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Différentes races d’ânes

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

Anes bourbonnais SDA2010.JPGBien que l’on connaisse de façon à peu près certaine l’origine des ânes domestiques, la famille asine est mal connue dans son ensemble. Des études récentes ont permis d’établir cette généalogie.

 

 Ane de provence SDA2010.JPG

Il existe aussi une variété endémique d’âne albinos, l’âne sarde, dans la petite île d’Asinara située au large de la côte nord-ouest de la Sardaigne.

 

 

                                               Gif anes

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Races d’anes français

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

En France, sept races d’ânes sont reconnues officiellement par le Ministère de l’Agriculture et les Haras Nationaux :

 Baudet du Poitou 1.JPG

  • le baudet du Poitou qui mesure entre 1,40 et 1,56 m au garrot et pèse de 300 à 410 kg ; sa robe est velue et va du bai brun au noir, les oreilles sont grandes et en éventail. C’est une race de grands ânes dédiée à la production mulassière.

 

  • le Grand Noir du Berry qui mesure entre 1,35 et 1,45 m au garrot ; sa robe est bai brun à bai brun foncé sans bande cruciale (bande de poils foncés au travers du garrot) ni raie de mulet (bande de poils foncés le long du dos) et sans zébrures ; le ventre est gris-blanc ainsi que le bout du nez et le contour des yeux, les oreilles de grande dimension et bien droites ;

 

  • Ane cotentin 101.jpgl’âne du Cotentin qui mesure entre 1,15 et 1,35 m au garrot ; sa robe est gris cendré, gris bleuté ou tourterelle avec ou sans zébrures sur les membres et raie de mulet ou bande cruciale ; le ventre est gris-blanc, les oreilles sont plus foncées sur les contours et à la base ;

 

  • l’âne de Normandie qui mesure de 1,10 à 1,25 m au garrot ; sa robe est bai brun avec bande cruciale, le ventre est gris-blanc, les oreilles de bonne dimension bien ouvertes avec l’intérieur plus clair, et l’œil a un contour blanc ;

 

  • l’âne de Provence qui mesure entre 1,20 et 1,33 m au garrot ; sa robe est à dominante gris tourterelle pouvant varier du gris très clair au gris très foncé nuancé de roux et de marron avec une bande cruciale bien marquée ; le tour des yeux est souvent blanc ainsi que le bout des lèvres et l’encolure est épaisse ;

 

  • Âne des Pyrénées 2.jpgl’âne des Pyrénées (comprenant les deux types gascon et catalan) qui est de grande taille car il peut mesurer jusqu’1,60 m au garrot ; sa robe est noire brillant à bai brun foncé avec le bout du nez, le contour des yeux et le ventre décolorés ; le poil est très ras, les oreilles sont grandes et bien droites ;

 

  • l’âne Bourbonnais qui mesure de 1,18 à 1,32 au garrot et qui est trapu avec une longue queue ; sa robe est nuancée dans les tons chocolat avec une bande cruciale et le ventre et le bout du nez gris à gris clair.

 

  • l’âne Corse, le pur Corse qui mesure 1m17 au garrot; sa robe est gris très clair. Le noir, issu du croisement avec des ânes Catalans qui mesure 1m24 au garrot.

 

L’avenir d’Equus asinus semble bien incertain en France par exemple, la population asinienne comptait environ un million d’individus au début du XXe siècle ; dans les années 1970, il n’y avait plus que vingt mille rescapés. Mais grâce à l’action des associations et d’une poignée d’éleveurs le nombre d’ânes est remonté à trente mille en une vingtaine d’années.

 

                                                                               AneAne

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Utilisation de l’âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

Le terme de baudet désigne un âne reproducteur, quelle que soit sa race : il ne se limite donc pas au baudet du Poitou.

 La gestation de l’ânesse dure 12 à 13 mois, parfois un peu plus. (Comparé aux 10 à 12 mois pour la jument). Elle est en chaleurs toutes les 4 semaines durant toute l’année. Elle donne à l’ânon entre 3 et 6 litres de lait d’ânesse par jour pendant six mois.

 Les hybrides de l’âne : Vieux bardot

 Son génome compte 62 chromosomes.

 La domestication de l’âne remonterait à au moins 5000 ans, date estimée de dépouilles retrouvées dans une tombe égyptienne à Abydos. Les analyses de ces dernières montrent des déformations caractéristiques de leur squelette, secondaire à leur utilisation comme animal porteur et qui n’existent pas sur les ânes sauvages.

 Transport

Utilisation de l'âne dans ANE 170px-Mykonos_MarketL’âne domestique a longtemps eu les mêmes fonctions que le cheval mais il était moins coûteux car il se contentait de peu sur le plan alimentaire ; les paysans les plus pauvres le préféraient donc au cheval, d’où son surnom de « cheval du pauvre ». De plus, l’âne peut se déplacer dans des endroits très escarpés, aussi était-il utilisé pour le transport de marchandises lourdes vers les cabanons les plus hauts perchés des calanques de Marseille, par exemple.

 

Attelé, monté ou bâté, l’âne a longtemps été utilisé comme moyen de transport. Il est aujourd’hui de plus en plus employé pour assurer le transport des affaires des randonneurs en montagne. Dans le massif cévenol, cette utilisation touristique trouve son inspiration dans un livre de Robert Louis Stevenson, Voyage avec un âne dans les Cévennes.

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Symbolisme d’un âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

 

Donkey Catalan race.jpgL’âne a toujours eu une place importante dans la vie des peuples méditerranéens. Aujourd’hui encore, il est tout un symbole en Provence et est même sacré en Corse. La sous-espèce d’âne catalan est un symbole de la Catalogne.

 Si on associe l’âne à la bêtise, certainement du fait de son opiniâtreté mais aussi du fait de l’expérience de pensée de l’âne de Buridan, il est en réalité un animal sensible et intelligent… Le plus souvent, les ânes sont même plus dociles que les chevaux car beaucoup moins nerveux. Un âne ne fera pas une chose qu’il n’a pas comprise, il est prudent. C’est pour cela qu’il est sûr en montagne.

 Le fameux bonnet d’âne qui punissait les cancres autrefois avait pour but de conférer l’intelligence de l’âne au cancre. Avec le temps, sa signification a évolué et l’âne a acquis de ce fait une réputation injustifiée qui est ensuite passée dans le langage courant. Exemples : faire une ânerie (bêtise), tu es un âne (sot). Voir aussi : Idiotisme animalier.

 L’âne figure dans plusieurs représentations tirées de la Bible : le devin Balaam est arrêté par un ange alors qu’il voyage à dos d’ânesse pour se rendre auprès de Balaq (Livre des Nombres, 22-24). C’est ainsi que le représente Rembrandt dans un tableau de 1630 conservé au musée Cognacq-Jay. L’âne apparaît aux côtés du bœuf dans les scènes de la Nativité inspirées de l’Évangile selon Luc, dont s’inspirent les crèches de Noël modernes; il est présent dans les représentations de la fuite en Égypte (Évangile selon Matthieu) et dans celles de l’entrée du Christ à Jérusalem (qui figure dans les quatre évangiles).

 L’âne est également le symbole (non officiel) du Parti démocrate des États-Unis.

