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Ruche d’Emile Warré

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Ruche d'Emile Warré dans ABEILLES EmileWarre2L’Abbé Eloi François Émile Warré (9 mars 1867 à Grébault-MesnilTours le 20 avril 1951) était un religieux et apiculteur français.

Il a été ordonné prêtre le 19 septembre 1891 dans le Diocèse d’Amiens et est devenu successivement curé de Mérélessart (Somme) en 1897 puis de Martainneville (Somme) en 1904. Il disparaît des Ordos en 1916 pour regagner ensuite Saint-Symphorien (Indre-et-Loire) pour se consacrer uniquement à l’apiculture.

L’abbé Warré a élaboré la ruche populaire fondée sur son expérience avec 350 ruches de différents systèmes existants à l’époque ainsi que sur les comportements naturels de l’abeille. Pour diffuser ses travaux, il a écrit plusieurs ouvrages : La santé ou les Meilleurs traitements de toutes les maladies, Le Miel, ses propriétés et ses usages, La Santé, manuel-guide des malades et des bien-portants et surtout le plus important L’apiculture pour tous dont la douzième et dernière édition date de 1948.

Son but était d’obtenir une ruche la plus proche des conditions naturelles de l’abeille, tout en étant pratique pour l’apiculteur. Il préférait faire des bénéfices plutôt que des profits et recherchait les économies à la place de la productivité. Sa ruche reposait donc sur un faible investissement financier pour sa fabrication et son exploitation. Il souhaitait que tout un chacun puisse avoir une ruche et récolter du miel sans pour autant devoir s’équiper de nombreux outils d’extraction.

La ruche populaire est une ruche divisible conçue pour hiverner les colonies d’abeilles sur 2 éléments.

warre dans ABEILLESCaractéristiques :

  • Ruche populaire à portes-rayons fixes : dimensions internes : 300 mm x 300 mm et 210 mm de hauteur.

Ruche-populaireChaque élément (ou hausse) contient 8 portes-rayons (ou barrettes) de 9 mm d’épaisseur, 24 mm de largeur et 315 mm de longueur.

  • Ruche populaire à cadres mobiles : dimensions internes : 335 mm x 335 mm et 207,5 mm de hauteur. (Note : ces dimensions sont décrites dans la 5e édition mais ont disparu dans la 12e)

Chaque élément (ou hausse) contient 9 cadres dont les dimensions intérieures sont 300 mm pour la largeur et 180 mm pour la hauteur.

Soit 100 dm2 de rayons (de cire) pour les deux modèles.

 

 

 

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Ruche Tronc

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Les « ruches-tronc » étaient utilisées dès la Préhistoire par les humains pour s’approvisionner en miel, au moins depuis 6 000 ans avant Jésus-Christ comme l’atteste une peinture rupestre dans la grotte de l’araignée, en Espagne. Les arbres creux (ou creusés) constituèrent donc les premières ruches pour l’Homme, et leur usage se serait perpétué localement jusqu’au Moyen Âge, même si des techniques d’enruchage plus sophistiquées s’étaient ailleurs développées dès l’Égypte antique. Aujourd’hui certains essaims nichant dans les arbres sont délocalisées vers des ruches modernes afin d’être facilement exploités par l’humain ; par ailleurs l’emploi d’enclos-apiers en Côte d’Azur, appelés « bruscs » en patois cévenol ou « bournios » en patois occitan, et notamment les ruches-tronc traditionnelles des Cévennes, est perpétué encore aujourd’hui.

Fichier:Vespa simillima xanthoptera01.jpgLes « arbres géniteurs » comme analysés par Jung trouvent plusieurs échos dans les récits folkloriques. Un conte indien narre qu’un vieillard aurait retrouvé sa jeunesse en passant à travers un chêne creux. Un rite païen consistait à guérir un enfant en le faisant passer entre les racines ou dans le creux d’un chêne. L’exemplum 2661 de Frédéric C. Tubach raconte qu’une hostie placée dans le creux d’un arbre se métamorphosa en enfant.

Représentant également l’abri, la cachette, les arbres creux interviennent dans un certain nombre de contes folkloriques. Ils servent ainsi parfois dans les légendes de domicile aux korrigans, ou de lieu de sabbat pour les sorcières, comme dans la légende du Creux-Chêne.

