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Mocha Dick

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2012

 

Dessin en niveaux de gris d'un bord de mer, où trois cachalots gisent sur le sable. D'autres sont dans l'eau, peut-être sur le point de s'échouer également.Mocha Dick est un cachalot mâle fameux qui vivait dans le sud de l’Océan Pacifique aux débuts du XIXe siècle. Il fréquentait souvent les eaux de l’île Mocha, île côtière du sud du Chili. Contrairement à la plupart des cachalots, Mocha Dick était de couleur blanche, due peut-être à un albinisme. Il a peut-être été l’inspirateur de la baleine Moby Dick dans le roman éponyme d’Herman Melville en 1851 : le fait n’est pas établi faute de références à ce cachalot dans la correspondance et les manuscrits du romancier qui n’y parle que du navirel’Essex détruit par un cachalot noir anonyme. Dick renvoyait vraisemblablement au prénom, diminutif de Richard, comme ce fut le cas de plusieurs cachalots combatifs évoqués par Melville dans Moby Dick affublés par les marins d’un prénom.

Gravure ancienne représentant un cachalot échoué et titrée « Le Physale Cylindrique »Mocha Dick était célèbre pour avoir survécu à de nombreux harponnages ou tentatives de harponnages de chasseurs de baleines (selon certains décomptes, plus d’une centaine) avant d’être finalement tué. Il était grand et puissant, capable de faire sombrer de petites embarcations juste avec ses nageoires. Selon J.N. Reynolds, qui a rassemblé des informations de témoins directs de Mocha Dick, le cachalot avait une méthode particulière de souffler :

« Au lieu de projeter son jet vers l’avant en oblique, et de broncher en un effort bref et compulsif avec un bruit de reniflement comme le font en général ceux de son espèce, il chassait l’eau par son nez en un large volume altier et perpendiculaire à des intervalles réguliers et passablement distants ; son expulsion produisait un rugissement continu, comme la fumée s’échappant de la valve de sécurité d’une puissante machine à vapeur. »

« Instead of projecting his spout obliquely forward, and puffing with a short, convulsive effort, accompanied by a snorting noise, as usual with his species, he flung the water from his nose in a lofty, perpendicular, expanded volume, at regular and somewhat distant intervals; its expulsion producing a continuous roar, like that of vapor struggling from the safety valve of a powerful steam engine. »

Mocha Dick dans BALEINE 220px-Walfang_zwischen_1856_und_1907Mocha Dick était couvert par une énorme quantité de pouce-pieds, beaucoup plus que la normale pour son espèce, ce qui lui donnait un aspect rugueux.

Selon Reynolds, Mocha Dick a probablement été chassé une première fois avant l’année 1810 au large de l’île Mocha. Sa survie aux premiers harponnages ainsi que son apparence inhabituelle le rendirent rapidement célèbre parmi les baleiniers de Nantucket. Beaucoup de capitaines essayèrent de le chasser après avoir contourné le Cap Horn. Il était docile et amical s’il n’était pas attaqué, nageant quelquefois le long des navires. Cependant, très destructeur et capable d’une grande férocité quand on l’attaquait, il était craint des harponneurs.

Dessin du pont d'un bateau, avec la tête d'un cachalot découpée. Un homme se tient au milieu du spermaceti de la carcasse charcutée, plusieurs autres s'affairent autour, lui tendant notamment une bassine pour mettre le précieux produit.

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Moby Dick

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2012

Moby Dick est le nom donné à un cachalot blanc, animal au centre du célèbre roman d’Herman Melville dont le titre original en anglais est Moby-Dick, or The Whale (Moby-Dick ou le Cachalot). Il est cité par William Somerset Maugham en 1954, dans son essai : Ten Novels and Their Authors parmi les dix plus grands romans.

Moby Dick dans BALEINE 270px-Essex_photo_03_bLe roman raconte comment Ismaël, le narrateur, attiré par la mer et le large, décide de partir à la chasse à la baleine. Il embarque sur le Pequod, baleinier commandé par le capitaine Achab. Ismaël se rend vite compte que le bateau ne chasse pas uniquement pour alimenter le marché de la baleine. Achab recherche Moby Dick, un cachalot blanc d’une taille impressionnante et particulièrement féroce, qui lui a arraché une jambe par le passé. Achab emmène son équipage dans un périple autour du monde à la poursuite du cachalot dont il a juré de se venger. Le Pequod finira par sombrer au large des îles Gilbert en laissant Ismaël seul survivant, flottant sur un cercueil.

