouche si souvent importune

 Durant une chaude journée d’été, vous aurez déjà plus d’une fois fait l’expérience, particulièrement en certains après-midi dominés par une chaleur accablante, que l’homme fatigué se sent bien souvent porté à se laisser vaincre par une douce somnolence. Celui qui se trouve encore dans la plénitude de la vigueur juvénile, peut facilement s’en débarrasser avec divers moyens, comme d’une manière spéciale le mouvement, ou bien d’autres occupations et distractions, qui tiennent la personne jeune éveillée, de sorte que le sommeil ne peut pas si facilement l’écraser.

Genèse de la Mouche - chapitre 5 dans MOUCHE Housefly_-_Project_Gutenberg_eText_18050Mais bien différente est la chose avec des personnes d’un âge déjà très avancé, dont les membres ont déjà beaucoup travaillé et qui par conséquent sont devenues plus raides, plus fatiguées et plus somnolentes. Si en cette journée l’air qui les entoure manque de l’élément vital dont elles ont besoin, alors succède bientôt l’état de somnolence, et ces personnes ne sont plus en mesure de se tenir sur les pieds. Mais afin que vous puissiez relever pleinement ce qu’il y a de nocif en ce sommeil, il convient d’abord de s’arrêter un instant sur le sommeil naturel de l’homme.

Pourquoi donc la tendance au sommeil se manifeste dans l’homme de manière naturelle, aux heures de la nuit, et non aussi durant le jour? – La cause en est absolument très naturel1e, mais, de même bien peu savent reconnaître jusqu’à présent ce qui est du domaine de la sphère naturelle, de même aussi le motif du sommeil naturel est inconnu de la plus grande partie des hommes; et maintenant faites attention:

Quand la lumière du soleil, en tant que partie polaire positive de la vie naturelle ne prodigue plus ses rayons sur l’une ou l’autre moitié de la Terre, alors sur la Terre la polarité s’inverse aussi, et précisément de manière que, dès que pour une partie quelconque de la Terre le soleil est couché, cette partie commence aussitôt à prendre un caractère polaire négatif.

 Mais le pôle négatif de la vie correspond parfaitement à celui négatif de la Terre, et comme ce dernier de par lui-même s’oppose à l’activité vitale naturelle, ainsi agit également le pôle correspondant dans l’homme, détruisant en lui toujours de plus en plus l’électricité positive, et éteignant toujours plus en lui l’activité vitale extérieure. Sous de telles conditions se trouvent les parties tendres et mobiles du corps, comme les paupières, qui sont les premières à éprouver ce relâchement, et à refuser par conséquent de se maintenir ouvertes; mais bien vite après celles-ci, s’abandonnent au même état de relâchement aussi toutes les autres parties du corps: cet état constitue enfin le sommeil naturel nocturne de l’homme.

Quand ensuite à nouveau s’approche le matin et que le soleil est sur le point de se lever, alors s’accroît, ou bien se renforce toujours plus la polarité positive, de sorte que l’homme se réveille toujours plus, ou, en d’autres termes, son sommeil va en s’affaiblissant; et le décroissement progressif de la polarité négative qui se rencontre avec l’accroissement proportionnel de celle positive, durent jusqu’à ce que l’homme se réveille parfaitement. À présent il s’agit de voir encore seulement en quel rapport se trouve le sommeil nocturne avec le sommeil diurne dont nous avons parlé auparavant. Lorsque cela sera aussi clarifié, nous pourrons dire être presque arrivés au point que nous nous étions proposés.

  Bibio marci, mâleCe sommeil diurne se trouve en opposition parfaite avec le sommeil naturel (nocturne), parce qu’il ne dérive pas d’une déficience graduelle de l’électricité positive, mais bien seulement de la surabondance de celle-ci, et surabondance pour la raison qu’un corps moins actif n’est plus en mesure de consommer toute l’électricité absorbée, ou mieux dit, de la compenser avec la quantité correspondante d’électricité négative.

Si donc le positif commence à devenir prépondérant, le négatif commence à décroître dans la même proportion. Mais quelle en est la conséquence? – Cela est chose très facile à comprendre.

 Observez comment deux hommes de force inégale luttent entre eux; d’autant plus s’affaiblissent les forces du plus faible, d’autant plus le plus robuste prend le dessus sur le premier; mais lorsque le faible est complètement vaincu, alors c’en est fini aussi avec la force du plus fort, puisqu’il n’y a plus rien sur quoi il puisse exercer ses forces prépondérantes, et ainsi donc toute force cesse d’être une force, aussitôt qu’elle ne trouve plus aucune contre-force qui lui donne l’occasion de se manifester. – Et voyez, Mes chers Enfants, c’est aussi ce qui arrive avec l’homme, quand lui dans les heures diurnes est cueilli par le sommeil, bien entendu dans une journée d’été étouffante et saturée d’électricité. Mais qu’ont donc à voir ici à nouveau nos mouches ?

 Et voilà qu’ici sera bientôt mis en lumière un très important but accessoire de ce petit insecte, qui est de grande utilité, et précisément l’un des deux, dont il a déjà été fait mention hier.

 Vous voyez, ces petits insectes bourdonnent, en voltigeant et en trottinant avec beaucoup de soin autour et sur un tel dormeur diurne, et ils absorbent moyennant leurs petites pattes, leurs petits poils et leurs aiguillons, l’électricité positive en excès; par ce moyen est ainsi évitée l’accumulation de cette dernière, ainsi que le danger consécutif que l’électricité négative puisse être entièrement écrasée; de cette façon donc peut être conservée la vie naturelle de l’homme dormant.

 Mais si ce n’était pas le cas, si ces régulateurs peu considérés ne maintenaient pas avec beaucoup d’activité le plus grand équilibre possible en cette substance vitale naturelle, alors la vie naturelle serait belle et bien condamnée dans le même instant où l’électricité positive aurait vaincu complètement la négative. (Insolation? Danger à tenir éloignées les mouches.)

 L’homme endormi chasse de lui avec beaucoup de diligence, tant qu’il le peut, ces ennuyeux « réveilleurs », mais ce fait ne heurte en rien ce que nous avons dit, parce que tant que l’homme est encore en mesure de chasser de lui ces petits casse-pieds, sa vie ne court aucun danger d’aucune sorte; mais quand le sommeil a pleinement paralysé ses membres, alors ces casse-pieds ont libre jeu, et ils empêchent de manière infaillible que la vie du dormeur puisse courir quelque danger. Quand ensuite avec le temps – et parfois seulement grâce à l’active coopération de ces importuns – les polarités contraires se sont à nouveau toujours plus équilibrées, alors le dormeur se réveille, et recommence avec zèle à chasser de son corps ces petits êtres qui assument d’une certaine manière le rôle d’esprits protecteurs de la vie naturelle. Mais désormais il peut les chasser même autant qu’il veut, car une fois que l’homme est réveillé tout danger a aussi disparu totalement pour lui.

 Eh bien! Mes chers Enfants, cette fonction accessoire de notre petit animal, comment vous plaît-elle ? – Vous devez convenir que tout ceci a été disposé par Moi d’une manière on ne peut plus bienfaisante et sage – et Je vous dis encore en plus, lorsqu’un jour vous serez en mesure de pénétrer en esprit le mystère de la mission d’un tel petit animal dans sa totalité, alors pourrez-vous seulement en apprécier le prodige et vous direz émerveillés:

 « Combien grand et bon es-Tu, ô Père très saint, qui as confié à des créatures d’apparence aussi insignifiante, des missions aussi impénétrables et aussi profondément sages! – Qui donc peut convenablement Te louer et Te glorifier, même pour une mouche seulement ? – Et comment, et où trouverons-nous jamais des paroles, des pensées et des sentiments appropriés, pour glorifier, percevoir et reconnaître avec un esprit reconnaissant Ta Magnificence, Ton Amour infini et Ta Sagesse se manifestant dans l’une de Tes créatures plus parfaites encore ? »

200px-Insectetaon dans MOUCHEOui, Mes chers Enfants, dans un soleil il y a certes une grandeur plus importante que dans une mouche. Cependant qui veut Me connaître, doit d’abord fréquenter la petite école pour commencer à connaître en celle-ci le Père aimant. Et quand il en aura tiré un profit suffisant il pourra certes fréquenter ensuite aussi celle d’un degré supérieur, avec un bon résultat, et il se réjouira au-delà de toute mesure lorsqu’ici aussi il reconnaîtra que ce même Père très saint débordant d’Amour, qui régit et guide même la petite mouche dans son cercle d’action, guide aussi et dirige les soleils sur leurs orbites démesurées, et prescrit aux esprits les plus élevés, les plus puissants et les plus parfaits, Ses lois de l’éternel Amour.

Vous voyez, Mes chers, tout cela vous pourrez seulement un jour le connaître parfaitement; pour le moment donc, retournons de nouveau dans ce cercle restreint d’action, resté jusqu’à aujourd’hui encore ignoré totalement, autrement dit revenons à notre petite mouche, pour y étudier encore une autre finalité accessoire de grande utilité.

 

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Genèse de la Mouche – chapitre 6

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012

Chapitre 6 - Le 18 Mars 1842

 

Autre utilité des activités de la mouche qui nous sont si souvent importunes

 Tabanus bovinus Il n’aura certainement pas échappé à votre attention combien les mouches préfèrent se poser à ces endroits où l’occasion leur est offerte de grignoter quelque chose; pour ce motif elles font bien volontiers leur apparition en grand nombre durant les repas, en visiteuses importunes, et elles se précipitent avec une grande avidité sur les mets et sur leurs restes. – Vous aurez aussi observé, que ces visiteuses se donnent rendez-vous à la table en d’autant plus grand nombre que les journées sont plus étouffantes, et particulièrement si les salles où l’on mange sont basses et sentent le renfermé. Mais ici tomberait à nouveau et bien à propos une question et beaucoup pourraient dire:  » Eh bien, devons-nous donc vraiment tolérer ces parasites même là, où elles nous souillent les aliments, en nous importunant souvent de manière insupportable à chaque bouchée que nous approchons de la bouche? »

 Mais alors Je devrais faire observer: De cette façon, questionne, juge et s’irrite seulement l’homme à la vue assez courte; car s’il pouvait voir et comprendre pleinement le grand bienfait que la mouche lui rend avec cela, même quand elle se pose pendant deux secondes seulement sur cette bouchée ou sur cette cuillère qu’il est en train d’approcher de sa bouche, en vérité, il ne se montrerait en rien trop prodigue si, comme vous avez coutume de dire, il faisait dorer la mouche; car, voyez-vous, tous les aliments, à très peu d’exceptions, à cause de la substance sucrée qu’ils contiennent, ont la propriété d’attirer à eux tout l’azote de l’air vicié, particulièrement au cours d’une journée suffocante; de sorte que si les aliments restent exposés même pendant un court moment, on peut bientôt s’apercevoir de cet air mauvais pénétré dans ces aliments, par le fait qu’en premier lieu les aliments aigrissent facilement, ou bien sur certains on observe bien souvent une couche de moisissure, quelques autres changent de couleur, d’autres au contraire à l’endroit où ils sont moins compacts prennent une teinte mate bleuâtre. Voilà, tout cela ce sont des effets de l’air vicié; – Mais quelle est dans ce cas la mission de la mouche ? Voyez-vous, puisque la mouche, comme nous le savons déjà, en vertu de sa constitution, est comme une petite bouteille électrique volante, elle se montre pour ce motif aussi très avide de tout ce qui est en rapport intime avec sa sphère d’action naturelle.

 Cet air vicié est, par nature, électriquement négatif, et il élimine par conséquent toute l’électricité positive, bien souvent jusqu’à un degré tel, que souvent dans un semblable milieu, ou mieux encore, en ces aliments qui sont pris dans ce même milieu, il ne se trouve plus la moindre trace d’électricité positive.

