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L’OURS Grégaire

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Étymologie : de l’indo-européen rksos. Grec arcas, arktos, d’autres mots parents sont : arc l’arme d’Artémis et de son  Ursus arctos syriacus, Parc zoologique de Lunaretfrère Apollon, et le cercle des latitudes antiques (7ème arc/ septentrion, ou bien le 9ème arc qui est l’arctique ou cercle polaire boréal) ; Arcane, de arkhan “secret” : Archonte de arkhôn “chef” ; Archi, de arkhé “principe, degré extrême ; Archaïque “très ancien” ; arca, “coffre” a donné Arche ; et arx signifie “citadelle” : voilà un curieux et joli tir groupé, n’est-ce pas ?… 

 

Latin ursus –> artos, Mars était surnommé Artaïos “l’ours” (le “nordique”?) 

Celtique Artos, Arth, en breton Arz, d’où Artus/ Arthur

 

 Ursus arctos isabellinusN’ayant aucun rapport avec cette racine, on retrouve l’ours dans le mot allemand 

Bär et son ourson Bärlein qui à donné Berlin et Bern qui appartiennent au groupe des Bor, Burr (et Bouriates) racine de Bauer “paysan”, vus un peu plus loin. 

 

On doit aussi signaler ge-boren “naître”. En anglais bear, et aussi Teddy bear qui est leur “nounours”… 

 

Arthur : « Il n’est pas difficile de l’identifier si, comme on le pense le plus souvent, le nom d’Arthur est dérivé d’un nom de l’ours (soit par le celtique *artos, irlandais art ; soit, par le latin, le grec arktos), ce qui s’accorde avec l’idée que chez les Celtes l’Ours est animal royal. Alors Arthur est proche du roi légendaire gallois Math, dont le nom signifie « bon » et (par euphémisme) « ours », maître pacifique du royaume de Gwinedd : Arthur et Math sont du côté bénéfique de la royauté, ce que l’on appelle, depuis que Georges Dumézil a montré la généralité dans les théologies indo-européennes d’une conception de la souveraineté attestée particulièrement nettement en Inde ancienne, le « côté Mitra » de la royauté – l’autre, beaucoup plus sévère et dangereux, étant appelé le « côté Varuna ». Dès lors, l’identification en termes de théologie celtique est évidente : le dieu « mitrien » celtique est celui appelé Dagda en Irlande, précisément le « dieu bon » (comme Math est le « (roi) bon »). En tUrsus arctos pruinosusermes latins, c’est le dieu appelé « Jupiter » par Jules César, c’est-à-dire le Jupiter gaulois, dont certains des noms celtiques sont connus par ailleurs : Taranis, Sucellus, etc. Bernard Sergent, Le dragon  hédoniste (extrait de l’article publié dans le numéro 193 du Bulletin de la Société de Mythologie Française)…   

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Symbole de l’Ours

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Symbole  : de la double fonction  royale et guerrière, que représente le roi Arthur, l’ours est l’emblème du pouvoir temporel et est le premier compagnon de la Déesse Mère  des civilisations sud européennes. 

 

Dans l’archéologie : l’ours était un commensal probable de l’homme depuis au moins Tautavel (450.000 ans) mais le culte Symbole de l'Ours dans OURS 220px-Ursus_spelaeusde l’ours proprement dit n’est attesté que depuis le paléolithique moyen (25.000 ans à Pont d’Arc) : «Vraisemblablement, cet animal à la force tranquille a fait l’objet du tout premier culte religieux (…) Dans la grotte de Montespan (Pyrénées) c’est celui d’un ourson au pied d’une représentation picturale du même animal qui tient lieu d’objet cultuel. Certains scientifiques pensent que ces hommes voyaient là un ancêtre fondateur. 

 

Dans la vallée de la Vézère, à Montignac près de Lascaux, sur le site du Rigourdou, il est possible de visiter un gouffre où Roger Constant, l’inventeur et guide local vous parlera non sans malice du “trou du culte de l’ours. » 

« Le culte perdura chez nos ancêtres indo-européens du néolithique et l’on peut en voir un témoignage dans une ancienne tradition des Aïnous, cette ethnie de race blanche d’origine caucasienne absorbée par le Japon et qui à fourni les premiers 220px-Dessin_ursus_maritimus_ours_polaire_grand dans OURSSamouraïs. Un ourson, né en février et capturé au mois de mai était ramené par chaque groupe au village. Il y était élevé comme un membre de la famille, allaité par les femmes. Devenu adulte, il était mis en cage puis sacrifié l’hiver venu en même temps que ceux des autres groupes [au Solstice d’Hiver] On mettait ensuite son crâne sur la palissade sacrée. 

 

« Les Vikings continuèrent à lui vouer une grande dévotion. Tout naturellement l’élite guerrière chargée de la protection du chef se fit appeler Berserkir, littéralement “chemise ou tunique d’ours”. Ces guerrier fauves, sous l’effet de la magie, entraient dans une fureur sacrée à laquelle aucun ennemi ne pouvait résister. » Guillaume Saint Gal, La Maôve N° 22, revue des Oiseaux Migrateurs de Normandie. 

 

« L’Ours jouait un rôle essentiel dans les cérémonies paléolithiques… En Europe le souffle mystérieux de l’ours émane des cavernes6. Il est donc une expression de l’obscurité, des ténèbres… L’obscurité, l’invisible étant liés à l’interdit, cela renforce sa fonction d’initiateur*… Dans la mythologie* grecque il accompagne Artemis/ Diane… 

 

220px-Ursus_arctos_Dessin_ours_brun_grandIl est souvent la forme que revêt la déesse dans ses apparitions… Comme toute hiérophanie lunaire7, l’ours est en rapport avec l’instinct et, étant donné sa force, K-G. Jung le considère comme le symbole de l’aspect dangereux de l’inconscient. Comme tous les grands fauves, l’ours fait partie des symboles de l’inconscient chthonien : lunaire et donc nocturne, il relève des paysages internes de la Terre Mère. » Chevalier et Gherbrandt, (Dictionnaire des Symboles, Laffont, 1969). 

