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Le culte de l’âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

Parmi les accusations intentées par les païens aux premiers chrétiens, deux des plus fréquentes étaient celles d’adorer une tête d’âne et de manger de la chair humaine. Ces calomnies avaient déjà été lancées par les Grecs d’Égypte contre les juifs ; les chrétiens s’y trouvèrent exposés par le seul fait que l’Église sortait de la Synagogue. Mais si l’accusation d’anthropophagie est de celles que la malignité imagine sans peine, il n’en est pas de même de celle d’onolâtrie ; depuis longtemps, les savants se préoccupent de savoir pourquoi et comment les juifs, puis les chrétiens, ont été soupçonnés d’adorer un âne. M. Joseph Halévy croit avoir découvert le mot de l’énigme .

Donkey Catalan race.jpgL’antisémite alexandrin Apion racontait, d’après un géographe du IIIe siècle nommé Mnaséas, l’histoire suivante. Autrefois, les Juifs et les Iduméens étaient en guerre pour la ville iduméenne de Dora. Un prêtre d’Apollon, Zabid, vint trouver les Juifs et leur promit de leur livrer Apollon, le dieu de Dora, qui se rendrait de lui-même à leur temple, à condition qu’ils s’éloigneraient tous de Jérusalem. Les Juifs le crurent et s’éloignèrent. Alors Zabid fabriqua une machine de bois dont il s’enveloppa et où il fixa trois rangs de lumières ; ainsi équipé, il se mit en marche, ayant de loin l’apparence d’une constellation. Zabid, profitant de la stupeur des Juifs, arriva à leur temple, enleva la tête d’or de l’âne et retourna à Dora.

Josèphe, qui rapporte ce conte, répond que le véritable âne de l’affaire, c’est Apion, qui ne sait même pas que la ville de Dora n’est point en Idumée, mais en Phénicie, près du mont Carmel. Il remarque d’ailleurs combien il est absurde de supposer qu’un homme ait pu pénétrer sans obstacle dans le temple de Jérusalem et emporter de là une lourde tête d’âne en or massif.

Les historiens grecs Posidonius et Apollonius Molon racontaient qu’Antiochus Epiphane, en pillant le temple de Jérusalem, avait trouvé, dans le trésor, une tête d’âne en or. Mais ii y découvrit encore autre chose. Le sanctuaire renfermait une statue en pierre, représentant Moïse monté sur un âne, tenant un livre dans ses mains. Apion ajoutait qu’Antiochus y vit aussi un Grec couché sur un lit, que l’on engraissait de toutes sortes de victuailles, dans l’intention de le sacrifier et de le manger rituellement. Cet horrible festin exigeait chaque année une victime.

M. Bücher a supposé que ces accusations d’onolâtrie et d’anthropophagie avaient primitivement été portées contre les peuples syriens en général et qu’Apion les appliqua spécialement aux Juifs pour les besoins de sa cause. L’anecdote de Mnaséas s’expliquerait comme suit. Il y avait en Idumée une ville nommée Adora, qui était en lutte avec une bourgade voisine. Zabid l’Adorien vola la tête d’âne dans le temple de la bourgade inconnue et la rapporta dans la sienne, qui était vouée au culte d’Apollon ; ces enlèvements d’idoles sont fréquents dans toute l’histoire de l’Orient. D’autre part, certaines pratiques des cultes syriens pouvaient donner lieu à l’accusation d’anthropophagie, et, quant au culte de la statue de Moïse, M. Bücher a rappelé un passage d’Epiphane (IVe siècle), qui signale précisément ce culte dans l’Arabie Pétrée.

M. Halévy a bien raison de repousser l’explication de M. Bücher. Jamais une rivalité entre deux obscurs villages n’aurait pu donner naissance à la fable rapportée par les historiens grecs. C’est dans des faits palestiniens mal compris, mais là seulement, qu’il convient d’en chercher la source. M. Halévy l’a essayé.