 Tout un chacun peut maintenant comprendre que, si dans une telle salle , ne devaient pas se trouver souvent nos porteurs d’électricité, les choses prendraient un bien méchant aspect en ce qui concerne la santé corporelle de l’homme! Mais cela serait encore le moins, car tant que l’air vicié reste contenu dans tout l’espace de la salle, il conserve toujours assez de force d’expansion pour permettre au moins aux poumons de se dilater dans la respiration. Mais quand cet air a perdu toute sa force d’expansion, il tombe comme une rosée moite et salissante, sur ce qui lui est de quelque manière semblable, comme le serait justement dans notre cas les aliments. Donc, lorsqu’une bouchée que l’homme veut goûter est déjà mouillée comme il faut d’air passé, moite, alors s’y posent aussi volontiers une ou plusieurs mouches, et elles se déchargent de leur exubérante électricité positive en la déversant sur l’objet sur lequel elles trottinent. Quelle est maintenant la conséquence de ce fait ?

 Je vous le dis: ni plus ni moins que par suite de cela cet air précipité vient à se ranimer d’une certaine manière, et à devenir plus fluide; il s’élève alors de la bouchée que l’on est sur le point de goûter, ou bien du mets qui se trouve encore sur le plat, et ainsi, grâce à ce processus de distribution, les aliments deviennent à nouveau inoffensifs et aptes à être goûtés, tandis que dans le cas contraire, c’est-à-dire par manque de nos petits chimistes importuns, peu rares dans une semblable journée étouffante, et particulièrement dans une salle comme celle ci-dessus décrite, il serait bien difficile pour l’homme de continuer à vivre après le repas.

 Comment vous plaît-il donc ce service accessoire? N’est-ce pas un prodige tout aussi efficace aujourd’hui, comme il l’était à l’époque la plus reculée de l’existence humaine sur la Terre?

 Lucilia sericata Mais vous penserez peut-être en vous, et vous direz:  » Non, cela tient un peu trop de l’extraordinaire! Est-il possible qu’une mouche ait une sphère d’action aussi vaste ? Et Moi Je vous réponds en disant:  » Non seulement celle-ci, dont vous ne connaissez jusqu’à présent qu’une très faible partie, mais encore, cette modeste créature a une sphère d’action telle, que selon vos concepts, elle peut être considérée comme infinie; car si Je voulais vous faire connaître tout ce qui concerne ce petit animal, le travail de cent mille écrivains en un million d’années n’y suffirait pas, même s’ils pouvaient écrire jour et nuit sans arrêt.

 Que ne vous surprennent donc pas tant ces quelques éléments parmi ses missions que jusqu’ici Je vous ai fait connaître.

 Mais à qui veut parcourir une voie juste, qu’il suffise de penser que vis-à-vis de Moi, n’importe quelle chose – bien que de peu d’apparence – a une valeur infinie.

 Ces considérations tourneront, et de beaucoup, à l’avantage de chaque homme, puisqu’en premier lieu elles le maintiennent en état de permanente humilité, et d’autre part cela sert aussi à lui montrer de façon bien claire ce que représente un vrai homme, qui certainement doit avoir une importance bien plus plus grande que tout un trillion de mouches.

 Cependant, puisque nous parlons présentement de mouches, le moment n’est pas opportun pour juger de la valeur de l’homme, mais bien plutôt consacrons encore un peu d’attention à la mission accessoire de la mouche, mission que nous avons déjà abordée.

 Vous aurez aussi observé que la mouche, s’étant rassasiée de cette façon, vole ensuite très volontiers sur des objets brillants, et que souvent elle les salit sans aucune retenue. Et ici, vous, Mes chers petits, vous vous demanderez l’un à l’autre: y-a-t-il bien quelque chose d’utile aussi en cela ? – Oh, oui, Je vous le dis: C’est une chose très utile, et sans elle l’opération chimique décrite plus haut, que ce petit animal accomplit, perdrait la moitié de sa valeur, si elle n’était pas suivie aussitôt de ce second acte, apparemment insignifiant.

 Nous savons déjà, de ce qui a été exposé antérieurement, que la mouche absorbe dans la majeure partie des cas une nourriture électrique négative, et par conséquent qu’elle est un véritable accumulateur de poisons, qu’elle tire tant de l’air que de l’homme et des animaux, ainsi que de tous les aliments dont l’homme se nourrit.

 Musca domestica Par conséquent les excréments de la mouche, quoiqu’ils ne soient plus nocifs au point d’être toxiques, ne peuvent avoir qu’un caractère typiquement électrique négatif. Mais nous savons que l’électricité positive s’accumule surtout sur les objets lisses. Vous voyez, à présent nous arriverons bien vite au motif de tout cela! Afin que le peu d’électricité positive qui se maintient encore sur les objets lisses, dans un milieu qui est pauvre de cette électricité, puisse être convenablement distribuée, nos chimistes les barbouillent soigneusement, et suite à cela, ils perdent toujours plus la force d’attirer à eux l’électricité nécessaire et indispensable à l’air du milieu. Et si vous doutez peut-être de cela, vous n’avez rien à faire d’autre qu’à mettre dans une telle salle des objets dorés, et vous pouvez être sûrs que ceux-ci seront en peu de temps tellement barbouillés par les susdits chimistes, que de l’or vous n’en verrez scintiller plus beaucoup à travers les saletés.

 Mais pourquoi ces petits insectes mettent-ils tant de zèle à salir justement l’or?

 À ce sujet Je ne vous réponds qu’avec une autre question: Pourquoi dorez-vous les pointes de vos parafoudres? Et vous devez répondre: précisément parce que l’or attire à lui avec une force extraordinaire spécialement l’électricité positive. Mais vous direz que les mouches salissent aussi les vitres des fenêtres, alors que le verre, comme c’est connu, n’attire pas l’électricité; c’est vrai, mais par contre Je vous demande: pourquoi donc se sert-on de disques ou de cylindres de verre comme moyens adaptés pour rendre manifeste l’électricité qui se trouve libre dans l’air, moyennant un léger frottement? – Vous voyez, maintenant Je vous ai de nouveau attrapé, et Je vous réponds: parce que l’électricité s’accumule de préférence justement sur les plaques de verre, et il suffit que ces dernières soient seulement un petit peu légèrement frottées pour faire en sorte qu’elle manifeste bien vite sa présence.

 Maintenant que nous savons tout cela, nous pouvons aussi permettre à nos petites chimistes de barbouiller ces surfaces à leur aise, afin que ces détentrices d’électricité deviennent toujours plus rêches, et par conséquent de plus en plus inadaptées à maintenir accumulée sur elles l’électricité, en contraignant ainsi cette dernière à se mélanger plus équitablement avec l’air qui se trouve dans la salle. -Alors, que dites-vous maintenant, après avoir examiné avec quelque attention ce que Je viens de vous dire à présent? – Vous voyez donc, que pas même une vieille et insignifiante salissure de mouche n’a été déposée à l’endroit où elle se trouve, sans l’intervention de Ma Sagesse et de Ma Prévoyance, bien que ce ne soit pourtant qu’un pur excrément d’un aussi insignifiant petit animal.

 Que faudrait-il répondre, par contre, à quelqu’un qui, des sommets élevés de sa raison humaine, va jusqu’à renier la finalité même de l’homme? Oh! l’épouvantable sottise!

 Si déjà Je prends soin que même ce qui est le moins remarquable renferme toujours en soi une très grande utilité, et que Je prescris avec un tel sens de l’opportunité à une très insignifiante mouche toutes ses utiles fonctions, même les moins voyantes, combien plus grand soin ne prendrai-je pas, Moi, de l’homme, qui n’est pas une créature seulement mais est un vrai Enfant de Mon Amour, ou qui du moins est destiné à le devenir, pourvu qu’il arrive à reconnaître que Je suis son Père et non seulement son Créateur, comme Je le suis pour les pierres et pour les mottes de la terre.

 Mais un coeur tant soit peu animé d’amour filial doit admettre que Je prends soin paternellement même de l’herbe muette des champs, et cela est vrai, oui parfaitement vrai; car il n’y a que le Père seul qui présente nourriture et boisson à tout ce qui d’une façon ou de l’autre est susceptible d’être nourri. Or, si Je consacre des soins aussi paternels déjà aux choses muettes, il est certain qu’avec plus de soin encore Je pourvoirai en tant que Père ces êtres que Je suscitai par Mon Amour et à Mon Image, comme étant Mes Enfants!

 Pesez bien tout cela ! Cela vaut certainement la peine de considérer Mes soins paternels même en ce qui concerne les choses plus légères, afin que celui qui est envahi par le doute puisse une bonne fois se persuader clairement, que Je ne suis pas un Dieu destructeur, une inconcevable divinité despotique, mais au contraire uniquement et seulement un vrai Père pour tous Mes Enfants bien-aimés; et que Je ne suis pas un Père prodigue et dissipateur, mais au contraire souverainement économe, et que Je sais mettre à profit même les salissures d’une mouche pour le bien de Mes Enfants!

 Oui, Je vous le dis: Il y a encore une infinité de choses et beaucoup plus insignifiantes, et pourtant Je ne permets même pas que l’infinitésimale soit perdue; donc , si logiquement Je ne suis certainement pas un Dieu égoïste et destructeur, mais bien un Père qui garde et entretient même l’infinitésimal atome, et qui dirige et administre tout fidèlement pour Ses Enfants, combien grand doit être l’aveuglement des hommes, qui veulent contester Mes soins paternels incessants, très scrupuleux et affectueux pour Mes Enfants?

 Genèse de la Mouche - chapitre 6 dans MOUCHE 220px-Housefly_matingOh, Mes chers petits Enfants! Croyez-Moi, Je surveille jour et nuit même la croissance de chaque petit poil de votre corps, bien qu’ils doivent aller bien vite, avec le corps entier, à la dissolution; avec combien plus de soin ne veillerai-Je pas sans aucun doute sur votre âme immortelle, et sur votre esprit éternel issu de Moi? 

Oui, oui, Mes chers Enfants! Observez bien la petite mouche, elle vous chante vraiment un hymne de victoire; mais vous ne serez en mesure de l’entendre de plus en plus clairement qu’au cours de l’exposition de sa caractéristique polaire positive qui va suivre.

 Et nous en resterons là pour aujourd’hui!

 

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Genèse de la mouche – chapitre 7

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012

 

Chapitre 7 - Le 19 mars 1842 -

But positif de la création de la mouche (de l’essence de la vie en général)

Genèse de la mouche - chapitre 7 dans MOUCHE 300px-Anthomyiidae_sp._1_%28aka%29Et maintenant que nous avons appris à connaître la partie polaire négative de ce petit animal, partie qui représente vraiment son côté matériel, tournons-nous vers sa polarité positive, pour pouvoir découvrir enfin ici avec un regard attentif ce qu’il y a en lui de principalement merveilleux.

 Quiconque a déjà vu une mouche ne pourra pas nier qu’elle est bien vivante, et même il devra avouer que ce petit animal non seulement vit, mais qu’il a même, sur le plan naturel, une vie plus parfaite que pas mal d’autres animaux qui se trouvent déjà sur un degré bien plus élevé de l’échelle des êtres; oui, à la fin il devra même s’écrier: en vérité, si je pouvais, moi homme, conserver mes autres prérogatives, je serais le premier à changer ma vie contre celle d’une mouche, si confortable et si magistralement constituée.

 Si donc un homme est déjà contraint de donner un tel témoignage d’un petit animal, d’autres preuves ne seront certainement pas nécessaires pour démontrer que la mouche est un petit animal parfaitement vivant. Donc, que la mouche vive, nous le savons déjà; mais comment vit-elle ? Et pourquoi vit-elle? Ceci, voyez-vous, Mes chers Enfants, est une question totalement différente; mais afin que vous puissiez comprendre cela le plus à fond possible, il sera nécessaire de jeter d’abord un regard sur la vie elle-même en général.

Donc, écoutez: La Vie très libre au sens le plus absolu, réside seulement en Moi, mais cette Vie est ainsi constituée, et se présente en une si exubérante et sublime perfection, qu’elle ne pourra jamais être saisie ni appréhendée dans sa sphère par un être créé; c’est pourquoi elle est une Vie sainte, et étant sainte, elle est aussi une Vie éternelle et infinie.

 Imaginez-vous l’immensité entière, ou bien un espace en lequel se trouve un point central duquel d’où partent dans toutes les directions des rayons infinis, rayons qui ont tous pour origine ce point central, mais dont la fin ne peut, éternellement, être rencontrée nulle part.

