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Symbolisme de l’écureuil

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

 

Symbolisme de l'écureuil dans ECUREUIL 279203_H2RXME58OG6O2EF3NHQILFYX4IYDQA_ecureuil_roux_4_H234436_LEn Europe, les écureuils étaient considérés autrefois avec une grande méfiance. Les mythes des Germains du Nord relatent l’existence d’un écureuil appelé Ratatöskr (« dent de rat ») qui ne cessait de monter et de descendre sur le tronc de l’arbre du monde Yggdrasil (voir Frêne) et semait la discorde entre l’aigle installé sur sa cime et le serpent Nidhogr, en racontant à chacun ce que l’autre avait dit de lui. L’écureuil fut aussi rapproché du dieu germain Loki. Cet animal roux qui fuit sans cesse à toute vitesse et ne se laisse jamais attraper fut considéré à l’époque chrétienne comme une véritable incarnation du Diable.

Pour les indiens d’Amérique, avoir la force de l’écureuil se dit de l’homme qui est toujours en mouvement. Rêver d’un écureuil est une invitation à se préparer pour un grand changement. Il apprend aussi à réserver son énergie pour un besoin ultérieur mais aussi à réserver son jugement pour l’avenir.

En héraldique l’écureuil est le symbole de la prévoyance, de l’agilité, de la vivacité et de l’indépendance ou bien encore des contrées boisées. S’il est d’azur, il symboliserait la foi dans le commerce, s’il est de sable il symboliserait « un homme juste qui corrige les vices ».

Nicolas Fouquet, intendant général des finances de Louis XIV, portait sur ses armes un écureuil (« fouquet » en patois) accompagné de la devise « Quo non ascendet ? » (« Jusqu’où ne montera-t-il pas ? »).

barre papillon

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Ecureuil volant

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

Glaucomys volans

Dans les forêts de conifères, la présence de l’écureuil roux eurasiatique, comme celle de ses cousins néarctiques des forêts d’Amérique du Nord, est fortement liée à l’espace disponible pour chacun, aux cycles d’abondance des graines d’arbres, et à la concurrence entre les animaux pour profiter de ces ressources. Tous les autres animaux granivores sont dans le même cas. Les geais, les casse-noix, les becs-croisés et certaines mésanges, pour ne citer que quelques oiseaux, consomment beaucoup de graines de conifères. Les années où il y a peu de cônes, ces espèces ne survivent que grâce à leurs particularités alimentaires. Celles qui se nourrissent d’aliments variés, en règle générale, se tirent d’affaire mieux que les autres. On observe le même phénomène en forêt de feuillus, notamment chez les pigeons et les faisans. Les loirs et les lérots peuvent éventuellement consommer les mêmes graines que les écureuils (noisettes, glands, etc.).

   En Sibérie, l’écureuil volant eurasiatique (Pteromys volans) est le seul autre écureuil arboricole susceptible de cohabiter avec l’écureuil roux. Du fait qu’il est nocturne, les sources de conflit avec l’écureuil roux sont considérablement réduites. Les seules causes de compétition entre ces deux espèces se limitent aux sites de nidification. L’écureuil volant habite des trous d’arbres. Même si ce n’est pas l’habitude de l’écureuil roux, il peut y avoir changement forcé de propriétaire, le « roux », de dimensions plus importantes, chassant le « volant ».

   Enfin, plus généralement, les études américaines sur les espèces de ce continent ont mis en évidence qu’il existe rarement plus de deux espèces mangeuses de graines partageant le même territoire. Si plusieurs écureuils semblent cohabiter, on note que leurs besoins alimentaires sont différents, ainsi que leurs modes de vie ; les risques de conflit sont, par conséquent, fortement réduits.

Ecureuil volant dans ECUREUIL ecureuil

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La route de l’écureuil

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

Écureuil roux d'Eurasie vu de faceL’écureuil descend fréquemment à terre. C’est en effet au sol qu’il constitue ses cachettes, le plus souvent sur les trajets qu’il emprunte régulièrement. Les écureuils adultes repèrent à l’odorat les cônes qu’ils ont enfouis précautionneusement à 30 cm de profondeur en prévision de l’hiver. Mais il arrive qu’ils oublient parfois l’endroit exact où ils ont amassé les graines ! Comme leurs parents, les petits accumulent et enterrent leurs aliments par un réflexe inné.