Le roman est loin de se réduire à son aspect fictionnel : de nombreux chapitres sont consacrés à décrire minutieusement la technique de la chasse à la baleine ainsi qu’à s’interroger sur la nature (réelle ou symbolique) des cétacés, et peuvent se lire comme une seconde traque, spéculative et métaphysique.

Dans Moby-Dick, Melville emploie un langage stylisé, symbolique et métaphorique pour explore Saut d'une baleine à bosser de nombreux et complexes thèmes qu’il estime universels. À travers le voyage de son personnage principal, les concepts de classe et de statut social, du Bien et du Mal, et de l’existence de Dieu sont tous aussi bien explorés que les interrogations d’Ismaël sur ses convictions et sa place dans l’univers.

Ce livre est souvent considéré comme l’emblème du romantisme américain. Bien que sa première édition n’ait pas soulevé l’enthousiasme de la critique, Moby-Dick est aujourd’hui considéré comme l’un des plus importants romans de langue anglaise.

Origines du roman

Moby-Dick FE title page.jpg

Melville s’est inspiré de deux faits réels :

  • le naufrage du baleinier Essex, qui sombra en 1820, après avoir affronté un grand cachalot, 3 700 km au large des côtes de l’Amérique du Sud. L’un des marins survivants, Owen Chase, consigna cette aventure dans un livre qui parut en 1821.
  • l’existence d’une baleine blanche, dans les années 1830, souvent aperçue à proximité de l’île chilienne de Mocha. Criblée de harpons, Mocha Dick attaquait régulièrement les baleiniers. Mais contrairement au drame de l’Essex aucune allusion dans le roman ni dans la correspondance de l’auteur n’authentifie cette référence. Les cachalots poursuivis portaient tous un nom.

Melville fut lui aussi marin comme la plupart de ses héros de roman. La rédaction du livre fut entamée en 1850. Le roman fut d’abord publié à Londres en octobre 1851 sous le titre The Whale (Le Cachalot) — cette édition était incomplète et le titre n’était pas celui voulu par Melville. C’est peu de temps après, lors de sa parution américaine, en novembre de la même année, que l’ouvrage prit le nom de Moby-Dick; or, The Whale (Moby-Dick ou le Cachalot).

Melville a été influencé par plusieurs écrivains romantiques (Walter Scott, Washington Irving, Lord Byron, Mary Shelley) dans sa jeunesse. Il souhaitait les imiter dans un livre qui soit captivant et vivant, à la fois sur les plans de l’émotion et de la poésie.

Moby Dick est paru à un moment important de la littérature américaine. En 1850, son ami et voisin Nathaniel Hawthorne publiait la Lettre écarlate. En 1852, Harriet Beecher Stowe publia La Case de l’oncle Tom.

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Monstres marins au coeur de l’histoire

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2012

Dans l’antiquité, tout ce que l’homme ne peut pas atteindre (le ciel, le fond des mers) est le domaine des dieux et des héros. Ainsi, l’un des douze travaux d’Hercule fut de tuer l’Hydre de Lerne, serpent d’au à corps de chien possédant plusieurs têtes.

Monstres marins au coeur de l'histoire dans BALEINE 220px-Mosaico_Trabajos_H%C3%A9rcules_%28M.A.N._Madrid%29_13Poséidon, le dieu grec des mers et des océans (Neptune chez les romains) apparaît dans de nombreux récits dont « L’Odyssée » d’Homère où il poursuit Ulysse de sa vengeance, car le héros a tué son fils, le cyclope Polyphème.

A la renaissance, l’homme sait peu de choses du monde marin. Sur les cartes marines ou portulans, les cartographes font apparaître des monstres marins pour orner les espaces vides, mais aussi parce que l’on croyait encore en leur existence et qu’ls apparaissaient comme des démonstrations divines.

Dans la « Cosmographie » de Münster, publiée en 1552, les contours du monde sont plus précis ; les océans sont mieux dessinés et le continent américain, récemment découvert, est inséré. Et l’on note, aussi étonnant que cela puisse paraître, la présence de monstres marins. Ces ouvrages remportaient beaucoup de succès. Cela peut expliquer en partie la persistance de ces images dans les traités géographies ou scientifiques.

En 1561, Olaus Magnus évoque les horribles monstres marins qui se trouvent sur la côte norvégienne : « Il se trouve dans la mer de Norvège, des poissons forts étranges et monstrueux, dont on ne connaît pas le nom, ils provoquent une grande frayeur quand on les regarde et semblent fort cruels ».