 

Une remarque, au passage, sur l’évolution probable de nos sociétés : tout d’abord, dans les sociétés cavernicoles depuis Tautavel jusqu’au Val d’Arc, l’Ourse est la mère primordiale (par exemple pour la Teuta/ tribu gauloise des Matu-génos, qui sont les “fils de l’Ours”) ; ensuite, dans les sociétés de chasseurs, le Cerf-Cernunnos devient le “Père de la Teuta” ; puis c’est le Taureau-Blanc des sociétés purement agricoles, toujours de 3ème Fonction dumézilienne ; enfin, c’est le Cheval ou Jument Blanche des sociétés guerrières de 2ème Fonction, des “envahisseurs” nordiques qui ont fuit le raz de marée du XIIIème siècle avant notre Ère ; et enfin ce sera le Corbeau ou l’Aigle qui symboliseront l’intelligence, la vue claire, la décision “foudroyante”, l’attribut du Chef, caractéristique de la 1ère Fonction. 

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Ours Nordique

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Chez les Nordiques : On a vu dans la mythologie* germano-scandinave que le premier homme était Bor et ce nom est à rapprocher de l’allemand Bär ou de l’anglais Bear “Ours” puis, qu’il engendra Buri le paysan. Lisant les intéressants récits de voyage rapportés par Labbé ou par von Schrenck, nous nous sommes persuadés que les vieux ancêtres des nordiques, Bor et Buri son fils, étaient les héritiers du culte paléolithique de l’Ours. En effet, nous avons Bär comme nom de l’ours chez les Nordiques, Boer et Bauer le nom des paysans, et Bayern la province des Bavarois. Semble aussi s’en rapprocher, ainsi que le nom des Bouriates (d’autres fils de Bor), donc de lointains cousins vers le soleil levant. 

O dhin Berserker signifie Odhin “à la peau d’ours”, ces Berserkers, dont nous 

parle Tacite, sont les membres d’un Ordre guerrier germanique, c’était une Chevalerie avant la lettre… chrétienne (cf. notre art. Blasons). 

 

 

Voulez vous lire maintenant le supplément.pdf : du Professeur Pierre Lévêque : Notre Seigneur l’Ours ? 

vu sur http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE

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Ours Grec

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

« Chez les Grecs, une causalité directe est posée entre la sortie d’hibernation de l’ours en février, signe de la fin de la saison froide en Grèce pour Aristote (dans son Histoire des animaux) et l’apparition à cette date, dans le ciel nocturne, de la constellation du Bouvier Bootès, le personnage du zodiaque surnommé “le Gardien de l’Ours”, puisqu’il lui revient, Ours Grec dans OURS 51V9P0yxpAL._SL500_AA300_comme l’indique Ovide, de protéger la Grande Ourse de la fureur des chasseurs célestes (Fastes). » (Bertrand Hell, Le Sang Noir, Chasse et mythe du Sauvage en Europe, Flam., 1994.) 

 

Toujours dans la Mythologie, Pelasgos le premier homme découvrit les fruits des arbres, glands et châtaignes. Son fils Lycaon fonda Lycosoura dans la montagne  du Lycée, il nomma Zeus “Lycaios” et fonda les Jeux* Lycéens et « L’ainé des fils de Lycaon reçut le pouvoir, et les autres s‘en allèrent fonder de nouvelles cités. En plus de sa nombreuse descendance mâle, Lycaon eut une fille, Callistô, à laquelle Zeus s’unit d’amour. Héra les surprit, fit d’elle une Ourse qu’Artémis abattit d’une flèche pour faire plaisir à la reine des dieux. 

 

L’enfant de l’Ourse sauvé par Hermès devint, sous le nom d’Arcas, le roi du pays d’Arcadie. De nouvelles inventions comblèrent alors les habitants : l’agriculture, apprise de Triptolème ; l’art de faire du pain (artos), le tissage des vêtements qu’avait enseigné Adristas. Et, de son roi Arcas, le pays reçut le nom d’Arcadie9. » Marcel Detienne, La Mythologie Grecque, Le Monde Indo-Européen,  (Brépols, 1990.) 

 

Nous avons aussi pu lire que la Grande Ourse était Callistô et que Arcas était la 

Petite Ourse. L’Arcadie était le pays des Arkadés ou “peuple de l’ours” dont l’ancêtre mythique était Arkas, la petite Ourse ou le petit de l’Ourse, et Callistô, nymphe des bois, faisait partie de la suite d’Artémis. Zeus l’aima sous le déguisement d’Artémis car elle refusait le commerce des hommes. On dit que furieuse de découvrir cette “faute”, Artémis changea Callistô en ourse. Mais Zeus, en souvenir de son amour, la transfor-ma en constellation… de la Grande Ourse

 

Toujours dans la Mythologie, nous lisons que « Ouranos (cf. le germanique Ur Ahn “le Vieil Ancêtre”), le “Dieu-Ciel” lui-même, était descendu de l’Arbre du Monde pour féconder la Terre Mère, Mère des fauves (cf. Bestla), des fruits et de l’abondance* en tant que Dea Artio, détentrice de la corbeille et de la coupe (cf. art. Abondance*). » Christinger. 

 

« Les jeunes Athéniennes devaient, avant leur mariage, subir au Brauron une  initiation nommée arctéia – ce qu’on peut traduire par ourserie. Faire office de porteuses de corbeilles  au service d’Artémis et imiter l’ourse, tel était leur rôle au cours des rites appelés Brauronies. Ils comportaient des Danses de l’Ourse où les jeunes initiées étaient revêtues de courtes tuniques safran [cf. Athéna in art. Zeus] bordées de rouge (!) telles qu’en portait Artémis enfant lorsqu’elle jouait sur les genoux de son père Zeus, à l’aurore des temps. C’était là le prix du rachat de leur virginité. » (Rosmerta, Les initiations les-ours dans OURSd’adolescents, in rev. Message N° 39, aut. 96 (cf. les Oursines néo-pubères). 

 

Atalante/ Atlanta “la résolue” qui est nourrie par une ourse et chasse le sanglier blanc de Calydon, symboliserait selon certains auteurs la lutte12 entre pouvoirs temporel et spirituel mais, nous y verrions plutôt un épisode de la Grande Submersion, une image/ eidolon du Raz de Marée de Calédonie/ Écosse (cf. Déluge nordique). 