   L’écureuil peut encore profiter de sa présence au sol pour ramasser les fruits tombés ou pour cueillir quelques champignons, dont il semble apprécier tout particulièrement certaines espèces. S’il descend, c’est aussi pour s’installer sur une souche, où il pourra tranquillement se restaurer d’une pomme de pin ou d’une noisette. L’observation des restes de son repas est riche d’une multitude d’enseignements.

   On peut ainsi distinguer le passage d’un campagnol de celui d’un écureuil,  et déterminer si l’animal est adulte ou encore jeune. Le travail de l’écureuil, en effet, est plus grossier que celui des campagnols ; de plus, un jeune écureuil, beaucoup moins habile qu’un adulte, entame le cône par plusieurs côtés, ou perce un gros trou dans une coquille de noix.

De branche en branche

Écureuil de DouglasPlutôt solitaires, les écureuils vivent sur des territoires individuels dont la superficie varie, en moyenne, entre 2 et 5 hectares. Il arrive cependant qu’un couple partage un même espace vital. Quand deux adultes vivent séparément, le territoire du mâle est plus grand que celui de la femelle. La surface exploitée par un mâle est de l’ordre de 3 à 5 hectares, alors que celle habitée par une femelle est de 2,5 à 4,5 hectares. Si le mâle occupe réellement toute la superficie de son territoire, on observe que la femelle limite son domaine vital à une partie de celui-ci. Pour un domaine de 3,4 hectares, 1 ou 2 hectares seulement seront activement défendus contre un congénère.

Tout savoir sur l’écureuil …. http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/%C3%A9cureuil_roux/178167

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Ecureuil ami des dieux

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

Écureuil d'AbertQuel que soit le motif qu’ils aient pu invoquer, les Européens ont fait preuve, depuis longtemps, de bienveillance à l’égard de l’écureuil. Ainsi les dames romaines de l’Antiquité avaient-elles pour animaux de compagnie des écureuils apprivoisés.

   Présent dans de nombreuses légendes populaires et dans les contes de fées, l’écureuil occupe une place importante dans les mythes indiens et germaniques. Dans la légende allemande, le dieu Donar considérait l’écureuil roux comme sacré à cause de sa couleur flamboyante. Dans un conte indien, on raconte qu’un écureuil assèche l’Océan avec sa queue. Les Germains et les Anglo-Saxons le sacrifiaient jadis lors de la célébration des solstices d’été et d’hiver. Et Buffon, dans son Histoire naturelle des quadrupèdes, l’évoque en ces termes : « L’écureuil est un joli petit animal qui n’est qu’à demi sauvage, et qui, par sa gentillesse, par sa docilité, par l’innocence même de ses mœurs mériterait d’être épargné. [...] Il est propre, leste, vif, très alerte, très éveillé, très industrieux ; il a les yeux pleins de feu, la physionomie fine, le corps nerveux, les membres très dispos : sa jolie figure est encore rehaussée, parée par une belle queue en forme de panache, qu’il relève jusque dessus sa tête et sous laquelle il se met à l’ombre. » Ses déplacements sont décrits avec le même enthousiasme : « Il craint l’eau plus encore que la terre, et l’on assure que, lorsqu’il faut la passer, il se sert d’une écorce pour vaisseau et de sa queue pour voile et pour gouvernail ! » Buffon ajoute que le poil de sa queue sert à faire des pinceaux. Inversement, sa peau, dit-il, ne fait pas une bonne fourrure.

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Ecureuil envahisseur

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

L’écureuil gris de Caroline, déjà commun au nord-est des États-Unis, a connu une histoire très particulière après son introduction en Europe. Il a été relâché en Grande-Bretagne de 1876 à 1929 au moins.