Légendes mises à part, aux Épesses on raconte qu’un prêtre réfractaire à la constitution civile du clergé, l’abbé Chapelain, s’était caché dans un chêne creux avant d’être découvert puis exécuté par des révolutionnaires. Un vitrail de l’église de Saint-Hilaire-de-Mortagne où il était vicaire rappelle le souvenir de ce prêtre martyr ainsi qu’une plaque sur ledit arbre, toujours debout. Une histoire similaire a rendu célèbre le chêne à Guillotin.

Dans la nouvelle Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête, adaptée au cinéma par Tim Burton par un film éponyme, le cavalier maudit et meurtrier jaillit du tronc d’un vieil arbre aux formes torturées, dit « arbre des morts ».

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La planète des Abeilles

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

 

Pourquoi consacrer un site aux abeilles ?

 La planète des Abeilles dans ABEILLESDécouvrir les Abeilles avec textes, photos, animations, vidéos, jeux. En savoir plus sur la ruche, le miel, le métier d’apiculteur ainsi que connaitre la vie de ces petites amies ailées .
Ces petites amies abeilles sont non seulement l’amie des fleurs et de la nature mais elles sont nécessaires à la pollinisation de celles ci.

 Les abeilles sont souvent dessinées, peintes, photographiées au milieu de fleurs, butinant et virevoltant parmi celles ci, chargées de pollen. Mais savez vous combien de jours vie une abeille ? Combien de kilomètres une abeille parcourt par jour ?

Ce site rend hommage aux abeilles qui sont, depuis des années, menacées de disparition au même titre que de nombreuses races d’animaux.  Beaucoup d’associations s’efforcent de faire connaître ce désastre écologique.

 Ici, vous trouverez une vulgarisation de leur vie passionnante, racontée et imagée de façon ludique.

 C’est ainsi qu’est né en novembre 2006 , Le Petit Monde des Abeilles. Bonne visite.

Qui aime le miel, ne craint pas les abeilles.   Alors allez visiter …

 

                                      tube insecte

 

 

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Disparition de l’Abeille

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Disparition de l'Abeille dans ABEILLES 320px-SmokerLe Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ou CCD (pour l’expression anglaise « Colony Collapse Disorder ») est le nom donné à un phénomène d’abord appelé « syndrome de disparition des abeilles » ou également « Fall-Dwindle Disease » (maladie du déclin automnal des abeilles). Ce phénomène touche les abeilles et par contre-coup la production apicole dans une grande partie du monde. Il touche peut-être aussi des abeilles sauvages.

Ce phénomène dont l’ampleur devient épidémique reste inexpliqué. Les études en cours ne permettent à ce jour que de supposer une synergie entre plusieurs causes.

Les administrations, notamment les services vétérinaires, semblent désemparées face à cette maladie émergente, faute de savoir où porter leurs efforts. Comme les rares chercheurs étudiant ce phénomène, elles ne peuvent s’appuyer que sur un corpus récent et relativement pauvre d’études et de données, écoépidémiologiques notamment.

Ce syndrome est jugé très préoccupant par les apiculteurs, mais aussi par de nombreux écologues, économistes et experts en raison de l’importance économique et écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice. L’abeille est généralement considérée comme une « sentinelle » bioindicatrice de l’état de l’environnement, en raison de sa présence presque partout sur terre, de sa capacité à collecter via le pollen et le nectar des doses infimes de polluants et de ce qu’elle soit facile à capturer (pour l’abeille domestique). De ce fait, le syndrome qui la touche alarme également les chercheurs.

Ce syndrome d’effondrement décrit le fait que des abeilles domestiques, subitement, à n’importe quelle époque (hors hiver où la ruche est en quasi-sommeil) ne rentrent pas dans leur ruche. L’absence de cadavres dans la ruche ou à proximité est le second critère définissant ce nouveau syndrome.

Des disparitions d’ouvrières ont déjà été observées par le passé, mais elles ont en 2007320px-Bienenstoecke_Fada_Bild1067 dans ABEILLES des caractéristiques nouvelles jugées alarmantes par le MAAREC (Mid-Atlantic Apiculture Research and extension Consortium) :

  • les abeilles « disparaissent » massivement, fait nouveau et très anormal chez ces insectes sociaux ;
  • les pertes sont brutales : une colonie entière peut disparaître en une seule nuit ;
  • aucune explication satisfaisante n’a été trouvée.

Curieusement, la reine abandonnée semble en bonne santé et souvent continue à pondre, alors qu’il n’y a plus assez d’ouvrières pour s’occuper du couvain. Les quelques abeilles restées à la ruche (de jeunes adultes) semblent manquer d’appétit et la production de miel chute fortement.