 

En effet, un autre passage de la Mythologie nous dit que « Typhon, sifflant la 

destruction de ses mâchoires terribles tandis que l’éclair brillait dans ses yeux de gorgone, avait réussi à vaincre Zeus (Séisme et Grande Submersion –> Ragnarök) et l’avait déposé, après lui avoir enlevé les nerfs (sans connaissance), dans la caverne corycienne. Mais Hermès réussit à lui dérober le paquet de nerfs enveloppé dans une peau d’ours (!) et à les restituer à Zeus, qui réussit à engloutir Typhon en le poursuivant de ses foudres sous l’Etna. » Cep aquet de nerfs enveloppé dans une peau d’ours nous semble symboliser la vie, l’anima, et c’est cela qui ressuscite le roi des Dieux en “Dieu–Fils” pour l’Épiphania, tout comme Dio-Nysos le récurrent, Adonis ou Osiris (cf. aussi l’archaïque marteau de Thor)… 

 

La Mythologie nous dit par ailleurs que « l’ourse est la compagne d’Artémis 

b_03_b10Artio : Artémis fait souvent des apparition sous forme d’Ourse » car elle a un rôle initiateur, elle est l’image de l’archaïque Déesse Mère Lune. Ce rôle initiateur apparaît bien « dans le conte populaire connu sous le nom de Jean de l’Ourse, où le héros accomplit sa métamorphose dans la caverne de l’Ourse qui l’a enlevé étant enfant, et subit son initiation avant de retourner à la caverne-ventre maternel (symbolisé par le “pays des rêves”) par l’entremise de la Femme/ Fée/ Sorcière,initiatrice et messagère de l’autre monde. » J-P. Ronecker. 

 

En Grèce ancienne, les fillettes réglées, appelées les Ourses à cette occasion, portaient des offrandes à Diane “du ciel”/ Artémis (“grande source d’eau”) : elles arboraient des masques d’ourses !… 

 

On disait dans l’antiquité que l’ourson naissait sans forme et que c’était sa mère qui, en le léchant, lui donnait sa forme. Voilà en tout cas qui pourrait expliquer notre expression populaire : “c’est un ours mal léché” ! 

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Ours Celtes

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

  

 

La grande ourse qui, avec la petite, était le chariot d’Arthur, était à l’origine un sanglier représentation traditionnelle des druides, du pouvoir spirituel, alors que l’ourse est l’emblème ou le symbole, féminin, de la classe guerrière (initiée par les Druides), du pouvoir temporel. 

 

« Il existe en Gaule une déesse Artio, à Berne dont le nom alémanique est encore un ours de nos jours. » Le Roux-Guyonvarc’h, dans Dictionnaire des Symboles, op. cit. : Cette déesse Artio est représentée sur une statuette du IIème ou IIIème siècle retrouvée dans les Alpes suisses, par son double aspect d’ourse et de matrone dispensatrice de prospérité, le giron plein de fruits signe de fécondité, d’abondance. 

 

Ours Celtes dans OURSSuisse, a servi à illustrer l’en tête d’un chapitre : Artio est assise et semble discuter sans crainte avec l’Ourse au pelage solaire, devant un Chêne/ Arbre du Monde ou un pommier d’Avalon ou bien un poirier Pira dont elle a rassemblé les fruits dans sa corbeille d’abondance posé sur une colonnette. Christinger y voit une hiérogamie  mythologique (cf. supra, Zeus/ Callistô) ou céleste, ce que peut confirmer le Folklore (infra). 

 

 « En ce qui concerne l’ours notons le bas relief de l’église de Troisvaux (région de Saint Pol sur Ternoise) représentant un évêque avec à ses pieds un ours .Cette sculpture est dédiée à Saint Vaast (convertisseur de Clovis). Nous sommes là en Artois – qui nous fait penser à Artio et à l’ours – prés d’Arras la Nematocenna des Gaulois et le Nemetacum des Romains de racine néméton – lieu sacré où le Culte de Cybèle et D’Attis a été attesté [c

ours_noir_3-13a170e dans OURS

ulte importé par les Romains mais recouvrant des cultes celto-germaniques locaux. Mais, du temps des Gaulois] Il n’était vraisemblablement pas le seul. » 

 

 

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Ours En Orient

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

  

 

 Dans la tradition hindoue la Grande Ourse, Sapta-Riksha est la demeure des Sept Rikshi, les sept rois, les sept sages. Elle est le symbole de la sagesse et de la tradition primordiale (cf. la Croix Polaire ou image du Cosmos in art. Svastika sacré). 

 

Ours En Orient dans OURS CHCL0062La constellation est donc à la fois un séjour des immortels Hamsa-Ases et le Centre, l’Arche, le coffre où se conserve la connaissance traditionnelle…

 

 En rapport avec le Culte de l’Ours que l’on retrouve en Sibérie – il est aussi l’animal tribal des Gilyaks – ainsi que sur le haut plateau Tibétain où errent les Golloks et jusqu’au Japon chez les Aïnous où il joue le rôle du Père Noël. En effet, l’ours est l’ancêtre primordial des Aïnous, cette tribu de blancs barbus (et soi-disant “arriérés”), qui vivaient dans l’île Hokkaïdo du Japon16. L’ours est chez eux une divinité des montagnes. La fête de l’ours – en Aïnu, Kamui omante – a lieu en… Décembre : l’ours vient alors sur terre et est accueilli par les humains, il leur laisse divers cadeaux et retourne ensuite au monde divin… 

 

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Ours Chez les Incas

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 « Selon Lehmann-Nitsche, cette constellation reproduite sur les murs du grand temple de Coricancha Uiracocha à Cuzco, représentait pour les Incas le dieu du Tonnerre et des pluies. » D’après P. Grison, in Dictionnaire des Symboles, op. cit. Chez les Germains cette fonction appartient à Thor et ces Incas seraient ses descendants : Ingas, Ing-Ases). 

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Ours Chez les Incas  dans OURS k5016300

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Ours et Folklore

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Sous l’influence de l’Église , l’ours est devenu violent, méchant et lubrique : il hantait même les couloirs des monastères (c’est dire le niveau obsessionnel des nonettes frustrées) !… Par une inversion malheureusement fréquente « L’ésotérisme fait parfois de l’ours un animal vil et répugnant ! » Dict. des Symboles, op. cit. 

 

Dans nos Folklores, encore : L’Ourse est un animal lunaire et un symbole de la végétation et elle suit donc les cycles Ours et Folklore  dans OURS pt58440lunaires ; tous les vingt huit jours viennent les menstrues que le langage populaire appelle… les ourses (cf. art. Gnaa) !… 

Notre ourse, ayant bien mangé tout l’été, bien grasse, se couche à la Saint-Martin (louages, foires, exhibition de Martin l’ours…) pour sa grande hibernation. L’hiver passé, elle se lève à la Chandeleur/ Imbolc, jour de la Purification des menstrues et donc Fête des relevailles de Marie, ce qui a un rapport avec “Diane au bain” et le mythe d’Actéon (“celui qui habite le rivage”) et qui fut transformé en Cerf et mangé par le chien-loup de Diane-Lune… (légendes astrales : cf. art. Astrologie nordique). 