Un écureuil roux par Hans Hoffmann

   L’invasion de la Grande-Bretagne par l’écureuil gris est un classique du genre. L’espèce exotique s’est rapidement adaptée à son nouveau pays et les conséquences écologiques de son apparition ont été nombreuses. Dans les forêts britanniques, l’écureuil gris s’est révélé nettement plus ravageur que l’espèce indigène. Les forestiers n’apprécient pas du tout son habitude d’écorcer les rameaux et le haut des troncs d’arbres. Les scientifiques cherchent encore les raisons de ce comportement. Essaie-t-il de recueillir la sève sucrée de certains arbres écorcés ou bien la trop forte densité d’écureuils en ces lieux les empêche-t-elle de satisfaire leurs besoins alimentaires ? Autre hypothèse : les écureuils se « détendraient » en écorçant les arbres !

   La seconde conséquence de l’invasion de l’écureuil gris américain a été le recul concomitant de l’écureuil roux indigène. Les spécialistes discutent encore de la vraie raison de la raréfaction de l’écureuil roux, car des données historiques, bien antérieures au débarquement de l’espèce américaine, montrent que ses populations ont considérablement fluctué. L’écureuil roux a disparu d’Écosse et d’Irlande au XVIIIe siècle. Il a alors été réintroduit, sur 10 sites, en Écosse entre 1772 et 1782, et en Irlande entre 1815 et 1856. Il était très abondant entre 1890 et 1910, mais est devenu rare après 1920, sans accroissement important de ses effectifs depuis. Entre-temps, l’écureuil gris est arrivé. Pour certains, l’écureuil roux aurait commencé à diminuer avant l’arrivée de l’espèce américaine. Une plus fine analyse des faits montre qu’il existe une relation directe entre l’arrivée de l’un et le retrait de l’autre, relation qui connaît des variantes selon les régions anglaises concernées. Aujourd’hui, l’écureuil roux se maintient en Écosse, au nord du pays de Galles, sur l’île de Wight (où le gris n’existe pas) et en quelques rares points d’Angleterre. Par ailleurs, l’infection de l’écureuil roux par un parapoxvirus, dont l’écureuil gris est porteur sain peut être localement à l’origine de sa disparition. En Italie où ce virus est absent, le pillage des réserves de l’écureuil roux par le gris semble le facteur prépondérant.

Ecureuil envahisseur  dans ECUREUIL 220px-Nutsgnawedwarsaw

 

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L’écureuil en Inde

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

Bien d’autres animaux partagent la vie quotidienne des Indiens, comme ce petit écureuil rayé si commun dans les parcs, sur les murs et les arbres des villes. 

 

L'écureuil en Inde dans ECUREUIL 20100706233706-edb67478Les singes, quant à eux, n’hésitent pas à escalader les maisons et à chaparder la nourriture dans la main même des gens. Dans les paniers des charmeurs de serpents, les cobras attendent le son de la flûte pour épater touristes et badauds.  Fréquents dans les campagnes, leurs morsures font de nombreuses victimes dans ce pays où l’on marche encore souvent pieds nus. Le paon, oiseau magnifique originaire des jungles de l’Himalaya, est également très répandu, et son cri strident est communément entendu dans la campagne indienne. Il a d’ailleurs été choisi comme l’oiseau national du pays.

 

     Si beaucoup de ces animaux sont venus vivre aux marges de la société humaine et s’y sont adaptés par intérêt, les hommes, réciproquement, ont aussi  su utiliser les animaux pour les aider dans leurs travaux quotidiens. Les boeufs,  les chevaux, les dromadaires, les éléphants – humbles serviteurs – ont de tout temps tiré charrues et charrettes, transporté les hommes, acheminé les marchandises, accompagné les guerriers sur les champs de bataille. Mais les animaux  ont rendu aux hommes d’autres formes de service plus étonnantes : les ours, les singes, les serpents ont aidé maints saltimbanques à gagner leur nourriture quotidienne. Au Bengale, les loutres sont dressées par les pêcheurs pour rabattre les poissons vers les filets. Une fois son devoir accompli, la loutre saute dans la barque en émettant un petit cri joyeux pour obtenir sa récompense. Il n’est pas rare de voir les villageois apprivoiser des mangoustes et des civettes pour protéger leurs récoltes des nombreux rats. Et il y a plusieurs siècles, les princes moghols utilisaient les guépards pour chasser gazelles et antilopes.