 Dans les traditions populaires de la Gascogne et des Pyrénées, un âne rouge, qui a la particularité de grossir ou de s’allonger démesurément, est une des formes du diable : il terrorise les passants, la nuit, à proximité d’un pont. Ou bien, sous l’apparence d’un âne inoffensif, il laisse des enfants monter sur son dos, en s’allongeant à mesure, puis, quand tous les enfants sont montés, il se jette dans l’eau et les noie. On lui donne le nom de Drac, c’est-à-dire un génie maléfique lié aux dangers de l’eau.

                                                                             Gif anes

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Mémoires d’un âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

 

Mémoires d'un âne dans ANE 51YTB8NFSVL._SL500_AA300_Mémoires d’un âne est une œuvre littéraire de la comtesse de Ségur, publiée en 1860, contant les mémoires de Cadichon, « âne savant » à qui il arrive de nombreuses aventures, dans un style autobiographique.

 

Résumé

Un âne nommé Cadichon a écrit ses mémoires pour montrer que les ânes ne sont pas si bêtes qu’on le pense. Au début, il a pour maîtresse une fermière qui le maltraite. Il décide donc de s’échapper et vit un moment dans le bois. Il aura pourtant d’autres maîtres. Certains le traiteront bien et il le leur rendra en étant docile et serviable. Il sauvera par exemple la petite Pauline d’un incendie. Par contre, si on ne le traite pas bien, l’âne ne se laisse pas faire et il riposte. Il est finalement recueilli par Jacques et ses cousins qui séjournent dans le château de leur grand-mère. Il y est heureux, mais son côté rancunier et moqueur l’éloignent de ses maîtres. Il blesse le petit Auguste car il le tient pour responsable de la mort de son ami le chien Médor. Cependant il se rend compte qu’il doit changer et mieux se comporter. Il décide donc de se racheter auprès du petit garçon qu’il sauve à deux reprises, alors qu’il est poursuivi par des chiens puis quand il est sur le point de se noyer. Dès lors Cadichon devient véritablement bon.

 

Thèmes

 dans ANELa Comtesse de Ségur fait d’un âne le héros de son livre. Celle-ci aimait beaucoup ces animaux et elle parle souvent dans sa correspondance des ânes qu’elle avait au château de Nouettes où elle vivait. Ainsi, en mettant en avant Cadichon, elle fait comprendre à ses lecteurs qu’il faut bien traiter les animaux et être bon avec eux. Cette idée était déjà développée dans Les malheurs de Sophie, beaucoup des bêtises de la petite fille consistaient en effet à maltraiter un écureuil, une tortue ou un âne. Encore une fois, l’auteur nous montre que tout le monde peut changer avec de la bonne volonté. L’âne a en effet corrigé son mauvais caractère. Dans la dédicace à Henri de Ségur, Cadichon explique « vous verrez aussi combien j’ai été méchant dans ma jeunesse, combien j’en ai été puni et malheureux, et comme le repentir m’a changé et m’a rendu l’amitié de mes camarades et de mes maîtres. »

Cette œuvre a influencé le dessinateur de bande dessinée Fred, dans le personnage de l’âne de la série Philémon.

                                                                                comtesse-de-segur--les-memoires-d-un-ane

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Dieu, l’abeille et Gouna

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

Comte Africain

Ouahiribé Dembélé (auteur), Françoise Diep (traductrice), François Moïse Bamba (conteur), album

et CD bilingue (5 plages), Lirabelle, collection Contes du Burkina Faso, 2006

 

Dieu, l'abeille et Gouna dans ABEILLES dieulabeilleetgouna 

Le conte :

Dieu, l’abeille et l’oiseau Gouna revendiquent la place d’aîné. Pour trancher, Dieu propose une épreuve : chacun doit partir le plus loin possible et demander à sa mère de préparer le dolo (bière de mil). Dieu remporte l’épreuve. Mais c’est la Terre qui lui conteste alors son statut d’aîné. Pour prouver sa toute-puissance, Dieu provoque la sécheresse. Les animaux demandent à Gouna d’aller intercéder en leur faveur auprès de Kaza, la mère de Dieu. Celui-ci réussit. Tous reconnaissent la puissance de Dieu.

 dans ABEILLES Il y a cohérence narrative des 2 parties du conte : il s’agit de reconnaître Dieu comme créateur du monde et tout-puissant. Il y a aussi une profonde cohérence symbolique qu’expliquent les 2 dernières pages de l’album. Il s’agit d’un conte initiatique fondamental dans la culture sénoufo :

 - dieu unique créateur du monde ;

- son pendant féminin protège les villages, le poro (rituel d’initiation masculine) ; représenté par la mère de Dieu dans le conte ;

- place de l’abeille et de l’oiseau Gouna dans le panthéon sénoufo ; symboles de fécondité ; place expliquée aux initiés pendant le poro ; valeur étiologique du conte concernant leur apparence physique ;

- dolo boisson des fêtes et des cérémonies ; le conte rend compte des étapes de sa fabrication ;

- place des plus âgés dans la société sénoufo (comme dans la plupart des sociétés africaines) : âge gage d’autorité et de sagesse ;

- place de la femme : société sénoufo autrefois matrilénéaire.

 La traduction permet donc de découvrir avec ce conte une culture différente.

 Les illustrations

Elles sont sobres et plaisantes, mais le sont-elles pour un enfant (couleurs assez sombres) ?

L’unité des couleurs souligne l’unité du conte. La mise en page très claire.

 Le CD bilingue

5 plages

1 – Pi Youpi, Non-sens

2 – Dieu, l’abeille et Gouba, version française

3 – Soriyayariya, Je ne me connais pas d’ennemi

4 – Allah, Liden ani Gouna, version originale dioula

Le récit est ponctué de bruitages qui semblent restituer l’atmosphère des réunions autour du griot.

5 – Chant sénoufo et percussions par Sukimata Oulibaly et ses enfants.

 L’album

La conception n’en est pas tout à fait satisfaisante s’il n’y a pas d’accompagnement pédagogique dûment préparé. Rien n’est mentionné sur ces cinq plages : il n’y a aucune indication sur leurs rapports, qui ne sont même pas si évidents à l’audition. La version française et la version dioula

Différente. L’accompagnement est réduit à 2 pages sur la portée initiatique du conte : l’essentiel des informations est donné, mais si celles-ci avaient été un peu plus développées, elles auraient permis d’éviter les risques de rejet de l’album, vu les difficultés que l’on peut avoir à comprendre l’unité du conte si l’écoute est rapide, les valeurs symboliques si on n’a pas de connaissances préalables.

 Celles-ci sont complexes pour des enfants (matrilinéarité). Même des adolescents et des adultes ont besoin de faire des recherches s’ils veulent bien comprendre le rapport entre le personnage de Kaza mère de Dieu, le pendant féminin de Dieu, Katieleo : les 2 pages ne suffisent donc pas. Il n’y a pratiquement rien du point de vue géographique, rien sur les instruments de musique…

 C’est une faiblesse pour l’usage familial, pour un usage direct en classe aussi. Mais comme l’album et le CD sont très riches, une exploitation pédagogique interdisciplinaire et interculturelle peut être très stimulante et fructueuse.

