Le loup rival de l’homme
Posté par othoharmonie le 6 mars 2012
L’homme n’a pas toujours eu peur du loup. Il fut un temps où il prenait l’animal en exemple. Puis, lorsque l’homme a cessé de chasser, qu’il a commencé à élever, le loup a été déclaré nuisible. A partir de là sont nées les rumeurs, puis la peur du loup.
Au sommet de la pyramide alimentaire, pour gérer l’équilibre naturel, on trouve les plus grands prédateurs, parfois appelés super-prédateurs. Parmi eux, entre autres, le tigre, le lynx, l’ours, le lion, le loup,… et l’homme ! Tous longtemps en danger ou carrément en voie d’extinction, sauf un : l’homme. Bien souvent, remplis de bonnes intentions, des écologistes, naturalistes et autres partent, de bonne foi, donner des leçons aux peuples d’Afrique, d’Asie ou d’ailleurs. Ceux-là même hésiteraient davantage avant d’ouvrir les portes de leurs paisibles territoires au loup. Mais l’Europe qui reproche à toute la planète ses grands félins ou ses éléphants ne voit pas le loup qu’elle a dans l’œil. La peur du loup commence par cette domination que l’homme a voulu installer entre lui et les autres super-prédateurs.
Bien qu’elle dure toujours, la rivalité entre ces deux super-prédateurs que sont l’homme et le loup est ancestrale. Beaucoup de peuples ont eu un grand respect pour le loup et d’autres une grande haine, mais tous, à un moment ou à un autre, l’ont pris en exemple. Nos ancêtres lointains, nomades, qui vivaient et chassaient en petites bandes, n’étaient pas tellement différents des loups.
Plusieurs types de relations ont donc pu s’installer. Le loup est un chasseur hors pair dont l’homme a souvent fait un modèle, mais aussi un rival lorsqu’ils convoitaient la même proie. Il est même fréquemment arrivé que loup et homme chassent ensemble, chacun faisant valoir ses meilleures qualités. Parfois, le loup flaire et traque une proie que l’homme abattra plus aisément. En contrepartie, les loups mangeront les restes. Ceux-là, qui ont vendu leur liberté, deviendront nos chiens !
La rivalité a été très bien vécue pendant des milliers d’années. Elle est devenue pour l’homme intolérable lorsqu’il a décidé de « stocker » ses proies puis d’en faire l’élevage. Là, le loup, gardien d’une nature libre et sauvage, est devenu un ennemi car, en s’attaquant à un troupeau domestiqué, il convoitait désormais une « propriété privée ». A partir de là, pouvait naître la mauvaise réputation du loup, suivie des plus sombres histoires. Au départ de la peur : la haine.
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C’est le milieu de la nuit. La lune est pleine. Un hurlement de loup se fait entendre et l’écho lui répond. Sous un dolmen, après avoir trempé ses lèvres dans le breuvage magique du chaudron de Dadga, le héros Llevelyn se prépare pour le grand voyage au-delà du monde visible. C’est cette nuit que sa dernière initiation va s’accomplir et qu’il va visiter le monde des Morts. Les hurlements se rapprochent. Un loup d’une taille monstrueuse passe sous le dolmen en courant plus vite que le vent du Nord. Saisissant ses oreilles, Llevelyn saute sur son dos. Soudain s’ouvre devant lui la brèche entre les mondes. Le loup et son cavalier lumineux s’y précipitent et les voilà tous les deux au milieu des ombres, des fantômes de ceux qui ont déjà vécu. Mais cet univers est illusoire et une seconde brèche s’ouvre : le loup conduit alors Llevelyn dans le domaine de la mémoire de ses incarnations passées. Il se voit tel qu’il fut enfant, homme, femme, vieillard. Multiples images corporelles. Soudain un rocher vibre et pivote sur lui-même, découvrant la troisième brèche. Le loup, toujours courant, la traverse et Llevelyn pénètre les arcanes de ses vies futures: il voit tout ce qui s’accomplira et qui semble déjà réalisé. Le loup trébuche et glisse dans un gouffre. La chute semble infinie et le héros se retrouve contre la pierre froide du dolmen, alors que le coursier de la déesse de l’au-delà s’enfuit, hurlant son amour vers le disque argenté de la déesse de la Mort-dans la-Vie.
Le natif du signe du Loup-Aulne est secret, parfois taciturne en ce qui concerne sa vie privée. Il reste mystérieux, même pour ses proches parents, et il semble n’avoir qu’un seul objectif : voyager dans l’au-delà. Le Loup-Aulne pousse sans cesse son véhicule corporel vers le dépassement de toutes ses limites. Il peut jeûner, se passer de dormir, voyager sans cesse ou, au contraire, rester des heures immobile en ne faisant rien d’autre que manger et dormir. Il dérange la plupart des gens par sa seule présence. Il semble irradier une lumière argentée, trouble, un peu comme les reflets brillants du granit des pierres tombales. Son vrai caractère, nul ne pourrait mieux le définir que lui-même : il poursuit sans cesse une introspection qui le conduit aux limites de la folie; mais il est douteux qu’il soit vraiment loquace. En effet, pour lui, le « caractère » n’existe pas; il n’y a que des courants d’énergie, des flux qui s’entremêlent et peuvent donner un moment l’illusion d’une personnalité stable. Selon les phases de la Lune, selon qu’il fait nuit ou jour ou selon l’heure, le Loup-Aulne se sent un être différent. Le seul élément constant de sa personnalité, c’est sa prodigieuse mémoire. Elle photographie tous les états de conscience successifs et très distincts qui forment la trame de son existence. En outre, il y a ses projets qui l’occupent sans cesse, comme son avenir et son destin.
Les métiers qu’exerce le Loup-Aulne de façon brillante et bénéfique pour les autres concernent la religion, la magie, la prévision du futur et l’analyse du passé. Souvent le Loup-Aulne sera un ecclésiastique, un historien, un analyste financier. Fondamentalement, le loup est un visionnaire. Il réussira donc dans les carrières artistiques. Ses œuvres, cependant, tranchent souvent sur celles de ses contemporains. Les thèmes traités seront la plupart du temps en rapport avec l’étrange, le merveilleux, le passage entre le monde ordinaire et l’au-delà.