 

Le 1er Février, fête de Brigit au triple visage (cf. Déesse Mère*) et jour de lactation des brebis, est la “Vigile” : l’ourse, qui vient de sortir, regarde où en est la végétation, pour voir si la terre est “poilue” ou “chevelue”, car “elle doit se couvrir d’herbe à l’apparition de l’ourse”. Puis elle regarde la lune : si elle est “blanche”, c’est à dire pleine avec ciel clair, c’est qu’il y a danger de gel, alors l’ourse se recouche dans sa caverne, en attendant le printemps. (cf. § Imbolc, in art. Fêtes #2 Printemps)… 

 

Si elle est “noire” (s’il n’y a pas de lune) elle pète (vents) et, ainsi, elle libère les âmes… qui peuvent alors regagner le Paradis, c’est à dire la Voie Lactée et c’est alors la Fête* et la Bataille des Vents d’Eole – dont la tourmente submergea Avallon – et l’Ourse se recouche aussi ! C’est pourquoi, le 3 Février, vient la Saint Blaise – du germanique blasen souffler (cf. “Dire sans le Dire” in art. Blason). Ce Blaise est le “protecteur de la Puissance de Parole par laquelle doit passer tout Savoir Druidique” !… 

 

En route on montre que l’ourse ressort de sa petite mort dans la caverne quarante jours après et peu avant le 1°Mai. C’est alors la Grande Fête de l’Ourse, transformée par le christianisme en “Résurrection de Jésus”, avec grotte-tombeau et pierre qu’on lève comme celle du Mundus des Romains aux cris de “Mundus patet”

 

À Saint-Laurent-de-Cerdan en Valespir (Cerdagne), il existe encore une importante fête nommée Jean de l’Ours… Troussepoil – le “dérober” d’Angles en Vendée – tenait plus de l’ours que du dragon: « C’était un dépiauter de vaches et k1566600 dans OURSun trousser de filles. Mais, elles devinrent toutes affreuses après qu’il eut été changé en pierre par un “saint homme” du nom de… Martin” » bien sûr (…) 

 

« À Arles-sur-Tech, dans les Pyrénées, le premier dimanche après la chandeleur on simule l’enlèvement d’une jeune fille, la Rossera (la Rousse ou Rosmerta ?), par un ours avec lequel elle reste enfermée quelque temps dans une hutte. C’est très exactement un mariage (hiérogamie) entre l’ours et la femme (cf. aussi l’Homme Sauvage en Meubles de l’art. Blasons). On trouvera dans les nombreux ouvrages de van Genet un catalogue abondant des dictons relatifs à la prévision du temps qui ont l’ours comme mesureur. » J.-C. Clébert, Bestiaire fantastique, Albin Michel, 1971 (un excellent livre dans lequel vous trouverez… tout ! ou presque… mais qu’il n’est évidemment pas question de plagier ici.) On se reportera aussi avec profit à notre article Fêtes, chandeleur…

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Des noms d’ours

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Lieux-dits : Or, Orçay, Orcemont, Orcet, Orcevaux, Orchaise, Orches, Orchies, Orcières, Orcival, Orsay, trois St-Ours et citons encore Recey-sur-Ourse et Saint-Urcisse. Oursecamp dans l’Oise où un temple de “l’ancienne coutume” a été recouvert par une église et un couvent cisterciens au XIIème Siècle (une de leurs spécialités)… 

 

Et des noms de rivières : l’Ourcq, l’Ource en Bourgogne, l’Ours des Pyrénées et une Ourse en Auvergne et Saint-Urcize dans le Cantal/ 15.110 (cf. les “saints”, infra). 

 

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« Mais lors même que le nom du village n’évoque pas un ours, on trouve encore des traces de son culte populaire. Dans le Bas-Rhin, la célèbre abbaye d’Andlau (cf. supra #3 et art. Mélusine) fut fondée au IXème siècle par sainte Richarde quand celle-ci eut remarqué qu’une ourse grattait la terre en cet endroit et mettait au jour une crypte enfouie. Celle-ci existe encore et se trouve être le plus ancien monument chrétien de l’Alsace. On montre toujours dans la crypte la cavité creusée par la bête. En mémoire de ce miracle, les religieuses d’Andlau entretinrent longtemps des ours dans leur monastère (…) Une ourse en pierre se trouve sculptée à côté d’un des piliers de la crypte. 

 

« On peut citer un autre ours pétrifié sur le pignon d’une église : celle d’Angles en Vendée, près des Sables d’Olonne (Troussepoil, supra). » J. P. Clairet. 

 

Blasons  : L’ours est souvent présent dans l’héraldique car il est l’emblème du pouvoir temporel comme premier compagnon de la déesse-Terre. Il sera ensuite remplacé par le Grand Cerf Cernunnos, qui a conservé sa place au dessus d’Asgard, le panthéon des Ases nordiques. 

 

Des “saints” « Compagnons de Sire Constance » comme aime à le dire notre ineffable ami Euphronios Delphyné : Il y a six saint Ours, un saint Urcise, un Urscinus ou saint Ursanne, et saint Ursule à Bâle (CH). 

 

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Le Lion en Asie

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Albrecht Dürer 055.jpg Le lion (Panthera leo) n’a jamais mis les pattes en Chine et au Japon, pourtant il est fortement représenté, notamment en Chine. Des lions, représentés avec une crinière bouclée, montent la garde devant les pagodes, comme celle de Kuthodaw, dans les temples bouddhistes, les ponts et palais. Ces lions de pierre appelés Koma-Inu au Japon, font office de protecteur et d’avertissement : ils représentent la séparation entre l’extérieur profane et l’intérieur sacré. 

 

Attestés dès le IIIe siècle en Chine et au cours de l’ère Heian au Japon, les lions chinois et japonais sont très stylisés, ils peuvent être munis de cornes ou assimilés au cerf et au dragon, cela est dû au fait qu’il n’y a pas de lions dans cette région d’Asie. On distingue la lionne qui tient un lionceau sous sa patte, du lion qui tient une sphère. Le mâle et la femelle sont disposés différemment selon les pays et ont un symbolisme différent. 

