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Tigre de papier

Posté par othoharmonie le 16 février 2012

Tigre de papier dans TIGRE tigreLe tigre de papier est la traduction littérale de l’expression chinoise « zhǐ lǎohǔ » (紙老虎), désignant une chose apparemment menaçante, mais en réalité inoffensive.

 L’expression a été rendue célèbre par une interview de Mao Zedong en 1956, dans laquelle il emploie l’expression pour qualifier Tchang Kaï-chek et les États-Unis.

 Depuis, des jeux de mots ont été faits, employant le tigre de papier. Dans l’album L’Enfer des épouvantails de Philémon, Philémon rencontre un tigre fait de papier, mais pourtant vivant.

L’édition Unglued (pour le fun) du jeu de cartes Magic : l’assemblée contient une carte Paper Tiger dont la seule présence rend inoffensif le Rock Lobsters (nom anglais du Jasus edwardsii, et nom d’une chanson du groupe The B-52′s) et le tigre de papier est lui-même rendu inoffensif si le Scissor Lizard est présent : allusion au jeu Pierre-feuille-ciseaux.

 Cette expression a aussi été employée plusieurs fois dans le film L’aventure c’est l’aventure avec Lino Ventura et Jacques Brel lorsque ceux-ci se font enlever par un révolutionnaire d’Amérique du Sud.

 En 2002, le chanteur californien Beck en a fait le titre d’un morceau de son album Sea Change (« Paper Tiger »), fortement inspiré par les orchestrations de Jean-Claude Vannier (L’Histoire de Melody Nelson de Serge Gainsbourg).

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Tigre de 3 m

Posté par othoharmonie le 16 février 2012

 

Tigre de 3 m dans TIGRE 220px-Ligre_-_RedimensionnementLe tigre est un félin qui peut atteindre 3 m du mufle à l’extrémité de la queue, tel le plus grand d’entre eux, le tigre sibérien. Sa magnifique fourrure jaune orangé, striée de larges bandes noires, devient blanche sous le ventre. Plus audacieux que le LION, il n’hésite pas à vivre au voisinage de l’homme. Les tigres ne vivent qu’en Asie, principalement aux Indes, en Indochine et à Java. Certains, véritables « mangeurs d’hommes », terrorisaient jadis les indigènes. De nos JOURS, décimés, ils ne sont plus que quelques milliers et leur CHASSE est sévèrement réglementée.

Lorsqu’en 1917, après les échecs subis au Chemin-des-Dames, la France, épuisée par 3 ANNÉES de guerre, se trouva au bord de l’effondrement, le président de la République, Raymond Poincaré, appela à la tête du gouvernement GEORGES CLEMENCEAU, un vieillard de 73 ans. Ce dernier résuma son programme en une phrase : « Je fais la guerre », et, triomphant de tous les découragements, il l’appliqua, avec la dernière ÉNERGIE, jusqu’à la victoire finale. Les caricaturistes avaient surnommé Clemenceau le « Tigre« , en raison de son visage rude et de sa griffe acérée de journaliste. L’Histoire l’a immortalisé sous ce surnom. En témoignage d’admiration, le sherpa Tensing, vainqueur de l’Everest avec Hillary, fut appelé le « Tigre des tigres ».

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Cycle de vie du tigre

Posté par othoharmonie le 16 février 2012

 

Le cycle de vie du tigre (Panthera tigris) décrit le processus permettant à cette espèce de se perpétuer. Il inclut la reproduction puis l’éducation des jeunes, jusqu’à la mort.

Fichier:A caring mom.jpgLe tigre a adopté une stratégie de reproduction réactive, qui permet une dynamique des populations très souple vis-à-vis de l’environnement : de nombreux jeunes naissent, mais très peu survivent jusqu’à l’âge adulte. À la naissance, le tigre, aveugle et par conséquent très vulnérable, dépend entièrement de sa mère. L’apprentissage de la chasse dure un an et demi : le jeune tigre découvre son futur quotidien de chasseur à travers l’observation de la tigresse.