 Conclusion :

Gif abeilleL’ensemble, qui peut être considéré comme inabouti au premier abord, mérite d’être retenu. Une première approche visant la compréhension de la cohérence narrative et le plaisir de l’écoute peut être intéressante. Et surtout de nombreuses exploitations pédagogiques sont possibles Les deux pages documentaires constituent un point de départ pour des recherches complémentaires, l’élaboration d’un document d’accompagnement sur la musique, la géographie…, des échanges entre élèves de différentes origines. L’approfondissent sera adapté aux groupes de travail, hétérogènes ou non, au collège, en lycée professionnel ou même en lycée.

 Présentation de l’album-CD, de l’auteur, du conteur, de la traductrice

Présentation des éditions Lirabelle sur Ricochet

Accéder au site, au catalogue

                                                                                     Gif abeille

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Le miel

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

Le miel dans ABEILLES 220px-Honey_combAliment premier, à la fois nourriture et boisson, à l’image du lait auquel il est souvent associé, le miel est dans toutes les traditions d’abord symbole de richesse et de douceur. Dans les textes sacrés d’Orient et d’Occident, lait et miel coulent en ruisseaux sur toutes les terres promises. Les traditions celtes célèbrent l’hydromel comme boisson d’immortalité. Comme dans la mythologie grecque, où il est le breuvage des Dieux de l’Olympe. Symbole de connaissance, de savoir et de sagesse, il est l’aliment réservé aux élus, aux initiés, aux êtres d’exception, dans ce monde comme dans l’autre. La tradition grecque veut que Pythagore ne se soit nourri, sa vie durant, que de miel. 

 Tous les grands prophètes font référence au miel dans les Ecritures, la Parole est du miel, il représente la douceur, la justice, la vertu et la bonté divine. Le Coran parle en termes sacrés des abeilles et du miel : « le miel est le premier bienfait que Dieu a donné à la Terre. » Virgile appelle le miel le don céleste de la rosée, la rosée étant elle-même symbole d’initiation. Le miel en viendra aussi à désigner la béatitude suprême et l’état de nirvâna. Symbole de toutes les douceurs, le miel de la connaissance fonde le bonheur de l’homme. 

 180px-Filtering_of_honey_ dans ABEILLESLa perfection du miel en fait un élément majeur dans de nombreux rituels religieux. Pour les Egyptiens, il provient des larmes du dieu Râ et fait partie de toutes les offrandes religieuses de l’Egypte pharaonique. En Islam, selon le Prophète, il rend la vue, conserve la santé et ressuscite les morts. Chez les indiens d’Amérique, il joue un grand rôle dans les cérémonies et les rituels d’initiation et de purification. Nourriture inspirante, il a donné le don de la poésie à Pindare et celui de la science à Pythagore. 

 Dans la pensée psychanalytique moderne, le miel symbolise le « Moi supérieur », ultime conséquence du travail intérieur sur soi-même. Résultat d’une transmutation de la poudre éphémère du pollen en succulente nourriture d’immortalité, il symbolise la transformation initiatique, la conversion de l’âme, l’intégration achevée de la personne. 

 220px-Met_Flasche_und_GlasA l’époque, les Celtes se réconfortent avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille, dont le miel sert à faire de l’hydromel ou ligueur d’immortalité, est l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique moyen-gallois dit que « la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là : Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire ». Même si ce texte et tardif et d’inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore des traces (le Gallois, cwyraidd de cwyr « cire » signifie « parfait, accomplit », et l’Irlandais moderne céir-bheach, littéralement « cire d’abeille », désigne aussi la perfection. Le symbolisme de l’abeille évoque donc, chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme.

 

                                                                        Gif abeille

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Le langage des abeilles

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

Karl Von FRISCH, 1927


 

 Le langage des abeilles dans ABEILLES 170px-Western_honeybee_bottom_%28aka%29

Après s’être débarrassée de sa charge, la pourvoyeuse entame une sorte de ronde. Elle se met à trottiner à pas rapides sur le rayon, là où elle se trouve, en cercles étroits, changeant fréquemment les sens de sa rotation, décrivant de la sorte un ou deux arcs de cercle chaque fois, alternativement vers la gauche et vers la droite. Cette danse se déroule au milieu de la foule des abeilles, et est d’autant plus frappante et attrayante qu’elle est contagieuse. (…) Si l’on regarde attentivement une des ouvrières qui escortent la danseuse, on peut observer qu’elle se prépare à l’envol, fait un brin de toilette, se faufile vers le trou de vol et quitte la ruche. Dès lors, il ne faut pas longtemps pour que d’autres abeilles viennent s’associer, sur notre table d’expérience, à la première qui l’a découverte. Les nouvelles venues dansent aussi, lorsqu’elles rentrent chargées à la ruche, et plus les danseuses sont nombreuses, plus il y a d’abeilles qui se pressent vers la table. La relation ne peut-être mise en doute : la danse annonce dans la ruche la découverte d’une riche récolte. Mais comment les abeilles qui en sont averties trouvent-elles l’endroit où il faut aller la chercher ? (…)

Si nous nous arrangeons pour que des abeilles numérotées, appartenant à une ruche d’observation, aillent récolter au voisinage de celle-ci, et qu’au même moment d’autres bêtes marquées, de la même colonie, remplissent leur jabot à un endroit beaucoup plus éloigné, les rayons de la ruche seront le théâtre d’une scène surprenante : toutes les ouvrières qui butinent près de la ruche exécutent des rondes et toutes celles qui récoltent loin font des danses frétillantes. Dans ce dernier cas, l’abeille court en ligne droite sur une certaine distance, décrit un demi-cercle pour retourner à son point de départ, court de nouveau en ligne droite, décrit un demi-cercle de l’autre côté et cela peut continuer au même endroit pendant plusieurs minutes. Ce qui distingue surtout cette danse de la ronde, ce sont de rapides oscillations de la pointe de l’abdomen, et elles sont toujours exécutées pendant le trajet en ligne droite (appelé pour cela trajet frétillant). Si l’on 250px-Cerana dans ABEILLESéloigne progressivement le ravitaillement qu’on avait placé près de la ruche, on observe que quand il est distant de 50 à 100 mètres, les rondes des pourvoyeuses font place à des danses frétillantes. De même, si l’on rapproche petit à petit celui qui était loin, les danses frétillantes sont remplacées par des rondes lorsqu’on arrive à une distance de 100 à 50 mètres de la ruche. Les deux danses représentent donc deux expressions différentes de la langue des abeilles ; l’une indique la proximité d’une récolte, l’autre son éloignement, et, comme on peut le démontrer, c’est bien dans ce sens que les abeilles les interprètent. (…)

Il serait de peu d’intérêt pour les abeilles d’apprendre qu’à 2 kilomètres de la ruche il y a un tilleul en fleur, si ne leur était communiquée en même temps la direction dans laquelle il faut chercher. Et effectivement, la danse frétillante comporte également des indications sous ce rapport. Celles-ci sont données par l’allure de cette danse, et en l’occurrence par la direction de son parcours rectiligne. Pour faire part de leurs directives, les abeilles recourent à deux méthodes bien distinctes, selon qu’elles exécutent leur danse sur le rayon disposé verticalement dans la ruche – cas le plus fréquent -, ou sur une surface horizontale, par exemple sur la planchette d’envol (…). Nous nous souviendrons d’abord du rôle de boussole que joue le soleil. Si, pour voler de la ruche jusqu’au ravitaillement, l’ouvrière a le soleil sous un angle de 40° à gauche et vers l’avant, elle observe ce même angle par rapport au soleil lorsqu’elle danse, et stipule ainsi directement le lieu de la récolte. Les abeilles qui suivent la danseuse enregistrent sa position par rapport au soleil .