 En ce Centre se trouve réunie toute la Force vitale de l’infini entier, et c’est de ce Centre justement qu’elle se répartit et se diffuse à travers tout l’infini. Mais afin que cette Force vitale ne se disperse pas trop dans l’immensité sans fin, et par conséquent n’ait pas à s’affaiblir, elle s’est créée à travers toutes les infinités de l’espace éternel, un nombre également infini de points de concentration de la Vie, en lesquels d’une certaine façon la Vie se rassemble elle-même, pour ensuite retourner à nouveau à son Siège central, primordial et éternel.

 Vous voyez Mes chers Enfants, Je vous ai dévoilé maintenant un mystère extraordinairement grand, oui, Je peux vous le dire, un mystère tel, que depuis que la Terre est habitée par les hommes, à bien peu seulement il fut accordé de l’entrevoir, et même à ceux-là très obscurément.

 Mais pour peu que vous ayez compris ce mystère, surgira sans doute spontanément en vous l’importante question: C’est bien, mais pourquoi donc doit-il en être ainsi? Est-il possible que Dieu s’affaiblisse dans Sa Puissance vitale? Et Je vous réponds: C’est naturellement impossible tant que Dieu veut rester Seul dans Son Être, et ne veut ni créer ni former en Lui et hors de Lui d’autres créatures.

 Mais puisque, pour les nécessités de Son Amour infini, Il a créé – toujours selon vos concepts – depuis de très nombreuses éternités jusqu’à aujourd’hui des êtres des plus diverses espèces, depuis l’esprit le plus parfait jusqu’au plus insignifiant petit animal atomique, et à tous ces êtres en nombre sans fin Il a infusé une vie, à chacun selon sa propre espèce -, dites Moi un peu, à quelle source jusqu’à présent le Créateur a-t-Il puisé la vie pour animer ces innombrables êtres, comme Il continue à les animer encore, et les animera éternellement?

A-t-Il peut-être en un lieu quelconque en dehors de Lui, une source de vie particulière, privée, pour pouvoir avec elle animer toutes ces créatures, sans avoir la nécessité de leur dispenser de Sa propre Vie? J’estime inimaginable qu’une semblable supposition puisse surgir, pas même de la part d’une pierre. Donc, si le Créateur ne dispose d’aucune semblable Vie particulière privée, il ne peut qu’être clair qu’IL a toujours animé et doit animer tous ces êtres créés, par Sa Vie  même.

 Par conséquent si tous ces êtres devaient s’éloigner toujours plus du Centre avec la vie qui leur fut donnée, il est évident et totalement naturel qu’à la suite de cela la Puissance centrale de la Vie irait peu à peu en s’affaiblissant, bien que la Vie elle-même, en tant que telle, ne puisse jamais se perdre, puisqu’elle est une Vie éternelle; mais au lieu de devenir sans cesse plus forte, elle deviendrait au contraire plus faible, puisqu’elle s’exposerait ainsi à une division sans fin.

 Et pour que vous puissiez encore mieux comprendre un tel affaiblissement, il suffit que J’attire votre attention sur la divisibilité infinie de la matière même; car en admettant cette possibilité, il vous sera facile de penser que même chaque atome est susceptible d’une subdivision à l’infini; mais si vous subdivisez l’atome à l’infini, deviendra-t-il plus fort, ou bien arrivera-t-il le contraire? Certes, vous ne pouvez pas anéantir l’atome même si vous continuez à le diviser à l’infini, mais vous devez d’un autre côté bien comprendre que l’atome, divisé de cette manière à l’infini, n’aura plus cette force qu’il avait avant la subdivision.

Mais à présent, pour peu que vous paraisse clair ce que a été dit jusqu’ici, une nouvelle question va surgir et vous direz: Ah, si les choses se présentent ainsi, le Créateur aurait sûrement mieux fait de ne rien créer depuis les éternités les plus reculées!

 Seulement cette fois, au lieu de venir avec une réponse, Je vous interrogerai Moi-Même au sujet de quelque chose qui est connue d’un assez bon nombre de personnes.

 Pourquoi donc deviennent-ils ordinairement plus robustes – du moins au plan naturel – ces hommes qui depuis leur jeunesse se sont accoutumés à tout genre de travaux durs et fatigants ? Ce sera la question numéro un.

 Numéro deux: Pourquoi est-il possible de suspendre des poids graduellement toujours plus lourds à un aimant?

 Numéro trois: Par quels moyens un homme peut-il donc devenir un artiste ou un virtuose dans l’un ou l’autre art ?

 Ne surgit-il encore en vous aucune lumière, après ces questions pleines de sens?

 Pourquoi le métal acquiert-il plus de résistance et donc aussi une plus grande élasticité quand il est forgé et travaillé au marteau?

 Pourquoi de deux arbres de la même espèce, est-il plus compact et plus résistant le bois qui a été le plus exposé à la furie des ouragans et des vents?

 Voyez et considérez pourquoi ont été établis dans le vaste espace infini d’innombrables points de concentration de la Vie.

 Voyez donc, écoutez et comprenez: Cela arrive afin que la Vie originelle éternelle s’exerce toujours plus, et pour qu’ainsi Sa Force infinie croisse éternellement en une progression sans fin, parce que de cette manière la Vie qui émane du Point Central d’irradiation y revient toujours plus intense et plus parfaite.

Chrysops relictusMaintenant que nous savons et comprenons cela, nous avons pour ainsi dire déjà répondu aux deux questions posées, à savoir comment et pourquoi la mouche vit; car comment elle vit, trouve déjà sa réponse en ce qu’elle est également un des points établis pour la concentration de la Vie émanant du Centre, et en tant que tel accueille en elle, pour ainsi dire en l’accumulant, la vie d’un nombre infini de petits animaux qui l’ont précédé dans la série des êtres. Donc, en ce qui concerne la première question, la chose doit être claire désormais même à un aveugle.

 Et ensuite, il ne devra plus être bien difficile pour personne de déterminer bien clairement déjà par avance, pourquoi elle vit, à savoir:

Afin que la totalité de sa vie fasse son passage et avec cela son retour à une vie plus parfaite et déjà plus intense; et ainsi de suite, en montant toujours plus haut, jusqu’à l’âme de l’homme, qui dans le même temps est ainsi rendue apte à accueillir en elle la Vie émanant de Moi dans sa plus grande puissance (Vie de l’esprit); laquelle Vie ensuite, comme vous le savez, peut enfin se joindre à Moi au moyen de l’Amour , en se fondant entièrement en une seule force.

Si donc, en considérant maintenant notre petit animal de ce point de vue, vous ne vous écriez pas:  » Oui, la mouche, la mouche nous chante l’hymne la victoire », vous devez être trois fois aveugles et trois fois sourds.

Cependant, que ce qui a été dit jusqu’à présent sur la polarité positive de ce petit animal, vous serve seulement comme une bonne introduction, afin que vous puissiez comprendre d’autant plus à fond ce qui suivra encore.

 Réfléchissez bien à cela, ce n’est que dans la prochaine suite que vous pourrez pénétrer un peu plus dans l’essence de ce petit animal; pour aujourd’hui nous nous contenterons de cela!

 

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Genèse de la mouche chapitre 8

Posté par othoharmonie le 28 avril 2012

 

Chapitre 8 - Le 20 Mars 1842 -

De la gestion de la lumière dans la création et de l’importante mission qu’a à ce sujet la mouche .

 Afin que vous puissiez comprendre à fond les choses très importantes qui suivront, il est nécessaire de jeter un petit coup d’oeil rétrospectif sur ce qui a déjà été dit jusqu’à présent au sujet de la partie polaire positive de notre mouche, c’est-à-dire qu’elle est un point de concentration de la vie.

Cétoine dorée (Cetonia aurata)Tournez attentivement votre regard vers le Soleil. Qui de vous sera jamais à même de mesurer la limite extrême atteinte par ses ultimes rayons? On ne pourra certainement pas appeler cela une distance insignifiante. Si vous considérez que l’âge du soleil dépasse les cent mille décillions d’années, période de temps pour vous inconcevablement longue durant laquelle le soleil a diffusé sans arrêt ses rayons dans l’espace infini, de sorte que ces rayons dont les premiers s’en allèrent de lui, parcourent encore leur chemin dans l’immensité; mais d’un autre côté aussi, un nombre immense de rayons a fait et fait toujours

retour à lui de ces points, où les rayons ont été recueillis et concentrés; alors vous pourrez comprendre de manière d’autant plus sûre et profonde ce qui vous a été exposé précédemment au sujet des points de recueillement de la vie, d’autant plus que le soleil qui brille chaque jour vous dit bien clairement et à haute voix:

 « Vous voyez, il y a bien longtemps déjà que Je dispense mes rayons dans l’espace infini, et pourtant ma lumière n’est point devenu plus faible qu’elle ne l’a été en ces temps pour vous infiniment lointains. »

 Mais à ce propos surgira en vous facilement la question: Comment donc le soleil pourra-t-il récupérer ces rayons qui, partis de lui dans les premières temps de son existence, parcourent encore l’infinité des espaces ?

 Là dessus Je vous répondrai que cela ne nuit absolument pas à la chose, parce que les rayons peuvent s’éloigner encore de distances des décillions de fois plus grandes; le jour viendra où ils trouveront eux-aussi un point qui leur barrera la voie, et les contraindra au retour.

 Genèse de la mouche chapitre 8 dans MOUCHE 220px-MoucheaDamierEt ainsi aussi vous pourrez peut-être dire: Comment se renouvelle donc la lumière du soleil, si l’on doit admettre que celle-ci en s’en allant ne peut certes y retourner qu’en des proportions très restreintes, à cause des longs parcours qu’elle doit faire, et des peu de points d’arrêt visibles?

 Ce fait aussi ne compromet en rien notre question, car même si les propres rayons du soleil ne retournent vers lui seulement qu’en de pauvres proportions, il est d’un autre côté lui-même un point de concentration, et, comme tel, il recueille les rayons de plus d’un milliard de soleils, les intensifie et les distribue ensuite à nouveau plus concentrés!

 Vous voyez donc, en considérant tant soit peu tout cela, que vous pouvez toucher pour ainsi dire toucher du doigt de quelle façon l’économie de la lumière a été organisée par Moi d’éternité en éternité, et qu’ainsi pas même le plus petit atome n’erre dans l’immensité de l’éther infini sans un but. La chose est certes quelque peu difficile à comprendre pour un esprit qui n’est pas habitué à considérer les grandes choses; mais un exemple pris dans le cadre de la création, que Je veux encore ajouter, sera certainement très utile à votre esprit afin qu’il soit en mesure de comprendre le retour des rayons et leur interaction dans l’économie de la lumière.

Et voici donc: Dans l’espace qui se trouve entre deux soleils, espace certes bien vaste selon vos concepts, en tous ces points où les rayons issus des deux soleils se rencontrent, là aussi justement ces mêmes rayons qui voyagent, deviennent peu à peu, mutuellement, tout autant de points d’arrêt.

 Mais vous Me demandez déjà comment et de quelle manière? À cette question on peut répondre très facilement et de manière bien compréhensible, du moment que vous devez certainement admettre qu’un rayon issu d’un soleil, bien qu’impondérable et subtil, est néanmoins contenu dans l’espace et dans le temps, et qu’il doive donc être quelque chose de matériel.

 Donc, quand ces rayons de deux soleils se rencontrent, ils sont, justement en tant que rayons de soleils, naturellement dotés aussi de la même polarité. Mais il vous est connu, que des polarités identiques ne s’attirent jamais, mais bien plutôt se repoussent toujours; or s’il y a dans votre coeur seulement un peu de saine intelligence, il vous paraîtra manifeste, après ce qui a été dit, que si des rayons se rencontrant de cette façon se repoussent réciproquement, ils se renvoient en quelque sorte mutuellement à leur source d’origine.

 Mais qu’arrive-t-il ensuite, quand les rayons de plusieurs soleils se rencontrent nécessairement, comme il est naturel, en un lieu à peu près également éloigné de tous ces soleils, de sorte que des rayons provenant de toutes les directions possibles et imaginables se croisent en ce point?