Le tigre sexuellement mûr, cherche à s’accoupler à une femelle, en suivant le schéma typique des félins : lorsque la tigresse accepte le mâle, celui-ci la monte et la maintient par la peau de la nuque. La femelle tente de frapper le mâle lorsque le coït est terminé. L’accouplement, rapide, se répète plusieurs fois par jour, pendant au plus une dizaine de jours. La gestation dure 103 jours en moyenne.

La longévité du tigre est d’une quinzaine d’années dans la nature et de vingt-six ans en captivité. En moyenne, seuls deux descendants sont incorporés à la population reproductrice sauvage. Dans les parcs zoologiques, le cycle se trouve modifié par l’assistance de l’homme : césarienne, insémination artificielle ou encore hybridations avec d’autres espèces peuvent le modifier.

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Du Tigre et du Renard

Posté par othoharmonie le 16 février 2012

Un Chasseur armé de traits et de flèches qu’il lançait de tous côtés avec beaucoup d’adresse, faisait à toute outrance la guerre aux Animaux, qui fuyaient devant un ennemi si redoutable, et qui n’osaient tenir la campagne. Le Tigre plus fier et plus hardi que les autres, se présenta, et promit de faire tête lui seul à leur ennemi commun. Le Chasseur lança avec raideur une flèche qui atteignit le Tigre. Il se mit à jeter de hauts cris, et à regarder de tous côtés pour reconnaître l’auteur de sa blessure. Le Renard vint au-devant du Tigre, et lui demanda qui avait eu l’audace de blesser un animal si fier et si courageux.  » Je ne sais, répondit le Tigre ; mais je sens bien à ma blessure qu’elle vient d’un homme qui a beaucoup de force et de vigueur.

Analyse des Fables d’Esope

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Le tigre et le Brahmine

Posté par othoharmonie le 16 février 2012

Le tigre, le brahmine et le chacal

Un jour, un brahmine traversait un village de l’Inde. Il faut savoir qu’un brahmine est un Hindou qui ne fait jamais de mal aux animaux, et qui les traite en frères. Donc, un jour, le brahmine traversait un village lorsqu’il vit sur le bord de la route une grande cage de bambou, et dans cette cage, il y avait un énorme tigre, que les villageois avaient pris dans un piège et enfermé là pour le vendre à une ménagerie, parce qu’il dévorait tous leurs moutons.

Le tigre et le Brahmine dans TIGRE 320px-Tigeress_with_cubs_in_Kanha_Tiger_reserve« Frère brahmine, frère brahmine, dit le tigre, ouvre la porte et laisse-moi sortir un peu pour aller boire. J’ai tellement soif, et il n’y a pas d’eau dans ma cage.
— Mais, frère tigre, dit le brahmine, si j’ouvre la porte, tu me sauteras dessus et tu me mangeras ?
— Que vas-tu penser là ? demanda le tigre. Jamais de la vie je ne ferais une chose pareille ! Fais-moi sortir juste une petite minute, pour chercher une goutte d’eau, frère brahmine ! »
Le brahmine ouvrit la porte de la cage et laissa sortir le tigre, mais, dès que celui-ci fut dehors, il sauta sur le brahmine pour le manger. « Frère tigre, dit le pauvre brahmine, tu m’as promis de ne pas me manger, ce que tu fais là n’est ni honnête ni juste !
— Au contraire, c’est tout à fait honnête et juste, dit le tigre, et quand bien même il en serait autrement, ça m’est égal. Je vais te manger. » Mais le brahmine supplia tellement le tigre que celui-ci finit par consentir à attendre jusqu’à ce qu’ils eussent consulté les cinq premières personnes qu’ils rencontreraient.