barre maisons illuminées

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L’écureuil et l’homme

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

Quel que soit le motif qu’ils aient pu invoquer, les Européens ont fait preuve, depuis longtemps, de bienveillance à l’égard de l’écureuil. Ainsi les dames romaines de l’Antiquité avaient-elles pour animaux de compagnie des écureuils apprivoisés.

 L'écureuil et l'homme  dans ECUREUIL 220px-Ab_sciurus_vulgaris  Présent dans de nombreuses légendes populaires et dans les contes de fées, l’écureuil occupe une place importante dans les mythes indiens et germaniques. Dans la légende allemande, le dieu Donar considérait l’écureuil roux comme sacré à cause de sa couleur flamboyante. Dans un conte indien, on raconte qu’un écureuil assèche l’Océan avec sa queue. Les Germains et les Anglo-Saxons le sacrifiaient jadis lors de la célébration des solstices d’été et d’hiver. Et Buffon, dans son Histoire naturelle des quadrupèdes, l’évoque en ces termes : « L’écureuil est un joli petit animal qui n’est qu’à demi sauvage, et qui, par sa gentillesse, par sa docilité, par l’innocence même de ses mœurs mériterait d’être épargné. [...] Il est propre, leste, vif, très alerte, très éveillé, très industrieux ; il a les yeux pleins de feu, la physionomie fine, le corps nerveux, les membres très dispos : sa jolie figure est encore rehaussée, parée par une belle queue en forme de panache, qu’il relève jusque dessus sa tête et sous laquelle il se met à l’ombre. » Ses déplacements sont décrits avec le même enthousiasme : « Il craint l’eau plus encore que la terre, et l’on assure que, lorsqu’il faut la passer, il se sert d’une écorce pour vaisseau et de sa queue pour voile et pour gouvernail ! » Buffon ajoute que le poil de sa queue sert à faire des pinceaux. Inversement, sa peau, dit-il, ne fait pas une bonne fourrure.

Aujourd’hui, dans certains pays, les écureuils sont chassés pour leur fourrure, leurs poils (avec lesquels on fabrique les pinceaux de peintre), ou leur viande. La taïga russe fournit les peaux les plus prisées, que l’on appelle « petit-gris ». Aux États-Unis, deux espèces arboricoles, l’écureuil gris de l’Est, Sciurus carolinensis, et l’écureuil renard, S. niger, font l’objet d’une chasse réellement importante. 40 millions d’écureuils gris, chassés pour leur chair, sont ainsi prélevés chaque année. Malgré ces prises, les deux écureuils sont encore présents sur une large partie de leur aire naturelle. Il n’en demeure pas moins que certaines sous-espèces de l’écureuil renard sont réellement menacées, principalement quand la chasse et le déboisement associent leurs effets. En Europe, cependant, l’écureuil gris est considéré par l’U.I.C.N. comme l’une des 100 espèces invasives les plus menaçantes pour la biodiversité, abîmant notamment l’érable faux platane, Acer pseudoplantanus, et le hêtre, Fagus sylvatica).

Des solutions simples

 dans ECUREUILOutre le respect de la réglementation visant à protéger l’espèce en France, la préservation de celle-ci requiert que l’on accorde la plus grande attention à l’environnement de l’écureuil, à son cadre de vie et de reproduction. Des espaces d’au moins 100 hectares de forêts mixtes sont nécessaires pour maintenir une population viable. Si les écureuils peuvent endommager à l’occasion des forêts, une gestion simple permet d’endiguer le problème. Il n’est, en effet, pas nécessaire de supprimer les écureuils pour contrôler leur population. Ainsi, afin de limiter les effectifs d’écureuils roux, on peut, par exemple, élaguer les grands arbres, réduire leur couronne terminale et abattre les arbres aux fûts élancés, particulièrement convoités pour la construction des nids. On peut, encore, planter des feuillus tels les bouleaux et les saules, ou des essences exotiques, retirer les sources d’alimentation d’appoint comme les mangeoires, ou isoler le secteur favorable à la reproduction de l’espèce. Ces mesures inoffensives s’avèrent efficaces et sont plus respectueuses de l’animal.

