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Pieuvre à bras et ventouses

Posté par othoharmonie le 16 mars 2012

Pieuvre à bras et ventouses dans PIEUVRE 220px-Img_octopus_arm_and_suckers_057513Très casanière, la pieuvre ne sort de son abri que pour en trouver un plus sûr, ou pour chercher de la nourriture. Quand elle chasse, elle préfère la tombée de la nuit ou le lever du jour. Ses expéditions diurnes sont de courte durée. Le spécialiste anglais M. J. Wells a observé en 1983 que, même en aquarium, ce mollusque est un animal plutôt crépusculaire, capable, toutefois, en cas de besoin, de se nourrir à toute heure. En Méditerranée, on sait, depuis les études effectuées en 1976 par les savants soviétiques C. Nigmatullin et A. Ostapenko, que les périodes d’intense activité nutritionnelle se situent entre 16 et 22 heures.

Animal carnivore, Octopus vulgaris se nourrit essentiellement de crustacés (crabes ou langoustes), ainsi que d’autres mollusques comme les bivalves, et parfois, même, d’autres céphalopodes, ou plus rarement de poissons. M. J. Wells a minutieusement décrit l’attaque d’une proie : dès que celle-ci est en vue, la pieuvre lève la tête et fait face à l’intrus, puis elle s’en approche tout doucement, en changeant de couleur. Ensuite, grâce à son système de propulsion, elle se jette sur lui.

   La pieuvre peut piéger plusieurs crabes dans la membrane inter-brachiale qui relie les bras entre eux à leur base. Elle les immobilise à l’aide des ventouses et les rassemble dans cette sorte de poche, puis elle les ramène dans le terrier pour les dévorer.

   Au centre de la couronne formée par les huit bras, le bulbe buccal, organe complexe doté d’une puissante musculature, actionne deux redoutables mandibules qu’on appelle « bec de perroquet ». Ce « bec » permet à la pieuvre de déchiqueter sa victime avant de l’avaler. Auparavant, elle l’a paralysée à l’aide de poisons sécrétés par ses glandes salivaires dans le compartiment clos constitué par la membrane reliant un bras à l’autre. Ces glandes produisent également des enzymes qui, tout en ayant sans doute pour fonction de diffuser le poison, jouent aussi un rôle dans la prédigestion des aliments.

  220px-Haliphron_atlanticus dans PIEUVRE Lorsque les pieuvres se nourrissent, par exemple, de mollusques à coquille, elles cherchent, dans certains cas, à percer un ou plusieurs trous dans cette coquille pour extraire plus facilement la chair de la victime. Le chercheur britannique M. Nixon a montré, en 1980, que ces trous étaient creusés par râpage, grâce à deux structures qui font partie du bulbe buccal, la radula, minuscule organe en forme de langue, et la papille salivaire.

   En somme, l’alimentation de ce mollusque s’effectue grâce à une triple action des bras, de la masse buccale et des glandes salivaires. Les parties les plus dures, carapaces ou coquilles, sont rejetées : le refuge d’une pieuvre se reconnaît à l’amas des débris alimentaires qui jonchent les alentours.

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Pieuvres mâles et femelles

Posté par othoharmonie le 16 mars 2012

 Octopus macropusLa pieuvre ne renonce à sa solitude que pour l’accouplement. Celui-ci peut avoir lieu en toute saison. Le mâle atteint la maturité sexuelle bien avant la femelle. Katharina Mangold a étudié les pieuvres avec le laboratoire de Banyuls dans les années 1980. Elle observa  que la plupart des pieuvres mâles, en mer catalane, étaient matures lorsqu’elles atteignaient le poids de 200 g, alors que les plus petites femelles qui l’étaient pesaient au minimum 500 g. Dans une même population, la maturité des femelles intervient à des stades très différents de la croissance. Quoi qu’il en soit, les femelles acceptent de s’accoupler même lorsqu’elles sont encore immatures. Elles ne repoussent les mâles qu’au début de la ponte.

La copulation des pieuvres peut durer des heures et se répéter plusieurs fois, soit avec le même partenaire, soit avec un autre. Les deux sexes se reconnaissent rapidement, grâce sans doute à certaines réactions à la fois chimiques et tactiles… Le mâle introduit l’un de ses bras, dit « bras hectocotyle », dans la cavité palléale de la femelle pour déposer dans l’orifice de l’oviducte de celle-ci les spermatophores. Ces petites structures tubulaires sécrétées par le pénis contiennent des millions de spermatozoïdes. Arrivées à destination, elles éclatent, les spermatozoïdes libérés s’introduisent dans la glande de l’oviducte. Au moment de la ponte, les œufs qui sortent de l’oviducte sont fécondés au passage par les spermatozoïdes.