Le culte de l'âne dans ANEIl existait un vieil antagonisme, ou plutôt une haine intense (car il s’y mêlait des motifs religieux), entre les Juifs et les Samaritains, entre Jérusalem et Samarie. La Genèse raconte que Sichem (en hébreu « épaule »), fils de Hamor (en hébreu « âne »), prince de la ville de Sichem, viola Dina, la fille de Jacob. Sichem + Hamor, cela fait « un dos d’âne », d’où M. Halévy suppose qu’aura pu naître une légende populaire attribuant le culte de l’âne aux Sichémites. Dans les Juges (IX, 28), il est parlé avec mépris des « hommes d’Hamor, père de Sichem » ; donc, Hamor est l’objet d’une sorte de culte à Sichem (survivance d’un culte totémique, n’en déplaise à M. Halévy, qui ne veut pas entendre parler de totems chez les Juifs). Après tout, le culte de l’âne ne serait pas plus extraordinaire à Sichem qu’en Phrygie, où la légende du roi Midas nous prouve cependant qu’il existait.

Quand les Grecs de la côte attribuèrent le culte de l’âne aux Juifs de Sichem, il était assez naturel qu’ils en soupçonnassent tous les Juifs indistinctement, en particulier ceux de Jérusalem.

Aux yeux de M. Halévy, l’histoire de Mnaséas doit s’entendre presque à la lettre. La ville de Dora, non loin d’Apollonias, possédait un temple de Resheph, l’Apollon phénicien. Dora est en guerre avec Sichem, la ville samaritaine. Zabid, citoyen de Dora, va trouver les Sichémites et leur promet de faire venir la statue d’Apollon dans leur temple. Au lieu de cela, par une ruse de guerre, favorisée par la stupidité proverbiale des Samaritains, il enlève l’idole des Sichémites, la tête d’âne en  dans ANEor.

Cette même ville de Sichem rendait un culte à Moïse, en qui elle voyait le véritable sauveur du monde et une incarnation de Jéhovah. L’existence, dans le temple de Sichem, d’une statue de Moïse monté sur un âne est d’autant moins invraisemblable que les Samaritains ne répugnaient pas, comme les autres Juifs, aux simulacres religieux.

« Comme on le voit, conclut M. Halévy, la légende que nous étudions n’est peut-être pas aussi dépourvue de fondement qu’on est tenté de le croire. Elle pourrait avoir un fond de réalité si l’on en place le berceau dans le sanctuaire samaritain du mont Garizim. » En revanche, transportée à Jérusalem, elle devient absurde. Cette transposition est l’oeuvre d’écrivains grecs qui raisonnaient ainsi : « Pourquoi les Juifs de Jérusalem n’auraient-ils pas le même culte qu’ils attribuent aux Juifs (Samaritains) de Sichem ? »

Reste le Grec captif et engraissé. M. Halévy remarque que les Grecs d’Égypte appelaient le Dieu des Juifs Iaô, l’âne ciô  (en copte) et les Grecs iaones (singulier iaôn). Il y aurait donc eu confusion, par voie de calembour, entre le Dieu, l’âne et le Grec mangé rituellement. Cela est trop ingénieux pour être vrai. L’accusation d’anthropophagie entre gens de religions différentes n’est que le suprême effet de l’odium theologicum ; il n’est pas besoin de calembours pour l’expliquer .

L’accusation d’onolâtrie fut portée contre les chrétiens avec une ténacité singulière. Sous Septime Sévère, à Carthage, un gladiateur promena à travers la ville une figure d’âne avec l’inscription : « Dieu des chrétiens » . Tout le monde connaît le graffite découvert au Palatin à Rome, représentant un homme à tête d’âne qui paraît crucifié, à côté duquel se tient un autre homme en prière avec l’inscription : « Alexamène adore son Dieu . » Mais M. Wuensch semble avoir démontré, à la suite de Haupt, que l’interprétation ordinaire de ce graffite est inadmissible. Ce savant a publié, en 1898, une série d’inscriptions sur plomb, découvertes dans des sarcophages en terre cuite sur la voie Appienne. Ce sont des imprécations contre des chevaux et des cochers du cirque, dont les auteurs sont les adeptes d’une secte gnostique, adoratrice de Typhon-Seth, dieu à tête d’âne. Le graffite du Palatin n’est donc pas une caricature du Christ : c’est la représentation grossière de l’hommage rendu à Typhon-Seth par un de ses adorateurs .