 

Le Lion en Asie dans LION 320px-Pergamon_Museum_Berlin_2007113Originaire d’Inde, la danse du lion est une danse traditionnelle effectuée au Nouvel an chinois pour faire fuir les démons et apporter la chance. Selon une légende chinoise, le lion faisait partie du zodiaque chinois avant d’en être chassé par le tigre. Le lion est le symbole national de l’Inde, et figure sur ces armoiries sous la forme des lions de l’empereur indien Ashoka. À Bali, le barong et le singa sont des créatures ressemblant au lion. Les Tibétains utilisent des masques de lions pour représenter les démons. 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lion_dans_l%27art 

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Lion des cavernes

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Le lion des cavernes était généralement de très grande taille, excepté dans quelques régions nordiques où une grande taille n’était Lion des cavernes  dans LION Panthera_leo_spelaeapas nécessaire. Certains auteurs considèrent la taille comme un indicateur chronologique ; selon Ballesio, il existe deux formes : une grande, présente notamment à Gailenreuth, Lherm, ou Jaurens, et une petite, présente à la grotte du Bois de Cantet et dans d’autres sites magdaléniens d’Europe septentrionale. Il semble plutôt s’agir d’un dimorphisme sexuel, d’autant que les spécimens magdaléniens, très fragmentaires, se rapprochent plus de Panthera leo que de Panthera spelaea, présent en Europe jusqu’en 300.

 

L’apparence des lions des cavernes a souvent été contestée durant ces deux derniers siècles, du fait que tantôt il a été considéré comme une sous-espèce de lion moderne, et tantôt comme une sous-espèce du tigre. Les auteurs modernes tendent à croire qu’il s’agit d’une population de lions africains s’étant adaptés très tôt à un climat froid. Une étude basée sur quelques individus européens provenant d’Allemagne et d’Autriche montre que le phylum des lions des cavernes s’est détaché très tôt du phylum des lions modernes ; cette étude inclut les lions des cavernes au sein du taxon Panthera leo mais l’éloignement génétique, en plus de l’adaptation flagrante au froid, porte à croire qu’il s’agit plutôt d’une espèce distincte.

 

photo-1295254-L dans LIONLe lion des cavernes dans l’art préhistorique 

Les peintures de la grotte Chauvet (Ardèche) sont probablement les meilleurs indicateurs pour déterminer l’apparence de ces grands fauves. Les peintures de lions des cavernes sont assez rares dans l’art paléolithique européen : la grotte Chauvet (Aurignacien) possède plus de représentations que toutes les autres réunies avec un nombre record de 75 figures ; la grotte de Lascaux (Solutréen ?) n’en possède que 11 et la grotte des Trois-Frères 6 (Magdalénien).

Dans la grotte Chauvet – et les autres –, les figures attribuées à des lions des cavernes sont semblables ; on retrouve toujours de grands félins à pelage épais et unis, à « pinceau » (bout de la queue) noir, à oreilles rondes, à trois ou quatre rangées de vibrisses, à truffe arrondie et à museau allongé ; curieusement, les figures représentant des mâles (comme l’atteste la figuration des testicules) ne possèdent pas de crinières, mais simplement une boursouflure au niveau du cou.

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Lion du Transvaal

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Le lion d’Afrique (Panthera leo leo) est une sous-espèce de lion. Traditionnellement divisé en une dizaine de sous-espèces  Lion du Cap au muséum national d'histoire naturelle à Paris.différentes, les lions africains forment à présent une unique sous-espèce. Des analyses génétiques ont en effet réduit le nombre de sous-espèces de lion à deux : le lion d’Asie et le lion d’Afrique. Panthera leo leo désignait auparavant le Lion de l’Atlas, ancienne sous-espèce de lion vivant en Afrique du Nord, désormais invalide.

On reconnaît le lion d’Afrique au lion d’Asie (Panthera leo persica) par sa crinière plus abondante et l’absence quasi-systématique d’une poche de peau (un gousset) s’étendant sous le ventre jusqu’aux pattes arrières qui est très fréquente chez le Lion d’Asie. Le Lion d’Afrique a généralement un pelage moins épais et une touffe de poils moins longue au bout de la queue que le Lion d’Asie.

De nombreuses menaces pèsent sur le lion d’Afrique : chasse excessive, braconnage, etc. Au Kenya, dans le parc national du Masaï Mara, les lions sont conjointement menacés par le braconnage visant à protéger les troupeaux, des vagues de sécheresse et l’action de l’insecticide Furadan qui aurait empoisonné et tué au moins 76 lions.

 Lion d'Afrique

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Le premier Lion

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Panthera leo (lion) est identifié pour la première fois en Europe, sur le site italien d’Isernia, par le fossile d’un lion des cavernes primitif (Panthera leo fossilis) Il était présent dans une bonne partie de l’Ancien Monde.

Agé de plus de 700 000 ans. Une mâchoire inférieure de lion des gorges d’Olduvai au Kenya, plus vieille de 1,75 Ma, montre des ressemblances frappantes avec le lion des cavernes primitif. Ceux-ci sont considérés comme les plus grands lions d’Europe et ont chassé pendant l’interglaciaire cromérien, il y a plus de 500 000 ans, près de Wiesbaden enLe premier Lion  dans LION 400px-OldNewWorld_v2 Hesse et près de Heidelberg dans le Bade-Wurtemberg. Quelques spécimens étaient presque aussi longs que les plus grands lions de l’histoire de la Terre, les lions américains (Panthera leo atrox) de Californie qui ont atteint un record de longueur : jusqu’à 3,60 mètres de long avec la queue (longueur hors queue, environ 2,40 mètres). 

liondescavernesfq5 dans LIONLa plupart des découvertes de lions en Europe sont des lions des cavernes (Panthera leo spelaea) ; apparus lors de la période glaciaire de Mindel, ils correspondent à une évolution des lions des cavernes primitifs. Bien qu’il ne soit spécialement apparenté avec aucune des sous-espèces actuelles, les études sur l’ADN ont confirmé que le lion des cavernes était un lion authentique. Une autre sous-espèce a vécu, quant à elle, en Asie nord-orientale, en Béringie (au niveau de l’actuel détroit de Béring), appelée lion de Sibérie orientale et de Béringie (Panthera leo vereshchagini). En Europe centrale, Asie du Nord et en Amérique, les lions étaient, jusqu’à la fin du Pléistocène, une espèce fréquente de la faune locale, mais disparurent à la fin de la dernière période de glaciation.

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Lion mythologique

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Il va de soi que le Lion est solaire : « Cet animal, selon Plutarque, était – en effet – consacré au Soleil, parce que, de tous ceux à grilles recourbées, c’est le seul qui voit en naissant, et parce qu’il dort fort peu, et les yeux ouverts »

 

Ainsi s’exprimait le poète d’autrefois. L’homme de science d’aujourd’hui, assure que le lion est généralement monogame, ce n’est donc pas Alexandre Dumas. Il passe, dit-on, la journée à dormir ou à digérer, dissimulé dans les « buissons ou caché dans les cavernes », et il chasse la nuit, en s’attaquant à de gros herbivores plutôt qu’à l’Homme devenu son protecteur. Les Lions sont reconnaissants. 