 

 

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Recensement des Abeilles

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Recensement des Abeilles dans ABEILLESDes disparitions d’abeilles ont été localement décrites dès 1896 et ont reçu plusieurs appellations. Mais un phénomène plus important et généralisé semble toucher les abeilles domestiquées depuis la fin des années 1990 voire 1965 selon certaines études. L’alerte a été donnée dès les années 2000 au moins en Europe, puis par les apiculteurs vers 2006 aux États-Unis, avec une aggravation du phénomène encore en 2007.
L’hiver 2010-2011, ce sont environ 18 % des abeilles domestiques des États-unis qui sont mortes au cours de l’hiver

Les effondrements de colonies semblent se développer dans beaucoup de régions du monde, mais contrairement au secteur des élevages de mammifères (vaches, porcs, moutons, etc.) et poissons, les abeilles ne font pas l’objet d’un suivi coordonné par l’OIE, la FAO ou d’autres instances relevant de l’ONU. En 2007, aucun état des lieux global n’est disponible.

En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d’abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux à Berne (Suisse) qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu’il prenait « des proportions plus importantes ».

Pic de disparition au printemps 2007

En 2007, un pic alarmant de disparition d’abeilles est jugé catastrophique par les spécialistes, menaçant la pollinisation de plusieurs cultures maraîchères et fruitières aux États-Unis notamment. Les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l’arachide, le melon, etc. dépendent de 90 %, voire à 100 % des abeilles pour leur pollinisation. Selon l’INRA, la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépend directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90% des abeilles domestiques et sauvages. Les services rendus à la pollinisation par les abeilles sont estimés à environ quinze milliards de dollars par an aux États-Unis. Certains apiculteurs ont perdu 70 % de leurs abeilles.

En juin 2008, le phénomène semble toucher des ruches de l’est de la France.

Quelques chiffres

220px-Pcelinjak_zitkovac_veca dans ABEILLESEn 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignait 70 % voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Un quart du cheptel des ruchers des États-Unis aurait disparu rien que durant l’hiver 2006-2007 et 35 états ont été touchés selon un rapport du Congrès américain de juin 2007.

En Europe, de nombreux pays ont annoncé des pertes importantes (France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse (de 2003 à 2007), Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas), dès l’an 2000. Dans les ruchers les plus touchés, jusqu’à 90 % des abeilles sont supposées mortes, car non rentrées à la ruche.

Des explications différentes selon les pays

Les causes de la mortalité des abeilles semblent différentes et sont d’ampleur différente selon les pays étudiés :

  • En Belgique, on estime que le varroa affaibit les abeilles, les rendant vulnérables aux virus et bactéries car le varroa est lui-même vecteur de virus.
  • En Espagne, on a d’abord estimé que le nosema ceranae est la principale cause de la mortalité des abeilles.
  • Aux Etats-Unis, on a trouvé une corrélation entre l’effondrement des abeilles, apparemment désorientées et ne retournant pas à leur ruche, avec une souche de virus IAPV (Dicistroviridae).
  • En France, on suspecte aussi des pesticides ou des synergie entre pesticides, dont le Gaucho, qui par précaution a été interdit sur le tournesol depuis 1999.

320px-BeekeeperRecensement des causes possibles

 

 

Le rapport de l’AFSSA intitulé Mortalités, effondrements et affaiblissements des colonies d’abeilles et présenté en colloque le 17 juin 2009 énumère quarante facteurs contribuant potentiellement à la surmortalité des abeilles.

 

 

 

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Maladie de l’abeille

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

La maladie noire ou paralysie chronique des abeilles, encore appelée « mal de mai » ou « mal des forêts » par les apiculteurs, est une maladie virale des abeilles (mais qui pourrait toucher d’autres insectes, dont les fourmis) décrite dans de nombreux pays, et induite par un virus qui infecte notamment les cellules du ventricule et du système nerveux de l’abeille.

Maladie de l'abeille dans ABEILLESLe virus responsable a été identifié et nommé virus de la paralysie chronique (CBPV : Chronic Bee Paralysis Virus) par Leslie Bailey en 1968, mais les anglo-saxons nomment aussi la maladie May sickness, ou C.P.V. (Chronical Paralysis Virus). Le qualificatif « chronique » a été donné par opposition à la paralysie « aiguë » induite par un autre virus l’Acute Bee Paralysis Virus (ABPV) qui, en condition expérimentale (à la suite d’une inoculation volontaire), produit une paralysie des abeilles en 2 à 5 jours alors qu’il en faut 7 au CBPV. Selon les experts de l’AFSSA, il contribue de manière significative aux mortalités d’abeilles

L’origine et l’histoire ancienne de la maladie sont inconnues.