 

                                                                             Gif abeilleGif abeille

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Abeille et médecine chinoise

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

Claudette Raynal – Médecine Traditionnelle Chinoise
(Institut de MTC,France; Université de MTC de Shanghai) en Apithérapie

(Co-fondatrice de l’Association Francophone d’Apithérapie, membre de la Société Allemande d’Apithérapie, de l’Association Suisse d’Apithérapie et de « Bees for Life ») – Traductrice du cours internet d’Apithérapie du Dr. Stefan Stangaciu  - Conférencière lors de Congrès Internationaux sur les liens entre Médecine Chinoise et Apithérapie

Auteure du livre « Guérir avec les Abeilles, Apithérapie et Médecine Chinoise »
Et du CD « Healing with Bees, Apitherapy and Chinese Medecine” (voir Boutique
)

Voici un extrait de ce que vous pourrez découvrir dans ces ouvrages.

Abeille et médecine chinoise dans ABEILLES 300px-Bienen_auf_Wabe_1La Médecine Traditionnelle Chinoise, respectueuse de l’Homme dans sa globalité, y compris son environnement, est en harmonie avec l’Apithérapie : respect de l’abeille, de son savoir, de son activité, de ses produits.

 L’histoire de la MTC commence dès la plus haute antiquité. Elle s’inscrit dans la philosophie taoïste de son principal fondateur : Lao Tseu (6° siècle avant JC).   L’homme est à l’image de la nature, il est situé entre le Ciel et la Terre, il doit vivre en harmonie avec l’Univers.  Le Yin (la structure, la matière, l’espace…) et le Yang (l’immatériel, le rythme, le temps…) sont la double polarité du Qi : l’énergie qui anime l’Homme et l’Univers.

 En Médecine Chinoise, chaque partie du corps, chaque organe, chaque émotion, chaque symptôme, etc. peut être classé selon ces deux polarités.

 La médecine chinoise considère la maladie comme l’expression d’un déséquilibre du Qi :
- insuffisance
- blocage ou stagnation de l’énergie
- pénétration « d’énergies perverses » comme l’excès de froid, d’humidité, de chaleur, de vent ou d’agents pathogènes infectieux.

 Pour le médecin traditionnel chinois soigner sera donc :
- découvrir et agir sur la source du déséquilibre,
- permettre au patient de retrouver son équilibre interne
- et de se ré-axer entre Ciel et Terre. 

 220px-Drohnenpuppen_81b dans ABEILLESTous les produits de la ruche, par leurs propriétés bioénergétiques s’inscrivent dans cette logique thérapeutique en restaurant l’énergie vitale des tissus.  Les produits de la ruche sont des produits naturels à la fois végétaux et animaux puisque transformés          ou  élaborés par l’abeille. Tous leurs composants agissent en synergie pour améliorer la santé de l’homme.

 Les produits fabriqués par les abeilles ont une action privilégiée sur un organe et agissent secondairement sur d’autres organes.

A visiter  http://apimc.free.fr/1.html

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Abeille messagère de l’été

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

 

Abeille messagère de l'été dans ABEILLES 220px-Ocelles-Abeilles_Luc_ViatourMessagère de l’été, l’abeille est associée à la lumière et au soleil car selon la mythologie égyptienne, elle serait née des larmes du dieu-soleil Ré tombées sur terre. Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le Prince des abeilles qui, selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants.

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche et le miel est la divine réalité qu’il recherche. De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est symbole royal en Chaldée, bien avant que le Premier Empire en France ne la glorifie. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire.

L’abeille dans l’Egypte ancienne

 Systropha planidensSymbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter pour la Grèce antique où elle peut représenter l’âme descendue aux enfers ; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile en a célébré les vertus. On les trouve représentées sur les tombeaux en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver, trois mois, durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps, trois jours, durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître de nouveau ressuscité.

On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

Une histoire de la mythologie grecque raconte qu’un jour les abeilles d’Aristée, fils d’Apollon, étaient toutes mortes. Amoureux de la Dryade Eurydice, il fut cause de sa mort, en la poursuivant le jour de ses noces avec Orphée : comme elle fuyait devant lui, la malheureuse n’aperçut pas sous ses pieds un serpent caché dans les hautes herbes. Pour la venger, les nymphes, ses compagnes, firent périr toutes les abeilles d’Aristée. Sa mère, Cyrène, dont il implora le secours afin de réparer cette perte, le mena consulter Protée, dont il apprit la cause de son infortune, et reçut ordre d’apaiser les mânes d’Eurydice par des sacrifices expiatoires. Docile à ses conseils, Aristée, ayant immédiatement immolé quatre jeunes taureaux et autant de génisses, en vit sortir une nuée d’abeilles qui lui permirent de reconstituer ses ruches.

 dans ABEILLESL’abeille symbolise également l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concerne Pindare et Platon, puisque des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau,  elle est d’ailleurs reprise par Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Les propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les Chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ ; d’un côté, sa douceur et sa miséricorde ; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure. Pour Bernard de Clairvaux, elle symbolise l’Esprit Saint.

Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille, dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique dit que « la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là ; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire ». 

L’ensemble des traits empruntés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole ; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel ; elle brûle par son dard et illumine par son éclat.

Des abeilles domestiques autour de leur reine, sur un rayon de mielSur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et de la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive. 

Quant à la ruche, c’est un symbole lunaire et Cancer puisqu’elle est la maison des abeilles et, par métonymie, les abeilles elles-mêmes, en tant que collectivité, peuple. Sa valeur symbolique est claire : en tant que « maison », la ruche est rassurante, protectrice, maternelle. En tant que collectivité, elle est laborieuse : le but de la ruche n’est-il pas celui de l’atelier, de l’usine. Elle symbolise cette union appliquée, organisée, soumise à des règles strictes, qui est censée apaiser les inquiétudes fondamentales de l’être et donner la paix. Ainsi dans les sectes initiatiques ou les communautés religieuses formes d’organisations évoquant symboliquement celles par lesquelles certains maîtres, chefs d’Etat ou d’entreprise assurant aujourd’hui leur pouvoir, sous les noms d’ordre, de justice et de sécurité.