Tout savoir sur l’écureuil … http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/%C3%A9cureuil_roux/178167

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Histoire d’Ecureuil

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

  (D’après un article paru en 1865)

 Sciurus vulgarisL’écureuil est le plus joli, le plus svelte, le plus gracieux de tous les rongeurs. Il n’est personne qui n’ait eu l’occasion d’admirer, dans ces cages tournantes où l’on a trop souvent la cruauté de l’enfermer, son œil vif, sa physionomie fine, la gentillesse de ses mouvements, l’élégance de cette longue queue en panache qu’il relève jusque par-dessus sa tête. Il a aussi cette originalité qu’il mène une vraie vie d’oiseau. Il choisit un grand arbre dans les plus hautes futaies, et il y vit en famille. Il saute de branche en branche, passe sur les arbres voisins, monte, descend, fait mille gambades avec une prestesse incroyable ; l’œil le plus exercé peut à peine le suivre dans ses évolutions, on pourrait dire dans son vol.

A son extrême légèreté, il joint beaucoup de malice pour se dérober à votre regard : s’il vous a vu, il aura soin de mettre toujours le tronc de l’arbre ou une grosse branche entre vous et lui ; changez de place, tournez, retournez autour de l’arbre, il tourne et retourne en même temps que vous. On peut se promener pendant plusieurs heures dans une forêt peuplée d’écureuils sans en apercevoir un seul, si l’on n’a pas pris la précaution de marcher en silence.

Les dehors séduisants, les qualités brillantes qui plaisent aux yeux, ne sont pas les seuls avantages de l’écureuil ; il se recommande encore par des qualités solides : il est excellent père de famille ; il montre le plus grand attachement pour sa femelle et ses petites ; il se fait brave, il devient téméraire pour les défendre.

Les chasseurs ont remarqué qu’ils tuaient beaucoup plus de mâles que de femelles : la raison en est que le mâle reste en arrière et s’expose pour couvrir la retraite des siens. La mère n’a pas moins de tendresse pour ses enfants. Dupont de Nemours raconte qu’en 1785, quand on abattit le parc de Versailles, on le trouva rempli d’une multitude d’écureuils dont à peine jusque-là on avait soupçonné l’existence. « Leur désolation fut affreuse, dit-il ; les mères couraient éplorées de côté et d’autre, à travers les arbres renversés, leurs petits dans les bras, ne sachant où les cacher. Les mâles bordaient l’abatis, se précipitant du côté où paraissaient les curieux, disant, avec leurs grimaces, toutes sortes d’injures, leur dernière ressource. »

Nous avons dit que les écureuils mènent une vie d’oiseau ; c’est aussi à la manière des oiseaux qu’ils font leur nid. Ils le placent au faîte d’un arbre élevé, souvent sur un vieux sapin. Ils commencent par apporter dans leur bouche du gazon sec, de la mousse, qu’ils déposent sur une grosse branche ou dans une enfourchure, puis des bûchettes qu’ils entrelacent, pressent, foulent à mesure. Quand le fond de la couche est fait, ils en élèvent les bords, et par-dessus mettent un toit ; ils n’y laissent qu’une ouverture vers le haut, à peine assez large pour passer. Ce petit édifice se confond tellement avec la ramure de l’arbre qu’il est presque impossible de l’apercevoir.

Histoire d’Ecureuil dans ECUREUILMais ce n’est pas assez pour l’écureuil de se mettre à l’abri ; malgré sa vivacité, il n’est rien moins qu’étourdi et imprévoyant : il songe à s’assurer des vivres pour les temps de disette. Le creux d’un arbre, une fente de l’écorce, quelquefois un trou en terre, dans un lieu sec, lui servent de magasin ; il y entasse force glands, faînes ou noisettes.