Si la légende de l’adoration de l’âne par les chrétiens est une calomnie inepte, il n’en est pas moins certain que l’âne occupe une place peu banale dans la tradition chrétienne primitive. Jésus fit son entrée à Jérusalem sur une ânesse accompagnée de son ânon (Matthieu, XXI, 7), afin que fut accomplie la prophétie: « Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient à toi, débonnaire, et monté sur un âne, sur le poulain de celle qui porte le joug. » Parce qu’il avait été la monture de J.-C. (et de la Vierge lors de la fuite en Égypte, suivant la tradition iconographique), l’âne a toujours joué un certain rôle dans la religion populaire. Il suffit de rappeler la fête de l’âne, qui se célébrait, au Moyen Âge, le jour de la Circoncision . Une croyance assez répandue veut que le dos de l’âne soit marqué d’une croix, en mémoire de celui qu’il a porté.

Y aurait-il lieu d’établir un rapport quelconque entre la prétendue idole de Moïse monté sur un ânon et l’image familière de Jésus entrant sur une ânesse à Jérusalem ? Je me contente de poser la question, sans croire que nous ayons les moyens de la résoudre. Mais lorsqu’on cherche à démêler l’origine des traditions populaires, il ne faut jamais oublier que l’interprétation des images en a été l’un des facteurs les plus féconds.

 

                                                                                              Gif anes

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Ane d’Asie

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

                                                             Ane d'Asie dans ANE hemione

Anes sauvages d’Asie. By Lip Kee

L’âne sauvage d’Asie habite les steppes et les zones arides et montagneuses.

Sa robe est généralement brun-rougeâtre en été et s’éclaircit en hiver pour devenir brun-jaunâtre. La partie ventrale est blanche ou chamois. Cette espèce se caractérise par une raie noire aux bords blancs sur la partie dorsale.
Les jambes sont courtes et les pieds assez petits. Le poids varie de 200 à 260 kg.

Cette espèce est monogame. L’étalon reste avec une seule jument pendant la saison de reproduction et les 12 mois de gestation.

Les accouplements s’effectuent entre avril et octobre. La femelle met au monde un seul ânon.

                                             pt15913 dans ANE

Jeune Equus hemionus. By Lip Kee

Moins de 50% des jeunes survivent au-delà de la première année.

En liberté, l’âne sauvage d’Asie vit au maximum 14 ans mais peuvent atteindre près de 30 ans en captivité.

Le loup est le seul prédateur connu avec l’homme bien sûr. Les populations nomades de Mongolie estiment que les ânes font concurrence au bétail domestique pour les maigres ressources alimentaires.

Bien que protégée, l’espèce est donc chassée.

 

                                                                          Gif anes

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Protection de l’âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

L’association A.D.A.D.A (Association des Amis des Ânes) a vu le jour en 1968, sous l’impulsion du peintre corrézien Raymond Boissy, avec un but : « réhabiliter l’espèce asine et éviter sa disparition ».


Protection de l'âne dans ANERécalcitrant, caractériel, têtu, l’âne est assez méconnu du grand public. Il demeure pourtant un agréable animal de compagnie et très intelligent… « Il est donc nécessaire de le connaître un peu afin d’éviter de graves erreurs », souligne-t-on chez ADADA.

Depuis 2003, l’Association a construit son propre refuge en Auvergne, où vivent 80 ânes de toutes les races et en attente d’adoption. Ces animaux ont appartenu à des adhérents qui ont décédé, d’autres ont souhaité s’en séparer et elle recueille également des ânes maltraités, placés par la Direction des services vétérinaires. 

Disposant d’un réseau de correspondants en région et dans plusieurs pays  qui se dévouent à la cause asine, l’association compte aujourd’hui près de 950 adhérents. Passionnés par les ânes ou simplement curieux de connaître ce cousin du cheval. Ils ont en commun la passion pour ce doux animal de compagnie.

Comme pour la plupart des animaux de compagnie qui arrivent dans les refuges, l’âne est lui aussi victime de l’abandon. Acheter un ânon s’apparente souvent à l’acquisition d’une petite peluche vivante. Mais la cohabitation peut s’avérer contraignante pour le propriétaire, en raison des exigences engendrées par son élevage : les besoins d’espace, les soins vétérinaires, la promiscuité avec d’autres animaux ou avec certains de ses congénères. 

Tout le travail des bénévoles et du personnel d’ADADA est « d’encourager et responsabiliser les amis des ânes, leur prodiguer les soins indispensables à leur bien-être, leur faciliter les rencontres et échanges afin de promouvoir le monde asin ».