 Lucilia caesar Cela est certainement une question un petit peu différente; toutefois pour ne pas vous retenir trop longtemps éloignés de la question principale, Je vous dis tout bonnement et ouvertement ce que vous-mêmes auriez aussi relevé après quelque réflexion un peu plus sérieuse, qu’en ce point de l’espace se produit un conflit de rayons, et précisément pour le motif qu’une partie de ces rayons coupent perpendiculairement les lignes de l’autre partie de rayons, et se rencontrent là; un croisement qu’il faut vous représenter en imaginant nombre de ces croix comme superposées les unes sur les autres avec un point central commun, de sorte que de ce point partent visiblement une multitude de rayons.

 Ces rayons qui parcourent l’espace et qui en un point donné Se croisent, neutralisent nécessairement la polarité, et sont ainsi un empêchement à ce que les autres rayons, qui les coupent perpendiculairement, puissent commencer aussitôt leur retour. II s’ensuit qu’après de longues périodes, en un tel point il se forme un noyau de rayons, ou bien en un terme pour vous encore plus compréhensible, un noeud de lumière; lequel noeud va en s’intensifiant toujours plus, acquiert avec le temps une sorte de densité nébuleuse et subtile, et devient de cette façon toujours de plus en plus pesant.

 Or, en considérant que les soleils accomplissent eux aussi, comme les planètes leur révolution autour d’un autre corps central, il s’ensuit que ce soleil qui durant le parcours sur son ample orbite passe le plus près de ce noeud de lumière, l’attire de manière tout à fait naturelle dans sa sphère et le dévore.

 Et maintenant que vous savez cela, Je peux vous dire que ceci est effectivement et réellement la manière dont les comètes tirent leur origine; mais Je sens que déjà en vous surgit une autre question, dont la teneur est la suivante: « Oui, mais comment donc arrive-t-il alors, que ces comètes continuent à subsister, et qu’elles ne sont point entièrement absorbées par ce soleil qui les a attirées à lui? »

La réponse, vous pourriez vraiment la trouver déjà en ce qui a été dit plus haut; toutefois pour vous épargner la fatigue d’y trop réfléchir, Je vous dirai plutôt tout de suite que la cause tient dans la neutralisation des rayons signalée auparavant; car, voyez-vous, moyennant cette neutralisation, ou pour parler de manière pour vous encore plus accessible, moyennant ce relâchement, les rayons qui se sont accumulés de cette façon prennent un caractère négatif, et forment ainsi, par rapport au soleil, un point de polarité contraire, lequel ensuite, selon les lois éternelles de Mon Ordre, se trouve donc dans la condition permanente d’accueillir en lui ces rayons solaires de polarité positive qui viennent à sa rencontre, de les attirer, et de les employer ainsi à son propre accroissement.

 Que telle soit l’action d’une comète, vous le montre clairement en premier lieu cette masse nébuleuse bien souvent de grande étendue qui l’entoure, masse qui ordinairement se rassemble du côté exposé au soleil en une sorte de longue queue; mais qu’est vraiment cette queue?

Cette queue, voyez-vous, n’est vraiment rien d’autre qu’un effet de l’arrêt des rayons qui partent du soleil, rayons qui par la polarité négative sont bloqués dans leur puissance initiale d’irradiation du soleil, et avec leur retour vers le corps qui les attire se rendent visibles sous la forme d’une masse vaporeuse extrêmement ténue.

 Vous voyez donc, de cette façon le soleil a fait l’acquisition d’un nouveau convive, qui consommera un très grand nombre de ses rayons avant d’atteindre la densité d’une planète; mais une fois cette densité atteinte, ce convive, contraint à cela par sa propre gravitation centrale, restitue au soleil, sans détriment pour sa propre individualité, ses rayons en quantités innombrables; car ce corps dans sa nouvelle qualité de planète ne recueille pas seulement les rayons de ce soleil dans le système duquel il se trouve, mais bien aussi les rayons des innombrables autres corps solaires qui l’environnent de tous les côtés; et de ces rayons il en absorbe en grandes masses, et les reconduit ensuite pour ainsi dire à leur propre mère.

150px-Calliphora_vomitoria_Portrait dans MOUCHE Ceci est donc pour nous désormais chose connue; mais Je M’aperçois qu’à nouveau surgit en vous une autre question; à savoir, que vous dites: « Tout ceci est bien, mais qu’aura à faire notre petite mouche avec la formation des comètes et le renvoi des rayons solaires ? »

 Et Je vous réponds: Patientez encore un petit peu seulement, car après le grand grondement d’un nouveau corps céleste, né de la façon qui vient d’être décrite, va venir le bourdonnement de notre mouche.

 Mais avant de faire cela de manière compréhensible pour vous, nous devons nécessairement jeter un regard rapide sur ces rayons eux-mêmes qui partent d’un soleil, et examiner ce que sont donc vraiment en elles et par elles-mêmes ces impondérables particules lumineuses qui jaillissent d’un soleil.

 Certes, vous le savez déjà en partie; toutefois une petite répétition sur ce sujet ne nuira absolument pas; écoutez donc: ces atomes irradiants de lumière sont tout à la fois, comme vous le savez déjà, le premier degré et la raison d’être de la formation des petits animaux atomiques de la lumière déjà connus de vous. Vous voyez donc, l’agglomération de ces atomes de lumière destinée à devenir plus tard un noyau planétaire, correspond en même temps aussi à un entassement de la vie animale précisément dans le noyau planétaire même. Mais comment commence cette vie animale sur une semblable nouvelle planète? La vie animale en ce cas se manifeste nécessairement de manière double, c’est-à-dire, en premier lieu dans une vie négative qui est la vie végétale; lorsque cette vie a atteint la saturation nécessaire, et n’est plus capable d’assimiler toute la force vitale polaire qui afflue à la planète, commence alors naturellement et nécessairement à se manifester une vie polaire positive, laquelle, par suite de la sursaturation de la vitalité négative, trouve ensuite un aliment suffisant pour elle.

 Mais sous quelle forme se manifeste cette première vie polaire positive ?

 Il suffit que vous preniez un microscope et que vous soumettiez à l’examen une goutte d’eau qui se soit putréfiée par la présence de particules végétales, ou bien que vous examiniez tout simplement même le suc pressé de quelque plante, et avec beaucoup d’étonnement vous apercevrez des armées entières de petits animaux(*); et après cela, vous comprendrez tout à fait clairement et sans fatigue comment le pôle vital négatif s’inverse et passe à la vitalité polaire positive.

 Vous voyez donc, Mes chers enfants, lorsque la vie animale, comme en ce cas, commence à se former, il ne peut plus y avoir de moments d’arrêt; mais, au contraire, elle avance graduellement sur le chemin du retour vers le Centre primordial de toute vie.

 Cependant, comme en vertu de l’ordre éternel, en toute chose est établi un déroulement graduel, qui n’est en soi et par soi-même rien d’autre qu’un perfectionnement toujours plus grand et une concentration de la vie, comme cela se produit déjà très naturellement avec le retour des rayons, qui deviennent eux aussi naturellement toujours plus intenses au fur et à mesure qu’ils se rapprochent de leur lieu d’origine; ainsi est-il également naturel que la vie ne puisse pas se hâter de retourner à sa source première dans un semblable état de dispersion, mais qu’elle doive se rassembler en des formes toujours plus denses, et de cette manière retourner à son Origine éternelle. – Mais quel est donc le prochain degré où cette première vitalité polaire positive se consolide?

Et maintenant, Mes chers enfants, faisons entrer en scène notre mouche ! Celle-ci, voyez-vous, est le premier petit animal à habiter une semblable planète nouvellement née; car, comme vous le savez, de nos jours encore ce petit animal absorbe en lui une nourriture telle, que des trillions de vies se rassemblent en lui en une seule vie; et maintenant vous pouvez bien comprendre pourquoi Je vous ai dit auparavant: encore un peu de patience seulement et ensuite nous entendrons bien vite notre mouche bourdonner après le puissant grondement de notre nouvelle formation planétaire.

220px-Asilidae Et vous comprendrez aussi ce qu’il y a de plus élevé, c’est-à-dire que la mouche devient un point de concentration de la vie.

 Mais Je dois encore ajouter que, considérée comme point de concentration de vie, une simple mouche compte plus que notre embryon planétaire nouvellement formé; et si vous pesez bien tout cela, vous devez admettre aussi combien au-dessus de la matière extérieure est placée la vie, même dans une toute première étincelle, et vous devrez convenir également, quelle haute place revient à la vie d’un simple homme, bien au-dessus de tous les soleils et de toutes les planètes d’un gousse globale d’univers déjà connue de vous.

Et si vous avez compris cela, il ne vous sera pas non plus difficile de comprendre pourquoi Moi, en tant que Vie originelle de toute vie, Je suis venu comme Père et Rédempteur sur la Terre, et pourquoi J’ai fait de l’homme Mon Enfant; et pourquoi Je lui ai préparé une voie qui conduit à Mon Coeur; et enfin vous comprendrez mieux aussi pourquoi Je vous disais:

 « La mouche, la mouche, elle vous chante la victoire! »

La victoire, à vrai dire, ne se révèle pas encore complète; mais la suite de ces communications vous fera voir clairement, combien la victoire est déjà manifeste; et pour aujourd’hui nous en resterons là.

 Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Genèse de la mouche chapitre 9

Posté par othoharmonie le 28 avril 2012


Chapitre 9
- Le 22 mars 1842 -

Principe et essence de la lumière

Cynips du chêne Dans la précédente communication nous avons donc entendu bourdonner notre mouche, en tant que premier animal, autour d’une planète nouvellement formée. Il sera maintenant nécessaire d’éclaircir quelque peu cette figure de rhétorique; c’est pourquoi en guise de plus grande élucidation pour certains plus faibles d’intelligence, Je vous dirai que cela est à prendre seulement dans les rapports de temps, mais non dans ceux d’espace; car en ce dernier cas, pourrait venir à certains l’idée qu’un essaim gigantesque de mouches doit faire escorte à une semblable planète à l’égal d’une queue cométaire; cela est donc à comprendre seulement dans un sens temporel, c’est-à-dire, comment à une période donnée de formation, succède une autre plus développée et plus parfaite.

 Cela nous le savions déjà, et maintenant vous allez penser:

  »Mais quoi d’autre de plus grand et réellement de plus victorieux encore pourra-t-on tirer de la malheureuse mouche?

 Parce que nous l’avons suivie depuis son origine, et d’ailleurs, malgré tout ce qui a été dit d’elle de merveilleux et d’extraordinaire, nous avons trouvé qu’elle correspond bien sûr pleinement aux ordonnances divines, mais à la fin elle n’est ni plus ni moins qu’une « mouche ordinaire », comme nous avons l’occasion d’en voir suffisamment, durant la saison estivale, par grands essaims.

 Ceci est, voyez-vous, une remarque bien trouvée, et elle me servira de très bonne fondation pour construite sur elle un édifice solide.

 Mais avant d’entreprendre la construction de l’édifice même, nous devons procéder à celle d’un abri apte à nous préserver convenablement de quelques attaques; car autrement notre pauvre petit insecte pourrait bien ne pas s’en tirer avec la vie sauve, particulièrement en ces temps où abondent les savants attrapeurs de mouches et les gobe-mouches profondément érudits.

 Et où nous préparerons-nous à construire nos tranchées ? – Vous voyez, ce sera bien difficile à préciser.

 Car là où la raison humaine myope peut moins qu’ailleurs pénétrer dans la claire sphère de la réalité, c’est là qu’on trouve le plus d’opinions fausses et d’hypothèses, et là justement que sont élaborées les théories les plus variées, dont la dernière venue obtient toujours le dessus comme il arrive dans la mode française du vêtement.

 Mais quelle est la chose, au sujet de laquelle en cette époque cultivée, il existe dans l’ensemble presque tout autant de théories qu’il y a de savants eux-mêmes ?

 Vous voyez, cette chose est la lumière.

 Par conséquent nous devons jeter à présent quelques coups d’oeil attentifs à la lumière elle-même, et cela sera l’abri qui nous est nécessaire; nous reviendrons alors seulement à notre mouche.

 Maintenant posons donc la question principale: 

Qu’est donc la lumière en soi, et comment se propage-t-elle?

