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Girafe et signes particuliers

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

Cornes

Girafe et signes particuliers dans GIRAFE 320px-Giraffe_ossicones_at_binder_parz_zooLes girafes portent une paire de cornes qui peuvent atteindre 25 cm de haut. Certains mâles développent deux autres excroissances osseuses en arrière de ces deux cornes, ainsi qu’une autre proéminence, impaire, sur le chanfrein. On peut donc voir des girafes avec 2, 4 ou 5 cornes. La femelle porte des cornes plus fines et plus inclinées que le mâle.

 220px-GiraffeSkelLyd2 dans GIRAFE

Squelette et musculature

Le cou démesuré de la girafe ne possède que 7 vertèbres cervicales, si longues qu’elles forment près de la moitié de la longueur de la colonne vertébrale. Celle-ci est très mobile, surtout au niveau du cou. La région cervicale est animée par plusieurs groupes de muscles qui s’attachent à différents endroits : selon le mouvement désiré, ces masses musculaires se contractent ensemble ou les unes après les autres.

 

Appareil buccal

Les mâchoires longues et fines, sont pourvues de 32 dents. Les incisives et les canines échancrées sont présentes uniquement sur la mâchoire inférieure, et disposées en un demi-cercle.

 

Sabot

Les girafes sont des ongulés : elles prennent appui au sol par le bord des sabots. La corne du sabot protège un tissu podophylleux et l’ossature réduite à deux doigts. Les sabots sont plus bas à l’arrière du pied.

 

                                                                                                   Gif girafes

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Girafe, une cible trop facile

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

Girafe, une cible trop facile dans GIRAFE 220px-Hieronymus_Bosch_015Depuis fort longtemps, la girafe cohabite avec l’homme, qui la considère comme un animal gibier. Grâce aux peintures rupestres des cavernes et aux ossements trouvés lors de fouilles, dans une partie du Sahara, on sait que les Africains chassent la girafe depuis des temps très reculés. Les Arabes l’ont chassée depuis des siècles à dos de chameau ou de cheval. Ces montures s’épuisant très vite, les cavaliers devaient donc se relayer souvent. Cette activité était fort périlleuse, car les girafes, en pleine course, envoyaient des rafales de cailloux sur leurs poursuivants. De temps en temps, l’une d’elles s’arrêtait net, faisait volte-face et frappait chevaux et cavaliers de ses pattes antérieures.

    Les Arabes utilisaient plusieurs techniques de chasse : ils lui sectionnaient le tendon du membre postérieur pour la mettre hors d’attaque ou bien ils l’acculaient à un bosquet d’arbres, mettaient pied à terre et la transperçaient de leurs lances. En Éthiopie et au Soudan, ils mettaient le feu à la savane pour rabattre les girafes vers un précipice, au bord duquel ils les achevaient.

    La viande des jeunes girafes femelles est très appréciée des Africains. Un grand mâle fournit environ 450 kg de viande fraîche : de quoi nourrir un village entier pendant plusieurs semaines. Pour être conservée, la viande est boucanée : elle est découpée en fines lamelles, puis séchée au soleil et fumée. Les os sont utilisés comme fertilisant, le lait est bu. La peau de la girafe fournit 2 m2 de cuir de très bonne qualité qui sert à faire des outres, des tam-tams, des lanières, des cravaches, des fouets, des sandales et des amulettes destinées à éloigner les lions. Les boucliers en peau de girafe sont particulièrement appréciés des guerriers, car ils sont plus légers que ceux en peau de buffle ou de rhinocéros, tout en étant très résistants au tranchant des épées et des lances. Les tendons des membres de la girafe sont utiles pour confectionner les cordes des guitares et des arcs ainsi que du fil à coudre.

    170px-Namibie_Etosha_Girafe_04 dans GIRAFETant que les Africains étaient les seuls à chasser la girafe, à l’aide de filets, de lances et de flèches empoisonnées, pour s’en nourrir et fabriquer divers objets, son existence n’était pas menacée. C’est à l’arrivée des colonisateurs, armés de fusils, que commença la véritable extermination des grands ongulés, comme celle de beaucoup d’autres animaux sauvages. Les Boers d’Afrique du Sud ont massacré des troupeaux entiers. En Afrique de l’Est, des chasseurs la traquèrent pour son trophée orné de cornes de 25 cm de long ! Aujourd’hui, les braconniers abandonnent tout simplement la viande de la girafe morte aux vautours et coupent seulement sa queue, terminée par une touffe de crins noirs. Cette queue porte-bonheur sert à confectionner des bracelets vendus aux touristes ainsi qu’aux femmes de certaines tribus d’Afrique orientale pour combattre la stérilité. Elle est aussi utilisée comme chasse-mouches ou comme ornement. On en fait également du fil à coudre pour fixer les perles aux vêtements des femmes masai. Au Tchad, la puissance des chefs de village est proportionnelle au nombre de queues de girafe qu’ils possèdent.