La Fondation 30 Millions d’Amis soutient régulièrement ADADA. En 2007, la Fondation lui a accordée une aide et a réglé à hauteur de 3000 € les frais vétérinaires nécessaires pour maintenir en bonne santé nos compagnons les ânes…

Un site …. http://www.30millionsdamis.fr/agir-pour-les-animaux/adoptez-moi/zoom-refuges/les-anes-bichonnes-du-refuge-dadada.html

                                                                          Gif anes

 

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L’âne d’Inde

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

 L'âne d'Inde dans ANE pt114121L’âne sauvage d’Inde ou onagre est un animal dont la robe d’été est brun pâle à crème, avec une raie brun clair sur le dos et le garrot. Le ventre est blanc. L’hiver, le pelage devient grisâtre et plus long.

 C’est le plus rapide des Equidés avec des pointes à 70 km/h. Il vit dans les zones arides d’Arabie Saoudite jusqu’en Russie et au Kazakhstan. Des populations habitent en Inde et au Tibet. Cette espèce a été réintroduite en Iran, en Mongolie et au Turkménistan.

Onagre. By Harry Moon

Les mâles peuvent peser jusqu’à 250 kg. La robe est brune assez pâle avec une raie brun clair sur le dos et sur les épaules. La partie ventrale est blanche.

En hiver, la robe devient grisâtre et le poil est plus long.

Equus onager

Le seul prédateur de l’onagre est l’homme. Chassé pour sa chair et pour cause de concurrence avec le bétail domestique, c’est devenu une espèce très rare.

On estime qu’il ne reste qu’environ 150 individus et l’espèce est donc classée en danger extrême d’extinction.

 

                                                                        Gif anes

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L’âne commun

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

 Equus asinusL’âne commun (Equus asinus ou Equus africanus asinus) ou plus simplement « âne », est à l’origine une espèce d’âne sauvage d’Afrique qui a été domestiquée et hybridée très tôt dans l’histoire pour remplir à moindre coût les mêmes fonctions que le cheval, un autre équidé comme lui. Les paysans les plus pauvres le préfèrent en effet au cheval car il se contente de peu sur le plan alimentaire, d’où son surnom de « cheval du pauvre ». De plus, l’âne peut se déplacer dans des endroits très escarpés, aussi est-il utilisé pour le transport de marchandises lourdes dans les régions peu accessibles, ou bien sous sa forme hybridée avec le cheval : le mulet. L’âne peut aussi être une ressource alimentaire ou un animal de compagnie.

Enfin, l’âne domestique a formé des populations vivant à l’état sauvage en Australie et en Amérique. C’est le phénomène du marronnage.

 

La femelle est l’ânesse et le petit l’ânon.                       Gif anes

 

 

 

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Différentes races d’ânes

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

Anes bourbonnais SDA2010.JPGBien que l’on connaisse de façon à peu près certaine l’origine des ânes domestiques, la famille asine est mal connue dans son ensemble. Des études récentes ont permis d’établir cette généalogie.

 

 Ane de provence SDA2010.JPG

Il existe aussi une variété endémique d’âne albinos, l’âne sarde, dans la petite île d’Asinara située au large de la côte nord-ouest de la Sardaigne.

 

 

                                               Gif anes

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Races d’anes français

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

En France, sept races d’ânes sont reconnues officiellement par le Ministère de l’Agriculture et les Haras Nationaux :

 Baudet du Poitou 1.JPG

  • le baudet du Poitou qui mesure entre 1,40 et 1,56 m au garrot et pèse de 300 à 410 kg ; sa robe est velue et va du bai brun au noir, les oreilles sont grandes et en éventail. C’est une race de grands ânes dédiée à la production mulassière.

 

  • le Grand Noir du Berry qui mesure entre 1,35 et 1,45 m au garrot ; sa robe est bai brun à bai brun foncé sans bande cruciale (bande de poils foncés au travers du garrot) ni raie de mulet (bande de poils foncés le long du dos) et sans zébrures ; le ventre est gris-blanc ainsi que le bout du nez et le contour des yeux, les oreilles de grande dimension et bien droites ;

 

  • Ane cotentin 101.jpgl’âne du Cotentin qui mesure entre 1,15 et 1,35 m au garrot ; sa robe est gris cendré, gris bleuté ou tourterelle avec ou sans zébrures sur les membres et raie de mulet ou bande cruciale ; le ventre est gris-blanc, les oreilles sont plus foncées sur les contours et à la base ;

 