La première chose qu’ils virent sur le bord du chemin fut un grand figuier banian.
« Frère banian, dit le brahmine, est-il juste et honnête que le tigre veuille me manger après que je l’ai fait sortir de sa cage ? » Le figuier banian les regarda, et dit d’une voix lasse : « Pendant l’été, quand le soleil est brûlant, les hommes viennent s’abriter à mon ombre et se rafraîchissent avec mes fruits mais, quand le soir vient et qu’ils sont reposés, ils cassent mes branches et éparpillent mes feuilles. L’homme est une race ingrate. Que le tigre mange le brahmine. »
Le tigre sauta sur le brahmine, mais celui-ci cria : « Pas encore ! pas encore ! Nous n’en avons vu qu’un ! Il y en a encore quatre à consulter. »

Un peu plus loin, ils virent un buffle couché en travers du chemin. Le brahmine s’arrêta et lui dit : « Frère buffle, oh ! frère buffle, est-ce qu’il te semble honnête et juste que ce tigre veuille me manger, quand je viens juste de le faire sortir de sa cage ? » Le buffle les regarda, et dit d’une voix basse et profonde : « Quand j’étais jeune et fort, mon maître me faisait travailler dur, et je le servais bien. Je portais de lourds fardeaux, et je traînais de grandes charrettes. Maintenant que je suis vieux et faible, il me laisse sans eau et sans nourriture pour que je meure sur le chemin. Les hommes sont ingrats. Que le tigre mange le brahmine. »

220px-Golden_tiger_1_-_Buffalo_Zoo dans TIGRELe tigre fit un bond, mais le brahmine dit très vite : « Oh ! mais, ce n’est que le deuxième, frère tigre, et tu m’en as accordé cinq ! » Le tigre grommela beaucoup, mais consentit à aller un peu plus loin.

Bientôt, ils virent un aigle planant au-dessus de leurs têtes, et le brahmine l’implora : « Oh ! frère aigle, frère aigle ! Dis-nous s’il te semble juste que ce tigre veuille me manger, après que je l’ai délivré d’une terrible cage ? » L’aigle continua à planer lentement pendant quelques instants, puis il descendit et parla d’une voix claire : « Je vis dans les nuages, et je ne fais aucun mal aux hommes. Cependant, toutes les fois qu’ils peuvent trouver mon aire, ils tuent mes enfants et me lancent des flèches. Les hommes sont une race cruelle. Que le tigre mange le brahmine. » Le tigre sauta de nouveau, et le brahmine eut bien de la peine à le persuader d’attendre encore. Il y consentit pourtant et ils continuèrent leur chemin.

Un peu plus loin, ils virent un vieux crocodile, à demi enterré dans la vase, près de la rivière. « Frère crocodile, frère crocodile, dit le brahmine, est-ce que vraiment il te semble juste que ce tigre veuille me manger, alors que je l’ai délivré de sa cage ? » Le vieux crocodile se retourna dans la vase, et grogna, et souffla, après quoi, il dit, de sa voix éraillée : « Je reste tout le jour couché dans la vase, aussi innocent qu’une colombe. Je ne chasse pas les hommes, et pourtant, toutes les fois qu’un homme me voit, il me jette des pierres et me pique avec des bâtons pointus, en m’insultant. Les hommes ne valent rien. Que le tigre mange le brahmine.
— En voilà assez, dit le tigre, tu vois bien qu’ils sont tous du même avis. Allons !
— Mais il en manque un, frère tigre, dit le pauvre brahmine, plus qu’un, le cinquième ! Le tigre finit par consentir, bien malgré lui.