 

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Si vous vous intéressez a la symbolique solaire, vous serez surpris de l’importance du chiffre 3. Dans un Grand livre sur le Zodiaque, M. Senard nous rappelle que le Lion de l’étendard de Juda occupe le zénith du zodiaque : « Vient d’abord près de la partie extérieure du cercle un lion couche en dessous duquel se trouvent trois lions plus petits indiquant les trois décans du signe, puis, en se rapprochant du centre du cercle, viennent : I° un héros brandissant un sceptre à trois pointes, 2° un cavalier tenant par la bride un cheval qui piaffe et résiste, enfin, 3° la tête et le cou d’un âne qui s’approche d’un buisson touffu »

 

Les Jeux olympiques qui se déroulaient dans la forêt de Némée s’organisaient de trois en trois ans. C’est le temps nécessaire pour qu’un lion mâle porte une crinière abondante. 

 

L’idée de force appelle l’image du lion ou bien celle d’Hercule. Les deux images étant liées, on ne peut guère représenter Hercule qu’avec sa massue et sa peau de bête gagnée à l’occasion de son premier travail. Il convient de se souvenir qu’Hercule a été conçu par Jupiter dans l’espace de trois nuits et qu’il est né sous des coups de tonnerre redoubles. Par dépit, l’irascible Junon lui imposa d’incroyables corvées, notamment celle de vaincre ce monstrueux lion qui terrifiait la région de Némée. Hercule, dans ce combat, n’avait pas d’arme suffisamment acérée pour transpercer le fauve. Il ne put le tuer qu’en l’étouffant et en usant des propres griffes de l’animal pour le dépecer. 

 

pt7725 dans LIONLa fable insiste sur l’invincibilité du bouclier léonien. Bien des exploits des héros de ce Signe tiennent à leur cuirasse, plus forte que la carapace du cancérien. Manifestement, avec le Crabe et le Lion, les Signes d’été mettent en vedette les pouvoirs d’immunisation et d’autoprotection. La symbolique de la Vierge, 3e Signe d’été, va dans le même sens : la force n’est plus dans l’offensive mais dans la défensive. Ce n’est plus le printemps avec ses coups de bélier, mais le temps du bouclier. Nous sommes en présence d’une puissance concentrée parce que le Jour en réduisant sa durée donne l’image d’un repliement sur soi : image d’étreinte, d’autocontrainte ou d’autorégulation avec ses bavures explosives. Cette puissance concentrée parait hautement enviable, puisque plusieurs astrologues pensent, ni plus ni moins, que le zodiaque doit commencer, non pas a 0° du Bélier, à l’heure du printemps, mais à 0° du Lion, une trentaine de jours après le commencement de l’été, à l’heure où les aoûtiens de notre hémisphère se bronzent pour livrer au Soleil un culte épidermique. Les aoûtiens se taillent, à la façon d’Hercule, une peau de bête, invincible aux railleries mais qu’il faudra bien quitter en décembre, sous le Signe du Sagittaire qui vit la mort d’Hercule pour des raisons toujours épidermiques (tunique de Nessus, dont nous reparlerons lorsque vous aurez perdu votre bronzage). 

 

Parce qu’il est, théoriquement, le plus fort, le Lion-Soleil devrait être le premier. Neil Armstrong, cosmonaute, fut le premier a marcher sur la Lune et à prononcer des paroles historiques en évitant de bafouiller malgré la grandeur des circonstances. Le Lion est un Signe en affinité avec l’Espace. Il lui faut un cadre, un décor, une scène, un fief ou un domaine. C’est pourquoi, il est souvent le Roi de quelque chose : de Cuba, pour Fidel Castro, du suspense, pour Hitchcock. Longtemps, Pierre Dac a été le roi de la rigolade, avec un humour franc et massu qui cuirasse à jamais contre les pièges de la finesse. Avec Tex Avery, Bourvil, Goscinny, Averty, Louis de Funès, et même Mireille Mathieu et Louis Pauwels, on voit que le Lion aime à rire et à chanter. C’est tout de suite l’insolation, le rire brûlure au 2e degré. 

 

Hercule-Lion, votre héros modèle, n’était pas toujours très souple. On raconte qu’un dénommé Linus, professeur de musique, « lui enseigna à jouer d’un instrument qui se touchait avec l’archet ». Mais comme Hercule, avec ses grosses mains, détonnait en touchant, Linus fit un sermon déplaisant qui lui valut de recevoir le violon sur la tête. On comprend pourquoi le compositeur Stockhausen est du Lion : il brise les carcans de la musique, ses normes et instruments, il libère le son, comme Hercule, dans un autre travail, nettoie les bourbiers des boeufs conformistes. Ceci dit, Stockhausen, tout en introduisant les grenouilles dans un orchestre libéré, est un homme trop distingué pour casser un violon sur la tête d’un batracien. 

 

pt37841Les Lions forts sont irascibles, au moins autant que le Soleil dont les rayons, selon la médecine, sont amis-ennemis de l’homme. Hercule, héros Solaire, embête tout le monde et le Soleil avec. Un jour, qu’il ne voulait pas bronzer, il se mit en colère contre le roi du ciel et lui décocha plusieurs flèches. Un comble ! Le Soleil ébloui par tant d’audace et admirant le courage insolent de son archer lui fit présent d’un gobelet d’or. Finalement, la révolte est-elle payante ? Oui, pour Bourguiba, non pour Mata-Hari… mais, cette lionne a sans doute échoué faute d’être une vraie insolente. Elle ne fut qu’un Hercule manipulée, victime de son manque d’autocontrôle. 

 

Dans les Jeux olympiques, Hercule-Lion ne craignait personne. Encore moins son père Jupiter qui voulut lutter contre lui sous la figure d’un athlète. La fable raconte que l’avantage « fut égal des deux côtés », Et c’est, là, un des multiples prodiges de la pensée symbolique lorsqu’elle n’est pas emprisonnée dans les livres d’érudits viscéralement ennemis des sources fortes de la vie. II ressort, de quelques travaux semblables à ceux d’Hercule, que les planètes principales du système solaire pourraient bien faire contrepoids à la force du Soleil, comme si notre astre central, loin d’être un despote omnipuissant, avait, face à lui, des forces au moins égales, quoique moins apparentes. 