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

 

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La reine des abeilles

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

La reine des abeilles dans ABEILLES 220px-Abeille-bee-faceLa reine est le seul individu femelle fertile de la colonie. Elle provient d’un œuf fécondé, identique à celui d’une ouvrière, mais pondu dans une cellule spéciale, la cellule royale, plus vaste et de forme ronde, non hexagonale, contrairement à celle des ouvrières. Tout au long de son développement, la larve sera nourrie exclusivement de gelée royale et c’est ce régime, et lui seul, qui lui permettra de devenir une reine. Les reines sont élevées exclusivement au printemps, pour remplacer une reine vieillissante ou malade, ou pour un essaimage, qui n’aura lieu que si la colonie est prospère et le climat favorable. Il semble que cela soit la transmission des hormones de la reine, qui les répand avec ses pattes, en permanence dans la ruche, qui soit le facteur déterminant son remplacement et la construction de cellules royales. Peu de temps après sa naissance, la jeune reine va entreprendre des vols nuptiaux. Elle va rejoindre un point de rassemblement où se réunissent les mâles du voisinage, assurant ainsi la diversité génétique. Elle va s’accoupler avec plusieurs mâles, en plein vol, jusqu’à ce que sa spermathèque soit remplie. Les mâles qui l’auront fécondée vont tous mourir peu de temps après l’accouplement, leurs organes génitaux ayant été arrachés. La reine va conserver tout ce sperme dans sa spermathèque et restera ainsi fécondée pour le restant de sa vie, de quatre à cinq ans.

Elle possède un abdomen plus allongé que celui des simples ouvrières. Ce même abdomen possède moins de poils et sa taille permet une ponte plus aisée dans chaque alvéole. Contrairement aux ouvrières, le dard de la reine ne possède pas de crochet et ne reste pas pris dans la peau d’un animal lors d’une piqûre, ce qui lui évite de mourir.

Il est rare de pouvoir observer une reine à l’extérieur, alors qu’il est relativement facile de la remarquer à l’intérieur d’une ruche : elle est entourée de nombreuses ouvrières qui la protègent et la nourrissent.

 

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Ane Albinos

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 

Wild albino donkeys.jpgL’âne de l’Asinara ou âne d’Asinara est une race d’âne italienne originaire de l’île d’Asinara en Sardaigne. Cet âne a la grande particularité de posséder une robe blanche liée à une forme d’albinisme.

 Ses origines n’ont pas encore pu être définies avec certitude. Il est possible qu’il descende de l’âne blanc d’Égypte importé par le duc de l’Asinara au XIXe siècle. Une légende évoque quant à elle un naufrage qui aurait amené ces ânes sur l’île. Il est cependant plus probable que son origine soit autochtone et qu’il dériverait du gris pour l’apparition du caractère de l’albinisme. Certains témoignages oraux récents parlent de la présence d’ânes blancs sur l’île depuis la fin du XIXe siècle qui auraient été abandonnés par les habitants quand ils s’établirent à Stintino en 1885 suite à la transformation de l’île en lazaret et en prison.

 L’âne de l’Asinara est une espèce vulnérable. Depuis 1990 son développement est suivi par l’AIA (Associazione Italiana Elevatori), l’Association des Eleveurs Italiens et supervisé par l’université de Sassari. Les ânes sont ainsi protégés dans un parc national avec plusieurs mesures de conservation.

Ane Albinos dans ANE 320px-Asinello_bianco_sardegna_asinara_3593693026_750d1054eb_o L’âne de l’Asinara présente les caractéristiques suivantes : sa tête est quadrangulaire avec un profil rectiligne. Sa robe est totalement blanche. Le bout du nez est rose et ses yeux sont rouges. Son encolure est courte. Le garot est peu prononcé avec un dos long et légèrement ensellé. La croupe est courte et légèrement inclinée. Le poitrail est quant à lui plutôt large. Son thorax est serré et bas. Les membres sont robustes et les articulations épaisses et larges. Ses aplombs sont réguliers. Le sabot est petit, blanc et peu résistant.

 Les derniers recensements évaluent la population entre 50 et 70 ânes. La fertilité des ânesses est relativement basse et liée notamment à des problèmes de parasites et d’infections. La mortalité néonatale souvent corrélée à la forte consanguinité contribuent à rendre critique la survie de la race.

 

 

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Le Zébr’âne

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

Le zébrâne (on lit aussi âne-zèbre, donzèbre ou donzed) est le résultat du croisement entre deux espèces : le zèbre et l’âne.

 Le Zébr'âne dans ANE 250px-ZonkeyOn peut rencontrer des zébrânes sauvages en Afrique du Sud, là où zèbres et ânes vivent en étroit voisinage. Comme les mulets, ils sont généralement stériles en raison d’un nombre impair de chromosomes qui empêche la méiose. Cependant, dans « De l’origine des espèces par voie de sélection naturelle » (1859), Charles Darwin rapporte le cas d’un zébrâne ayant apparemment produit un triple hybride avec une jument.

 On apparie généralement un zèbre mâle à une jument ou à une ânesse. Cependant, en 2005, à la Barbade, un petit zébrâne naquit de l’union d’une zébresse de Burchell et d’un âne.

Le nom générique pour les croisements entre zèbres et chevaux ou ânes est zébroïde. L’âne est un proche parent du zèbre et tous deux appartiennent à la famille des équidés. Les zébrânes sont bien sûr très rares.

 Les hybrides ne pouvant pas se reproduire entre eux, cela ne compromet pas la notion d’espèce. De tels croisements n’étant pas possibles dans la nature, il faut une intervention de l’homme pour faire naître les hybrides. Certain parents d’hybrides n’habitent même pas sur le même continent. Les ânes et les équidés sauvages n’ont pas le même nombre de chromosomes. L’âne en a soixante-deux, tandis que le zèbre en a entre trente-deux et quarante-six, selon l’espèce. Malgré cette différence, des hybrides viables voient le jour lorsque la combinaison génétique de l’hybride permet le développement de l’embryon jusqu’à la naissance. L’hybride a alors un nombre de chromosomes compris entre ceux de ses parents. La différence chromosomique rend l’hybride femelle peu fertile et l’hybride mâle stérile, en raison d’un phénomène appelé règle de Haldane. L’écart entre les nombres de chromosomes des deux espèces trouve certainement son explication dans la présence de chromosomes plus longs chez le cheval, dont le contenu génétique individuel est en gros celui de deux chromosomes du zèbre.

  Zébrule couchéLa rumeur populaire veut que seuls des couples où le zèbre est le mâle puissent produire un hybride, mais elle est démentie par l’hybride des Barbades. Deux autres « bardots-zèbre » sont nés, mais ils n’ont pas survécu jusqu’à l’âge adulte. Leur rareté montre que le plus petit nombre de chromosomes doit être du côté du mâle pour que naisse un hybride viable.

Les zébrânes sont des hybrides obtenus en appariant deux espèces d’un même genre. La progéniture présente des traits de chacun des parents et varie donc considérablement selon la manière dont les gènes de chaque parent sont exprimés ou pas et interagissent.

C’est pour cette raison qu’il est a priori impossible de croiser deux espèces hybrides telles que le zébrâne et le zébrule. Pourtant certains chercheurs comme le professeur Boyer-Chammard s’attellent à prouver le contraire.

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Zêbr’âne en captivité

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 

Bien que les zébrânes soient rares, les zoos ont réussi à en produire. Le zoo de Colchester dans l’Essex déclara à tort, en 1971, avoir produit le premier zébrâne.

