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Baleine en danger

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2012

Baleine en danger dans BALEINE 220px-Walfang_zwischen_1856_und_1907Les populations de cétacés ont diminué d’au moins 75 % avec l’avènement de la pêche industrielle au XIXe siècle, l’appauvrissement de leurs principales sources de nourriture et la chasse à la baleine. Cette diminution provoque un important recul du nombre d’individus susceptibles de couler jusqu’au fond entrainant un déséquilibre de la chaîne alimentaire dans les abysses. Mais la méconnaissance et le manque de données ne permet pas d’évaluer avec précision l’impact de l’homme sur cet écosystème. Toutefois, on estime qu’entre 65 et 90% des écosystèmes formés par les carcasses de baleine ont disparu à cause de la chasse. Il semblerait que la survie de certaines espèces repose sur les carcasses de baleines, la chasse à la baleine serait donc à l’origine de l’extinction de certaines espèces des grands fonds.

220px-Chassebaleine dans BALEINEEn raclant le fond marin, le chalutage de fond détruit les habitats constitués par les carcasses de baleines de manière irréversible.

Le mythe du cimetière des baleines, comme le mythe du cimetière des éléphants, est un endroit où, selon une croyance européenne, les baleines se rendraient d’elles-mêmes pour mourir. Aucune preuve ne soutenait cette croyance, mais les connaissances sur le devenir des baleines après leur mort en pleine mer étaient quasiment nulles jusqu’à la fin du XXe siècle. Bien qu’on se doutait qu’elles mouraient le long de leurs couloirs de migration, la découverte et l’étude des carcasses de baleines ont permis d’établir un schéma type, qui contredit ce mythe.

                                                                         220px-Humpback_anglerfish

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Utilité et ancienneté de la baleine

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2012

Utilité et ancienneté de la baleine dans BALEINE 220px-Plesiosaurus_dolich1DBLes communautés des carcasses, des suintements froids et des monts hydrothermaux ont de nombreux points en commun. Ainsi, les scientifiques supposent que certaines espèces d’animaux abyssaux se servent de ces carcasses, pour étendre leur aire de répartition et ainsi coloniser d’autres sites. Étant donné que la mort des cétacés se produit à des endroits très aléatoires, les carcasses sont disséminées sur le fond marin, telles des oasis de nutriments sur l’immensité désertique de la plaine abyssale, avec un espacement moyen estimé à 25 km. La parenté évolutive des espèces est telle qu’elle aurait au moins une origine évolutive commune. Mais le peu d’espèces communes laisse penser qu’il s’agit d’une relation très ancienne. Les premiers fossiles de carcasses de baleine datent de la fin de l’Éocène et l’Oligocène (34-23 millions d’années) à Washington et à partir du Pliocène en Italie. Des palourdes non-chimiosynthétiques ont habité dans le même environnement, en effet, la chimiosynthèse chez ces animaux semblent être apparue au Miocène (23 à 5 millions d’années) en Californie et au Japon. Sans doute parce que la taille des baleines, donc la teneur en lipides des os, était trop faible. Mais des empreintes d’organismes semblables aux vers-zombies ainsi que des morsures de requins proches des requins dormeurs ont été trouvées sur des fossiles datant de l’Oligocène inférieur (30 millions d’années).

220px-Bluewhale877 dans BALEINELa découverte de patelles chimiosynthétiques du genre Osteopelta dans un os de tortue datant de l’Éocène en Nouvelle-Zélande indique que ces animaux sont antérieurs aux baleines et éventuellement durant le Mésozoïque (251-65 millions d’années) au côté des dinosaures. En effet, cette faune n’est pas spécialisée dans un type d’os de vertébré, l’immersion de cadavre de quadrupèdes ayant attiré certains des animaux spécialisés des restes de baleines. Les grands reptiles marins comme les plésiosaures et les mosasaures, qui atteignent des tailles comparables à celles des baleines (15 à 20 m) et les grands poissons ont pu jouer le rôle des baleines notamment durant le Crétacé supérieur (67 millions d’années). En témoignent des fossiles de plésiosaures accompagnés de nombreux petits mollusques voisins des espèces actuelles. Les patelles peuvent avoir survécu dans les suintements froids, le bois mort et les fumeurs noirs en attendant les 20 millions d’années entre l’extinction des dinosaures et l’émergence des baleines. Ou alors ces fossiles représentent un préalable, sans descendance, et les patelles d’aujourd’hui ont évolué indépendamment. 320px-Sully_VentMais toutes ces hypothèses sont controversées notamment à cause du fait que d’autres relais possibles existent d’après la génétique moderne et des fossiles plus anciens.