    Une telle industrie a provoqué l’effondrement des populations sauvages. De 1800 à 1865, les effectifs ont diminué considérablement et, en 1900, peu d’animaux subsistaient encore dans leur milieu naturel. En 1898, par exemple, il restait moins de 30 girafes dans le parc national Kruger, en Afrique du Sud. Le nombre chuta encore davantage lors de l’épidémie de peste bovine. Cette maladie contagieuse terrassa beaucoup d’herbivores au début du siècle. Au Botswana, entre 1942 et 1955, les girafes, avec d’autres animaux, furent systématiquement abattus lors d’une campagne contre la mouche tsé-tsé, dans le nord du pays.

   169px-Girafe_r%C3%A9ticul%C3%A9e La girafe est aujourd’hui protégée dans la plupart des pays qu’elle habite. La Tanzanie l’a même choisie comme emblème national. Néanmoins, son aire de répartition ne cesse de régresser : la sécheresse qui sévit en Afrique affecte les végétaux dont elle se nourrit, l’homme détruit son milieu naturel (exploitation pour le bois de chauffage, extension des villages et des cultures…) et le braconnage continue. À la fin des années 1990, on estimait à 111 000 le nombre de girafes en Afrique (U.I.C.N., 1998 ) mais au cours de la dernière décennie, le nombre total de girafes aurait décliné d’environ 30 % selon l’International Giraffe Working Group (IGWG), en particulier en Afrique centrale et occidentale, dans le nord du Kenya, en Éthiopie et en Somalie. Le braconnage et les conflits armés ont entraîné, par exemple, une diminution du nombre de girafes réticulées d’environ 27 000 individus dans les années 1990 à moins de 3 000 aujourd’hui, en Somalie, en Éthiopie et au Kenya. Certains groupes identifiés par la recherche citée menée par David M. Brown sont plus particulièrement menacés.

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Bibliographie de la Girafe

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

  • Gif girafes

 

 

Gif girafes

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Piqûre d’abeille

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

Piqûre d'abeille dans ABEILLESLorsqu’elle se trouve menacée, l’abeille utilise son dard pour injecter du venin à son agresseur. Cet aiguillon dentelé, dont seules les femelles sont pourvues, reste fiché dans la peau de la victime et est arraché de l’abdomen de l’abeille lorsque celle-ci s’éloigne. Il entraîne à sa suite une partie des organes internes de l’abeille, dont son sac à venin. Cette déchirure est presque toujours fatale à l’abeille piqueuse. Même après le départ de l’abeille, les contractions réflexes des muscles arrachés continuent d’injecter le venin contenu dans le sac, une trentaine de secondes étant nécessaires pour vider celui-ci. Il faut donc éviter de le compresser en le retirant dans les secondes suivant la piqûre.

Chez certaines espèces comme les mélipones, l’aiguillon, sous-développé, ne permet pas la piqûre : l’abeille se défend alors par une morsure urticante.

Une piqûre injecte en moyenne 140 µg de venin, selon l’espèce d’abeille et le délai avant lequel l’aiguillon est retiré. Sauf en cas d’intolérance, une unique piqûre est inoffensive pour l’Homme. Toutefois, l’emplacement des piqûres, leur nombre ou une sensibilité allergique peuvent occasionner des décès en cas de choc anaphylactique.

220px-Bienenstich_Oberlippe dans ABEILLESEn l’absence de données significatives, la dose létale médiane n’est pas établie avec certitude et oscille, selon les auteurs, entre 1,3 mg⋅kg- et 3,5 mg⋅kg- de venin. Le nombre de piqûres nécessaires pour atteindre ces doses, pour un adulte pesant entre 60 kg et 70 kg, varie selon les espèces et les estimations entre 600 et 1 750. Seules les abeilles tueuses, au comportement extrêmement agressif, sont susceptibles de causer un si grand nombre de piqûres. En revanche, leur venin ne diffère pas sensiblement de celui des autres espèces d’Apis mellifera.