 Zêbr'âne en captivité dans ANE 250px-A_zonkyEn effet, dans « De l’origine des espèces par voie de sélection naturelle » (1859), Charles Darwin mentionne quatre illustrations en couleurs d’hybrides entre âne et zèbre, dont le fameux croisement opéré en 1815 entre un âne et un quagga (ou couagga). Dans « La variation des animaux et des plantes sous l’action de la domestication » (1re éd. 1868, 2e éd. révisée 1883), Darwin écrit « J’ai vu, au musée britannique, un hybride d’âne et de zèbre dont les pattes arrières étaient tachetées. » puis « Il y a de nombreuses années, j’ai vu au jardin zoologique un curieux triple hybride, d’une jument baie, par un hybride d’un âne mâle et d’une femelle zèbre. » puis il relate à nouveau le croisement avec un quagga réalisé par Lord Moreton. Ces deux écrits sont antérieurs aux déclarations du zoo de Colchester.

 Consciemment ou pas, le zoo de Colchester avait répété une expérience réalisée par les Boers pendant la guerre des Boers (1899 – 1902), lorsqu’on éleva des zébroïdes comme animaux de travail. Lors de cette ancienne expérience, on croisa des zèbres de Chapman et des poneys pour produire un animal servant au transport.

 Un zébrâne est montré et décrit dans Miracles de la vie animale (1930) publié par J.A. Hammerton. Dans la même période, on rapporte des croisements entre zèbres de Grévy et ânes de Somalie.

 250px-Zeedonk_800 dans ANEUn programme d’élevage en zoo, en 1975, donna lieu à plusieurs hybrides. Dans la semaine de Noël 1975 naquit le troisième zébrâne du zoo de Colchester, obtenu en appariant une ânesse à différents zèbres. Les tentatives antérieures pour croiser des zèbres avec des chevaux ou des ânes n’avaient pas donné de petits ayant survécu. Le but du zoo était de créer pour l’Afrique un animal de travail résistant aux maladies. Les experts du zoo de Colchester crurent que leur succès était dû à l’utilisation d’un âne arabe (une variété que l’on n’avait pas encore essayé de croiser) et avaient bon espoir que les hybrides seraient viables et fertiles. Un zébrâne est toujours visible à Colchester, mais c’est le dernier qui y est élevé car la politique du zoo est désormais d’empêcher les croisements.

 Les éleveurs d’animaux exotiques qui ont des zèbres élèvent parfois des zébrânes.

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La Fête de l’Ane

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 

La Fête de l'Ane dans ANE 220px-The_Flight_into_Egypt-1500_Vittore_CarpaccioDans l’iconographie chrétienne, l’âne est l’attribut d’Issachar, de St Antoine de Padoue, de Ste Austreberte, et de St Philibert. L’art en fait aussi un emblème de la nation juive, de la synagogue, et de la sobriété. Au Moyen âge, il représenta aussi le Diable, comme dans la religion égyptienne il avait été l’image de Typhon. Mais surtout il a été au centre de manifestations populaires dans lesquelles les rites de la religion chrétienne étaient parodiés. 

Cette introduction de l’âne dans les cérémonies religieuses est mentionnée dès le IXe siècle. En certaines églises, elle constituait l’élément principal d’une fête spéciale; en plusieurs autres, elle semble n’avoir été qu’un intermède plus ou moins compliqué de la Fête des fous. Même diversité sur le jour de la célébration et sur le souvenir attaché à l’animal, qui figure, tantôt en nature vivante, tantôt en décor. Suivant les localités, il représente soit l’âne de Balaam, soit l’âne de la fuite en Égypte (Ancien Testament), soit l’âne que la tradition place à côté du boeuf, en l’étable de Bethléem  (Nouveau Testament), soit l’âne qui servit de monture à Jésus, lors de son entrée triomphale dans Jérusalem.

 A Rouen, la solennité avait lieu le jour de Noël; elle avait pour objet de représenter les temps qui ont précédé le Christ, et les personnages qui ont annoncé et préparé son avènement. En ce jour-là, le peuple se rendait à la cathédrale, formant une 150px-Ane_Cappadoce dans ANEprocession, à la tête de laquelle marchaient Moïse, Aaron, David, les prophètes, Nabuchodonosor, les trois adolescents de la fournaise, Zacharie, père de Jean-Baptiste, le vieux Siméon, Virgile, Maro, vates gentilium, et les sybilles qui ont annoncé le Messie, six juifs et six païens résumant le monde ancien. Les deux figurants principaux étaient Balaam et son ânesse : le prophète armé d’une énorme paire d’éperons et porté sur un grand mannequin en bois reproduisant l’enveloppe d’un âne, sous les draperies duquel un prêtre caché criait des prophéties. L’office ingénieusement machiné, costumé et dialogué, qui terminait cette procession et parfois la remplaçait (Ordo processionis asinorum secundum Rothomagensem usum) se trouve curieusement analysé dans le Glossarium de Ducange.

 A Beauvais, le 14 janvier, un âne richement caparaçonné et monté par la plus belle jeune fille de la ville, tenant un enfant ou une grosse poupée emmaillotée, rappelait la fuite en Égypte. Ils étaient menés, avec grande escorte, de la cathédrale à l’église Saint Étienne, où le clergé les introduisait en pompe dans le sanctuaire. Ils y assistaient à une messe, en laquelle les répons de l’Introït, du Kyrie, du Gloria in excelsis, du Credo, etc., étaient remplacés par la modulation Hinhan trois fois répétée. Après l’épître, on chantait la Prose de l’âne.

 La messe terminée, le prêtre, au lieu de dire : Ite, missa est, disait trois fois : Hinhan; et le peuple, au lieu de Deo gratias, répondait trois fois : Hinhan.

 

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Abeille et les cinq éléments

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 Abeille et les cinq éléments dans ABEILLESLa loi des cinq éléments, fondamentale en Médecine Chinoise, met en évidence ces affinités entre les produits de la ruche et les organes.  Connaître cette loi est donc un outil précieux pour une bonne pratique de l’apithérapie.

 Ces 5 éléments sont : le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau.

 Chaque élément est « la mère » du suivant, lequel en conséquence est « son fils ». C’est la Loi « Mère-Fils ». Par exemple, le Métal est la Mère de l’Eau et le Fils de la Terre

  Pollen et élément Bois.
 • Le pollen fertilise les végétaux. Il est récolté en abondance au printemps, il a une couleur jaune-verdâtre et une saveur acide/amère.
• Il correspond au foie et à la vésicule biliaire.
 • En MTC le foie commande les aponévroses musculaires et les tendons, il stocke le sang, règle la circulation de l’énergie, communique avec les yeux, régule les émotions, les sentiments.
 • Le pollen traite le foie, les troubles de la vision, stimule l’activité musculaire, agit contre le stress et l’irritabilité. 

Pollinationn.jpg   Venin d’abeille et élément Feu.
 • Chacun de nous a fait l’expérience d’une piqûre d’abeille et ressenti la douleur brûlante de celle-ci. Un  trop grand nombre de piqûres simultanées peut provoquer un arrêt cardiaque.
 • Le venin correspond au cœur et à l’intestin grêle.
 • En MTC, le cœur dirige les fonctions mentales, il gouverne les vaisseaux sanguins et donc nourrit le  corps en entier. 
  • Le venin d’abeille facilite la circulation du sang, régule le rythme cardiaque, agit sur le système nerveux   central et les fibres motrices. 