Une contagion expérimentale a été faite pour la première fois en 1945 par Burnside.

Bailey a purifié le virus en 1963 (Bailey et al. 1963). Il peut pénétrer l’abeille par la voie digestive, mais aussi par des lésions de la cuticule (dans ce cas, une charge virale moindre suffit). L’Afssa a montré que le virus est encore présent et infectant dans les fèces d’abeille, ce qui explique la contagion entre abeilles et colonies lors de confinement des colonies.

Une charge virale élevée a été trouvée par l’Afssa chez les fourmis prélevées près de colonies malades, ces dernières pouvant peut-être contribuer à disséminer le virus (études à suivre).

L’apport de miellat à la colonie par les ouvrières semble être une cause établie de transmission du virus à une colonie, mais il en existe peut-être d’autres, dont la contamination par le matériel apicole.

La maladie est contagieuse dans la ruche ou le rucher et peut décimer des essaims entiers, entrainant d’importantes pertes économiques.

Les symptômes peuvent être confondus avec ceux de certaines intoxications par des produits neurotoxiques

  • Perte de pilosité, une coloration noire et brillante chez certaines abeilles (d’où le nom de « maladie noire » et d’ « abeille noire » (à ne pas confondre avec le nom, identique, d’une variété d’abeille) ou de « petite noire », ( « petites noires » car les abeilles glabres semblent plus petites et amaigries pour celui qui les observe) ;
  • Une mortalité parfois importante.
  • Agitation anormale et particulière au trou de vol : les abeilles saines repoussant les abeilles malades à l’extérieur (= comportement dit de « houspillage »)
  • Certaines abeilles ont un abdomen gonflé (ce qui a fait évoquer une « constipation » à des auteurs anciens)
  • Paralysie, décrite par Bailey (en 1976), avec corps et ailes tremblantes (ailes en position écartées, abeilles trouvées mortes avec les « ailes en croix »).

Des abeilles arrivent avec leur pelotes de pollen en direction de la ruche, et tombent à quelques mètres de la colonie, tremblantes, ne pouvant regagner leur colonies : les colonies se vident de leur butineuses.

Soins

Pas de traitement médicamenteux connu. L’apiculteur cherche habituellement à éviter que du miellat soit disponible pour les abeilles lors de l’hivernage notamment. Certains promeuvent une transhumance dans d’autres régions ou un renouvellement des reines

 (http://www.technique-apiculture.info/psite/articles/para.php)

 

 

 

