Les enfants et le loup

Posté par othoharmonie le 10 mars 2012

 

Le Petit Chaperon rougeIllustration de Jessie Willcox Smith, 1911La peur, incontestablement, est installée dès la plus tendre enfance. Elle possède donc un ancrage des plus solides. Dans une vie, l’influence des premières lectures, bien souvent faites, et donc créditées dans les esprits enfantins, par les parents, est partout reconnue. C’est d’ailleurs pourquoi celles-ci se voient truffées de morales simples pour les enfants. Quoi de plus marquant que son premier livre, sa première histoire ? On se souviendra toujours du petit chaperon rouge, ou alors, et c’est pire, il est juste rangé, pas loin, dans notre inconscient, comme toutes ces choses que l’on a apprises et que l’on croit avoir tout à fait oubliées.

Et si ce n’est pas « Le petit chaperon rouge« , ce sera « Pierre et le loup« , « Les trois petits cochons« , « La chèvre de Monsieur Seguin« , « Les fables de La Fontaine« , ou autres histoires d’ogres dans des forêts sombres et dangereuses, jusqu’au loup de Tex Avery. Dans la littérature, le cinéma, la poésie (« Les loups » de Verlaine), ou la chanson (« Les loups sont entrés dans Paris » de Serge Reggiani mais surtout « Qui a peur du grand méchant loup ? »), le symbole a été très largement exploité, à des fins intéressées, comme dans le cas de l’Eglise, et cela bien avant Perrault et jusqu’à Hollywood. Mais ce qu’il convient de remarquer, c’est que les auteurs de ces fabulations et autres récits partagent tous cette caractéristique essentielle qu’ils n’ont jamais véritablement côtoyé l’animal.

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