    Miel et élément Terre.
  • Sa belle couleur ambrée, sa saveur douce et sucrée évoque la Terre, 5° saison en MTC.
 • Le miel correspond à la rate, au pancréas et à l’estomac.
  • La rate assure le transport et la transformation des matières nutritives pour produire le Qi et le sang. Elle retient le sang dans les vaisseaux (homéostasie).Elle harmonise les formes (la chair) et les membres.
  • Le miel est bénéfique à l’appareil digestif et au sang.
  De plus, la Terre en Médecine Traditionnelle Chinoise représente le mouvement harmonisateur des quatre autres éléments (Bois, Feu, Métal et Eau).
   Les apithérapeutes connaissent bien ce rôle merveilleux du miel qui harmonise les prescriptions et tous les organes. A 220px-Bienenwabe_mit_Eiern_und_Brut_5 dans ABEILLESl’image de la Terre, il est notre Mère. 

       Gelée royale et élément Eau.
 • Sa saveur est légèrement salée et acre. C’est la nourriture exclusive de la reine à laquelle elle confère   puissance et longévité.
 • Elle correspond à l’élément Eau et donc au rein et à la vessie.
 • Or le rein, en MTC, renferme le potentiel héréditaire : le Jing rénal et notre énergie vitale acquise. Il favorise la croissance du corps et la fertilité, il fortifie le système nerveux et les os, il contrôle l’eau dans le corps et reçoit le Qi.
 • La gelée royale soutient l’énergie vitale de l’individu, accroît son immunité, facilite sa croissance et sa fertilité, régénère les tissus, est euphorisante.

     Propolis et élément Métal.
• En automne, les abeilles collectent la propolis pour protéger la ruche (contre le froid, l’humidité, les  prédateurs, les infections microbiennes). C’est l’antibiotique des abeilles
 • Les poumons, tout l’appareil respiratoire, la peau et les muqueuses correspondent à l’élément Métal. Les affections des voies respiratoires (nez, gorge, trachée, bronches) sont fréquentes à l’automne
 • Le poumon est couplé avec le Gros Intestin : élimination des déchets (dioxyde de carbone, selles). Ils ont, tous les deux, une action de première importance dans la protection du corps contre les infections (bactéries, virus, champignons).
 • La propolis a des propriétés anti-microbiennes, antivirales, anti-carcinogéniques. Elle régénère les tissus et le système immunitaire.

 Le miel, le pollen, la propolis, la gelée royale, le venin, en synergie avec chacun de nos organes, voient leur action potentialisée par les méthodes de la Médecine Chinoise.

 A visiter http://apimc.free.fr/1.html

 

                                                                      gifs abeilles etc.

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Abeille et superstitions

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 

Nées des larmes du Christ et appelées petites servantes de Dieu, les abeilles doivent être ménagées ; en tuer une porte malheur.

 Les abeilles ou « les petites servantes de Dieu ».

Abeille et superstitions dans ABEILLES 220px-Ocelles-Abeilles_Luc_ViatourSelon la tradition chrétienne, les abeilles sont directement originaires du paradis d’où leur surnom de « petites servantes de Dieu », car elles sont humbles et ne rechignent jamais au labeur.

En tuer une est donc un risque certain de s’attirer le malheur !

En milieu rural, avant le mariage, la jeune fille se devait d’en informer les abeilles. Si celles ci continuaient à butiner et qu’elles ne déplaçaient pas leur ruche, alors il était admis qu’elles étaient satisfaites de l’événement à venir et que ceci était de bon augure.

Lors d’un décès, un membre de la famille se rendait à la ruche et prononçait à 3 reprises la formule suivante : « Petites fées, Petites fées, votre maître (ou maîtresse) est mort(e) » ! En effet ne pas les prévenir faisait courir le risque qu’elles ne Gif abeillemeurent à leur tour ou encore qu’elles partent à jamais.

Des présages pouvaient aussi être tirés de leur comportement. De manière générale, si elles devenaient paresseuses c’était signe d’une catastrophe à venir, à l’inverse une production particulièrement abondante était une promesse de prospérité.

Au pays de Galles, une abeille autour du berceau d’un enfant endormi annonce qu’il aura la volonté et la chance nécessaire pour mener à bien ses projets.

 Si une abeille pénètre dans une maison, c’est signe de bonne nouvelle ou de visite, si elle pique un rhumatisant à l’articulation douloureuse, il est guéri, mais si un essaim s’installe dans le jardin, il faut s’attendre à une mort prochaine.

 

 

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Abeille en général

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 Abeille butinantEn Europe, l’espèce la plus connue est Apis mellifera qui, comme la plupart des abeilles à miel, appartient au genre Apis. Cependant, la majorité des abeilles ne produisent pas de miel.
Les abeilles sont nettement distinctes des guêpes, par leur morphologie et leur comportement. Les bourdons en revanche sont un genre particulier d’abeilles.

Les abeilles peuvent être classées selon leur mode de vie : les abeilles domestiques, sauvages, solitaires ou bien sociales…

Toutes les abeilles sont des insectes hyménoptères, végétariens et butineurs. Butiner signifie voler de fleur en fleur à la recherche de nourriture. L’abeille récolte ainsi dans la nature nectar, propolis, miellat et pollen. En butinant l’abeille assure également la pollinisation, c’est-à-dire le transport du pollen permettant la reproduction des plantes.

Leur taille distingue les abeilles des bourdons, aux mœurs comparables mais plus ronds et généralement plus gros. Les guêpes ont quant à elles la taille fine, pas de poils et sont volontiers carnivores. Le nom d’abeille est ainsi généralement accordé aux espèces dont l’aspect se rapproche de celui des mouches. Leurs quatre ailes reliées deux à deux différencient pourtant facilement les abeilles des mouches, notamment des syrphes, ces diptères également pollinisateurs qui arborent par mimétisme le costume rayé de la guêpe et parfois celui, plus poilu, de l’abeille.

Abeille en général dans ABEILLES 220px-Drone_24aSelon les habitudes de vie des espèces, on distingue plusieurs catégories d’abeilles : l’expression « abeille domestique » est l’un des noms usuels de l’abeille européenne (Apis mellifera) mais elle peut aussi être employée pour toute autre abeille domestiquée par l’Homme. Par opposition, on nomme « abeille sauvage » une abeille non domestiquée. L’expression « abeille sociale » désigne une espèce d’abeille vivant en colonie, sinon il s’agit d’une « abeille solitaire » constituant plutôt des agrégations (ou bourgades) de terriers individuels. D’autres espèces sont des « abeilles parasites » qui pratiquent le cleptoparasitisme.

Certaines abeilles transforment une partie de leur récolte en produits dérivés : miel, cire ou gelée royale. Ces produits sont stockés dans des nids plus ou moins élaborés : de simples galeries pour les espèces solitaires, des assemblages complexes de rayons de cire pour les espèces sociales. Les espèces qui en produisent en quantité significative sont appelées des « abeilles à miel ».