  • l’âne de Normandie qui mesure de 1,10 à 1,25 m au garrot ; sa robe est bai brun avec bande cruciale, le ventre est gris-blanc, les oreilles de bonne dimension bien ouvertes avec l’intérieur plus clair, et l’œil a un contour blanc ;

 

  • l’âne de Provence qui mesure entre 1,20 et 1,33 m au garrot ; sa robe est à dominante gris tourterelle pouvant varier du gris très clair au gris très foncé nuancé de roux et de marron avec une bande cruciale bien marquée ; le tour des yeux est souvent blanc ainsi que le bout des lèvres et l’encolure est épaisse ;

 

  • Âne des Pyrénées 2.jpgl’âne des Pyrénées (comprenant les deux types gascon et catalan) qui est de grande taille car il peut mesurer jusqu’1,60 m au garrot ; sa robe est noire brillant à bai brun foncé avec le bout du nez, le contour des yeux et le ventre décolorés ; le poil est très ras, les oreilles sont grandes et bien droites ;

 

  • l’âne Bourbonnais qui mesure de 1,18 à 1,32 au garrot et qui est trapu avec une longue queue ; sa robe est nuancée dans les tons chocolat avec une bande cruciale et le ventre et le bout du nez gris à gris clair.

 

  • l’âne Corse, le pur Corse qui mesure 1m17 au garrot; sa robe est gris très clair. Le noir, issu du croisement avec des ânes Catalans qui mesure 1m24 au garrot.

 

L’avenir d’Equus asinus semble bien incertain en France par exemple, la population asinienne comptait environ un million d’individus au début du XXe siècle ; dans les années 1970, il n’y avait plus que vingt mille rescapés. Mais grâce à l’action des associations et d’une poignée d’éleveurs le nombre d’ânes est remonté à trente mille en une vingtaine d’années.

 

                                                                               AneAne

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Utilisation de l’âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

Le terme de baudet désigne un âne reproducteur, quelle que soit sa race : il ne se limite donc pas au baudet du Poitou.

 La gestation de l’ânesse dure 12 à 13 mois, parfois un peu plus. (Comparé aux 10 à 12 mois pour la jument). Elle est en chaleurs toutes les 4 semaines durant toute l’année. Elle donne à l’ânon entre 3 et 6 litres de lait d’ânesse par jour pendant six mois.

 Les hybrides de l’âne : Vieux bardot

 Son génome compte 62 chromosomes.

 La domestication de l’âne remonterait à au moins 5000 ans, date estimée de dépouilles retrouvées dans une tombe égyptienne à Abydos. Les analyses de ces dernières montrent des déformations caractéristiques de leur squelette, secondaire à leur utilisation comme animal porteur et qui n’existent pas sur les ânes sauvages.

 Transport

Utilisation de l'âne dans ANE 170px-Mykonos_MarketL’âne domestique a longtemps eu les mêmes fonctions que le cheval mais il était moins coûteux car il se contentait de peu sur le plan alimentaire ; les paysans les plus pauvres le préféraient donc au cheval, d’où son surnom de « cheval du pauvre ». De plus, l’âne peut se déplacer dans des endroits très escarpés, aussi était-il utilisé pour le transport de marchandises lourdes vers les cabanons les plus hauts perchés des calanques de Marseille, par exemple.

 

Attelé, monté ou bâté, l’âne a longtemps été utilisé comme moyen de transport. Il est aujourd’hui de plus en plus employé pour assurer le transport des affaires des randonneurs en montagne. Dans le massif cévenol, cette utilisation touristique trouve son inspiration dans un livre de Robert Louis Stevenson, Voyage avec un âne dans les Cévennes.

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Symbolisme d’un âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

 

Donkey Catalan race.jpgL’âne a toujours eu une place importante dans la vie des peuples méditerranéens. Aujourd’hui encore, il est tout un symbole en Provence et est même sacré en Corse. La sous-espèce d’âne catalan est un symbole de la Catalogne.

 Si on associe l’âne à la bêtise, certainement du fait de son opiniâtreté mais aussi du fait de l’expérience de pensée de l’âne de Buridan, il est en réalité un animal sensible et intelligent… Le plus souvent, les ânes sont même plus dociles que les chevaux car beaucoup moins nerveux. Un âne ne fera pas une chose qu’il n’a pas comprise, il est prudent. C’est pour cela qu’il est sûr en montagne.