La nécromasse que constituent les carcasses de baleine s’ajoute à celle de la « neige marine » constituée par la « pluie » de cadavres, excréments et excrétas provenant des poissons et du plancton des couches supérieures des océans, jouant un rôle important dans la pompe à carbone océanique

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Découverte de baleine

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2012

Découverte de baleine dans BALEINE 220px-Beached_whaleDurant longtemps les scientifiques se sont demandé de quoi se nourrissaient les animaux des grands fonds et ce que devenaient les carcasses de baleines. Le microbiologiste danois Auguste Crogue fut le premier à émettre l’hypothèse de ce phénomène dans les années 1930. La première carcasse de baleine sur le plancher océanique fut découverte accidentellement par des biologistes marins en 1987, à l’aide du sous-marin Alvin dans le Canyon de Monterey, en Californie du Sud par 1 240 m de profondeur. Sur cette carcasse de baleine grise mesurant 20 m de long, les biologistes trouvèrent deux gastéropodes platelliformes et de grands bivalves dotés de symbiotes sulfo-oxydantes produites par des bactéries sulfato-réductrices libres. Ce processus chimique n’avait alors été observé que lors de la récupération de la cargaison d’un cargo français, le François-Vieljeux, qui avait fait naufrage dans le golfe de Gascogne en mars 1979. La décomposition de la cargaison constituée de haricots, de tournesols et de balles de sisal a provoqué une intense activité bactérienne (sulfato-réductrices et sulfo-oxydantes), permettant l’implantation de populations denses de vestimentifères (Lamellibrachia barhami). Toujours en 1987, la marine américaine repérait huit squelettes de baleines alors qu’elle recherchait un missile perdu au large de la côte californienne. En utilisant un sonar à balayage latéral, il est possible d’examiner le fond de l’océan afin de repérer les agrégations importantes de matières typiques des carcasses de baleines.

220px-USS_Constitution_Departs dans BALEINECes découvertes incitèrent des chercheurs à déposer sur le fond des océans des carcasses de baleines qui avaient échoué sur les littoraux, pour ensuite pouvoir les étudier sur une longue période sans avoir à parcourir des longues distances. Plus d’une vingtaine de carcasses furent coulées dans le monde à proximité des côtes.

Le biologiste Craig R. Smith étudia ce type d’écosystème et il dirigea plusieurs 220px-Sanc0602expéditions pour déterminer l’importance des carcasses des baleines dans l’écologie des abysses, à bord du navire océanographique Western Flyer. Ce navire est équipé d’un modèle unique de ROV (« véhicule commandé à distance ») : un petit sous-marin télécommandé Tiburon, capable de plonger à 4 000 m de profondeur et d’y évoluer pendant des heures, alimenté grâce à l’énergie électrique que lui fournit son navire de support. Il est équipé de trois caméras vidéos HD et d’un bras articulé capable d’effectuer des manipulations de haute précision.

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Carcasses de baleines

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2012

 

Carcasses de baleines dans BALEINE 250px-Whale_fallLes carcasses de baleines sont les cadavres de baleines qui s’échouent sur les littoraux, se décomposent en flottant à la surface de la mer, ou dans la plupart des cas coulent vers le plancher océanique. Dans ce dernier cas, c’est l’équivalent de 2 000 ans d’apport en carbone organique qui se concentre sur environ 50 m² de sédiments. Dans les années 1980, l’exploration sous-marine robotisée a pu confirmer que la décomposition de ces énormes charognes sur la plaine abyssale donne lieu à l’apparition d’écosystèmes pouvant durer une centaine d’années.

La communauté scientifique se doutait depuis longtemps que les carcasses de baleine qui coulaient dans les profondeurs constituaient une ressource alimentaire considérable pour certains animaux des grands fonds, mais elle ne s’attendait pas à y découvrir une faune aussi riche, dont des espèces vivant uniquement sur celles-ci et nulle part ailleurs. Au total, il y aurait plus de 400 espèces animales différentes qui se nourrissent des carcasses de baleines.

220px-Abraham_Storck_-_Walvisvangst dans BALEINECes carcasses jouent un rôle important dans la dispersion des espèces dans les abysses et dans la pompe à carbone océanique. Mais du XVIIIe siècle jusqu’à la fin du XXe siècle la chasse industrielle à la baleine a considérablement réduit les effectifs de baleines provoquant en conséquence une raréfaction des carcasses sur le fond marin entrainant la probable disparition de certaines espèces spécialisées.

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