Genèse de la mouche chapitre 9 dans MOUCHE 220px-Diplolepis-rosae Pour montrer cela, il ne sera absolument en rien nécessaire de citer une théorie erronée existante quelle qu’elle soit, mais au contraire nous exposons notre explication, et que celle-ci serve aussi bien à vous, qu’à tout un chacun, de pierre de touche pour vérifier combien de métal noble ou vil se trouve en toutes les autres théories.

 Qu’est donc la lumière ? – Si vous voulez comprendre bien et à fond ce qu’est la lumière telle qu’elle apparaît dans le temps et dans l’espace, vous ne devez la considérer ni comme chose totalement matérielle, et pas non plus comme totalement spirituelle; mais bien matérielle et spirituelle en même temps, et il faut la regarder comme une polarité constituée de telle sorte que la partie spirituelle en est le pôle positif, et la partie matérielle le pôle négatif.

 Cette polarité n’est cependant pas à comprendre comme l’antérieur et le postérieur, mais bien plutôt comme l’intérieur et l’extérieur, de sorte que l’intérieur représente le pôle positif et l’extérieur le pôle négatif.

 Mais de quelle façon arrive-t-il ensuite que ces deux pôles se manifestent comme « lumière » ?

 Cette difficulté, voyez-vous, sera bien vite surmontée. Si vous prenez ce que l’on appelle une pierre à feu et que vous la frottiez avec un fer trempé, vous verrez bien vite s’échapper une quantité d’étincelles de ces points où le fer trempé est passé sur la pierre. – Ces étincelles sont lumière; mais d’où ont-elles puisé la luminosité: de la pierre ou bien du fer? Ou bien en même temps des deux?

 Ici il n’est pas nécessaire de descendre dans les détails pour pouvoir affirmer que durant un semblable acte, les étincelles sont issues purement du fer dont, par l’action de la pierre dure, se détachent des parties extrêmement petites, qui s’allument pour la raison que les particules d’air enfermées dans les pores du fer, ne pouvant échapper à la pression exercée avec le frottement, s’allument, et portent ainsi les particules de fer détachées à l’état d’incandescence.

À présent nous savons donc aussi ceci; mais comment s’allume ensuite l’air comprimé, et qu’est la luminosité qui se manifeste lors de cet allumage? 

Mais cela, il est impossible de l’expliquer autrement qu’en vous disant ce qui vous sera encore répété à plusieurs reprises, à savoir que l’air n’est pas autre chose que le corps matériel des esprits intellectuels qui y sont contenus. Certes, la chose sonnerait mieux aux oreilles des physiciens si J’avais remplacé le mot « esprits » par celui de « Forces libres, non liées »; mais comme nous voulons aller au fond de la chose, nous préférons parler, plutôt que de la propriété, de l’entité qui a cette propriété en elle, entité qui dans notre cas est l’esprit lui-même; ou plutôt, n’ayant pas ici affaire à seulement un, mais bien plutôt à de très nombreux esprits, nous dirons donc les esprits eux-mêmes.

 Et maintenant que nous avons établi cela, nous pouvons, assurés et sans crainte d’errer, nous avancer sur le bon sentier. – Écoutez donc: puisque l’esprit est une force polaire positive, il tend constamment à la liberté la plus absolue et la plus illimitée, et dans son état de captivité il reste tranquille tant que du côté de la polarité négative qui l’entoure, ou – pour le dire sous une forme plus compréhensible – du côté de son enveloppe, ne lui arrive pas quelque contrainte inhabituelle. Mais à peine l’esprit subit-il de l’extérieur une pression ou un heurt quelconque, qu’il s’éveille aussitôt dans sa sphère restreinte habituelle et manifeste son existence par son mouvement d’extension ; et cette manifestation se traduit toujours par le phénomène bien connu de vous de la luminosité.

 Voilà que jusqu’à ce point nous avons assez avancé, mais malgré cela chacun pourra ajouter: Tout cela sera juste et vrai, mais qu’est vraiment cette luminosité en elle-même, nous ne le savons pas encore. Mais Je vous réponds: Encore un peu de patience, puisqu’à vous tous il est bien connu qu’un gros chêne, chargé d’ans, ne peut être abattu d’un seul coup.

Cimbex sp. Et nous arriverons bien à bout de la nature même de la luminosité.

 Qu’est donc enfin cette luminosité en elle-même ? 

Un exemple vous rendra la chose palpable. Qu’observez-vous chez un homme dont le coeur est encore plein d’orgueil, lorsqu’il reçoit de la part de quelqu’un un coup bien dur et humiliant? Ne s’allumera-t-il pas subitement d’une colère furieuse, de sorte que tout son corps sera envahi d’un frémissement de rage, son regard étincellera de colère, et ses cheveux se hérisseront dans toutes les directions ? – Et s’il se trouve en compagnie d’autres personnes de même disposition d’esprit, ces personnes ne se mettront-elles pas aussi en colère, peut-être pas au même degré, mais plus ou moins selon leur degré d’amitié avec lui?

 Je suis d’avis que ce phénomène n’a besoin d’aucune autre explication; il suffit que vous prêtiez attention à une armée sur le point de livrer bataille, et il ne vous échappera pas comment cette irradiation de colère, ou bien cette fureur fébrile envahit les combattants par milliers, et les entraîne avec elle dans la mêlée sanglante.

 Or, pour peu que vous considériez intérieurement ce fait, la question de la nature même de la luminosité devrait être résolue: car l’esprit polaire positif enfermé dans la polarité négative est entraîné lui aussi à la colère par suite d’un choc, colère qui équivaut en lui à la conscience qui s’est réveillée de sa propre prison; cette conscience suscite ensuite en lui aussi le grand désir de s’étendre ou de se libérer.

 Mais comme la polarité extérieure négative qui l’entoure est constituée de façon qu’elle peut certes se dilater jusqu’à un certain degré, mais que d’un autre côté elle est toutefois indestructible, ou, mieux dit encore, qu’elle n’est pas déchirable, l’esprit qui aspire à devenir libre la dilate autant qu’il lui est possible; comme cependant il ne réussit pas à se dégager, il se contracte à nouveau rapidement, et répète ensuite ses tentatives avec une force renouvelée en supposant dans son erreur pouvoir briser sa propre enveloppe; cet acte, plus d’un esprit est en mesure de le répéter plusieurs milliers de fois par seconde; cet acte est appelé la « fureur », et il est accompagné de la colère toujours croissante.

 Mais quelle est la conséquence visible de cet acte qui, en soi, peut être appelé vraiment une « fureur fébrile » ?

 Il arrive alors que les esprits encore tranquilles se trouvant proches d’un tel esprit pris par la colère, viennent à percevoir cet état fébrile, et par l’entremise de leur polarité extérieure ils s’allument de la même fièvre; et la propagation de cette fébrilité partagée peut être d’autant plus rapide que les enveloppes polaires négatives des esprits – dont l’air est vraiment composé -se trouvent en étroit contact l’une avec l’autre.

 Et maintenant nous avons exactement tout ce qu’il nous faut; car la fébrilité d’un tel esprit est perçue par l’oeil des animaux, et mieux encore par l’oeil humain, et cette perception est vraiment ce que vous appelez « luminosité »; car l’oeil est ainsi formé, qu’il peut percevoir ces oscillations bien qu’elles soient légères, et ce pour la raison que chaque oeil est aussi plus ou moins, en lui-même, par moitié spirituel et par moitié matériel; il a donc avec ce qui est appelé « lumière » une polarité commune grâce à laquelle il peut aussi recueillir et percevoir tout ce qui lui est semblable.

 Sarcophaga carnaria Quand donc une telle polarité s’allume en elle-même de la manière qui a été décrite, il se produit toujours aussi le phénomène de la luminosité ; la luminosité en elle-même, à son tour, n’est ensuite que la propagation de cet état fébrile parmi les polarités spirituelles qui se trouvent au voisinage de la polarité spirituelle qui s’est allumée en elle-même; laquelle propagation, se manifeste à des distances plus ou moins grandes, selon le degré de grandeur et de violence de la polarité spirituelle qui s’est ainsi allumée, et qui suscite dans les autres polarités un état fébrile qui, même s’il n’est pas trop violent, est pourtant du moins toujours perceptible. Naturellement, cette fébrilité s’affaiblit au fur et à mesure que la distance à la polarité initialement enflammée augmente.

 Mais à présent vous direz: « En ce qui concerne la luminosité, nous serions il est vrai, au clair; mais nous ne le sommes pas encore en ce qui concerne la raison pour laquelle nous apercevons les objets illuminés selon leur forme, ni non plus sur la constitution des diverses lumières, particulièrement de la lumière solaire ».

 Là Je vous dirai seulement que ce ne sera plus bien difficile, car à cet égard nous avons déjà vaincu à fond la plus grande difficulté.

 En ce qui concerne donc le mode de vision des objets, elle n’est rien d’autre en elle-même que le résultat d’un empêchement à la propagation que nous connaissons maintenant, et parfaitement correspondant à la forme matérielle compacte d’un objet; ou alors elle est un retour dédoublé de la propagation, due à un coup secondaire ou – si cela est plus compréhensible pour vous – un contre-coup de la part de l’objet.

 En ce qui concerne ensuite la lumière du soleil, sa luminosité est du même genre celle de l’étincelle bien connue de nous; la différence tient seulement en ce que la lumière blanche du soleil dérive d’une vibration d’amour, tout à fait de la même manière que la lumière rougeâtre de la combustion que vous connaissez, dérive d’une vibration de colère; et parce que la lumière du soleil a son origine dans un frémissement d’amour, sa propagation diffère aussi de celle de la lumière qui est causée par un frémissement de colère. 

En quoi consiste cette différence, et comment ensuite nous arriverons enfin à la victoire concernant notre petit animal, va vous être montré clairement la prochaine fois. Et nous arrêterons là pour aujourd’hui! 

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Genèse de la mouche chapitre 10

Posté par othoharmonie le 28 avril 2012


Chapitre 10
- le 23 Mars 1842 -

 Terre et Atmosphère – Une gradation d’esprits.

 Caractéristique de l’éther.

 Le Soleil, sa lumière septuple et les trois couleurs primaires

  Homalodisca vitripennisVous aurez peut-être déjà entendu affirmer parfois que, plus une région de la Terre est basse, plus dense y est aussi l’air. Ceci est une conséquence très naturelle; car non seulement l’air, mais bien aussi toutes les choses: plus elles se trouvent près de leur point commun central, plus elles deviennent denses; mais, à l’inverse, plus elles s’éloignent de ce point central, plus elles se dispersent et s’écartent l’une de l’autre.

 Ce qu’est ensuite vraiment l’air même qui entoure un corps céleste, nous le saurons déjà en partie au cours de la présente communication, mais plus encore par d’autres éclaircissements sur les choses du monde naturel, qui vous ont déjà été donnés depuis longtemps.

 Mais, pour vous dispenser, Mes chers enfants, de faire de trop longues recherches. Je vous répète maintenant une nouvelle fois que l’air, comme toute la matière, n’est autre qu’un conflit spirituel-matériel et matériel-spirituel; et que les puissances spirituelles sont d’autant plus méchantes qu’elles se trouvent plus bas; et que plus haut elles se trouvent au-dessus des planètes, plus elles sont tendres, pacifiques et constantes.

 Et maintenant que nous savons tout cela, il ne devra certainement pas nous être difficile de reconnaître, au moins en un coup d’oeil général, le contenu de la Terre avec l’air qui l’entoure, et par conséquent dire d’un coeur léger: la totalité du corps terrestre, avec l’atmosphère qui l’entoure, aussi haut qu’elle puisse aller, n’est autre qu’une gradation des esprits qui se sont agglomérés sur une telle planète dans le but de commencer le voyage de «retour» que nous connaissons déjà.

 Mais à ce point vous demanderez: Qu’est-donc ensuite ce qui remplit l’espace immense entre le soleil et une planète?

 Quand il s’agit de cela, les savants font entrer en scène un éther ; manière évidente ce qu’est réellement cet éther?