   Une fois prête à pondre, la femelle nettoie soigneusement le plafond de son abri, car elle va y suspendre ses œufs, qu’elle pond en cordons. Chaque cordon, d’environ 10 cm, héberge de 2 000 à 3 000 œufs d’environ 2,4 mm. Selon sa taille, la pieuvre peut pondre de 100 000 à 500 000 œufs. La ponte dure de 15 à 30 jours et l’incubation de 24 à 125 jours, selon la température.

  Un accouplement à distance 

Pieuvres mâles et femelles dans PIEUVRE 220px-An%C3%A9mone_de_mer-BretagneLes femelles prennent grand soin de leurs œufs : elles les nettoient et les irriguent, tandis qu’elles-mêmes cessent pratiquement de se nourrir. Elles meurent généralement peu après l’éclosion, ayant perdu environ un tiers de leur poids.

    Les jeunes commencent par vivre de 5 à 12 semaines en pleine eau, en se nourrissant de larves de crevettes, avant de se poser sur le fond et d’adopter le mode de vie des adultes. Orphelines dès leur naissance, les petites pieuvres semblent connaître de façon innée les ruses et les comportements typiques de leur espèce.

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Pieuvre commune

Posté par othoharmonie le 16 mars 2012

 Octopus vulgarisLa pieuvre est un céphalopode dont les huit bras sont liés à une tête portant de chaque côté les yeux et elle-même prolongée par un corps musculaire (le manteau), où se trouvent les appareils digestif, pulmonaire et génital. Sur la face ventrale du manteau s’ouvre une large fente, la fente palléale, qui laisse entrer l’eau de mer dans la cavité palléale où se trouvent branchies et viscères. De la fente sort le tuyau de l’entonnoir, dont la partie intérieure est évasée. C’est de ce tuyau que l’eau est expulsée avec plus ou moins de force, selon les besoins de l’animal pour se propulser. Dans la cavité palléale, près de l’entonnoir, s’ouvrent également l’anus et les orifices rénaux et génitaux (oviducte ou pénis).

   La pieuvre, comme tous les invertébrés, n’a pas de squelette.

    La longévité de la pieuvre est de 12 à 24 mois pour les femelles, un peu plus sans doute pour les mâles. La pieuvre adulte peut peser de 2 à 3 kg. Certains individus plus grands (jusqu’à 10 kg) ont été signalés, mais ils sont rares. Cette croissance rapide n’est possible que grâce à un système digestif performant. En Méditerranée, pendant l’été, une pieuvre réussit, en 100 jours, à passer de 250 g à 1 kg (elle prend donc 7,5 g par jour). Selon les chercheurs R. O’Dor et M. J. Wells, une pieuvre qui pèse 1 kg à 18 mois a absorbé de 2,5 à 3 fois son propre poids pendant sa vie. La maturation sexuelle utilise une grande partie des réserves accumulées sous forme de protéines dans le manteau. Selon certains auteurs, la mort de l’animal serait provoquée par l’hyperactivité de la glande optique. 

 Signes particuliers

Yeux

Moving Octopus Vulgaris 2005-01-14.oggLes deux yeux de la pieuvre sont situés latéralement sur la tête. Au contraire de ceux de nombreux invertébrés, ils présentent, pour l’essentiel, la même structure que ceux des vertébrés : une cornée, un iris, un cristallin, une rétine (un peu moins complexe toutefois) et deux paupières. La vision s’accommode aisément des changements de luminosité, mais la pieuvre ne discerne pas les couleurs. En revanche, elle voit distinctement de près comme de loin. Cette vision remarquable est l’aboutissement de toute une évolution. Ainsi, l’œil du nautile, proche des céphalopodes primitifs, est dépourvu de cristallin et bien moins performant.

 Bec

On l’appelle « bec de perroquet ». Situé dans le bulbe buccal, il comprend deux mandibules, l’une supérieure, l’autre, inférieure, chacune de forme différente. Très puissantes, elles permettent à la pieuvre de déchiqueter les carcasses des crabes.

 Ventouses

Disposées en deux rangées sur chacun des huit bras, les ventouses forment des sortes de chambres entourées de parois musculaires, avec, tout au bord, un anneau adhésif à structure radiée dont la partie périphérique, molle, assure une adhérence parfaite. Après amputation d’un bras, la pieuvre peut le régénérer, retrouvant à la fin un membre parfaitement fonctionnel.