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Une abeille, une cause

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Les disparitions

  • Le parasitisme : les varroas, et particulièrement Varroa destructor, parasite fréquent de l’abeille domestique ayant été véhiculé sur tous les continents par des transferts d’abeilles reproductrices ou de ruches reste une des causes initiales ou partielles possibles, en tant qu’affaiblissant les abeilles et propageant des infections virales associées.
    D’autres parasites tels qu’ Acarapis woodi et Paenibacillus larvae ont déjà causé des mortalités documentées par le passé.
    Une abeille, une cause dans ABEILLESLa loque européenne est un autre parasite du couvain de l’abeille qui semble en extension, parallèlement au syndrome d’effondrement, mais qui ne semble pas pouvoir l’expliquer.
  • Le virus IAPV : une étude parue dans la revue Science en 2007 fait état de l’analyse des organismes commensaux des abeilles s’étalant sur une période de trois ans. Ce rapport a déterminé que le virus Israeli acute paralysis virus of bees (IAPV), initialement décrit par un chercheur israélien, est fortement corrélé avec le syndrome d’effondrement des colonies. Selon l’un des co-auteurs de l’étude, Ian Lipkin : « nos résultats indiquent que l’IAPV est un marqueur significatif du CCD. L’étape suivante est de déterminer si l’IAPV, seul ou de concert avec d’autres facteurs peut induire le syndrome chez des abeilles saines ».
  • Certains pesticides ont été ou sont suspectés, dont les insecticides ( l’imidaclopride (Gaucho) et d’autres néonicotinoïdes (comme la clothianidine (Poncho Pro)), le fipronil (Régent TS), le thiamethoxam, les produits de démoustication, etc.) voire des désherbants ou des fongicides, ou des sous-produits de dégradation ou des métabolites de ces produits ayant un effet imprévu sur la capacité de l’abeille adulte à s’orienter (à partir d’un seuil lié à des effets cumulatifs ou synergiques, qui pourraient par exemple concerner toute une classe d’âge de larves, ce qui expliquerait la brutalité du syndrome). Une étude de l’AFSSA, rendue publique le 15 février 2008 ne permet pas d’établir la responsabilité des insecticides utilisés en traitement de semence. Hors de France, la situation fait également débat, comme mentionné dans le rapport AFSSA « récemment, en Allemagne, en Slovénie et en Italie des incidents semblables, impliquant des poussières de semis pelliculés, ont été rapportés (Forster, 2008 ; Pistorius, 2008). Même si selon Gil Rivière-Wekstein : « Hormis la France, personne, dans les autres pays où le Gaucho et le Régent sont employés, n’a jamais désigné ces insecticides comme étant responsables de ces mortalités, y compris les plus ardents défenseurs de l’environnement » Abeilles l’imposture écologique. Cette étude met aussi en évidence des cas d’intoxications aiguës de colonies d’abeilles par des produits pulvérisés ou de non respect des bonnes pratiques agricoles.
  • Les OGM ont également été rapidement suspectés, car leur culture en plein champs dans certains pays a précédé de peu ce nouveau syndrome, et parce que de nombreux OGM ont été génétiquement modifiés pour produire leur propre insecticide. Par exemple, le pollen vivant de nombreux maïs transgéniques exprime la protéine transgénique insecticide Bt. En 1996, des essais en confinement de coton Bt entrepris par l’entreprise Monsanto ont provoqué la mort de 40% des abeilles présentes. Une étude de l’Université d’Iéna a porté (de 2001 à 2004) sur l’effet des pollens 220px-Honeybee-cooling_cropped dans ABEILLESGM exprimant la toxine Bt sur les abeilles. Comme annoncé par les fabricants, sur les individus sains, aucun effet toxique du pollen n’a été démontré, mais les abeilles affectées par un parasite s’y sont montrées beaucoup plus sensibles, la mortalité étant alors beaucoup plus élevée chez les abeilles expérimentales nourries au pollen GM (durant 6 semaines). Les chercheurs supposent que le pollen GM pourrait affecter l’immunité de l’abeille, le Pr Hans-Hinrich Kaatz (université de Halle) estime que le Bt pourrait ne pas tuer l’abeille mais agresser les cellules des parois de son intestin, facilitant l’infection par d’autres pathogènes. Dans les 6 semaines d’expérience, les abeilles nourries avec des doses importantes de Bt (10 fois la dose normale) ont été plus nombreuses à mourir. La reine y est exposée plus longtemps, et l’effet sur plusieurs générations de larves n’a pas été étudié. Cette hypothèse n’est généralement pas retenue comme cause principale de la disparition des apidés, car des abeilles disparaissent touchées dans des zones où les OGM sont très rares ou totalement absents, même si des cas de pollution génétique semblent avérés, et que des cultures illégales d’OGM auraient eu lieu ou ont été tolérées (en Argentine par exemple). Enfin, l’Europe où les OGM sont peu présents a été touchée avant l’Amérique du Nord où ils sont le plus cultivés. Si les OGM produisant leur propre insecticide peuvent avoir de faibles effets néfastes sur les abeilles, les insecticides « classiques » largement utilisés par les agriculteurs en ont également, et l’usage d’OGM a permis d’en réduire l’usage. Deux études concluent ainsi que les champs d’OGM Bt (coton ou maïs Bt) auraient plutôt moins d’effet que ceux traités par pulvérisation d’insecticides classiques, sur les abeilles proprement dites ou sur des hyménoptères similaires.
  • Une infection fongique par un champignon microscopique parasite. Par exemple, le Nosema cerenae, un champignon microscopique unicellulaire est souvent retrouvé dans le corps des abeilles mortes et a pour cette raison été évoquécomme cause possible. Mais il pourrait ne s’agir que d’un pathogène opportuniste profitant d’une baisse de l’immunité de l’abeille. Une équipe de chercheurs espagnol a toutefois découvert plusieurs colonies d’abeilles atteintes du syndrome et qui ne présentaient comme unique anomalie que la présence de ce seul champignon microscopique. Après traitement des abeilles survivantes avec l’antifongique flumagillin, ils ont démontré une guérison totale des symptômes. Cette avancée permet de proposer aux apiculteurs un suivi des abeilles pour la présence de ce parasite ainsi qu’un traitement.

 

 

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