 Le fameux bonnet d’âne qui punissait les cancres autrefois avait pour but de conférer l’intelligence de l’âne au cancre. Avec le temps, sa signification a évolué et l’âne a acquis de ce fait une réputation injustifiée qui est ensuite passée dans le langage courant. Exemples : faire une ânerie (bêtise), tu es un âne (sot). Voir aussi : Idiotisme animalier.

 L’âne figure dans plusieurs représentations tirées de la Bible : le devin Balaam est arrêté par un ange alors qu’il voyage à dos d’ânesse pour se rendre auprès de Balaq (Livre des Nombres, 22-24). C’est ainsi que le représente Rembrandt dans un tableau de 1630 conservé au musée Cognacq-Jay. L’âne apparaît aux côtés du bœuf dans les scènes de la Nativité inspirées de l’Évangile selon Luc, dont s’inspirent les crèches de Noël modernes; il est présent dans les représentations de la fuite en Égypte (Évangile selon Matthieu) et dans celles de l’entrée du Christ à Jérusalem (qui figure dans les quatre évangiles).

 L’âne est également le symbole (non officiel) du Parti démocrate des États-Unis.

 Dans les traditions populaires de la Gascogne et des Pyrénées, un âne rouge, qui a la particularité de grossir ou de s’allonger démesurément, est une des formes du diable : il terrorise les passants, la nuit, à proximité d’un pont. Ou bien, sous l’apparence d’un âne inoffensif, il laisse des enfants monter sur son dos, en s’allongeant à mesure, puis, quand tous les enfants sont montés, il se jette dans l’eau et les noie. On lui donne le nom de Drac, c’est-à-dire un génie maléfique lié aux dangers de l’eau.

                                                                             Gif anes

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Mémoires d’un âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

 

Mémoires d'un âne dans ANE 51YTB8NFSVL._SL500_AA300_Mémoires d’un âne est une œuvre littéraire de la comtesse de Ségur, publiée en 1860, contant les mémoires de Cadichon, « âne savant » à qui il arrive de nombreuses aventures, dans un style autobiographique.

 

Résumé

Un âne nommé Cadichon a écrit ses mémoires pour montrer que les ânes ne sont pas si bêtes qu’on le pense. Au début, il a pour maîtresse une fermière qui le maltraite. Il décide donc de s’échapper et vit un moment dans le bois. Il aura pourtant d’autres maîtres. Certains le traiteront bien et il le leur rendra en étant docile et serviable. Il sauvera par exemple la petite Pauline d’un incendie. Par contre, si on ne le traite pas bien, l’âne ne se laisse pas faire et il riposte. Il est finalement recueilli par Jacques et ses cousins qui séjournent dans le château de leur grand-mère. Il y est heureux, mais son côté rancunier et moqueur l’éloignent de ses maîtres. Il blesse le petit Auguste car il le tient pour responsable de la mort de son ami le chien Médor. Cependant il se rend compte qu’il doit changer et mieux se comporter. Il décide donc de se racheter auprès du petit garçon qu’il sauve à deux reprises, alors qu’il est poursuivi par des chiens puis quand il est sur le point de se noyer. Dès lors Cadichon devient véritablement bon.

 

Thèmes

 dans ANELa Comtesse de Ségur fait d’un âne le héros de son livre. Celle-ci aimait beaucoup ces animaux et elle parle souvent dans sa correspondance des ânes qu’elle avait au château de Nouettes où elle vivait. Ainsi, en mettant en avant Cadichon, elle fait comprendre à ses lecteurs qu’il faut bien traiter les animaux et être bon avec eux. Cette idée était déjà développée dans Les malheurs de Sophie, beaucoup des bêtises de la petite fille consistaient en effet à maltraiter un écureuil, une tortue ou un âne. Encore une fois, l’auteur nous montre que tout le monde peut changer avec de la bonne volonté. L’âne a en effet corrigé son mauvais caractère. Dans la dédicace à Henri de Ségur, Cadichon explique « vous verrez aussi combien j’ai été méchant dans ma jeunesse, combien j’en ai été puni et malheureux, et comme le repentir m’a changé et m’a rendu l’amitié de mes camarades et de mes maîtres. »

Cette œuvre a influencé le dessinateur de bande dessinée Fred, dans le personnage de l’âne de la série Philémon.

                                                                                comtesse-de-segur--les-memoires-d-un-ane

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