Taureau animal Totem en Afrique

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

Représente la fertilité, la puissance, l’abondance et la prospérité. Il nous donne l’énergie nécessaire pour surmonter physiquement ou moralement les problèmes qui s’accumulent et nous aide à atteindre notre but.

Taureau animal Totem en Afrique dans VACHE - BOEUF.... loreille-casseeLe Bozo est le nom actuel d’un peuple de pêcheur du Mali qu’un livre de Boa Myeru désigne comme les maîtres du Niger. Certains vivent toute l’année dans leur pirogue. Le Bozo pratique des cérémonies en hommage aux ancêtres sur leur bateau pour ne pas être dérangé par les touristes. Le pêcheur bozo existe véritablement. Ceci est un Bozo. Le pécheur Bozo monte et descend le fleuve Niger. 

 

Au levée du soleil, il regarde la terre tout en dirigeant son bateau et parle à la rivière où se trouve le corps de son ancêtre. Pour un Bozo, c’est le nom de son peuple mais il désigne aussi le nom d’un animal totem, le taureau dont le corps serait le Fleuve Niger et dont les cornes serait la pirogue. Certaines familles de Bozo habitent dans la boue sur les berges du Fleuve dans des cabanes en bois ou en roseau qu’il déplace régulièrement à cause de la crue et de la décrue. Le bozo est pauvre et il a la particularité de vivre aussi bien sur l’eau que sur la terre. 

 

Le peuple Bozo est un peuple très ancien de chasseur set de pêcheurs dont les origines se perdent dans la nuit des temps. Et en effet nous retrouvons au néolithique 6000 ans avant aujourd’hui, les traces du Bozo sur un vaste abri sous roche au Nord du Tassili N’ Ajjer proche de la frontière entre le Mali et l’actuel Algerie, à plus de 2500 kilomètres du Fleuve où ils vivent actuellement. 

 

Cette peinture rupestre couleur terre de Sienne représente une embarcation, dans une aire aujourd’hui totalement désertique, mais qui à d’autres époques, a été parsemée de lacs. Anciennement le Niger prenait sa source au coeur du Sahara dans les montagnes du Hoggar. Ce couple de Bozo dans une pirogue lance des flèches. Contrairement aux idées reçues, la femme du Bozo primitif est une chasseresse. 

 

C’est dans une grotte sur le site de Sephar toujours dans le Tassili qu’apparait pour la première fois dans l’histoire, l’élément imaginaire Bozo. Les frères Bozo tuent la Bête à corne, le taureau, le mâle dominant de la horde. Les Bozo invente au paléolithique, la corrida collective. 

 

Ce totem rupestre de la période dite bubalique représente un taureau géant aujourd’hui disparu. Antérieurement à l’art pariétal européen, – 30 000 ans avant aujourd’hui, les Bozos du Niger représentent l’image de leur ancêtre, le taureau. La théorie du Bozo pose comme principe que le premier Bozo sapiens sapiens était un Bozo. Nous apportons ainsi la preuve que nous sommes tous des frères Bozos. 

 

Par la castration du taureau et sa domestication les pasteurs rupestres se sédentarisent et passent à l’élevage du Bovin comme les Dogon du Mali. Nous voyons la relation entre la corne du taureau et la pirogue du Bozo. Le bozo reste un chasseur-pêcheur primitif et disperse alors une partie du taureau dans les eaux du Niger. Le mat de la pirogue planté au centre de la tête du taureau flotte sur les eaux du Niger. 

 

Aujourd’hui, les Dogons, les cousins de moqueries des Bozos vivent sur les abords de la falaise de Bandiagara à proximité du fleuve Niger. A leur arrivée sur ce territoire ils ont certainement chassé ceux qu’ils ont appelés les Telems, ceux d’avant, des petits hommes rouges à grosse tête. Nous voyons sur la falaise un ancien village Telem . Aujourd’hui, les Telems restent, pour les Dogons, les propriétaires de la terre. Pendant la fête du Sigi (la fête de l’étoile Sirius) qui se célèbre tous les soixante ans, le masque du taureau a une fonction rituelle. Il représente les abus du pouvoir, la force tyrannique qui s’exerce contre les femmes et les plus faibles. La fête redonne périodiquement une cohésion et une force sociale à ceux qui y participent. 

 

Un bozo imaginaire apparait pendant la fête pour désigner le grand masque de l’ancêtre. Par son rire il se moque de l’animal taureau, il l’imite en plaçant ses mains comme des cornes, il se moque de son pouvoir et finit par le désigner comme la victime sacrificielle de la fête. Le sigui est la commémoration de l’ancêtre mort à cause des hommes, que les Dogons appelle, le nommo. Or le nommo est descendu sur la terre avec une arche. Le sol était sec et le Nommo dut se transformer en taureau pour tirer l’arche jusqu’à une dépression que les premières pluies remplirent d’eau ; elle put alors flotter comme une pirogue. La tradition situe cet endroit au lac Debo, au nord ouest du pays Dogon sur le Niger. 

 

La mythologie Dogon nous indique que cette arche a la forme d’une pirogue de Bozo considérés comme les premiers fils du Nommo. La fête du Sigui est la fête de réconciliation des frères de toutes les tribus avec l’ancêtre commun, l’animal totem primitif, le taureau. 

 

L’apparition du Bozo sur la terre marque l’alliance des frères bozos contre le taureau. La réactualisation de l’alliance originelle permet de renouveler les liens de la communauté sociale contre la victime émissaire, le taureau. 

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