Le jus d’oignon fraîchement coupé est assez efficace pour soulager la douleur des piqûres d’abeille. Plonger la partie blessée dans du vinaigre pendant 30 minutes permet aussi une très nette diminution de la douleur et du gonflement.

L’allergie au venin d’abeille

On estime qu’environ 2 % (certaines sources indiquent jusqu’à 5 %) de la population serait allergique au venin d’abeille. Néanmoins, dans de rares cas, cette allergie peut s’avérer fatale. Avant d’entreprendre une thérapie, il est donc préférable de subir un test d’allergie. On recommande également de toujours avoir à sa portée un auto-injecteur d’épinéphrine

 

                                                                                   Gif abeilleGif abeille

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Reine des abeilles

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

 

Comment devenir reine chez les abeilles

Reine des abeilles dans ABEILLESA la naissance les abeilles naissent égales, et sont toutes nourries de gelée royale jusqu’au 3ème jour. Mais une seule deviendra reine en étant nourrie de cette même gelée jusqu’au 14e et 15e jour de son existence.

 La reine assure la pérennité de la colonie et les ouvrières remplissent toutes les tâches d’entretien et de production. Les mâles dont le rôle est uniquement la reproduction sont tolérés dans la ruche l’espace d’un été. Ceux qui accompagnent la reine lors du vol nuptial pour la féconder meurent immédiatement après. La ruche s’éveille au printemps et les abeilles réalisent l’essentiel de leurs activités jusqu’à l’automne.

 

La reine (que l’on appelle aussi la mère) ne mérite aucun de ces deux noms. Ce n’est pas une reine, car elle ne dirige rien. Elle n’est pas une mère car elle ne s’occupe pas de ses enfants.

  Abeille en gros planLa reine (toujours unique) est en fait une pondeuse. Mais quelle pondeuse !!!!!  En haute saison, elle pond environ 2.500 oeufs par 24 heures, ce qui représente une fois et demi son poids !!!!!

 La vie de la ruchée dépend exclusivement de la reine. C’est la seule qui est capable de pondre des oeufs fécondés, c’est à dire des ouvrières qui elles mêmes s’occupent de tout. Et pourtant cette reine, dont dépend la vie de la ruchée et qui réalise des pontes extraordinaires, n’ était au départ qu’une larve comme les autres. On peut faire une reine à partir de n’ importe quelle larve ….à condition qu’on la nourrisse avec de la gelée royale. Je parlerai de cette gelée royale par la suite.

 Contrairement à ce que l’on pensait il y a encore quelques années, la reine connaîtra plusieurs accouplements et c’est ce qui explique, que dans une ruche, il y a des abeilles différentes (certaines toutes noires, d’autres avec des bandes jaunes ou orangés).

  Toutes les220px-Opened_queencell_0021 dans ABEILLES abeilles ont la même mère mais peuvent avoir des pères différents.

 

 

 

Lorsque la spermathèque de la reine sera pleine, la reine rentrera à la ruche….pour ne plus en sortir.

  Après quelques jours de repos, la reine se mettra à pondre. C’ est-à-dire qu’elle déposera un œuf au fond d’une cellule, libérera quelques spermatozoïdes de sa spermathèque, pour les déposer sur l’œuf, puis passera à la cellule suivante, pour recommencer son manège…..Le seul qu’elle accomplira durant toute sa vie qui peut durer 5 ans. Ce sont les ouvrières qui décideront de l’avenir de ces œufs.

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Abeille et essainage

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

 

Gif abeilleLes colonies les plus prospères se reproduisent par essaimage. Au début du printemps, quelques cellules à reine sont édifiées, d’une forme différente de celle des cellules d’ouvrières. Peu de temps avant la naissance des reines, l’ancienne reine quitte la ruche avec la moitié des effectifs de toutes les catégories d’ouvrières pour former un essaim: au moment du départ, toutes les ouvrières se sont gavées le jabot de provisions et, trop obèses, elles ne peuvent pas piquer : un essaim est donc inoffensif, et le reste en principe tout le temps de son voyage. Avec le premier essaim partira la reine fécondée. L’essaim cherchera à trouver un autre abri pour établir sa ruche ou, plus rarement en créera une ex nihilo sur les branche d’un arbre, sur une falaise…

Abeille et essainage dans ABEILLES 188px-CeranaDans la ruche, la première reine qui naît tue immédiatement toutes ses rivales, qui sont encore dans leurs cellules, sauf dans les colonies très importantes, où les abeilles doivent préserver les jeunes reines afin d’essaimer encore deux fois. Il ne peut en effet y avoir qu’une reine par colonie. Une semaine plus tard, elle effectue son premier vol nuptial.