 En vérité, une semblable question pourrait difficilement procurer à quelqu’un d’entre eux la récompense de cinquante ducats; car en premier lieu, l’éther ne peut même pas être observé avec le plus puissant microscope, car déjà l’air, qui est beaucoup plus dense, ne peut pas être perçu dans ses parties par un quelconque microscope; certes, les physiciens pourraient bien analyser l’éther chimiquement, mais à condition qu’ils fussent en mesure d’en renfermer un petit peu dans leurs éprouvettes; mais étant donné que la région où se trouve l’éther proprement dit commence seulement à une hauteur de deux, trois, quatre, et vers le pôle nord même bien de dix milles pieds allemands au-dessus de la Terre(*), il sera chose quelque peu difficile à tous les naturalistes de se procurer durant leur vie terrestre de l’éther de cette région, aux fins de leurs investigations.

Genèse de la mouche chapitre 10 dans MOUCHE 220px-Ephemeroptera_2 Mais nous voulons parcourir une voie bien plus commode et plus sûre, c’est-à-dire celle tracée par la confiance profonde et par le véritable amour; en suivant ces voies, un pastoureau de boeufs et de brebis trouvera que Sirius lui est bien plus proche et qu’elle peut être bien mieux contemplée que ne peut l’être une petite goutte de pluie tombée sur le nez d’un savant mathématicien qui suit la voie sombre des recherches myopes entreprises par l’entendement humain.

 Nous disons donc: l’éther est également un être spirituel, qui est en rapport positif à l’égard de toutes les planètes, mais par contre négatif à l’égard des soleils.

 L’éther est donc constitué par des esprits extrêmement purs, pacifiques et patients; car s’ils n’étaient pas ainsi, combien difficile serait pour les corps célestes le mouvement autour du soleil, au long de l’orbite très étendue qu’ils doivent parcourir avec une extraordinaire rapidité!

 Mais vu que ces esprits éthériques sont extrêmement purs, pacifiques et conciliants, ainsi leur présence ne constitue pour personne le plus petit empêchement au mouvement, bien que faible et insignifiant soit l’être ou la chose qui veut se mouvoir ou bien qui est contrainte à se mouvoir.

 Voilà donc, Mes chers enfants, que sachant à présent cela il ne nous sera plus difficile de saisir le pourquoi du rayonnement d’un soleil et de la propagation de sa lumière; toutefois, avant que nous puissions aborder ce sujet, nous devons aussi consacrer quelque attention au soleil resplendissant qui fait face aux planètes, et nous demander: quel en est l’aspect et qu’arrive-t-il là ?

 Il est aussi nécessaire de savoir cela, car autrement vous finiriez tôt ou tard par vous poser vous-mêmes la question: comment donc est-il possible d’expliquer à quelqu’un un effet, en le laissant dans l’ignorance de la cause qui le produit?

 Nul n’a besoin qu’on lui explique que le soleil est un corps céleste doté d’une puissance lumineuse extraordinairement grande, puisque chacun de ses propres yeux sains, peut le constater.

 Mais qu’est-ce qui confère cette extraordinaire luminosité au soleil ? – Et quel aspect a sa surface, ainsi que son intérieur jusqu’à son centre? Ceci, voyez-vous est une autre paire de manches, et c’est ce qui doit être éclairci encore avant en toute brièveté, pour pouvoir alors ensuite revenir avec profit à notre thème principal.

 En premier lieu, s’agissant de soleils, leur extraordinaire grandeur doit déjà vous frapper, étant donné qu’un soleil est souvent un et même plusieurs millions de fois plus grand que l’une ou l’autre de ses planètes.

 Qu’est donc le soleil en lui-même?

 dans MOUCHE En lui-même, le soleil est une planète à l’état parfait, et toutes les planètes ne sont que des satellites de cette planète grande et parfaite.

 De quoi donc dérive alors cette éblouissante splendeur qui entoure une semblable planète parfaite?

 La lumière du soleil dérive de la joie spirituelle d’amour de ces esprits qui l’entourent.

 Ces esprits sont-ils déjà peut-être des esprits parfaits? Cette question doit à nouveau être scindée, et précisément en sept points différents, sept points qui ne devraient pas être bien difficiles à comprendre, car ils se trouvent l’un à côté de l’autre dans le plus bel ordre.

 Ces sept points, ce sont sept diverses classes d’esprits en activité dans le soleil, qui ensemble conditionnent la grande lumière du soleil.

 Et si vous voulez apprendre à connaître de plus près la nature intérieure de ces esprits, il vous suffit de jeter un regard aux sept préceptes de l’amour du prochain, et aux trois préceptes qui leur servent de base et par lesquels l’homme apprend quels sont ses rapports avec Dieu, Son Créateur; ainsi vous aurez bien vite devant vous le cercle parfait de l’union des esprits sur un corps solaire. Les couleurs de l’arc-en-ciel vous permettent aussi de reconnaître cet ordre.

 Que résulte-t-il de ce préambule?

 Rien d’autre que le soleil, dans sa sphère intérieure, est un lieu de rassemblement de sept différentes espèces d’esprits. Une partie de ces esprits doivent être envoyés, pour leur épreuve, du soleil vers les planètes, tandis que tous les autres sont ceux qui sont déjà revenus, comme esprits parfaits, vers le soleil. La première classe d’esprits, encore à perfectionner, constitue l’intérieur du soleil, tandis que la seconde, déjà perfectionnée, en constitue l’enveloppe lumineuse extérieure.

 Vous voyez, si votre vue était quelque peu perçante, la pierre d’achoppement pourrait déjà être ôtée; mais comme vous avez toujours encore la vue faible et que vous êtes en même temps un peu durs d’oreille, J’ajoute que ce sont justement ces esprits qui, par leur vie d’amour et de joie, produisent le rayonnement du soleil.

 En ce qui concerne ensuite la propagation de cette lumière, il suffit seulement que J’attire votre attention sur ce qui a été dit des esprits qui se trouvent encore en voie de perfectionnement, et qui doivent encore s’éloigner du soleil; par conséquent vous avez maintenant là, expliquée par le menu, cette propagation de la lumière dont il a déjà été fait mention précédemment quand on traita de la formation d’un noeud planétaire; et ainsi vous est désormais expliquée aussi l’essence des petits animaux atomiques émanants du soleil, déjà plusieurs fois mentionnés, par lesquels les vibrations des esprits déjà perfectionnés sont un don fortifiant pour les esprits imparfaits durant le voyage vers leur perfection.

  Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Genèse de la mouche chapitre 11

Posté par othoharmonie le 27 avril 2012

 

Chapitre 11 - le 24 Mars 1842 -

 La Mouche: Propagateur et Accumulateur de lumière.

 Fondement et but de la lumière solaire irradiante.

 Tout ce qui semble matière n’est proprement qu’esprit.

 Le spirituel est la vérité.

 La lumière est la vie.

 Essence de l’humilité dans la mouche.

 L’activité et l’obéissance conduisent à la victoire

Vous vous demanderez certainement entre vous encore: « Tout cela est vrai et bien, mais qu’est-ce qui pousse ensuite les esprits de la première classe, qui sont encore imparfaits, hors du soleil, dans les espaces immenses et infinis? »

 Et Je donne la réponse suivante:

 Fannia canicularis  »Rien d’autre que Mon Ordre éternel, sur la base duquel ces esprits qui s’en vont pérégriner hors du soleil ont une saturation polaire positive, tandis que considérés dans leur intérieur, et pris en eux-mêmes, ils sont de polarité typiquement négative.

 Or qu’arrive-t-il quand deux pôles égaux viennent à se trouver proches l’un de l’autre ? Rien d’autre sinon qu’ils se repoussent continuellement, tant que le pôle seulement saturé d’énergie positive, mais en lui et par lui-même toujours négatif, ne s’est pas défait de tout ce qu’il a en lui de positif.

 Vous voyez donc, ces êtres atomiques sont, vraiment, des êtres négatifs, et ils peuvent rester dans le soleil tant qu’ils gardent exclusivement ce caractère. Mais si ensuite avec trop d’avidité ils se saturent de lumière, en la puisant à la région polaire positive des esprits solaires, de manière à ne plus différer, pour ce qui regarde l’essence de la lumière, que très peu seulement, des esprits polaires positifs proprement dits qui sont déjà perfectionnés, alors ils sont bien vite poussés au-dehors par les êtres polaires positifs, et cela avec cette rapidité qui est vraiment propre aux esprits.

 Ces esprits poussés au-dehors de cette façon, constituent la vraie lumière irradiant du soleil, qui, lorsqu’elle tombe sur un corps céleste, lui communique ce qu’il y a en elle de positif – c’est-à-dire la lumière transportée, ou mieux, la vibration persistante d’amour et de joie des esprits parfaits.

 En ce qui concerne ensuite la partie négative, ces êtres atomiques irradiants, s’étant dépouillés bien vite de leur partie positive, particulièrement en s’approchant d’un corps céleste, retournent ensuite à nouveau vers le soleil comme êtres antipolaires, et c’est cela la réflexion de la lumière provenant du soleil (réverbération). Si l’on considère à présent que ces êtres sur la base de leur grande rapidité se meuvent toujours en ligne droite, il est bien compréhensible pourquoi des objets illuminés par la lumière solaire peuvent s’apercevoir de façon très claire, particulièrement lorsqu’il n’y a aucune perturbation dans l’air atmosphérique. 

La raison ensuite pour laquelle on peut voir parfaitement en toutes ses parties une forme ainsi illuminée, vient de nouveau du fait que toute matière avec laquelle est modelée une forme quelconque, n’est elle aussi, comme vous le savez déjà, qu’un conflit de puissances spirituelles.

 Genèse de la mouche chapitre 11 dans MOUCHE 320px-G1320221Donc, lorsque ces rapides porteurs de lumière depuis le soleil heurtent une forme, cette forme elle-même, selon sa constitution intérieure, s’approprie bien vite des parties qui lui conviennent, tandis qu’elle repousse d’elle, en les lançant avec la plus grande rapidité et dans toutes les directions possibles, les parties qui ne lui servent pas.

 Par conséquent l’oeil n’est qu’un organe apte à accueillir et à percevoir les multiples variétés de la lumière, tant directe que réfléchie, et ces multiples variétés de la lumière sont donc aussi naturellement, dans l’oeil apte à la perception de ces diversités de lumière, les modeleuses de tous les différents objets (selon la forme, la couleur et les nuances).

 Si donc à présent vous savez cela, et le comprenez aussi, dans la mesure où vous le permettent vos sens corporels, il doit donc enfin vous paraître clair que tout ce qui se présente à vos yeux comme étant matériel, n’est cependant, au fond, pas du tout matériel, mais bien uniquement spirituel; seulement il ne vous est pas possible de discerner le spirituel parce que vous ne vous trouvez pas encore dans la polarité spirituelle; mais quand un jour vous vous trouverez en cette polarité, il se produira bien vite le phénomène opposé; c’est-à-dire que vous apercevrez le spirituel seulement, tandis que le matériel, vous devrez l’ajouter par la pensée, tout comme à présent vous devez penser le spirituel à partir du matériel. Ne soyez donc pas trop étonnés si au cours de ces dictées vous tombez ici et là sur des points qui ne vous semblent pas trop clairs, car si tous ces rapports devaient vous être rendus déjà maintenant parfaitement clairs et intelligibles, il s’avérerait nécessaire de vous faire sortir complètement de la matière, et de vous transporter dans le spirituel pur, ce dont le moment n’est cependant pas encore venu.

 Et dans la mesure où il est possible de comprendre le spirituel caché dans le matériel, il vous a aussi été montré amplement au cours de ces communications combien superficielle est la voie battue par ceux qui ne voient devant eux que la matière; et combien incompréhensibles se rendent aussi ceux qui dans leurs recherches veulent faire partout des sauts de sagesse loin au-delà de la matière.

 Et maintenant que nous avons exposé brièvement qu’il y a lumière et lumière, rayonnement et rayonnement, en vous rendant compréhensible leurs différences de la manière la plus profonde possible, nous avons ce faisant construit aussi l’avant-corps déjà mentionné pour notre édifice triomphal; et à présent nous voulons à nouveau tourner le regard vers notre petit animal qui est tombé déjà complètement dans l’oubli.