Bientôt ils rencontrèrent un petit chacal, trottant gaiement sur la route. « Oh ! frère chacal, frère chacal, dit le brahmine, dis-nous ce que tu penses ! Est-ce que vraiment tu trouves juste que ce tigre veuille me manger, après que je l’ai délivré de sa cage ?
— Plaît-il ? demanda le petit chacal.
— Je dis, répéta le brahmine en élevant la voix, crois-tu qu’il soit juste que ce tigre me mange, quand c’est moi qui l’ai fait sortir de sa cage ?
— Cage ? répéta le petit chacal d’un ton distrait.
— Oui, oui, sa cage, dit le brahmine. Nous voulons connaître ton avis. Penses-tu…
— Oh ! dit le petit chacal. Vous voulez avoir mon avis ? Alors, je vous prierai de parler bien distinctement, car je suis quelquefois assez lent à comprendre. De quoi s’agit-il ?
— Penses-tu, dit le brahmine, qu’il soit juste que ce tigre veuille me manger, quand c’est moi qui l’ai fait sortir de sa cage ?
— Quelle cage ? demanda le petit chacal.
— Celle où il était, dit le brahmine. Tu vois bien…
— Mais je ne comprends pas bien, interrompit le petit chacal. Tu dis que tu l’as délivré ?
— Oui, oui, oui, dit le brahmine. C’est arrivé comme ça : je marchais le long de la route, et je vis le tigre…
— Oh ! ma tête ! dit le petit chacal. Je ne pourrai jamais rien comprendre, si tu commences une si longue histoire. Il faut parler plus clairement. Quelle sorte de cage ?
— Une grande cage ordinaire, dit le brahmine, une cage en bambou.
— Ça ne me dit rien du tout, fit le petit chacal. Vous feriez mieux de me montrer la chose, alors, je comprendrai tout de suite. » Ils rebroussèrent chemin et arrivèrent à l’endroit où se trouvait la cage.

Fichier:Canis mesomelas (Cape Cross).jpg« À présent, voyons un peu, dit le petit chacal. Frère brahmine, où étais-tu placé ?
— Juste ici, sur la route, dit le brahmine.
— Tigre, où étais-tu ? dit le petit chacal.
— Eh bien ! dans la cage, naturellement, dit le tigre, qui commençait à s’impatienter, et qui avait bien envie de les manger tous les deux.
— Oh ! je vous demande pardon, monseigneur, dit le petit chacal. Je suis vraiment bien peu intelligent. Je ne peux pas me rendre compte. Si vous vouliez bien… Comment étiez-vous dans cette cage ? Dans quelle position ?
— Idiot ! Comme cela ! dit le tigre, en sautant dans la cage ; là, dans ce coin, avec la tête tournée de côté.
— Oh ! merci, merci, dit le petit chacal. Je commence à y voir clair, mais, il y a encore une chose, pourquoi y restiez-vous ?
— Ne peux-tu pas comprendre que la porte était fermée ? hurla le tigre.
— Ah ! la porte était fermée ? Je ne comprends pas très bien. La… porte… était… fermée ?… Comment était-elle fermée ?
— Comme cela, dit le brahmine en poussant la porte.
— Ah ! comme cela ? Très bien, dit le petit chacal. Mais, je ne vois pas de serrure. Ce n’est pas très solide. Pourquoi le tigre ne pouvait-il pas sortir ?
— Parce qu’il y a un verrou, dit le brahmine en poussant le verrou.
— Ah ! il y a un verrou ? dit le petit chacal. Vraiment ? Il y a un verrou ? Eh bien ! Mon bon ami, dit-il au brahmine, maintenant que le verrou est poussé, je vous conseille de le laisser comme il est. Et pour vous, monseigneur, continua-t-il en s’adressant au tigre, plein de fureur, je crois qu’il se passera un certain temps avant que vous ne trouviez quelqu’un d’autre pour vous ouvrir. »

Et, se tournant vers le brahmine, il lui fit un profond salut.
« Adieu, frère, dit-il. Votre chemin va par ici, et le mien va par là. Bonne journée ! 

                                            c84j12dh

 

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Loup-Tigre de Tasmanie

Posté par othoharmonie le 16 février 2012

Fichier:ThylacineHobart1933.jpgLe Thylacine, appelé également Loup marsupial, Loup de Tasmanie ou encore Tigre de Tasmanie, était un mammifère marsupial carnivore de la taille d’un loup, au pelage tigré. Depuis 1936, l’espèce est considérée comme éteinte.