Une colonie peut produire, entre le début du printemps et le début de l’été, jusqu’à trois essaims, ils sont dits respectivement primaire, secondaire et tertiaire.

 

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Communication des abeilles

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

La communication revêt une importance particulière chez les insectes sociaux, elle est un facteur de cohésion et de coordination des actions du groupe. Les abeilles communiquent par contacts antennaires, par voie chimique via des phéromones émises par la reine et par des danses qui permettent aux ouvrières de se renseigner entre elles sur les sources de nourriture.

Communication entre la reine et les ouvrières

Abeille en train de collecter du pollen.

Il s’agit d’une communication chimique qui assure la cohésion de la structure familiale de la colonie. La reine émet des phéromones royales qui sont transmises à toutes les ouvrières par l’intermédiaire de contacts de leurs antennes, et par les échanges de nourriture. Celles-ci régulent le comportement des ouvrières et bloquent leur fonction ovarienne.

Au moment de l’essaimage, la reine ne produit pas suffisamment de phéromones par rapport au nombre d’ouvrières. Certaines se mettent à construire quelques alvéoles royaux, plus grands, et vont nourrir la larve uniquement de gelée royale, ce qui provoque le développement d’une ou plusieurs jeunes reines. La première éclose tue les autres larves de reine en développement. Si deux reines éclosent en même temps, elles se combattent à mort. La survivante entreprend quelques jours plus tard son vol nuptial, et se fait féconder par les faux bourdons. C’est en général la vieille reine qui quitte la colonie, avec une partie des ouvrières, pour former un essaim.

 

                                                                                                           Communication des abeilles dans ABEILLES abeille_gif

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Danse des abeilles

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

Danse des abeilles dans ABEILLES 320px-ApisDorsataHiveC’est à l’éthologue autrichien Karl von Frisch (1886 – 1982), dans son ouvrage Vie et mœurs des abeilles, que l’on doit la description et la compréhension des «danses» des abeilles. Ces découvertes de Karl von Frisch ont pu être confirmées en 1986, à l’aide d’un robot miniature capable d’exécuter cette danse des abeilles. Grâce à ces mécanismes de communication, les colonies peuvent s’adapter et localiser efficacement les sources de nourriture disponibles. L’intensité plus ou moins grande des danses renseigne sur les plantes qui cessent d’être productives et sur celles qui le deviennent.

Aux autres ouvrières restées dans la colonie, l’abeille découvreuse indique, par danses, la direction des fleurs particulièrement intéressantes à butiner. Selon la proximité de la source de nourriture, elle effectue deux types de rondes différents.

Elle émet également avec ses ailes un son particulier et transmet l’odeur du nectar dont elle veut communiquer la position. Les réceptrices restent en contact avec la danseuse. Ces danses exécutées sur les rayons d’alvéoles sont d’autant plus vives, et de longue durée, que le nectar est abondant et riche en sucre. Alertées, les abeilles jusque-là inactives s’envolent à la recherche de cette nourriture.

Lorsque l’exploratrice effectue une danse en rond, elle indique que la source de nectar est proche, dans un rayon d’environ quarante mètres. La découvreuse décrit un cercle, en tournant sur elle-même à un rythme très rapide, de huit à dix tours en quinze secondes, puis fait un demi-cercle en sens inverse. Les autres abeilles, qui suivent la danseuse en la palpant avec leurs antennes, détectent le parfum de la source de nectar dont son corps est imprégné, et quittent alors la colonie, à la recherche de la source de nourriture, guidées par l’odeur des fleurs à exploiter.

Une danse frétillante indique une ressource en nourriture située à une plus grande distance. Dans ce cas, la butineuse s’oriente par rapport à la direction du soleil: en plus de ses deux yeux composés, elle dispose, sur le haut de la tête, de trois ocelles, des yeux simples qui, sensibles à la lumière polarisée, permettent de repérer le soleil au travers des nuages.

