La renard et l’homme

Posté par othoharmonie le 1 février 2012

La renard et l'homme dans RENARD 220px-Battu_aux_renardsJusqu’à une période récente, le renard a plutôt été considéré comme nuisible, surtout par les populations rurales, d’autant plus sensibles à ses méfaits que les conditions de vie pouvaient être précaires et difficiles.

 En tant qu’opportuniste, le renard ne s’est jamais gêné pour prélever sa nourriture à la table des humains. Le chapardage des volailles a été l’un des principaux griefs formulés à son encontre. Lorsque les oiseaux évoluaient en liberté autour des fermes, il était effectivement tentant pour le renard de chercher à se les approprier. Depuis, la plupart des élevages se sont industrialisés. Et si certaines volailles sont encore élevées en plein air, de solides clôtures grillagées les protègent désormais des convoitises du goupil.

 Si les chasseurs s’en prennent souvent au renard, nombreux aussi sont les éleveurs qui se plaignent, dans les régions d’élevage extensif du mouton, des dégâts occasionnés à leurs troupeaux. Le problème ne semble pas revêtir le même ampleur mais la déprise agricole pourrait favoriser un regain d’intérêt pour ce type d’élevage et entraîner également des difficultés. Jusqu’à présent, des dégâts ponctuels ont seulement été signalés dans les Vosges et sur la Causse du Larzac.

 Malgré tous les dégâts dont il est rendu responsable, le renard n’est pas uniquement considéré comme nuisible. Dans de nombreux endroits et pour de multiples raisons, il passe aussi pour un animal utile à l’espèce humaine.

 220px-Vulpes_vulpes_sitting dans RENARDLe chapitre « régime alimentaire » a montré sa place comme élément intervenant dans le contrôle des populations de rongeurs et suggéré son rôle comme agent de police sanitaire du gibier (myxomatose). Avec la raréfaction de certaines espèces de petit gibier, il est également devenu un animal particulièrement apprécié par les chasseurs et les déterreurs. En outre, il présente une valeur récréative certaine. Bien que de mœurs nocturnes, il n’est pas rare de le rencontrer et même de pouvoir l’observer en plein jour, à la campagne ou à proximité immédiate de zones habitées.

 Un autre critère économique, joue en faveur du renard. Dans certains pays, l’exploitation de sa fourrure représente une ressource extrêmement précieuse. Dans les années cinquante la pelleterie utilisait 40 000 peaux de renards tués en plaine et 20 000 en montagne. Le prix d’un renard de pays oscillait entre 500 et 1 500 Francs de l’époque. A titre de comparaison, une peau de renard argenté canadien valait entre 8 000 et 12 000 Francs.

 

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