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Etre pieuvre

Posté par othoharmonie le 16 mars 2012

 

La pieuvre commune, Octopus vulgaris, est répartie dans le monde entier. On la trouve aussi bien dans les eaux tempérées que tropicales ou subtropicales. Seules les eaux du pôle ou subpolaires en sont dépourvues. En Méditerranée la pieuvre commune est le plus gros octopode de tous ceux qui fréquentent cette mer, avec Octopus macropus, céphalopode dont les bras sont plus longs et plus fins. Octopus vulgaris est également abondant dans l’est de l’Atlantique et au Japon.

 Etre pieuvre dans PIEUVRE 220px-Mimic_Octopus_2  Ce mollusque vit le long des côtes, jusqu’à 100-150 mètres de profondeur. Le scientifique espagnol A. Guerra indique, dans une étude de 1979, que la pieuvre commune est moins abondante au fur et à mesure que la profondeur augmente. En principe, elle préfère les récifs de corail ou les rochers. Cependant, dans de nombreuses régions, on la rencontre aussi sur des fonds sableux ou vaseux, comme sur des herbiers.

   Quel que soit l’environnement, elle profite du moindre trou ou anfractuosité pour s’y cacher, et sa capacité de changer sa couleur (ainsi que la texture de sa peau), et de se fondre parfaitement dans son habitat n’a pratiquement pas d’équivalent.

Manger, croître, pondre et mourir : telle est la vie d’une pieuvre. Une vie éphémère, surtout pour les femelles (de 12 à 14 mois), et non dépourvue de dangers. Prédatrices actives, les pieuvres peuvent en effet être à leur tour les victimes d’autres espèces carnivores, surtout à certains moments de leur cycle vital. Car les céphalopodes représentent, dans la chaîne alimentaire marine, un maillon d’une importance capitale. Les plus grands consommateurs de céphalopodes sont les cachalots. Des pinnipèdes (phoques, otaries, éléphants de mer) ou de nombreux poissons et oiseaux de mer sont aussi des prédateurs potentiels. Se nourrissant surtout d’espèces de pleine eau (pélagiques), peu d’entre eux représentent un véritable danger pour les pieuvres. Les principaux ennemis des octopodes adultes et vivant en zone côtière sont les congres et les murènes. En outre, il arrive que les céphalopodes s’entre-dévorent.

La fragilité des nouveau-nés

250px-Hapalochlaena_maculosa dans PIEUVRELa période la plus dangereuse dans la vie de la pieuvre est celle qui suit sa naissance, et qu’elle passe en pleine eau. La mortalité est alors importante. Cependant, K. Mangold estime que, même si la mortalité est alors de 90 %, 10 000 petites pieuvres pourront tout de même survivre et se poser sur le fond marin. Par la suite, elles resteront d’abord à la merci de nombreux animaux benthiques – crustacés et autres –, mais, avec la croissance, leurs moyens de défense (en particulier le fameux nuage d’encre qui imite la silhouette de l’animal) leur assureront une bonne protection.

   Dans certains endroits, en limite de la distribution de l’espèce surtout, le recrutement, c’est-à-dire la reproduction et le repeuplement par une nouvelle génération de pieuvres, peut être perturbé par la destruction de l’équilibre écologique. Dans la Manche, par exemple, la pieuvre était considérée, comme une calamité pour les pêcheurs de crustacés et les ostréiculteurs, jusqu’à ce qu’un hiver d’une rigueur exceptionnelle, dans les années 1960, anéantisse le recrutement. Près de trente ans après cet événement, la présence d’une pieuvre dans cette mer est un phénomène plutôt rare. Dans, d’autres régions, en revanche, on a pu constater que les pieuvres proliféraient en raison de pêches sélectives dont leurs prédateurs, en l’occurrence les congres, étaient les principales victimes.

   Grand amateur de crustacés, la pieuvre est souvent considérée par les pêcheurs comme une rivale. En réalité, la brièveté de sa vie, ses croissances rapides et son faible métabolisme amènent des chercheurs comme R. O’Dor et M. Wells à relativiser l’impact de ce mollusque sur la chaîne alimentaire marine. La quantité de nourriture absorbée par la pieuvre ne dépend-elle pas de son poids ? Or celui-ci n’est important que pendant un laps de temps très court. Ce mollusque qui disparaît après la reproduction est, en réalité, un animal peu destructeur.

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