Une reine entourée d'ouvrièresL’abeille découvreuse décrit une courte ligne droite, puis un demi-cercle, pour revenir à son point de départ, elle parcourt à nouveau le diamètre, effectue un nouveau demi-cercle, de l’autre côté, et recommence. Pendant les trajets en ligne droite, le corps de la danseuse est porté en avant, les pattes fermement en contact avec le support, et elle frétille rapidement, à la manière d’un pendule. En suivant la danseuse, les autres abeilles reconnaissent l’odeur de l’espèce de fleur à explorer, et obtiennent aussi des informations sur la direction de la ressource et sa distance par rapport à la colonie. La danse frétillante est d’autant plus rapide que la source de nourriture est proche, et l’angle formé entre la verticale et l’axe de la danse rectiligne est le même que celui formé entre la direction du soleil et celle de la nourriture. Au fur et à mesure de la course du soleil, la danseuse modifie l’angle de sa danse.

Sur les rayons, disposés verticalement, la butineuse se comporte comme précédemment, mais entreprend une danse différente: elle commence par décrire un demi-cercle, puis elle revient vers son point de départ, en suivant une ligne droite, le diamètre; de retour à son point de départ, elle parcourt l’autre demi-cercle, dans l’autre sens, puis parcourt à nouveau en ligne droite le diamètre précédent, avec le même sens de parcours. Ce cycle dont la forme rappelle celle d’un huit est parcouru de nombreuses fois. Lorsqu’elle parcourt le diamètre, l’abeille frétille en agitant l’abdomen latéralement.

 dans ABEILLESLa direction du diamètre indique celle de la source de la miellée. Imaginons un cadran avec la ruche au centre, et le soleil placé au-dessus à la verticale. Sur ce cadran, l’abeille se dirige du centre vers la source de nourriture. Si la source de nourriture est dans la direction du soleil, l’abeille va se diriger verticalement de bas en haut sur la ligne droite. Si la source se trouve à 30° à droite par rapport à la direction du soleil, la ligne droite qu’elle décrira sera inclinée de 30° à droite par rapport à la verticale, elle la parcourra de bas en haut. Si la miellée est à l’opposé du soleil, son trajet se fera alors de haut en bas.

Quant à la distance de la source de nectar, elle est indiquée par le nombre des mouvements latéraux de l’abdomen, lors d’une phase vibrante, ou par la durée de celle-ci (mesure équivalente): ainsi plus le nombre de mouvements est important, plus la source de nourriture est éloignée.

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Mémoire des abeilles

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

 

Mémoire des abeilles dans ABEILLES 120px-Asiatic-honey-beeL’utilisation de fleurs artificielles, délivrant une solution sucrée et odoriférante, a permis de mettre en évidence la mémoire olfactive des abeilles. L’odeur mémorisée permet à la butineuse de s’orienter sélectivement vers les fleurs sur lesquelles elle a précédemment trouvé de la nourriture. Au cours de la journée, les abeilles et les bourdons apprennent à mieux exploiter les fleurs qu’ils butinent. En revanche, leur mémoire décroît pendant la nuit. Cette amnésie présente un avantage: les fleurs ayant une vie courte, le souvenir trop persistant de ce qui n’est plus, pourrait inhiber, chez les ouvrières, la recherche de nouvelles fleurs.

De même, les abeilles peuvent utiliser leur mémoire olfactive afin de ne pas reconsommer le nectar de fleurs toxiques qui les a rendues malades.

Production des abeilles

Les abeilles produisent du miel, de la cire pour construire les alvéoles, de la gelée royale pour nourrir les jeunes reines, ainsi que de la propolis qui, une fois mastiquée, sert à colmater les ouvertures et à isoler la ruche.

                                                                                                   abeille-gif-007 dans ABEILLES

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Bibliographie Abeille

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

 Bibliographie Abeille dans ABEILLES animaux-abeille-00006

  • Jean Pérez (ill. Clément), Les abeilles, Paris, Librairie Hachette et Cie, coll. « Bibliothèque des merveilles », 1889, 348 p. [lire en ligne (page consultée le 1er septembre 2010)]  
  • Hans Bellmann (trad. Marie-Jo Dubourg-Savage, ill. Albert Kerbs, Leo Neuhold, Wolfgang Lang, Hans Bellman), Guide des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe  : L’identification, le comportement, l’habitat [« Bienen, Wespen, Ameisen : die Hautflüger Mitteleuropas »], Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Les guides du naturaliste », 05 juin 2009 (1re éd. 1995), 336 p. (ISBN 978-2-603-01651-0) 

Articles connexes

 

                                                                  animaux-abeille-00001

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Fête des Anes à Sens

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

 

Fête des Anes à Sens dans ANEA Sens, la vieille métropole ecclésiastique de la France, la cérémonie de l’âne était jointe à la Fête des fous, qui se célébrait le jour de la Circoncision. Elle avait lieu, non à la messe, mais aux vêpres. Avant de commencer cet office, le clergé se rendait processionnellement à la porte de l’église, où deux chantres entonnaient un chant annonçant que la journée était toute dédiée à la joie : 

 

Lux hodie, lux laetitiae…. Laeta volunt quicumque colunt asinaria festa. 