 200px-Drosophila-melanogaster-Nauener-Stadtwald-03-VII-2007-10 dans MOUCHEMais J’aperçois déjà une nouvelle question qui surgit en vous et qui dit ceci: « C’est bien, mais qu’aura maintenant à faire tout d’un coup notre pauvre mouche entre les soleils et les terres, et parmi tous les esprits tantôt cités, producteurs et porteurs de lumière ? »

 Cette question aura une réponse immédiate. – Vous demandez: « Que peut trouver à faire la mouche parmi les esprits producteurs et les esprits porteurs de lumière? »

 Et Je vous dis que la mouche doit être ici un intermédiaire et qu’elle doit devenir un esprit collecteur de lumière. 

Ici, voyez-vous , se tient le grand noeud de la question ! 

Pourriez-vous donc dire: « Nous comprenons à présent cet être », et en même temps vous avouez à vous-mêmes que vous ne savez pas du tout quelle position elle occupe parmi les êtres? Oui, que serait votre compréhension?

 Oui, en vérité, Je vous dis qu’il y aurait peu de différence entre la façon dont vous voyez la mouche et celle dont vous voyez un autre objet, ou encore de la façon dont ce petit animal est vu par un autre animal, exception faite que vous pouvez lui donner un nom, et que vous pouvez dire qu’elle a six pattes, deux ailes, un corps, une tête, et qu’elle appartient au règne des insectes volants; et ensuite quelques observations erronées, ainsi que deux ou trois hypothèses en plus.

 C’est donc le rapport de position qui constitue le point fondamental à partir duquel tout chose doit être observée pour qu’elle apparaisse dans toute sa vérité. Mais qu’est-ce que la vérité d’une chose ? Voyez et écoutez! 

 

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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La Mouche et le Spirituel

Posté par othoharmonie le 27 avril 2012

 

« LE SPIRITUEL D’UNE CHOSE EST LA VÉRITÉ. »

 Tant que ce spirituel n’a pas été élucidé, on peut tout comparer à une noix creuse et vide, dans l’intérieur de laquelle il n’y a absolument rien. La position est donc la base. Ceci est ce que nous avons énoncé et qui doit obtenir ici sa confirmation. Examinez donc à présent notre mouche de ce point de vue.


 Anthomyie pluviale (Anthomyia pluvialis) Est-elle, elle-même, spirituelle seulement, ou bien seulement matérielle ? Non, devrez-vous répondre, elle est matérielle d’une part, et puisqu’elle vit, elle est aussi spirituelle d’autre part. Elle se trouve, à l’égal d’innombrables autres êtres, entre les deux polarités principales, c’est-à-dire entre la polarité vivante et positive du soleil, et la polarité négative des planètes en face du soleil.

 Cela signifie que par conséquent elle est neutre, c’est-à-dire ni totalement positive et pas non plus entièrement négative; oui, c’est juste ainsi, bien et vrai; par conséquent ni exclusivement génératrice, ni exclusivement porteuse, mais bien plutôt accumulatrice de lumière.

 Mais qu’est-ce-que la lumière? Nous le savons, elle se représente à partir de la mobilité de la vie; donc lumière et vie sont une et même chose, et la lumière n’est qu’une manifestation de la vie.

 Mais étant donné que notre mouche est un accumulateur de la lumière, qu’accumule-t-elle encore ? N’est-elle pas ainsi un accumulateur de vie?

 Et maintenant comment se manifeste cette vie dans la mouche? – Se manifeste-t-elle peut-être encore dans une lumière éblouissante?

 Vous devriez être aveugles ou bien avoir une vue fantastique si vous prétendiez avoir déjà vu voler une mouche qui émet sa propre lumière comme une luciole. – Oui, la mouche conserve en elle la vie de façon exemplaire; elle ne la laisse plus irradier, et elle s’est vêtue d’un habit sombre, afin que la vie puisse justement d’autant plus augmenter en elle.

 Or, voyez-vous, Mes chers enfants, qui n’aperçoit pas l’essence de l’humilité dans la mouche, celui-là doit être plus que trois fois aveugle.

 Vous connaissez sa multiple utilité, mais la lumière du monde ne la reconnaît pas, et ainsi la mouche diligente, active et qui se rend utile par chacun de ses mouvements, doit être abandonnée au mépris général. Mais, et pourquoi cela? Parce que la mouche est un accumulateur de vie, et préfère la multiplier en elle plutôt que d’en faire parade en se distrayant elle-même.

 Reconnaissez-vous maintenant sa position, et comment de cette position s’en vont à présent des rayons dans toutes les directions afin que, bien éclairés, vous puissiez apercevoir la victoire que ce petit animal remporte en combattant toujours courageusement? Mais qu’est vraiment cette victoire? Il suffit que nous revenions à notre position et que nous passions attentivement en revue tous ces points que nous avons appris à connaître jusqu’à présent; oui, en partant de la raison première de la naissance de la lumière, et en considérant bien tout ce qui a été dit au sujet de la lumière, nous verrons qu’il est plus qu’évident, que parmi toutes les tâches possibles et imaginables, la plus difficile à résoudre est précisément celle-ci: Comment fait-on pour lier la vie libre? Et avant cela, comment fait-on pour rassembler la vie errant librement partout?

 Nous avons appris, quand on parla de la formation d’une planète, que la mouche est la première créature visible qui l’habite. Nous voyons donc la mouche accueillir d’abord et accumuler en elle la vie dispersée; et maintenant que l’on a parlé de la lumière, nous voyons à nouveau la mouche entre les soleils et les planètes, comme collecteur de vie; mais, quelle différence y-a-t-il donc entre l’époque actuelle et celle des origines, lorsque la mouche était encore l’unique habitant d’un corps terrestre?

 D’un côté, absolument aucune, puisqu’elle correspond encore aujourd’hui, comme par le passé, parfaitement à sa nature et à l’ordre qui lui a été fixé; mais d’un autre côté il y a par contre une différence infiniment grande, puisque nous la voyons se tenir à présent à l’extrémité polaire la plus basse, non seulement du rassemblement de la vie, mais aussi de la conversion et du retour de la même vie vers des puissances toujours plus grandes et plus intérieures, et enfin jusqu’à la plus haute et la plus sublime Puissance de la Vie Première elle-même.

 Alors existait encore entre elle et la Puissance infinie, un abîme sans fond; maintenant celui-ci est comblé par l’être humain, comme aussi par cette série presque infinie d’autres êtres qui ont précédé l’homme. Ceci n’est-il pas une différence infinie entre la condition d’alors et celle actuelle?

 Il a été déjà montré ce qu’était autrefois ce petit animal; aujourd’hui c’est le même petit animal qui vous est montré, mais avec lui aussi la victoire, et c’est en cela justement que se trouve la différence infinie entre autrefois et aujourd’hui; car autrefois aucune mouche n’aurait encore pu entonner l’hymne de la victoire: mais maintenant elle le peut, et c’est bien pour cela qu’entre son chant d’alors et celui d’aujourd’hui existe une différence infinie; et qu’est donc cette différence infinie? – C’est la victoire justement; et qu’est donc la victoire? 


La Mouche et le Spirituel dans MOUCHEEt maintenant touchez du doigt et saisissez la victoire qui est sous votre nez. Mais si vous ne pouvez pas encore l’apercevoir, alors Je vous le dis explicitement, c’est le maintien de la vie reçue qui représente la victoire. Et de quelle manière la mouche put-elle donc conserver cette vie? Elle put la conserver grâce à sa grande activité, car « la vie veut être exercée »; elle put en outre la conserver grâce à sa grande humilité, car la vie veut être « rassemblée »; elle put la conserver enfin avec la plus aveugle soumission à Ma Volonté légiférante (donc par une parfaite obéissance) car toute vie doit être « jugée » si elle veut un jour se retrouver d’une certaine façon elle-même, et arriver à la conscience et à la connaissance de son propre être.

 Si vous considérez ces points, et réfléchissez sur les Lois qui vous ont été données par Moi pour la conservation perpétuelle de la vie, et si vous confrontez bien toutes ces choses entre elles, en gardant toujours présent à l’esprit ce qu’est la victoire, alors vous parviendrez enfin à reconnaître ce que signifiaient les strophes d’introduction de la mouche, lorsqu’elles vous disaient: 

LA MOUCHE, LA MOUCHE – ELLE VOUS CHANTE LA VICTOIRE! 

Car, voyez-vous, cette petite chanson consistant en quelques strophes, qui vous a été dictée depuis pas mal de temps, peut être considérée du début à la fin, comme seulement une première strophe de ce grand cantique qui vous a été donné à présent; car c’est seulement en ce grand cantique que vous reconnaissez le véritable hymne de la victoire de la mouche; et puisque nous avons appris maintenant à connaître cette victoire, préparons-nous à la découvrir en nous-même et à y prêter bien attention, afin de devenir de plus en plus plus capables de nous rapprocher réciproquement toujours plus, jusqu’à remporter ainsi en nous-mêmes la dernière et plus grande victoire, laquelle est:


 Bactrocera dorsalis  »La réunion de chaque vie particulière 

avec Ma Vie Première et Éternelle ».

 Cependant la mouche, dans la prochaine et dernière communication, aura encore à nous faire connaître dans une petite chansonnette, comment il arrivera que, sans le moindre préjudice, toute vie pourra rester éternellement indépendante, tout en restant intimement jointe avec la Vie Première. 

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Genèse de la Mouche ch.12

Posté par othoharmonie le 27 avril 2012


Chapitre 12
- le 25 mars 1842 -

  L’Humilité – Le Christ vivant en nous – réunit Père et Enfant.

 Humilité, amour et vérité: les éléments qui conduisent à la victoire(*)

  Ce qu’il faut entendre sous le mot préjudice, vous l’avez vraiment déjà appris suffisamment au cours de cette communication; et même non seulement ici, mais bien aussi maintes fois au cours de plusieurs autres communications, vous avez pu apprendre comment on peut maintenir une individualité propre indépendante, tout en restant unis dans le coeur, de la manière la plus intime, avec son propre Créateur; mais en dépit de tout cela, la conscience continue encore à rester dans l’obscurité, la foi a encore à combattre durement, et enfin il est difficile pour l’âme de concevoir comment donc l’homme peut jouir en esprit d’une vie parfaitement libre, indépendante, qui soit cependant liée à la Vie Première du Créateur de façon si parfaite qu’elle ne forme plus avec celle-ci qu’une seule et même vie.


 Sarcophaga carnaria Oui certes, comprendre cela dans l’étroitesse terrestre est chose extraordinairement difficile; et Je vous dis que celui qui ne l’apprend pas de la modeste chansonnette de la mouche, ou, pour M’exprimer plus clairement, qui ne l’apprend pas de la vraie et plus profonde humilité, en suivant la voie de la croix, ou enfin, pour parler en des termes encore plus clairs et nets, qui ne l’apprend pas de Moi, le Père, qui suis la plus sublime et la plus profonde Humilité même, celui-là ne comprendra pas, pas même en s’apprêtant à y méditer de très nombreuses fois, jamais au grand jamais, comment Père et Enfants peuvent être parfaitement un.

 Mais, afin que vous puissiez vous en faire une idée bien fondée, nous voulons à présent considérer encore deux grandes choses, dont la première est un Grand Homme qui s’appelle « le monde », et la seconde aussi un Grand Homme qui s’appelle « le Ciel ».(cf. Les Douze Heures)

 Au sujet du premier Grand Homme considéré sous l’angle uniquement matériel, des gousses globales(*) entières remplies de soleils et de planètes peuvent à grand peine s’appeler des papilles nerveuses de son être; mais si cet Homme, même dans une telle grandeur, se considère comme ayant parfaitement une seule vie, tout comme vous aussi vous considérez comme ayant une seule vie, consiste-t-il vraiment pour autant en une seule vie?

 Je suis d’avis que, pour montrer comment ce Grand Homme universel vit d’une essaim de mouches, et elles vous ferons comprendre clairement avec leur bourdonnement que même elles, en tant que premières manifestations de la vie animale, ont une vie propre bien à elles; à combien plus forte raison l’homme doit-il reconnaître cela en lui-même, et plus encore une Terre avec tous ses peuples et autres êtres vivants en espèces innombrables; combien plus ensuite un soleil avec ses êtres parfaits, puis bien plus encore, tous les soleils centraux avec leurs esprits très parfaits et très puissants, et combien plus enfin tout une gousse globale dans son ensemble, au contenu pour ainsi dire infini, rien que par le nombre de corps célestes qu’il contient, sans compter ensuite tous les êtres qui les habitent.