 Son nom scientifique est Thylacinus cynocephalus. Il appartient à la famille des thylacinidés. Il était la dernière espèce survivante de son genre mais on a trouvé de nombreux fossiles d’espèces voisines dont les plus anciens remontent au début du Miocène. L’animal apparenté le plus proche encore en vie est le Diable de Tasmanie.

 Il était largement répandu en Australie et en Nouvelle-Guinée il y a plusieurs milliers d’années, mais des bouleversements réduisirent son habitat à la Tasmanie au sud-est de l’Australie, notamment l’introduction du Dingo vers le 3e millénaire av. J.-C.. On attribue sa disparition de Tasmanie à sa chasse intensive encouragée par des primes d’abattage mais il y eut aussi l’introduction des chiens et l’enracinement des colons dans son milieu naturel.

Le Thylacine (Tigre de Tasmanie) se nourrissait de toutes espèces d’animaux, notamment de kangourous, de wallabies et d’oiseaux nichant à terre. Il était plutôt nocturne ou semi-nocturne, se déplaçait lentement et était maladroit dans ses mouvements. Il chassait généralement seul.

 Loup-Tigre de Tasmanie dans TIGRE 220px-Thylacinus_potensLes Aborigènes australiens connaissaient le thylacine. De nombreuses gravures et peintures rupestres de l’animal ont été découvertes dont certaines remontant au moins à mille ans avant notre ère. On peut voir des pétroglyphes de tigres de Tasmanie sur la presqu’île de Burrup dans le nord de l’Australie occidentale. Lors de l’arrivée des premiers explorateurs, l’animal était déjà rare en Tasmanie. Les Européens l’ont peut-être rencontré dès 1642 lorsqu’Abel Tasman est arrivé en Tasmanie. Lorsqu’il mit pied à terre, il signala avoir vu sur le rivage les traces de « bêtes sauvages ayant des griffes comme un Tygre ». Nicolas Thomas Marion-Dufresne, en arrivant en Tasmanie à bord du Mascarin en 1772, signala avoir vu un « chat-tigre » mais on ne peut garantir qu’il s’agisse d’un thylacine car il y parle aussi du Chat marsupial à queue tachetée (Dasyurus maculatus).

 Fichier:Beutelwol brehm.pngLa première rencontre avérée d’un tigre de Tasmanie a été faite par des explorateurs français, le 13 mai 1792, comme l’a noté le naturaliste Jacques Labillardière dans son journal de l’expédition dirigée par Antoine Bruny d’Entrecasteaux. Cependant, ce n’est qu’en 1805 que William Paterson, le vice-gouverneur de Tasmanie, envoya une description détaillée pour publication dans la Sydney Gazette et le New South Wales Advertiser.

 La première description scientifique détaillée du thylacine a été rédigée par l’adjoint du géomètre en chef de la Tasmanie, George Harris en 1808, cinq ans après l’implantation de la première colonie sur l’île. Harris avait classé le thylacine dans le genre Didelphis créé par Linné pour les opossums américains, le décrivant comme Didelphis cynocephala, l’« opossum à tête de chien ». La reconnaissance du fait que les marsupiaux australiens étaient fondamentalement différents des genres de mammifères connus a conduit à la création du système de classification moderne. En 1796, Geoffroy Saint-Hilaire a créé le genre Dasyurus dans lequel il a placé ce thylacine en 1810, sous le nom de Dasyurus cynocephalus. Pour résoudre le problème de mélange de grec et de latin dans le nom de l’espèce, ce dernier a été modifié en « cynocephalus ». En 1824, il a été classé dans son propre genre dédié, Thylacinus, par Temminck. Le nom vernaculaire découle directement du nom de genre, lui-même d’origine grecque θύλακος (thylakos), signifiant sac ou valise diplomatique.

 

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Tigre de Tasmanie

Posté par othoharmonie le 16 février 2012

Fichier:Thylacinus.jpgOn sait peu de choses sur le comportement ou l’habitat du thylacine. Quelques observations ont été réalisées sur l’animal en captivité, mais elles sont limitées, difficilement extrapolables à son comportement dans la nature. La plupart des observations ont été faites durant la journée alors que le thylacine était un animal nocturne. Elles datent du début du XXe siècle et sont certainement biaisées car l’espèce était très stressée par les conditions de vie qui lui étaient faites et qui allaient bientôt conduire à son extinction. Certaines caractéristiques comportementales ont été déduites à partir du comportement de son proche parent, le diable de Tasmanie.