 

Ses provisions dépassent même de beaucoup ses besoins. De la prudence à l’avarice, on sait qu’il n’y a qu’un pas. Une preuve que l’écureuil en amassant ainsi obéit surtout à la manie de thésauriser, c’est qu’en captivité, au milieu d’une abondance assurée, on l’a vu se livrer à ce même excès de prévoyance. Un naturaliste anglais, le docteur Jonathan Franklin qui, pendant un séjour en Amérique, avait plusieurs de ces animaux apprivoisés (de l’espèce appelée écureuil volant, Pteromis), raconte qu’au lieu de se contenter de la nourriture qu’ils pouvaient absorber, ils ne manquaient jamais d’emporter le superflu.

« Un jour, dit-il, ils s’amusèrent à cacher dans les faux plis de mon pantalon les noisettes que je leur avais données sur mes genoux pendant que j’étais assis. Au bout de quatre jours, je leur ouvris la porte de la cage, et les écureuils vinrent aussitôt examiner les faux plis de mon pantalon pour y retrouver les trésors qu’ils y avaient enfouis… « Mes amis s’amusèrent plus d’une fois à observer les écureuils tranquillement assis sur la corniche de la chambre jusqu’à ce que le thé fût servi. Ces animaux descendaient alors les uns après les autres, soit sur ma tête, soit sur ma table, et volaient des morceaux de sucre si habilement que nous pouvions rarement les attraper sur le fait. Nous fûmes souvent obligés de placer une soucoupe en guise de couvercle sur le sucrier, afin de conserver quelques morceaux pour nous-mêmes. Ils guettaient alors l’occasion d’enlever notre pain rôti et notre beurre, qu’ils portaient sur la corniche, puis ils rôdaient çà et là jusqu’à ce qu’ils crussent avoir trouvé une place sûre pour les y cacher. Cette opération exige quelques formalités : ils grattent alors avec leurs pieds de devant, poussent la nourriture dans le trou avec leur museau et marchent dessus, comme font les Arabes pour cacher le grain dans les silos.

gifs écureuils« Un jour que l’on était en train de repeindre ma chambre, nous trouvâmes dix-huit morceaux de sucre, sans compter les rôties et les fragments de beurre, dans les recoins de la corniche. Naturellement les écureuils n’eurent point la permission de faire leur promenade du soir tout le temps que dura la restauration de mon logis ; mais, après trois semaines ou un mois d’emprisonnement, je leur donnai de nouveau congé. Nous nous divertîmes fort de voir leurs allées et venues continuelles, leur anxiété et leur désappointement, quand ils découvrirent que leurs provisions avaient disparu. Dès que le thé fut servi, ils recommencèrent à voler le sucre ; mais cette fois ils le cachèrent dans d’autres coins de la chambre, sous le tapis et derrière les livres. »

BARRE FLEURS

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Bibliographie écureuil

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

 gifs écureuils

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques  de « écureuil » du CNRTL. 

  2.  Les écureuils introduits en France et en Europe occidentale : de la connaissance à la prévention  Actes du 13e Forum des gestionnaires du 16 mars 2007 (31 p) 

  3.  Marc D. Meyer, Malcolm P. North, and Douglas A. Kelt ; Fungi in the diets of northern flying squirrels and lodgepole chipmunks in the Sierra Nevada  ; Can. J. Zool. 83: 1581–1589 (2005) doi: 10.1139/Z05-156 

  4. Les symboles des animaux dans la croyance indienne  

  5. Les animaux totems  

  6. écureuil  sur le site Au blason des armoiries

  7. L. Foulques-Delanos, Manuel héraldique ou Clef de l’art du blason(Avertissement), Limoges, oct. 1816] 

  8. Marc D. Meyer, Malcolm P. North, and Douglas A. Kelt ; Fungi in the diets of northern flying squirrels and lodgepole chipmunks in the Sierra Nevada  ; Can. J. Zool. 83: 1581–1589 (2005) doi: 10.1139/Z05-156 

 

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