 Et pourtant toutes ces immenses gousses globales, tous les soleils centraux, tous les soleils centraux d’ordre inférieur, tous les soleils planétaires, et tous les autres soleils secondaires avec leurs planètes, et tous les êtres qui y habitent ne sont, au sens propre, que des parties du corps de ce Grand Homme-Univers, qui a pour lui-même une vie propre tout aussi bien délimitée que celle de chaque homme parmi vous sur la Terre, à l’intérieur, et la Terre aussi, de ce Grand Homme.

 Vous voyez, ceci est notre observation du côté matériel.

 À présent tournons nos regards vers l’Homme-Ciel, dont la grandeur est telle que vis-à-vis de lui le Grand Homme-Univers est dans le même rapport que celui de la trillionième partie d’un atome devant la taille du Grand Homme-Univers lui-même.

 Oui vraiment, le Ciel, d’un point de vue humain, est si immense, que tous les innombrables milliards de gousses globales de mondes dont est constitué le Grand Homme-Univers, pourraient trouver très commodément place dans un vaisseau capillaire d’un petit poil de son corps, et pourraient même accomplir leurs mouvements à l’intérieur de ce vaisseau capillaire sans jamais en heurter les parois.


Genèse de la Mouche ch.12 dans MOUCHE 220px-MoucheaDamierEt maintenant songez combien de vie a donc cette Homme-Ciel déjà dans un vaisseau capillaire, ou tout au moins dans une autre partie de son corps correspondant à un tel vaisseau capillaire; combien de vie doit-il ensuite avoir dans l’un de ses membres, combien plus dans son coeur et combien plus encore dans son être corporel entier; et pourtant tout cet Homme-Ciel en entier pense par lui-même, comme s’il était simplement un homme particulier pris en lui-même, tandis qu’en Lui d’innombrables milliards de milliards des anges les plus parfaits et des esprits pensent et vivent aussi par eux-mêmes tout comme le Grand Homme-Ciel.

 Et en cet Homme-Ciel existent encore d’autres rapports, qui font que des êtres qui ont des pensées et des sentiments absolument semblables, forment une société qui, prise en elle-même trouve une correspondance dans un corps terrestre de l’univers ou tout au moins dans l’une de ses parties, et représente parfaitement un homme; un homme qui à son tour peut penser et percevoir par lui-même d’une manière très parfaite comme s’il était un homme existant seul par lui-même.

 Oui, et J’ajoute: dans Mon Infinité il y a même plusieurs de ces Cieux, et chaque Ciel est en soi un Homme Parfait, et seulement tous les Cieux pris ensemble viennent à former ensuite dans leur ensemble encore un Homme Infini, qui cependant ne peut être conçu par aucun autre à l’exception de Moi seulement, parce qu’il est vraiment Mon Corps Même, ou bien Dieu dans Son Infinité, qui certes conçoit et sent Son Individualité et Son Unité absolue, de la façon la plus précise et la plus claire; et pourtant, quelle multiplicité de vie en Lui!

 Pour peu que vous confrontiez à présent ces deux images, et que vous les considériez ensuite en esprit, il ne pourra certainement plus vous échapper comment en une Vie éternelle et infinie, d’innombrables vies peuvent se mouvoir librement et peuvent jouir d’une manière très parfaite des délices les plus élevées de la vie, bien que n’étant que des parties seulement de cette Vie Une principale en Dieu.


Vous voyez, c’est tout cela que la mouche chante dans son humilité; et l’humilité est la véritable mouche principale dans l’homme même; car, comme la mouche dans le monde commence à remporter en elle la victoire sur la vie, ainsi de la même façon aussi l’humilité dans l’homme commence à accueillir et renfermer en lui la Vie la plus libre de Dieu et ensuite grâce à sa constance et à son courage, à cultiver en lui avec une vigueur toujours plus grande, cet éternel Sanctuaire qui est « LE CHRIST VIVANT » en tout homme vrai; et lorsque la Vie de Celui-ci s’écoule en chaque partie de l’âme, et, au moyen de l’âme, aussi dans le corps charnel, alors une telle transformation est manifestement une victoire, oui en vérité, la victoire la plus grande que l’homme puisse jamais remporter; car avec cette victoire il a enfermé en lui la plus haute Vie de Dieu, se L’est appropriée par l’amour, et est devenu désormais Un avec le Dieu Éternel, le Père de tout amour.

 Lucilia caesar Dites-Moi un peu, n’est-ce pas là cette victoire que vous chante la mouche?

 Mais si vous voulez bien comprendre la mouche, qui vous chante sa victoire, interpellez votre propre mouche, la vraie mouche qui est en vous, cette mouche qui est la véritable humilité; et c’est celle-ci qui vous donnera la grande réponse!

 Oui, par elle vous percevrez ce qu’est la vraie et juste victoire!

 Mais comme l’amour est un fruit de l’humilité, ainsi l’éternelle vérité, ou bien la lumière de toute lumière, est un fruit de l’amour; et quand l’amour croît dans l’humilité, et la vérité dans l’amour, c’est une véritable croissance, un véritable arbre de vie, et un véritable arbre de toute sainte connaissance de la vie et de tout ce qui a un rapport avec elle, dans le temps et dans l’éternité.

 Mais qui voudra trouver les mystères de la vie avec seulement son intelligence mondaine, celui-là en vérité n’arrivera jamais à les découvrir, et au contraire cette intelligence n’arrivera à rien d’autre qu’à lui faire perdre encore ce peu de vie qu’il s’était acquise auparavant pendant son enfance; parce que, en vérité, Je vous le dis:

  »Qui ne prête pas foi avec une enfantine et pieuse simplicité de coeur à cette Parole Intérieure, qu’elle se manifeste soit directement dans le coeur de tout homme bien disposé comme un avertissement de sa propre conscience, soit indirectement, par la

bouche de quelqu’un éveillé en esprit, et se limite ensuite à rester seulement un simple auditeur de cette Parole, un auditeur qui tout au plus s’étonne de ce qu’il rencontre, tantôt ici ou tantôt là, dans la parole, au lieu de devenir actif selon elle, à l’égard de ceux-là Je vous répète encore une fois:

 En vérité, en vérité, ce n’est pas d’entendre, ni de voir, mais bien d’agir, qui conduira seulement l’homme au Royaume des Cieux ! »

 Vous avez aussi appris au cours de cette communication que la vie ne peut commencer son retour avant d’avoir été jugée; et en même temps vous savez sûrement ce que dit l’Évangile, où il est écrit: « Ce n’est pas Moi, mais bien la Parole que Je vous ai donnée qui vous jugera. »

 Voyez, la Parole est donc un juge, un juge pour la vie éternelle pour qui agit selon la Parole, et pour la mort éternelle pour qui ne fait pas ainsi; car personne ne peut arriver à la certitude par une autre voie qui ne soit celle laborieuse de la Croix, selon la Parole qui ne prêche que l’humilité et l’amour; mais qui se limite à n’être que simple auditeur et n’agit pas selon la vivifiante Parole qui doit le conduire à la Vie, celui-là ne pourra même pas se joindre à la Puissance Vitale positive de cette Parole, et au contraire il restera dans sa polarité négative de la mort, où bien difficilement dans l’éternité pourra à nouveau se développer une vie polaire positive.

 Mais quels sont les premiers indices d’un tel jugement pour la mort, en celui qui n’est pas actif selon la Parole?

 Les premiers indices sont les doutes sur l’authenticité de l’une ou l’autre partie de la Divine Révélation.

 Et qu’est en soi un semblable doute? 

Un doute n’est rien d’autre qu’une impuissance de la vie intérieure, par suite de laquelle l’esprit se replie sur lui-même, tandis que dans l’âme ne brille plus qu’une faible lueur naturelle, une lueur qui provient encore en partie des rayons de l’esprit de plus en plus faibles, tandis qu’une partie croissante de lumière trompeuse provient du monde qui nourrit tous les sens d’illusion.

 Il ne sera pas nécessaire d’expliquer longuement où peut conduire une telle impuissance spirituelle, à moins que l’esprit soit à nouveau réveillé par quelque énergique volonté d’oeuvrer selon la Parole.

 Mais qui, au cours de cette vie, ne passera pas à la vraie polarité positive de la vie éternelle, celui-là se jugera lui-même apte pour la polarité négative, dont il ne pourra jamais sortir pour l’éternité.

 Or, ces deux polarités sont en rapport entre elles comme le spirituel l’est au matériel, ou bien comme le vivifiant fruit intérieur l’est à la morte écorce extérieure.

 Qui s’assimilera au fruit, celui-là passera à la Vie; qui au contraire s’assimilera à l’écorce, celui-là passera à la mort.

 Mais vous, vous savez déjà qu’en toute chose, et ainsi certes d’autant plus en

mouche dans MOUCHE Dieu, se trouvent deux polarités; et comme l’Être Divin est éternel, ainsi aussi ces deux polarités doivent être éternelles.

 Celui qui est dirigé(*) par la Parole ou, plutôt, qui se dirige lui-même selon la Parole, celui-là accueille en lui la Vie, et correspond à la Polarité positive Divine, qui est l’existence la plus libre et la plus illimitée qui soit.

 Mais celui qui au contraire n’accueille pas la Parole et ne La rend pas active en lui, en se contentant de la laisser s’écouler à travers son intellect négatif, celui-là sera dirigé par la Parole elle-même vers la polarité négative, qui est le principe fondamental de tout ce qui est matériel et par conséquent de tout ce qui est mort et prisonnier; de là résulte que le monde naturel ne cessera jamais, tout comme le monde spirituel, et qu’il restera au contraire éternellement comme un appui polaire négatif de tout ce qui est spirituel et libre. Vous déciderez bien vous-mêmes à présent quel est le sort le plus heureux pour toutes les éternités des éternités: si c’est d’être réuni à la polarité négative, ou à la polarité positive de Dieu, ce qui signifie: devenir un esprit angélique vivant une vie des plus libres, remplie de suprêmes délices, ou devenir un satan banni dans une pierre morte.

 La lumière de la vérité brille certes partout pour le vivant, mais, dans toute l’ éternité, en aucun lieu ne brille une lumière pour celui qui est mort.

 Et il faut garder en soi ce qui toujours doit témoigner de la vérité(*); et c’est bien une chose extrêmement bonne, oui, c’est là le cercle éternel de la vie dans lequel vous devez entrer, qui ne tourne pas seulement pour exercer l’intellect, mais bien sérieusement pour agir; et c’est par l’action seulement que la vérité peut en tant que vraie lumière de la vie s’élever dans le cercle et le traverser de part en part de son souffle.

 Voyez, si vous comprenez cela, vous pourrez aussi bien comprendre que le son est conforme à l’instrument, la lumière à la vie, le salaire au travail, la connaissance, ou la conscience de la vie éternelle en soi, aux oeuvres selon la Parole; que telle est la montagne, telles aussi sont ses pentes; et telle la vie, tel aussi son pôle; et tel le coeur, telle sa voix, et telle l’humilité du coeur, telle la Parole vivante en lui.

 Et maintenant, Je crois que vous ne demanderez plus: qui peut jamais concevoir tout cela en soi? Pour qui mûrira ce rameau d’olivier?

 Car vous avez appris, au cours de ces communications, ce qu’est la vérité et ce qu’est la lumière, et par conséquent vous saurez et comprendrez aussi facilement comment la vérité est une lumière pour la lumière en vue du jugement, c’est-à-dire un jugement qui détermine le retour de la vie à la Vie, ou le contraire, comme vous le savez.

 Et si vous réfléchissez bien à tout ce qui a été dit, ne comprendrez-vous pas encore la question: « Peux-tu donc aspirer à des soleils et, dans la lumière, profaner la terre ? »

 Ou bien, en parlant net: Peux-tu servir deux maîtres?

 Car pour qui aspire aux soleils, c’est-à-dire à la vivante perfection, est-il encore possible qu’il se tourne vers le monde avec cette lumière et, à l’aide de cette lumière, y chercher des faveurs? Ou bien, afin que vous compreniez encore plus clairement: comment un homme ayant saisit les vérités divines avec son intellect peut-il atteindre à la vie éternelle s’il ne fait rien pour que la Parole devienne active en lui? Lire la suite… »

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