 Sur le continent australien, le thylacine préférait probablement vivre dans les forêts sèches d’eucalyptus, les zones humides et les prairies. Les peintures rupestres aborigènes montrent que le thylacine a vécu dans toute l’Australie et en Nouvelle-Guinée. Une preuve de l’existence de l’animal en Australie vient d’une carcasse desséchée découverte dans une grotte dans la plaine de Nullarbor en Australieoccidentale en 1990. La datation au carbone 14 a révélé qu’elle avait environ 3 300 ans.

 Il semble que le thylacine préférait vivre dans les forêts et les landes littorales. Son pelage rayé lui aurait fourni un bon camouflage en forêt, comme la plupart des autres animaux mais il peut avoir aussi servi à des fins d’identification.

 En Tasmanie, il préférait les zones boisées clairsemées, sur les côtes ou à l’intérieur du pays, c’est-à-dire les endroits les plus recherchés par les colons britanniques à la recherche de zones de pâturage pour leur bétail. L’animal avait un territoire de chasse allant de 40 à 80 km² mais on a observé sur un même territoire des groupes trop nombreux pour être tous de la même famille.

 Le thylacine chassait la nuit ou au crépuscule, se reposant le jour dans une petite grotte ou le creux d’un tronc d’arbre, sur un nid de brindilles, d’écorces ou de fougères. Il avait tendance à se replier dans les collines et les forêts pour se reposer dans la journée et à chasser la nuit dans des prairies. Les premiers observateurs ont noté que l’animal était généralement timide et secret, effrayé par la présence de l’homme et évitant son contact, même si, parfois, il a montré quelques traits de curiosité à son égard.

 Fichier:Thylacine-chicken.pngOn a des preuves qu’il se reproduisait tout au long de l’année (découverte de petits dans la poche marsupiale toute l’année), bien que le pic de la saison de reproduction se soit situé en hiver et au printemps. Il y avait jusqu’à quatre jeunes par portée (généralement deux ou trois), que la mère transportait dans sa poche marsupiale pendant trois mois au maximum puis protégeait jusqu’à ce qu’ils aient au moins la moitié de leur taille d’adulte. Au départ, les jeunes étaient sans poils et aveugles, mais ils avaient les yeux ouverts et étaient couverts de poils au moment où ils quittaient la poche. Après leur sortie de la poche marsupiale et jusqu’à ce qu’ils soient aptes à aider leurs parents à la chasse, les jeunes restaient dans leur tanière pendant que la mère chassait. En captivité, on n’a pu élever et faire reproduire qu’une seule fois avec succès le thylacine, au zoo de Melbourne en 1899.

 L’examen des articulations du coude des os conservés de cet animal laissent penser que son comportement de chasse était de type affut en solitaire plutôt qu’en meute. On estime que son espérance de vie dans la nature était de 5 à 7 ans, bien que des spécimens aient survécu en captivité jusqu’à 9 ans.

 Le dernier thylacine sauvage à avoir été abattu le fut en 1930 par l’agriculteur Wilf Batty à Mawbanna, dans le nord-est de l’État. L’animal (supposé être un mâle) avait été vu tourner autour du poulailler de Batty depuis plusieurs semaines.

 La dernière photographie connue d’un thylacine vivant a été prise au zoo d’Hobart en 1933. Le scrotum n’est visible sur aucune prise de vues de la série, ce qui laisse à penser que « Benjamin » était une femelle, mais l’intériorisation du scrotum étant possible chez le thylacine, on ne peut en être certain.

 Des particuliers possèdent parfois des peaux de thylacine, comme la peau Wilson rachetée par le National Museum of Australia en 1987.

 

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