Article détaillé : Liste des races d’abeilles d’élevage

 

                                                    Gif abeille                                                                  Gif abeille

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Les abeilles sociales

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

Les abeilles sociales forment des colonies, groupes d’abeilles vivant en société. La colonie est composée de trois castes :

  • La reine, l’unique femelle fertile et fécondée du groupe, mère de toute la colonie. Son espérance de vie est de plusieurs années.
  • Une majorité d’ouvrières, femelles stériles qui assurent l’entretien et le ravitaillement du nid, ainsi que les soins au couvain (sorte de maternité où se développent les futures abeilles). Elles assurent successivement toutes ces tâches au cours d’une vie durant de quelques semaines à quelques mois.
  • Des mâles (ou faux-bourdons) dont le seul rôle connu est la fécondation des futures reines. Ils meurent après l’accouplement.

Fichier:Queencell 0017.JPGUne colonie peut perdurer pendant plusieurs années si elle survit à la saison froide.

Un essaim d’abeilles est un rassemblement en nombre important d’abeilles de la même famille (ne pas confondre avec un naissain). Quand une vieille reine quitte le nid avec une fraction de sa population (qui peut être importante) pour former une nouvelle colonie, laissant la place à une jeune reine, on parle d’essaimage. Les abeilles évitent ainsi d’engendrer un super-organisme étouffant.

L’essaimage des abeilles est un véritable processus anarchiste d’intelligence collective puisqu’il s’agit de parvenir à un consensus pour définir la future localisation de la colonie. Les éclaireuses relatent une position qui leur semble propice à l’installation de la colonie par une danse dont la vivacité reflète la qualité du lieu désigné, et suffisamment explicite pour en indiquer la position. Toutes les exploratrices ont le même pouvoir d’information et présentent de manière transparente et souvent simultanément leurs découvertes. Selon l’intensité de la communication, l’abeille découvreuse d’un site va recruter un nombre plus ou moins grand de nouvelles éclaireuses qui iront chacune le visiter et entreprendre une évaluation indépendante. Elles pourront à leur tour donner leur opinion, et cette mutualisation perpétuelle des connaissances aboutit au consensus pour une destination.

Les abeilles solitaires

Les abeilles solitaires sont des abeilles sauvages qui ne fondent pas de colonie pérenne (plurLes abeilles sociales dans ABEILLES 319px-Apis_mellifera_Luc_Viatouriannuelle). Certaines espèces, comme l’halicte   (Halictus ) ont cependant une vie communautaire, sans être eusociales. Si les femelles ont parfois une même entrée de nid, elles construisent et s’occupent seule de leurs propres cellules et n’ont aucun contact avec leur descendance.

Certaines espèces sont des « rubicoles » (au sens strict « qui habitent les ronces ») et nidifient dans des tiges de plantes à moelle. D’autres espèces sont des « xylicoles » qui utilisent des galeries creusées dans le bois, soit par elles-mêmes, soit par des insectes xylophages. D’autre espèces enfin creusent leur nid dans des parois de terre sèche ou dans le sol. Chaque cellule, contenant une larve, du pollen et du nectar, est scellée par un bouchon

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Abeille et notre santé

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

Gif abeilleLes substances produites par certaines abeilles – cire d’abeille, propolis, gelée royale, miels de différentes plantes et même leur venin – ont la réputation ancestrale d’être excellentes pour la santé.

Ce sont évidemment les abeilles à miel domestiquées qui en sont les meilleures pourvoyeuses.

À la différence des guêpes et des frelons, l’abeille n’est pas un prédateur et ne chasse pas pour se nourrir. Cependant, les abeilles défendent leur nid et leurs routes aériennes des intrus. Les espèces prisées pour l’apiculture sont les plus tolérantes à cet égard. D’autres, comme l’abeille tueuse, hybride apparu au Brésil dans les années 1950, sont plus agressives à l’approche de leur nid. Une abeille en train de butiner est généralement inoffensive.

Du latin apis pour abeille, l’apithérapie est aussi ancienne que l’apiculture elle-même. Elle consiste à utiliser les produits récoltés, transformés ou sécrétés par l’abeille - le miel, la propolis, le pollen, la gelée royale et le venin - à des fins diététiques et thérapeutiques.

Depuis le début des années 1950, des études menées un peu partout dans le monde ont permis de mieux comprendre les vertus traditionnellement attribuées au miel et à la propolis, et de découvrir les bienfaits, jusqu’alors inconnus, du pollen et de la gelée royale. Toutefois, l’application la plus nettement thérapeutique des produits de l’abeille – et l’une des plus anciennes – demeure l’utilisation du venin d’abeille pour soigner les affections rhumatismales et arthritiques chroniques, certaines maladies inflammatoires comme les tendinites et les bursites, ainsi que la sclérose en plaques.

 

Approche millénaire et moderne

gifs abeillesLes connaissances de l’usage médicinal du venin d’abeille remontent à la plus haute Antiquité. Des textes chinois vieux de 2 000 ans en font mention. De même, Hippocrate (460-377 av. J.-C.), le père de la médecine, considérait le venin comme un remède idéal pour traiter l’arthrite et les problèmes d’articulations. Au XIXe siècle, le médecin autrichien Phillip Terc, un pionnier de l’apithérapie dans la médecine moderne, utilisait le venin d’abeille pour traiter les maladies rhumatismales. Dans son rapport publié en 1888 (Report about a peculiar connection between the beestings and rheumatism), il signale qu’aucune complication n’est survenue durant les 25 années au cours desquelles il a traité plus de 500 patients souffrant de rhumatismes, et pratiqué plus de 39 000 traitements.

 

Charles Mraz est aussi considéré comme un grand maître de l’apithérapie. Il a pratiqué pendant plus de 60 ans à la fois comme apiculteur et thérapeute, dans l’État du Vermont aux États-Unis, et a transmis son savoir-faire un peu partout gifs abeilles etc.dans le monde, jusqu’à sa mort en 1999. En 1928, Franz Kretchy a mis au point une technique permettant de contourner l’application directe du venin par piqûres d’abeilles en injectant une solution à l’aide d’une seringue. Bien que l’approche soit controversée, elle n’a cessé de susciter de l’intérêt. Plusieurs organismes, qui regroupent des individus ainsi que des associations engagés dans l’apithérapie et dans les domaines connexes, notamment Apitherapy.com et l’American Apitherapy Society, veillent à transmettre les plus récentes découvertes dans le domaine (voir Sites d’intérêt).

 

Les données concernant l’efficacité de l’apithérapie reposent presque uniquement sur des preuves anecdotiques. Il n’y a pas d’études scientifiques qui en auraient démontré les effets thérapeutiques de façon vraiment probante. Toutefois, des recherches récentes ont permis d’identifier, en partie, les composants du venin qui seraient responsables de son action. Il contient en effet certains agents anti-inflammatoires, notamment l’adolapine et la mélittine. Reconnue pour être 100 fois plus puissante que l’hydrocortisone, la mélittine stimule la production de cortisol, une hormone stéroïdienne qui agit aussi comme anti-inflammatoire. En règle générale, on s’entend pour dire que ces composants ont une action tonifiante et stimulante, qu’ils renforcent le système immunitaire et contribuent à détoxiquer l’organisme.

 

Issu du site…. http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=apitherapie_th

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