Dans de nombreux ouvrages (Ambroise Paré, Ulysse Aldrovandi, Conrad Gesner…) sont évoqués les montres marins avec des noms toujours évocateurs :

-          La vache marine

-          Le monstre marin rhinocéros

-          Le poisson dit ailé

-          Le limaçon de la mer Sarmatique

-          Le lion marin couvert d’écailles

-          Le moine marin

-          La hyène cétacée qui possède trois yeux sur le corps

-          Le cheval de mer

-          Le veau marin

-          La truie marine

-          L’aigle de mer

-          Le diable de mer décrit comme ayant « la tête fort curieuse, avec deux cornes et longues oreilles, et tout le reste du corps d’un poisson hors les bras qui approchaient du naturel ».

Cette liste n’étant pas exhaustive !

300px-Petun_thevet dans BALEINECes monstres de la Renaissance recoupent en fait des catégories animales réelles, pas encore bien identifiées. Ainsi, Ambroise Paré écrit à propos de la baleine qu’elle est « le plus grand monstre poisson qui se trouve en la mer ».

Le requin quant à lui est évoqué sous le nom général de « lamie ». Ambroise Paré dépeint la voracité de ce poisson qui s’attaque à ses congénères, mais également aux hommes : ainsi, il écrit qu’un « homme entier tout armé » a été retrouvé dans l’estomac d’un « lamie ».

Les encyclopédies zoologiques, ouvrages par nature rigoureux et descriptifs, contiennent également des illustrations de monstres marins. En 1555, Pierre Belon ‘naturaliste et médecin) consacre dans son livre une rubrique aux montres marins avec, entre autre, une illustration d’un « monstre marin ayant façon d’un moyne » ; Il est pourtant considéré comme le premier écrivain scientifique en langue française. Traversant les siècles, les montres marins réapparaissent au 17ème et 18ème siècle, se déclinant en figures de proue ou en éléments de décoration. Au 19ème, des écrivains comme Victor Hugo ou Jules Vernes les font revivre : pieuvre géante dans « les travailleurs de la mer » (1866) ou poulpe gigantesque dans « Vingt Mille lieues sous les mers » (1870). Au 20ème siècle, le cinéma (science-fiction, horreur, aventure…) s’empare des montres marins : « Vingt Mille Lieues sous les mers » de Richard Fleisher (1954) ; « Moby Dick » de John Juston (1956) ; « Le sous-marin de l’apocalypse » d’Irwin Allen (1961) ; « Abyss » de James Cameron (1989)…

 

 

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Baleine, monstre marin

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2012

 

Certaines monstres fabuleux ont, au fil du temps, acquis une existence certaine, grâce à des preuves irréfutables. Pourtant, ils restent ancrés dans la légende. Au moyen âge, ce sont les récits scandinaves et islandais qui donnent le plus d’informations sur les cétacés. Le principal de ces textes, le « Speculum Regale » paru au milieu du 13ème siècle, décrit diverses espèces de cétacés vivant dans les mers autour de l’Islande. Ces monstres sont décrits comme féroces et cruels détruisant navires et hommes.

A l’exemple de la baleine.

Baleine, monstre marin dans BALEINE 220px-Saint_brendan_german_manuscriptAu moyen âge, les marins islandais craignent ce qu’ils appellent les « baleines du diable ». Il est même interdit de prononcer leur nom en mer (sous peine de privation de nourriture). Car si l’on en parle, elles s’approchent du bateau et tentent de le détruire…

D’ailleurs, certains d’entre eux pensent que les baleines sont friandes de chair humaine et qu’elles restent pendant une année entière à l’endroit où elles ont trouvé ce type de nourriture. Les marins évitent donc les  hauts-fonds où des baleines ont déjà coulé des navires. Plus généralement, les baleines sont qualifiées par les marins de « tueuses ».

On trouve dans de nombreux pays des histoires de marins prenant par erreur une baleine endormie pour une île… Par exemple : la légende de Saint Brendan l’irlandais, qui date du Moyen Age. Elle raconte l’histoire du moine Brendan qui prit la mer avec ses frères à la recherche du Paradis, un jour, ils décidèrent d’amarrer leur navire à un îlot étrange de forme ronde et dépourvu de végétation.

Après qu’ils eurent allumé un feu et mangé de la viande bouillie, le sol se mit à onduler et à s’éloigner du navire. Resté à bord, le moine aida ses frères à regagner le bateau. Ils comprirent alors que ce qu’ils avaient pris pour une île était en fait « le plus grand des poissons de la mer ». La légende raconte que, chaque année à Pâques, les frères revinrent sur le dos du monstre dénommé « Jasconius » pour y célébrer une messe et réembarquèrent sur leur bateau sans histoires.

issu de dossier thématique – La Cité de la Mer : Mars 2006

 

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