Hiéroglyphe de l’oiseau

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2011

L’oiseau « nèh »    


 Hiéroglyphe de l'oiseau dans OISEAUX neh4   Les ouvrages traitant des hiéroglyphes étant innombrables, nous nous attarderons ici sur un signe rare, celui de l’« oiseau-nèh », classé G.21, dans la nomenclature de Gardiner . 

 

    Il se présente sous la silhouette stylisée d’un oiseau banal, de profil, stable, au repos, d’une forme indistincte noyée dans la foule des oiseaux du type « rapace ».
    Heureusement les peintres et lapicides égyptiens ont ajouté parfois à leurs figures des appendices ou des signes diacritiques qui aident à les distinguer les uns des autres, ainsi que des déterminatifs.  

 

    L’Oiseau-nèh, nous le savons depuis les travaux indépassés de Ludwig Keimer en 1938, est la pintade nubienne Nous éviterons ici de nous perdre dans le débat sur les espèces de pintades pour nous en tenir au hiéroglyphe « Oiseau-nèh« . Les nombreuses photos reproduites dans l’article, dont certaines sont inédites, le décrivent mieux qu’un long discours. Les égyptologues sont convenus de nommer ainsi ce hiéroglyphe « nèh » et de le vocaliser « nèè ». 


    Ce n’est pas seulement un idéogramme pour désigner l’oiseau pintade, il est aussi utilisé dans l’écriture de notions complexes où il devient un phonogramme « bilitère » (valant pour deux consonnes) avec valeur « nèhèh ». Par exemple, il sert à écrire le mot « Éternité ». 

    Dans certaines sociétés traditionnelles d’Afrique, les rituels d’initiation utilisaient le symbole de la pintade pour exalter l’activité agricole de l’homme, étroitement dépendante du cosmos, du soleil et de la terre, des étoiles et des saisons. La pintade, levée avant l’aube, cherchant sa pitance en grattant le sol, et ponctuant son parcours de jacassements lancinants, représentait le paysan dans son labeur ingrat. 

 

nh dans OISEAUXLa pintade dans les Textes des Pyramides 


    Le signe oiseau-nèh apparaît, pour sa plus ancienne attestation connue, gravé et peint sur les murs de la salle du sarcophage du pharaon Ounas, fin de la Ve dynastie (2350/2321), à Saqqarah, dans ce qu’il est convenu de nommer les « Textes des Pyramides » (Auparavant, il s’agissait de silhouettes gravées sur des palettes prédynastiques, hors écriture organisée). 

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