Vertus du Lait d’Anesse

Posté par othoharmonie le 14 décembre 2011

Le lait d’ânesse est considéré comme le plus proche de celui de la femme. On peut aussi manger sa viande et en produire du saucisson, notamment en Provence.

 

Vertus du Lait d'Anesse dans ANE 320px-Equus_asinus_Kadzid%C5%82owo_002L’exploitation de l’ânesse laitière était en honneur chez les peuples anciens. Les Grecs considéraient le lait d’ânesse comme un excellent remède, les Romains en faisaient une boisson de luxe. Hippocrate le recommandait pour toutes sortes de maux : empoisonnements et envenimations, douleurs articulaires, cicatrisation des plaies, etc… 

 

Buffon le signale dans son Histoire Naturelle : « Le lait d’ânesse est un remède éprouvé et spécifique pour certains maux, et l’usage de ce remède s’est conservé depuis les Grecs jusqu’à nous… » 

 

Au 19ème siècle, et même au début du 20ème, le lait d’ânesse était un remède auquel recouraient nombre de personnes. S’établirent à l’époque, surtout à Paris, beaucoup de « vacheries asiniennes » où s’adressaient les élégantes afin d’obtenir le précieux breuvage. On vendait le lait plus de 8 F le litre (8 F d’avant la guerre de 14-18…). Lorsque cessa cette mode, les établissements se tournèrent vers la production de lait destiné aux enfants en bas âge que leurs mères ne pouvaient nourrir. C’est ainsi que l’Hôpital des Enfants Assistés a longtemps entretenu un troupeau d’ânesses. On faisait souvent téter les bébés directement au pis de l’ânesse. En pesant le nourrisson, on s’est aperçu qu’il tétait chaque jour entre un litre et un litre et demi. 

 

Le docteur Parrot, qui gérait la nourricerie à l’Hôpital des Enfants Assistés, détaille le cérémonial (Bulletin de l’Académie de médecine, 1882) : « Les écuries où l’on tient les ânesses, saines, propres et bien aérées, ouvrent sur les doroirs où sont les enfants à allaiter. Traitée avec douceur, l’ânesse se prête facilement à allaiter le nourrisson qu’on lui présente. Son trayon est bien adapté à la bouche de l’enfant pour la préhension et la succion. L’infirmière s’assoit sur un escabeau à droite de l’animal et près de sa croupe. Elle porte avec sa main gauche la tête de l’enfant, ses genoux servant d’appui au reste du corps. La main droite sert particulièrement à agir sur la mamelle, qu’elle presse de temps en temps pour faciliter l’écoulement du lait, surtout si l’enfant est faible. On fait téter les enfants cinq fois pendant la journée et deux fois pendant la nuit. Une ânesse peut nourrir trois enfants de cinq mois ». 

 

Le lait d’ânesse est celui qui se rapproche le plus du lait maternel. Pour obtenir une qualité identique du lait, on soumet les ânesses à un régime alimentaire strict : foin sec ou luzerne sèche avec un peu de paille hachée, et du son pour augmenter les principes minéraux. Quelques carottes en hiver, quelques de bottes d’herbe verte au printemps. 

 

Contrairement à d’autres animaux, il est impossible de demander du lait à une ânesse si on lui enlève son petit. Il faut donc alterner les séances où on laisse téter l’ânon et les séances de traite. L’ânesse va donner du lait jusqu’à ce que son petit cesse de téter, en moyenne une année. 

 

On obtient en général entre un litre et un litre et demi de lait par ânesse et par jour. 

 

 

http://www.bourricot.com/Selection/VertusLait.html

 

Mongolie hémione.jpg

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