 

Les planètes sont rivales du Soleil, comme I’Homme herculéen est l’impétueux rival des dieux. Hercule n’est qu’un nom sous lequel es hommes ont rassemblé tous les exploits des hommes capables, ne fût-ce qu’un instant, de tenir le Soleil en échec, ainsi que tous les fatalismes. Orgueil, ou puissance du vouloir… un problème au cœur de chacun, ce muscle herculéen aux grandeurs et faiblesses sublimes. 

 

Texte paru dans Les Signes du destin, éd. RMC/Editions du Rocher 1981

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Lion et Chaman

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Pour les chamans, que nous en ayons conscience ou non, nous avons tous des animaux de pouvoir. Certains possèdent des symboliques si évidentes qu’elles sont passées dans le langage commun de tout un chacun. 


Si vous parlez du lion, vous songerez sans doute à la force, à la beauté, à la royauté, n’est-ce pas ? 


Lion et Chaman  dans LION stock-illustration-3963035-lion-crestVoici d’autres qualités, parfois surprenantes, associées aux animaux totem. 

 

Cet animal, le Lion, a un « bon karma » ! Il est le symbole du pouvoir impérial et de la sagesse royale. Il est aussi directement lié à l’histoire séculière et religieuse des peuples et des états. 


Pensez au « coeur de lion » de Richard. Cela induit : le courage, la bravoure, l’enthousiasme. 


On associe au lion :
- la capacité à vite récupérer
- la capacité à guérir les émotions négatives
- la force sexuelle 

C’est en quelque sorte la vie de roi.
Notez tout de même, pour être tout à fait honnête aussi, que le lion ne fait pas grand chose dans la savane à part se pavaner. C’est la lionne qui chasse et ramène « au foyer » la pitance de chaque jour pour les lionceaux. Méditons, méditons sur les légendes touchant aux mâles souvent bien lotis par les mythes quand c’est la femelle qui fait tout… Ah ! monde d’hommes (surtout dans le temps), légendes d’hommes.

Pour contacter l’animal totem, le chaman s’essaie à sentir la force de l’animal, son énergie, et tente de danser avec lui. On parle alors de danse de pouvoir. Il se met à simuler les mouvements de l’animal, de crier comme lui, de devenir lui.

(je vous conseille à nouveau d’être très vigilants. Je vous transmets ici une théorie. Je ne vous invite pas du tout, loin s’en faut, à courir contacter votre animal totem tout à trac. D’ailleurs, d’après Catherine Battesti aussi, il faut être accompagné de personnes compétentes, beaucoup se réclamant d’un chamanisme purement imaginaire ou… malveillant. Et être bien informé sur les conséquences inévitables sur le quotidien de ce type de contact. Prudence, prudence.).

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Lions de Barbarie

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Image illustrative de l'article Parc de la Tête d'OrLes Romains utilisaient des lions de Barbarie dans le Colisée pour les combats de gladiateurs. Au Moyen Âge, les lions conservés dans la ménagerie de la Tour de Londres étaient des lions de Barbarie, preuve apporté par des tests ADN sur les deux crânes bien conservés dans la tour en 1937. Les crânes ont été datés par le radiocarbone de 1280 à 1385 AD et AD 1420-1480. Dr Nobuyuki Yamaguchi de la Wildlife Conservation Unit (Unité de conservation de la faune) à l’Université d’Oxford, a indiqué que la croissance des civilisations le long du Nil et dans la péninsule du Sinaï au début du deuxième millénaire avant JC, avait ainsi isolé les populations de lions. Jusqu’à il y a environ 100 ans, le lion a survécu à l’état sauvage au nord-ouest de l’Afrique, zone correspondant aux pays de la Libye, la Tunisie, l’Algérie et au Maroc.

 

Bien que l’espèce soit considérée comme éteinte à l’état sauvage, quelques spécimens (principalement descendants des lions de la ménagerie royale de Rabat au Maroc) sont encore conservés dans certains parcs zoologiques, comme ceux de Témara près de Rabat où subsistent plus d’une vingtaine de spécimens, ou ceux de la Tête d’Or à Lyon ou des Sables d’Olonne. De nombreux autres parcs zoologiques possèdent des lions « hybrides » comptant des lions de l’Atlas parmi leurs ascendants.

 

Tout à fait récemment, des analyses d’ADN ont été effectuées sur la plupart des lions de l’Atlas présents en captivité. Ces analyses ont donné les résultats suivants: les lions de l’Atlas actuellement en captivité sont à 100 purs, en tout cas pour ceux qui viennent directement de la Ménagerie royale de Rabat.

Le gouvernement marocain avait pour projet de réintroduire les derniers spécimens en captivité dans la nature mais ce projet trop difficilement réalisable fut abandonné.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_de_la_T%C3%AAte_d%27Or

Lions de Barbarie  dans LION 220px-Parc_de_la_T%C3%AAte_d%27Or_de_Lyon_-_All%C3%A9e_de_Belle_Vue

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Lion de Juda

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Dans la Genèse, le patriarche Jacob désigne son fils Judah par l’expression gour arieh (jeune lion).

 

Dans le christianisme, le lion de Juda représente Jésus .

 

Dans l’Apocalypse : « Ne pleure point ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. ».

 

Lion de Juda pour le mouvement rastafari 

 

Lion de Juda dans LION 220px-Emblem_of_Jerusalem.svgAnimal emblématique de la royauté éthiopienne (emblème animalier de la dynastie davidique et salomonique), le lion est sans aucun doute le symbole le plus souvent associé à l’identité rastafarienne

 

Dès les prémices du mouvement rastafari, les premiers prédicateurs confrontent les titres hérités par Haïlé Sélassié Ier (né sous le signe du lion…) lors de son sacre impérial en novembre 1930 (« Seigneur des seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda, élu de Dieu et Défenseur de la foi ») à plusieurs passages de la Bible. Tout comme l’agneau, le lion est l’une des figures du Christ (« Juda est un jeune lion » (Genèse XXXXIX : 9 )).

 

Hailé Sélassié prétendait descendre de Salomon (le roi d’Israël mentionné dans la Bible), c’est pourquoi le drapeau rasta est le drapeau éthiopien (rouge, jaune et vert) auquel est ajouté le lion de Juda (emblème de la dynastie du roi Salomon). 