 

Deux chanoines, délégués à cet effet, allaient auprès de l’âne, pour le conduire à la table du préchantre, Conductus ad tabulam. Alors commençaient, avec recommandation de chanter in falso, des vêpres d’une longueur insolite, bizarrement composées de fragments de tout ce qui se chantait dans l’année : on faisait alterner les morceaux les plus tristes avec les morceaux les plus gais et on y joignait la prose de l’âne. Dans l’intervalle des leçons, on faisait manger et boire l’animal; enfin, on le menait dans la nef, où tout le peuple, mêlé au clergé, dansait autour de lui, en imitant son chant. La danse finie, l’âne était ramené dans le chœur. 

 La manière dont la fête s’achevait est clairement indiquée par ces rubriques de la liturgie : Conductus ad prandium, Conductus ad poculum, Conductus ad ludos, accompagnées d’invocations à Jésus et à Marie, pour faire bonne chère et trouver de joyeux propos. Tandis que les plus graves se tenaient ad prandium et ad poculum, les autres, conduits par le préchantre et précédés d’une énorme lanterne, couraient ad ludos. Dans la place devant l’église, était dressé un grand théâtre, sur lequel on exécutait des farces singulièrement grasses; puis on dansait, en se livrant aux facéties les plus burlesques. Quand ces joyeusetés étaient terminées, on jetait quelques seaux d’eau sur la tête du préchantre et on rentrait pour les matines.

La prose de l’âne  est un document curieux pour le contenu et pour la forme. On l’a publiée plusieurs fois et avec des variantes qui semblent montrer qu’elle a servi pendant longtemps et en divers lieux. Elle se compose d’une poésie latine en vers léonins, formant des strophes suivies d’un refrain français. Nous la reproduisons telle qu’elle se chantait à Sens  au XIIIe siècle, d’après un manuscrit de Pierre de Corbeil. 

 L’officiant débitait les strophes

Orientis partibus,  – Adventavit asinus  – Pulcher et fortissimus,  – Sarcinis aptissimus. 

 Le choeur répondait : 

Hez, sire asne (âne), hez!

 (A ce moment, la foule devait probablement inciter l’âne à braire).

Hic in collibus Sichen,   - Enutritus sub Ruben,  – Transiit per Jordanem,  – Saliit in Bethleem.  – Hez, sire âne, hez!  – Saltu vincit hinnulos,  – Damas et capreolos,  – Super dromaderios  – Velox Madianos. 
Hez, sire âne, hez !  Aurum de Arabia – Thus et myrrham de Saba, – Tulit in ecclesia – Virtus asinaria. 
Hez, sire âne, hez !  – Dum trahit vehicula,  Multa cum sarcinula,  Illius mandibula  Dura terit pabula 
Hez, sire âne, hez ! Cum aristis hordeum – Comedit et carduum,  Triticum a palea  Segregat in area.  Hez, sire âne, hez !

 Amen dicas, asine  Jam satur ex gramine  Amen, amen, itera,  Aspernare vetera  Hez, sire âne, hez !

 Du Gange ajoute deux autres strophes, l’une après la première et l’autre après la seconde :

Lentus erat pedibus,  Nisi foret baculus  Et eum in clunibus  Pungeret. Ecce magnis auribus  Subjugalis filius,  Asinus egregius,  Asinorum dominus.

 ll donne comme refrain courant :220px-Sixt_fer_%C3%A0_cheval_x dans ANE

Hez, sire âne, car chantez  Belle bouche rechignez.  On aura du foin assez  Et de l’avoine à planté.

 Et comme refrain de la dernière strophe :

Hez va! hez va! hez va hez!   Bialx sire âne, car allez,  Belle bouche, car chantez.

 Ces deux refrains sont d’origine picarde. (E. H. Vollet).

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