 

Très vite, le Négus est exalté comme le nouveau messie libérateur du peuple noir tel ce lion conquérant et victorieux mentionné dans les premiers chants rastas : « The Lion of Juda shall break every chain and give us the victory again and again… »

 

Dans le bestiaire biblique, le lion se distingue, par la noblesse de ses qualités, des autres animaux (âne, serpent, bouc, bélier…), et s’oppose, par sa droiture, à la cohorte tératologique des dragons, Baal, Bélial et autres monstruosités démoniaques. Animal quasi-totémique, le lion incarne aux yeux des rastas les plus hautes qualités humaines : celles de courage, de dignité, de noblesse, de souveraineté, et de résistance… Cette vision anthropomorphe du lion se traduit dans leur expression : « Lion-Man ». Les rastas opèrent un parallèle entre leurs dreadlocks et la crinière léonine. L’intellectuel rastafarien, Dennis Forsythe souhaite faire évoluer le mouvement rastafari dans la voie de ce « lionisme ». 

 

220px-Flag_of_Ethiopia_%281897-1936%3B_1941-1974%29.svg dans LIONFigure impériale, le lion figure sur de nombreuses peintures éthiopiennes retraçant l’histoire du royaume abyssin. S’inscrivant dans cette même filiation picturale, l’art rasta le représente souvent au cœur d’un bouclier de David, pourvu d’une couronne, du sceptre royal ou d’une croix copte éthiopienne. Dans la théologie rasta, le Roi des Rois apparaît sous les traits de deux métaphores animalières complémentaires : le lion (conquérant) et l’agneau (la sagesse). La référence au « lion de la tribu de Juda » intervient chaque fois qu’un rasta tente d’expliquer sa croyance en Jah Rastafari : « Et je pleurais beaucoup de ce que personne ne fût trouvé digne d’ouvrir le Livre ni de le regarder. Et l’un des vieillards me dit : Ne pleure point ; voici le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, il a le pouvoir d’ouvrir le livre et ses sept sceaux. » 

 

D’aucuns ironiseront sur les penchants carnassiers du roi des animaux, peu compatible avec la diététique I-tal prônée par les rastas. Objection rapidement écartée par ces derniers qui citent une fois de plus les Ecrits Saints : « Le lion comme le bœuf mangera de la paille ».

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Lion Ailé

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Le Lion ailé de Vulci est une statue en pierre trouvée sur le territoire de la cité étrusque de Vulci, non loin de Tarquinia, en Étrurie méridionale, dans l’actuelle province de Viterbe, dans le Latium.

Lion Ailé  dans LIONCette sculpture, conservée actuellement au musée du Louvre, sous le numéro d’inventaire Ma 3667, est datée des années 550-540 av. J.-C. Elle se rattache à un ensemble d’œuvres similaires représentant des monstres et animaux fantastiques, destinées à la décoration de l’entrée des tombes ou des chambres funéraires, découvertes lors des fouilles dans les nécropoles étrusques de la région.

Vraisemblablement inspirée de modèles grecs et orientaux, cette statue de 106 centimètres de hauteur et 74 de longueur, sculptée dans du nenfro, une pierre volcanique caractéristique de l’Étrurie méridionale, appartient à un type de sculptures funéraires à sujets animaliers (lions, lions ailés, mais aussi sphinges, panthères, centaures, monstres marins) hérités du bestiaire orientalisant, qui se développe surtout à Vulci et dans sa région au VIe siècle av. J.‑C.

La tête dressée, le lion adopte une pose curieuse intermédiaire entre station debout et assise, révélant un fois de plus le souci esthétique étrusque des attitudes plus symboliques que réalistes.

  • Alain Hus, Recherches sur la statuaire en pierre étrusque archaïque, Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, fasc. 198, Paris, De Boccard, 1961.

 

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Lion d’Or

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Lion d'Or dans LION Lion004Le Lion d’or de Saint-Marc est la principale récompense attribuée à un film dont c’est la première présentation lors de la Mostra de Venise.

 

Il n’a pas été décerné de 1969 à 1979, après les contestations de 1968.

(Il existe un autre Lion d’or, le Lion d’or de Cannes qui récompensent chaque année les meilleures campagnes de publicités).

 

À ce jour, quatre réalisateurs ont réussi à gagner deux fois le Lion d’or : André Cayatte (en 1950 et 1960), Louis Malle (en 1980 et 1987), Zhang Yimou (en 1992 et 1999) et Ang Lee (en 2005 et 2007).

 

Voir les diverses distinctions ici…. http://fr.wikipedia.org/wiki/Lion_d%27or 

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Rêver de Lion

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Rêver de Lion dans LION pt4464Le symbolisme du lion est lié au soleil et à la royauté. Il est très positif en rêve. Le lien symbolise aussi la force, l’énergie canalisée et maîtrisée, la maturité, le pouvoir masculin, le cœur et l’homme réalisé. La force du lion n’a pas besoin de démonstration ; elle est. 

 

Chacun la ressent et la respecte. Curieusement, on peut envisager cette énergie comme étant de nature féminine, intérieure, et sa manifestation de nature masculine. C’est une harmonie, un équilibre entre ces deux polarités qui est évoqué ici. Dans la plupart des rêves, le lion est loin de nous. Nous le voyons passer ou nous regarder. Mais cette vision n’est jamais ressentie avec terreur à l’inverse du tigre. C’est une crainte empreinte de respect ; nous pressentons en nous cette force et cette richesse intérieure. Mais il nous faut encore de la prudence et ne rien vouloir hâter sous peine de nous trouver confronté à quelque chose d’incontrôlable. 

 

Dans certains grands rêves, nous pouvons approcher le lion, le caresser ou même l’étreindre. Dans ce cas, nous avons trouvé en nous suffisamment de confiance pour approcher cette harmonie et cette force. Nous sommes en mesure de nous épanouir réellement, d’agir et d’apporter aux autres. 

 

Il est très rare que le lion soit perçu négativement en rêve. Un lion agressif et effrayant peut représenter un homme qui abuse de son pouvoir, qui perd soudain le sens de ses valeurs. S’ils sont plusieurs, il peut s’agir ici d’un mauvais jugement relatif à la force physique et au pouvoir masculin, une mauvaise interprétation relative à un conditionnement anti-masculin. 

En tant que félin (chat), le lion apporte parfois une connotation sexuelle au rêve, mais étant de nature solaire, c’est souvent l’image du père qui est symbolisée par le lion. 

 

Positif : Principe masculin de force t de pouvoir, autorité, père, personnalité riche, réalisation, cœur. 

 

Négatif : surestimation de soi, mauvais jugement. 

 

Texte issu du site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.htmlPsychanalyste – sychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves


En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM

 

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